Tyrannosaur
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lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 août 2012
Bon, vous allez dire que je radote. Vous allez dire que je suis maso de persister à aller voir ce type de film. Vous allez peut-être même vous dire que je ne vais voir ces films que pour le plaisir de venir cracher dessus par la suite. Franchement, nullement. Je vais souvent voir les films sans rien n’en connaître, "Tyrannosaur" en fait partie. Mais je dois bien avouer qu'au bout d'un quart d’heure j'ai vite compris à quel type de film j'allais avoir à faire : un énième film à mi-chemin entre Ken Loach et les lauréats de Sundance. Est-ce le misérabilisme qui me dérange dans ce type de film ? A dire vrai non, je dois même reconnaître que l'introduction de ce "Tyrannosaur" m'avait au début bien séduit. Ce personnage écorché vif qu'incarne Peter Mullan a vraiment de la gueule et m'a vite interpellé. Est-ce le minimalisme de la forme ? Même pas, car au fond ce "Tyrannosaur" est – je trouve – très bien filmé, sobre comme il faut, et riche parfois de très belles idées. Alors qu'est-ce qui cloche me direz-vous ?... Finalement c'est encore et toujours la même chose – et c'est ce qui me désole le plus dans ce cinéma « Sundance » – c'est ce manque flagrant de densité dans l'histoire. C'eeest mou ! ...Et c'est mou parce qu'il n'y a pas grand-chose à dire en fin de compte. Si on prend la situation initiale, la situation finale et les péripéties survenues entre deux, on se rendra compte que pas grand-chose n'a bougé durant tout le film. Après, certains diront que ce qui bouge dans le film, c'est le regard que l'on porte sur son personnage principal. C'est vrai : du vieux bourru on bascule progressivement vers une image plus nuancée. Mais encore une fois, il faut attendre. Toutes les scènes dans le magasin de Hannah, toutes les scènes avec son mari ingrat, sont en fait pour chacune d'entres elles une répétition de la précédente, sans forcément apporter bien plus dans le fond. Certes, au final, les choses finissent enfin par se dire plus clairement et plus crûment, mais personnellement je ne vois pas en quoi le fait avoir poiroté plus d'une heure en passant par je ne sais pas combien de phases intermédiaires m'a rendu le message plus clair ou la sensation plus forte. Au lieu de ça, il aurait tellement été plus fort d'aller au-delà, que la fin de ce film ne soit que la situation perturbatrice par laquelle le film ouvre. Je ne comprends pas cette mode, ou cette faiblesse des réalisateurs, qui consiste à ne se contenter que d'une base pour faire un tout. En plus, le hasard a voulu que je découvre ce film le lendemain du jour où j'ai découvert "Animal Kingdom", un film qui – bien qu'il n'ait pas grand chose à voir – a lui au moins le mérite d'enchaîner les péripéties pour faire évoluer son univers et ses personnages. Si "Animal Kingdom" avait suivi la même démarche que ce "Tyrannosaur", le film n'aurait duré que vingt minutes montre en main car il ne se serait sûrement arrêté qu'au simple constat. Quand des films comme "Tyrannosaur" sont si beaux mais qu'ils ont si peu à dire, je me demande toujours pourquoi ils durent 1h30 ou 2h, puisqu'au final, en vingt minutes tout peut être dit, l'ennui en moins. D'ailleurs, c'est bien là le plus grand mérite que je trouverais à ce film par rapport à toute cette mode du cinéma Sundance, c'est qu'au moins "Tyrannosaur" a su faire court, 1h25. C'est là certainement la raison qui fait qu'au final j'ai pu tenir jusqu'au bout et en ai tirer quelque chose de positif. C'est déjà pas mal me diriez-vous... Oui, mais c'est aussi si peu...
