Fjord
Note moyenne
4,0
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407 critiques spectateurs

5
60 critiques
4
195 critiques
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98 critiques
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34 critiques
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13 critiques
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selenie

7 493 abonnés 6 731 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2026
Les femmes de l'Aide à l'Enfance sont comme des robots sans discernement, froides et même sans humanité suivant leurs fiches avec les cases où mettre les individus, puis il y a le père, d'une austérité digne d'un secte, mutique et même hautain sur de sa foi, sans compter le prosélytisme insidieux des parents. Le premier soucis reste donc l'émotion, qui nous touche jamais, plutôt outré par la charge aveugle de l'Aide à l'Enfance puis par le prosélytisme et l'autorité d'un autre temps des parents. Le réalisateur choisit une mise en scène tout aussi austère et froide, collant ainsi à la famille orthodoxe mais qui dans le même temps montre un système et une société norvégienne qui le serait tout autant, "gelée" par l'Arctique sans doute (?!). Tout est donc trop froid, trop austère, sans vie aussi bien sur le fond que sur la forme, on ressent d'autant plus une durée de 2h35 peu justifiée. Néanmoins, le film interroge sur notre société, notre rapport à l'éducation, de la responsabilité-culpabilité des parents, l'importance qu'on donne ou doit donné à la "culture", la place de la religion... etc... Que des thématiques pertinentes, aussi passionnantes qu'épineuses. Les acteurs sont excellents, le couple Stan-Reinsve est épatant, forment un couple orthodoxe des plus effrayants finalement mais est-ce que cet angle était bien judicieux ?! Idem du côté système norvégien, ce côté très "droit dans ses bottes" qui fait presque "nazillon propre" n'est-il pas légèrement caricatural ?!
Site : Selenie
Clem Lepic
Clem Lepic

64 abonnés 380 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 septembre 2026
Dans un magnifique décor glacial fait de montagnes enneigées, nous est présenté tel un documentaire un événement un peu particulier : 5 enfants âgés de quelques mois à une dizaine d'années sont enlevés à leurs parents et pris en charge par l'aide à l'enfance. Des professeurs ont remarqué des traces de coups sur le corps d'un des enfants et ces derniers ont dit qu'il arrivait que leur père leur donne des fessées. Les parents sont dévastés. Un procès a alors lieu car la Norvège est un pays aux valeurs progressistes qui défend les enfants. Ce qui est surtout visé au cours de celui-ci ce sont les pratiques éducatives religieuses car il s'agit d'une famille très croyante et ne s'en cachant pas. D'autre part, les parents sont un couple mixte : elle est norvégienne mais lui est roumain. Une défiance envers les étrangers pourrait également être une clé de lecture du film.
Intéressant. Un peu long toutefois (2h26).
J. O
J. O

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 septembre 2026
Scénario, à mon goût, trop décalé et trop marqué par l'excès sur des sujets très importants: liberté de pensée et de croire, droit des enfants, ́laïcité.
isabella22
isabella22

5 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2026
Un des meilleurs films vus récemment. On ne s'ennuie pas une seule seconde.
Je me pose la question de savoir pourquoi l'amie d'Elia, la fille ainée des enfants du couple, qui a été témoin de l'origine des
ecchymoses (par une fille rivale pendant le cours de sport) ne témoigne pas. Son témoignage aurait disculpé immédiatement les parents.
Et donc pas lieu de faire un film aussi abouti et de remporter la palme d'Or bien méritée!
Athanor S
Athanor S

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 1 septembre 2026
Vide de sens spoiler: . Un
e daube, il vaut mieux s'épargner cette perte de temps. incompréhensible qu'il soit primé à Cannes, avec une palme d'or.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

237 abonnés 1 547 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 septembre 2026
Un couple très pieux qui semble élever leurs enfants d’une manière rigoriste se retrouve piégé par le progressisme de la société norvégienne.
Ce film nous parle d’éducation et de tolérance, où commence-t-elle ? Où s’arrête-t-elle? Et est-ce que la société a son mot à dire sur ce qui se passe dans les chaumières.
Les thématiques abordées par ce film sont vraiment intéressantes, d’autant plus que la mère est de retour dans son pays mais la manière de faire du réalisateur roumain m’a gêné.
D’un côté il montre un fait et les deux parties qui s’opposent et s’agitent, tout en laissant le choix au spectateur de se positionner.
D’un autre le regard qu’il pose sur la société civile norvégienne est quand même bien réactionnaire tout en nous disant « à vous de voir ».
Pour moi un réalisateur prend partie ou pas mais ne doit pas rester dans une démonstration molle.
Je n’ai pas encore vu toute les films en compétition à Cannes cette année mais déja ceux de Hamaguchi et Sorogoyen sont bien au-dessus de celui-ci.
Thibaud Il Capitano
Thibaud Il Capitano