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2012
Pour son premier film en tant que réalisateur, l’acteur Paddy Considine (In America, Hott Fuzz…) frappe fort (sans muavais jeu de mot). Tyrranosaur est une vraie claque. Aux allures de Ken Loach, cette histoire de deux écorchés de la vie est terriblement bouleversante. Le scénario est l’un des plus durs que l’on ai vu depuis longtemps. La première scène nous glace le sang d’entrée, rendant le personnage principal très antipathique. Joseph, formidable Peter Mullan, n’attend plus rien de la vie. Il va tomber par hasard sur Hannah, Olivia Colman absolument exceptionnelle, qui n’attend plus rien non plus et surtout des hommes. Leurs histoires parallèles puis communes nous prennent très vite aux tripes. Tout y passe et rien ne nous est épargné. Violence, alcoolisme, mélancolie, culpabilité, rédemption…on pourrait croire que trop c’est trop…mais non...
La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-tyrannosaur-104060564.html
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mai 2015
"Tyrannosaur" raconte une belle histoire loin des clichés et des stéréotypes habituels. Sombre et violent, il se dégage de ce drame un certain optimisme, un vent positif. La psychologie des personnages est travaillé et le scénario, basique, offre néanmoins quelques surprises. Si le film est bon dans son ensemble, le cinéaste ne réussit pas à impulser toute la profondeur émotionnelle qu'une telle histoire promettait.
Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 octobre 2013
Un type misérable, violent et malheureux traîne ses démons dans la noirceur de Glasgow, soudain éclairée par la rencontre d’une femme animée par la volonté de réparer le mal. Du cinéma social sombre, éprouvant et bien interprété mais déjà vu et sans magie.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 avril 2012
En dépit d'effets appuyés, un film âpre et sans concessions, dans la lignée du meilleur cinéma social anglais.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 août 2012
On entre de plain pied, sur les traces du sinistre Joseph, dès les premières images du film, dans la noirceur de ce drame social. On connait la force du cinéma social d'outre Manche, britannique ou irlandais, on sait qu'il peut fouiller dans la plaie même si ça fait mal, on sait qu'il a le courage de montrer que les pauvres ne sont pas toujours des héros de la planète, mais qu'ils peuvent être aussi parfois des ivrognes et des salauds. Ken Loach est beaucoup plus efficace que Guédiguian (par exemple!) dans le discours politique et nous attendons toujours en France (J. Audiard?) un réalisateur de la trempe de Paddy Considine qui avec un bout de pellicule, deux acteurs à gueule (excellents Peter Mullan et Olivia Colman) et une histoire sans trop grande originalité, arrive à nous projeter dans un autre monde. Pas d'effets spéciaux, pas d'esbrouffe, mais un direct au foie qui peut vous mettre KO!
Requiemovies
Requiemovies

240 abonnés 1 153 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2012
Tyrannosaur, premier long-métrage de Paddy Considine (version longue de son court, Dog Altogether) de Paddy Considine est une oeuvre d’une noirceur abyssale dont les affres psychologiques des personnages principaux (déjà présents dans le court-métrage) sont les vecteurs d’une résurrection possible.
Dans la pure lignée des films indépendants britanniques à consonance sociale, Paddy Considine signe une œuvre véritablement violente de propos et de faits. Mené par Peter Mullan, égal à lui-même et au sommet de son art, le film ne tranche à aucun moment sur un rythme toujours soutenu et nécessaire. Si les moments les plus éprouvants se font rares, ils sont d’une signification démesurée dans un mépris total de la personne.
Filmé dans un cadre social vidé de vie(s) et de sa lumière, cette ville presque fantomatique fait office de bulle sociale à ces deux êtres à la recherche d’un soutien, d’un regard, sans l’admettre soit par conviction religieuse (le personnage d’Hannah (Olivia Colman) ou fierté humaine mais primaire et « animale » (Joseph (Peter Mullan)).
Si les actes de barbaries, physiques et mentales, peuvent choquer, sans qu’ils soient dénués de crédibilité, c’est pour en démontrer le fonctionnement. Les personnages principaux de manière consciente ou non devront alors trouver une échappée au sens même de leur vie, la prison citadine que représente la ville étant pour eux une représentation carcérale dans laquelle leur corps sont enfermés.
À ce titre l’interprétation d’Olivia Colman, cantonnée jusqu’ici à des comédies, nous éblouie de son interprétation dramatique faisant jeu égal avec l’immense Peter Mullan, charismatique de présence, de corps et de voix.