12 abonnés 241 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 septembre 2026
La famille Georghiu s'installe dans une petite ville de Norvège. Un retour aux sources pour la mère, mais un déracinement pour le reste de la famille qui doit s'y acclimater. Un jour à l'école, des bleus sont relevés sur le corps de l'ainée, et la machine bureaucratique norvégienne s'emballe...
Palme d'or à Cannes ? Après tout, pourquoi pas ! Ptet parce que son réalisateur est très apprécié, mais c'est vrai que le sujet aux premiers abords ne semble pas coller avec les injonctions habituelles du festival... Il est indéniable que ce film a beaucoup de qualités. Tout d'abord, le casting est plutôt bon, le duo Reinsve/Stan colle bien, les deux cassent un peu leurs images de beau/belle gosse pour une tonalité plutôt terne, comme le ciel gris norvégien. Le fjord d'ailleurs offre de beaux plans et paysages, montagnes enneigées et lac sombre, donnant un côté un peu plus oppressant. Puis y a l'intrigue en elle-même, le coeur du film, avec cette d'histoire d'intégration, d'assimilation même, contrariée. Malgré tous leurs efforts spoiler: (participation à la vie du village, certes à l'église, discrétion, emplois de moindre standing, etc les Georghiu se heurtent au progressisme et à la bureaucratie norvégiens, cela donne au final une opposition entre deux pays, deux sociétés de l'Union Européenne aux valeurs assez différentes.
sans qu'il y ait clairement un parti pris ( spoiler: on peut toujours avoir des doutes sur d'éventuels coups tout comme trouver profondément dégueulasse ou juste l'attitude de l'ASE)
.Ptet que le film aurait pu être plus drôle, plus acide (quelques dialogues ou scènes ont quand même sourire le droitard que je suis, je pense par exemple à spoiler: a scène du petit déjeuner entre Roumains
l) sans que cela dénature son propos courageux et inhabituel au cinéma. La conclusion d'ailleurs ( spoiler: la famille préfère rentrer en Roumanie
est tout aussi forte et je comprends que ça ait fait couiner pas mal de critiques et journalistes !
Maintenant, le film reste long et a clairement trop de longueurs (je pense notamment à toute la partie sur spoiler: le grand-père
) et peut sembler un peu trop caricatural ( spoiler: la comparaison entre les éducations des deux familles voisines)

Néanmoins, c'est un bon film que je conseille vivement, tant il dénote par rapport à tout ce qu'on nous propose habituellement.
Nicole Levi Fourquet
Nicole Levi Fourquet

8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 septembre 2026
Très bien, parfaites descriptions et analyses des mutations pédagogiques, intellectuelles, politiques, religieuses, des incompréhensions et des dogmatismes, mais le film en devient légèrement indigeste toutefois. Le projet est achevé, l'art n'émeut pas
eerik ffyjb
eerik ffyjb

8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 septembre 2026
Ça fait penser à l'affaire Abdi Ibrahim. Le film est nuancé, les décors sont beaux. Sympa jusquau denouement . Par contre les réals sous couvert de déculpabilisation ont tendance à inclure des histoires homocentres ( svt féminine ou pas et parfois à raison pour des questions d'identification ) alors que ds la jeunesse les amitiés sans intérêts existent aussi. Ce qui n'est pas dit mais qui transparait c'est que dans quelques cas de figure les enfants qui ont vécu et grandi vite par le biais du conservatisme ou pas sont appréciés dans un premier temps sur certain point notamment celui de l'amitié pr leur loyauté, pondération ( ce qui ne signifient pas qu'ils ne puissent développer eux même de stigma +tard en cas de trauma ), leur tolérance et compréhension tandis que l'attitude sexualisante notamment à un si jeune âge résulte aussi parfois d'un mécanisme de copie ou de stigma plutôt qu'une orientation forcement naturelle et par ailleurs pas qu'à cet âge mais l'inverse doit certainement aussi exister .... Bref ct juste pr nuancer encore.
Sophie
Sophie