Aucune gratuité donc dans la démonstration de Cassidine, un simple constat (peut-être poussif) de ce qu’un être peut vivre, poussé dans ces derniers retranchements, acculé à un mur, face à un vide existentiel et de sens.
Dans ces dernières minutes, là où la lumière perçait enfin à travers un ciel constamment gris, le réalisateur offre à ses personnages, cette liberté recherchée qui dans un paradoxe futile s’est inversé entre Joseph et Hannah, et entre liberté psychique et physique.
Tyrannosaur est cet ensemble même, une rencontre entre deux personnages qui ne trouveront leur salut que dans un soutien réciproque, à la croisée des chemins entre vie humaine et animale. La violence dans sa représentation spectaculaire et sa noirceur n’est présente que par la nécessité d’amorcer une détonation intérieure dans la vie des personnages. Captivant, même s’il emploie des chemins connus d’un cinéma social déjà-vu, Tyrannosaur procure un effet magnétique, autant par l’âpreté de sa réalisation (gros plans fixes) que dans l’interprétation de Mullan et Colman qui délivrent au film une vraie charge émotionnelle.
http://requiemovies.over-blog.com/
BeatJunky
BeatJunky

192 abonnés 1 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 septembre 2016
Peter Mullan interprète cet homme perdu et dépassé par la vie, rongé par la colère, qui n 'a plus aucune envie ni confiance en personne (même plus en lui même!)... Un homme rongé par la colère qui n'a d'autre objectif que de picoler et voit tout en noir jusqu'à ce qu' il rencontre cette femme qui va lui redonner un minimum d'humanité (...vraiment le stricte minimum!). Ce qui le fait se démarquer des autres films de rédemption, c'est justement qu'il ne tombe pas dans le patho à outrance,comme il aurait été facile de le faire ici avec cette histoire... le gars ne redevient pas un mec adorable et totalement guérit de tous ces maux avec cette femme... ! C'était ma principale crainte en lisant le synopsis mais pas du tout , ce n'est pas une éloge à la foi et à la prière comme on était en droit de le penser. Il en est question biensûr mais l'essentiel tourne autour de l'humain, du relationnel et des conséquences sur lui lorsqu'il n'en a plus de relationnel et qu'il succombe à la colère comme beaucoup d'âmes perdues de notre époque. Tout ça sans jamais juger et c'est justement ce qui en fait une totale réussite à tous les niveaux, du scénario parfaitement mis en scène en passant par la magistrale interprétation de Peter Mullan qui m'a carrément bouleversé. Un film sombre, émouvant voire un peu (bcp!) triste, mais qui laisse malgré tout, une toute petite place à l'espoir... Un grand film à ne surtout pas louper!
Parkko
Parkko

191 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 8 septembre 2013
J'ai regardé ce film pour voir Olivia Colman que j'ai vu dans Broadchurch (et comme j'ai aimé la série et le personnage de l'actrice, voilà quoi). Bref, j'ai vu le film il y a trois semaines environ et autant je garde le souvenir d'un film que j'ai plutôt aimé, autant j'avoue avoir un peu oublié déjà... ce qui n'est pas non plus très bon signe. Disons que ça ressemble beaucoup à la veine du cinéma anglais, un drame social, lorgnant sur beaucoup de réalisateurs contemporains, mais avec un côté vraiment très drame, un peu comme chez certains Ken Loach en fait, et puis les acteurs sont bons, mais j'avoue que le film ne reste pas non plus inoubliable (la preuve...), il s'inscrit vraiment dans une lignée de pleins de films de cet acabit dont le cinéma outre-manche est habituellement très friand.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 septembre 2012
Malgré toute la bonne volonté de l'acteur devenu réalisateur Paddy Considine de raconter son histoire avec une certaine sobriété, difficile de ne pas voir en son film un énorme piège émotionnel. Il faut voir la fin pour s'en persuader. Ça fait beaucoup quand même pour une seule femme et une seul homme. Les acteurs jouent très bien pas de soucis de ce côté. Le réalisme social est également très bien rendu, mais on commence à avoir l'habitude de ces cités ouvrières grises pleines de jeunes désœuvrés, de mères perdues et d'alcooliques coléreux. L'histoire est en partie tirée de la propre vie du réalisateur. Les moments les plus réussis sont ceux où Peter Mullan fait tout pour remuer sa vie vide de sens. Les parties avec Olivia Colman sont touchantes mais sonnent plus artificielles. Et cette désagréable impression du misérabilisme des émotions devient embarrassante à la fin.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 avril 2012
This is Scotland ! After Shane Meadows, Steve McQueen, Ken Loach, Andrea Arnold, Mike Leigh, there is Paddy ! Be careful, the Trannosaur is coming, and it wil takes you tears, more, much more.