14 abonnés 70 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 septembre 2026
Le réalisateur qui prétend rester neutre prend en réalité un parti absolument évident, celui de la famille religieuse extrémiste. En effet, de leur côté on trouve l'empathie, l'entraide, le film insiste d'ailleurs beaucoup, très lourdement là-dessus, notamment avec le personnage secondaire de l'aïeul en chaise roulante qui miraculeusement se remet à parler et est sauvé par la maman bigote... La famille extrémiste apparaît comme la seule capable de prendre soin des anciens, et comme une victime de la froide mécanique d'une « procédure » à laquelle est réduite l'Aide à l'enfance. Le langage cinématographique le souligne, dès le générique (montagnes norvégiennes filmées avec une musique religieuse, jeunes filles qui semblent marcher sur l'eau...) ou par le casting (une actrice à la tête de madone pour la mère de famille religieuse) et surtout par le choix du point de vue : on est le plus souvent au milieu de cette famille, on assiste à leurs réunions privées – véritables images d'Epinal d'une naïveté confondante : on ne nous épargne pas les scènes dans la grange tout en nous rappelant que Jésus est né dans une grange !...
En revanche le réalisateur n'adopte presque jamais le point de vue des membres de l'aide à l'enfance qui ne sont que des personnages secondaires, ressorts d'une machine prétendument sans états d'âme. Peut-être qu'eux/elles aussi ont des doutes, ils/elles ont évidemment aussi une vie privée, des proches qu'ils aiment, mais on ne le montre pas.
Or dans cette famille extrémiste, les enfants et les ados ont un quotidien marqué d'obligations et d'interdits : ils doivent réciter des prières plusieurs fois par jour, ne pas écouter de musique moderne, ne pas danser, ne pas avoir de tél portable, surtout on apprend aux enfants des préceptes d'un autre âge, comme le fait qu'aimer une personne du même sexe est un péché qui envoie en enfer ! et ces enfants font preuve du même prosélytisme que leur mère, qui n'hésite pas à mettre des petits crucifix sur les défunts dans l'ehpad où elle travaille... Ce prosélytisme trouve apparemment un soutien chez le réalisateur puisqu'il paraît excessif de ne pas demander de jouer des airs de musique religieuse dans un établissement scolaire et surtout puisque les personnages embrigadés semblent très contents de l'être. Par exemple Mia ou Maïa, je ne sais plus son prénom, qui souffre de la solitude, se fait happer à la mort de sa mère par la madone qui délivre ses petits messages religieux au sein de son EHPAD, et Mia est radieuse dans cette nouvelle communauté. Bref, on nous montre longuement ce que les extrémistes feraient de « bien » (selon le réalisateur) MAIS jamais ce que l'Aide sociale à l'enfance fait de bien !! Ce déséquilibre, ce parti pris grossier discrédite totalement le propos à mes yeux.
Si encore la Roumanie était un modèle en matière de protection de l'enfance ! Mais c'est bien loin d'être le cas : d'après l'UNICEF « La protection de l’enfant a un caractère urgent en Roumanie ». Alors quel est l'intérêt d'aller critiquer un autre pays ? On comprend par là que la défense des enfants n'est nullement la préoccupation du réalisateur, son projet revient à la défense de la famille « traditionnelle » et religieuse, où les rôles et l'autorité sont bien définis, par opposition à des conceptions progressistes. Ou bien alors il s'agit d'un vulgaire revanche personnelle du réalisateur roumain sur l'affaire qui avait touché une famille roumaine en Norvège, la famille Bodnariu. Cette famille, comme le montre le film, avait joui d'un soutien important de la part d'associations internationales ne connaissant évidemment pas ce qui se passait au sein de cette famille mais défendant vaille que vaille la famille traditionnelle, preuve que dans l'histoire ce n'est pas l'intérêt des enfants qui a été pris en compte mais une idéologie, des principes défendus par les adultes. D'ailleurs le film laisse peu la parole aux enfants, laisse peu de place à leur point de vue, notamment quand ils sont enlevés à leur famille, placés en famille d'accueil, et lors du procès. Le doute qui peut persister dans le film concernant l'existence ou non de mauvais traitements au sein de cette famille est révélateur aussi : c'est comme si pour le réalisateur cette question était accessoire, alors que bien évidemment elle devrait être au contraire centrale. Au lieu d'en faire sa préoccupation première, il l'instrumentalise, en fait un prétexte pour nous parler d'autre chose plus important à ses yeux : la famille traditionnelle, la « culture » religieuse et sa prétendue valeur supérieure aux familles modernes.
Alors non, je refuse de me laisser embarquer dans cette vision des choses, je pense que l'Aide sociale à l'enfance malgré ses erreurs, malgré ses limites, a le mérite d'exister et de sauver des milliers d'enfants de la maltraitance. Bravo à elle et soutien à son action, elle n'est pas là pour faire plaisir aux parents. Je pense aussi que la société norvégienne fait bien d'être vigilante sur les reculs possibles vers des idéologies réactionnaires, qui ne sont en rien bénéfiques dans leurs excès, et qu'on voit prospérer un peu partout...
Cool_92