nestor13
nestor13

74 abonnés 1 222 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2012
Bon, faut pas être déprimé quand on voit ce film : on ne peut pas dire que ce qui s'y passe soit très riant. Ca ressemble d'ailleurs un peu à du Ken Loach avec une description de la vie des pauvres, qu'ils le soient en apparence ou plus en profondeur, dans la morne Ecosse. J'ai trouvé "Tyrannosaur" un peu rebutant donc, même s'il montre aussi qu'une solidarité peut s'établir entre les hommes et qu'il n'est pas forcément besoin d'être riche pour savoir faire la fête. Mais ça me semble un peu trop pleurnichard et un peu trop caricatural. De beaux moments néanmoins nous font au final rendre ces deux magnifiques losers héros de cette histoire attachants.
xavierch
xavierch

54 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 décembre 2014
Un film extrêmement sombre, avec 2 acteurs vraiment magnifiques. Un drame social comme savent le faire les anglais, et qui voit 2 paumés de la vie se rencontrer, malgré tous les problèmes. Un très beau film malgré un rythme assez lent.
pelu
pelu

27 abonnés 1 090 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 janvier 2017
Film puissant violant et poignant !! Sur toile de fond le besoin humain propre à chacun. Un super thriller psychologique sur l humain et ses dérives en privé ou en société.interpréter par des personnages d une grande fragilité même dans leur violence ou introspection.on ne ressent aucune complaisance pour ce duo d acteur qui porte le film. Critique sociale des oubliés de nos villes ces quartiers où sévit l alcool le désespoir le chômage la violence la drogue et certaines folies de l homme....tous ces personnes sans avenir nu projet que l on laisse pour compte. Au final dans ce scénario muscle mais simple on se rend bien compte que nos deux protagonistes sont aussi seul l un que l autre et finissent par s entraider sans en être conscient.
Un sacré drame social d une grande simplicité à la réalisation juste et touchante sans trucages !
Du bon cinéma !!! Rien a dire
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 30 avril 2012
Quelle réussite ! Coup d'essai, quasi coup de maître pour Paddy Considine avec ce Tyrannosaur qui dans ses moments les plus forts égalent les meilleurs Ken Loach. Photographié dans un superbe aspect brumeux et sale, l'histoire est brillante, elle tient la route malgré un glissement final assez commun, et les interprètes sont éblouissants. Peter Mullan, belle gueule cassée et bourrue, est parfait comme à son habitude, mais la vraie révélation est la magnifique Olivia Colman, qu'on pourrait voir comme la nouvelle Helen Mirren, la nouvelle grande tragédienne du cinéma anglais. Lumineuse et sereine comme une bougie usée qui pourrait enflammer la nappe, elle est le véritable coup de poing de ce film. Face à ce couple prodigieusement en phase, parmi une tripotée de seconds rôles tous très justes, se trouve le reptilien Eddie Marsan, formidable dans un rôle qui tient pourtant du stéréotype (le gentil mari en fait brute finie). La puissance de son jeu fait oublier les clichés. Car ce film n'est pas exempt de maladresses, comme de mauvais raccords (j'étais assez perdu entre le jour et la nuit parfois) et surtout une histoire qui glisse lentement vers des aspects convenus, mais la violence intérieure du film, tendue, brusque comme un champ de mines, donne à Tyrannosaur une puissance indéniable. J'attends la suite, M. Considine... spoiler:
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