377 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2026
Le propos est efficace, puissant, sans artifice. Il interroge sans cesse le spectateur. On en vient même à douter de notre propre ressenti. C'est réussi aussi surtout grâce au travail exceptionnel des acteurs, Sebastian Stan en tête. Un très bon film qui ne mérite tout de même pas une Palme d'or.
caramel2017
caramel2017

23 abonnés 158 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 septembre 2026
Tres bon sujet … mais le spectateur devra porter sa ceoix tout au long de ce tres tres long film sui traine en longueur. En plus c’est d’une froideur à faire palir un mort. Honêtement je suis admiratif du sujet et de la subtilité des retournement de situations… mais dans cinema, il y a cinema… faites donc un documentaire si vous n’aimez pas le cinéma ! C’est horrible de torturer l’esprit des specrateurs sous couvert de film d’auteur « intellectuel ». Bref pas mal mais zero pour la forme
philhag
philhag

33 abonnés 403 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 août 2026
Le film est très long. Tout son intérêt tient dans le débat juridique de la dernière heure du film.
Les questions sont intéressantes et portent essentiellement sur le comportement vis-à-vis des enfants. La sévérité doit-elle aller jusqu’à toucher les enfants.
Le second débat porte sur la liberté religieuse.
Malheureusement ceci arrive après une heure de film et au bout de 30 minutes, je m’ennuyais fortement.
Le film est bien tourné, les acteurs sont bons y compris les enfants, on a vite fait le tour des paysages dans ce coin, perdu d’hiver, norvégien.
vince2505
vince2505

10 abonnés 51 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 31 août 2026
Cela a le mérite de faire parler sur les clivages culturels, les interprétations éducatives, la barrière des langues.
Aucune résolution n'est apporté et c'est bien là toute la portée du film. C'est pour moi un message sur la radicalité des idées et des esprits, qui pollue de plus en plus nos sociétés et ne laisse que peu de place à l'ouverture et à la curiosité. Que ce soit le progressisme social norvégien ou le rigorisme religieux de la famille, le dialogue dans une tierce langue qu'est l'anglais comme les moyens de trouver une souplesse de compromis, semble impossible.
On ressort en ayant envie de mieux comprendre les autres, et de donner finalement le dernier mot aux nouvelles jeunes générations, qui savent se retrouver dans l'amitié et l'empathie.
Cela dit, on s'ennuie quand même un peu, même si c'est un tour de force cinématographique que de faire se dérouler cette fable moderne dans une petite commune perdue dans l'immensité des fjords norvégiens.
Lucie
Lucie

3 abonnés 73 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 août 2026
Fjord, un film qu'il faut digérer en plusieurs jours après son visionnage. Malgré sa durée qui peut paraître longue, on ne s'ennuie pas, tant notre cerveau cherche à décortiquer le message du réalisateur. Est-ce une critique du progressisme ou d'une société conservatrice ? 48h après la séance, je n'ai pas encore la question.

Ce qui est sûr, c'est que les acteurs sont extrêmement bien dirigés, tous nous persuadent. Les enfants jouent leur rôle à merveille, cette famille est convaincante. Saluons la position du réalisateur d'avoir choisi une actrice Norvégienne et un acteur Roumain. Et ce binôme soulève une question centrale de l'intégration : la question de la langue et de la culture.

Fjord, au delà du débat d'éducation est un débat d'intégration soulevant les difficultés à s'intégrer lorsque nous ne parlons pas une langue ou que nous ne la maîtrisons pas pleinement. spoiler: Et la défense se jour de ces questions culturelles lorsqu'elle évoque un dicton roumain pour confronter le père à ses violences supposées. Le père lui exprime sa frustration lorsqu'il est question du mot "fessée" et "battre" qui sont bien différents en roumain.


Fjord, donc, évoque la difficile question de l'intégration et de facto de l'assimilation. Car cette famille qui vit depuis peu en Norvège peine à assimiler les valeurs de cette société qui, quoique aussi elle Européenne, diverge. Le tour de force de Fjord est en cela, montrer qu'une société qui est proche de nous peut être éloignée, de bien des façons.

A travers le choix du Fjord comme décor je vois une symbolique. De prime abord, un fjord est lieu retiré de la vie urbaine dans laquelle la famille pensait pouvoir vivre en autarcie. Mais ce lieu en réalité est bien plus ouvert sur le monde qu'il n'y paraît. Alors cet endroit où la famille imaginait vivre en communauté, leur demande d'intégrer sa vision du monde.

Est-ce que les enfants sont battus ? A mes yeux spoiler: oui d'après la scène d'ouverture où la fille s'excuse auprès de son père et qu'il lui dit qu'elle doit se montrer moins têtue et admettre ses erreurs.
Le plus difficile est de placer un curseur sur ces violences.

En bref, Fjord est le film parfait pour organiser un ciné-débat.
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