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1ou2mo
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4,5
Publiée le 26 avril 2012
Des paumés, des écorchés vifs. Un film magistral qui montre sans concessions l'âpreté de la vie de deux âmes perdues qui au départ n'étaient pas faites pour se rencontrer. Lui venant de la "zone", se débat en permanence avec ses propres démons. Elle, issue d'un quartier plus huppé "devrait connaître la félicité" dans le meilleur des mondes. Bien entendu, rien ne coule de source. Les scènes ne fleurent pas le bonheur et à travers celles-ci, le réalisateur nous fait prendre conscience du mal vivre d'une populace confrontée à un désoeuvrement manifeste. On ressent la désaffection d'ordre professionnel ou affectif pour chaque personnage tout au long du film et ce dans le moindre évènement qui nous est livré brut de décoffrage. Ce Joseph, cette Hannah et leur entourage valent vraiment le déplacement.
Outch, quel film sombre, ça faisait longtemps qu'on avait pas vu un film aussi tourmenté. Peter Mullan en homme violent, lâché par la vie, qui rencontre Olivia Colman : catholique bien en apparence.. La photo, les acteurs habités et la mise en scène font de ce Tyrannosaur un très bon film (à ne pas mettre sous toutes les mains).
Quand un (bon) acteur britannique passe à la réalisation, c'est rarement pour nous proposer une comédie pouêt-pouêt (cf Tim Roth et son glauquissime "The War Zone"). Paddy Considine ne déroge pas à la règle et livre avec "Tyrannosaur" un film âpre, portrait sans concession d'une certaine misère humaine. On peut bien sûr penser à Ken Loach, sauf qu'ici le contexte social reste à la marge, que le film ne dénonce rien en particulier et que l'ambigüité, la tension et la confusion qui habitent chacun des protagonistes (on peut même parler de bipolarité : force/fragilité, violence/tendresse, haine/compassion...) rendent tout jugement moral difficile. Considine montre, il ne démontre pas. Alors oui, il montre beaucoup et une outrance certaine dans le sordide (plus d'ailleurs dans ce qui est raconté par les personnages que dans ce qu'on voit réellement à l'écran) donne à "Tyrannosaur " un ton pesant voire carrément plombant (les seules scènes un peu légères qui dégagent un semblant de sérénité se déroulent lors d'un pot après un enterrement !). En même temps, tout est concentré, rentré, prêt à exploser (la violence, bien sûr, mais aussi les bons sentiments) et le fait que ça explose finalement assez rarement contribue à rendre le film plus fort que lourd. "Tyrannosaur" possède par ailleurs une grâce indéniable avec une photo remarquable et un casting au top : Peter Mullan est parfait comme d'habitude, même si on connaît déjà par cœur son numéro de paumé alcoolique ("My Name is Joe") et violent ("Neds"), mais c'est surtout Olivia Colman (partenaire de Considine dans "Hot Fuzz", dans un registre beaucoup plus léger), exceptionnelle, qui crève l'écran. Il n'est peut-être pas très fin, ce "Tyrannosaur", mais on se le prend en pleine gueule et ça vaut vraiment le coup !
Un grand film! Passionnant, émouvant, bouleversant. Des acteurs impressionnant. Bref, du cinéma gracieux, fort et important, les anglais sont définitivement très très fort! quelle claque!!!
Pour sa première réalisation, Paddy Considine n'y voit pas avec le dos de la cuillère : SON personnage principal alcoolique se fout sur la gueule avec les jeunes Pakis du coin, a affaire avec un voisin tout aussi violent que lui, et rencontre une femme battue et violée par son mari. On pourrait penser que c'est trop... et, de fait, certaines scènes ne sont parfois pas nécessaires. C'est en cela que "Tyrannosaur" est un film un brin maladroit. Malgré cela, il est indéniable que le film touche, fait réagir, nous met mal à l'aise. On a beau avoir l'impression d'avoir vu des histoires pareilles dans une bonne dizaine de films (Ken Loach, etc...), ça fonctionne très bien. Tout d'abord car Considine a le mérite de proposer autre chose que l'habituelle caméra à l'épaule privilégiée pour le genre (caméra posée, format Scope...) Mais l'atout principal de "Tyrannosaur", c'est évidemment ses acteurs : Peter Mullan et Olivia Colman sont grandioses, de même que Eddie Marsan dans le rôle du mari violent. Avec des motifs revus et ressassés des centaines de fois, Considine parvient à se faire une place, et malgré un côté un peu "too much" dans sa surenchère de misère et de sordide, signe un premier film convaincant et dérangeant.
Pour son premier film en tant que réalisateur, l’acteur Paddy Considine (In America, Hott Fuzz…) frappe fort (sans muavais jeu de mot). Tyrranosaur est une vraie claque. Aux allures de Ken Loach, cette histoire de deux écorchés de la vie est terriblement bouleversante. Le scénario est l’un des plus durs que l’on ai vu depuis longtemps. La première scène nous glace le sang d’entrée, rendant le personnage principal très antipathique. Joseph, formidable Peter Mullan, n’attend plus rien de la vie. Il va tomber par hasard sur Hannah, Olivia Colman absolument exceptionnelle, qui n’attend plus rien non plus et surtout des hommes. Leurs histoires parallèles puis communes nous prennent très vite aux tripes. Tout y passe et rien ne nous est épargné. Violence, alcoolisme, mélancolie, culpabilité, rédemption…on pourrait croire que trop c’est trop…mais non... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-tyrannosaur-104060564.html
Paddy Considine, acteur trop rare, signe ici un premier long-métrage relativement poignant, mettant en scène deux écorchés de la vie se rencontrant et tentant de s'apprivoiser. Entre le bourru rempli de violence (il tue son chien en le tabassant alors qu'il est énervé) et la femme battue qui ne dit plus rien, le dialogue est difficile. D'où la lenteur du film, d'où cette mise en scène proche des visages et plutôt fixe. Le décor est planté rapidement : le lieu où ils habitent est pourri, semble sans espoir et c'est pourtant dans une scène de bar après un enterrement que le film est le plus joyeux. On a beau s'ennuyer parfois, il faut reconnaître du style à Considine qui sait employer le physique de ses acteurs que ce soit l'impressionnant Peter Mullan, la frêle Olivia Colman et même Eddie Marsan, terrifiant mari.
Un film d'une dureté absolue et d'une violence insoutenable ! Un film "social" dans la veine de Ken Loach et comme sait le faire le cinéma anglais. 2 comédiens exceptionnels et notamment Olivia Coleman !! Attention il y a vraiment des choses difficiles à voir et à entendre !
Quand les acteurs britanniques s'emparent d'une caméra et mettent en scène ce n'est, en général, pas pour raconter des histoires à l'eau de rose. A l'instar d'un Peter Mullan, acteur dans son film Tyrannosaur et, par ailleurs, réalisateur d'oeuvres éprouvantes (The Magdalene Sisters, Neds, ...), Paddy Considine signe un film très dur, qui ne craint pas de s'attaquer à des comportements barbares. Chienne de vie, tel pourrait-être le sous-titre de Tyrannosaur, dans lequel nos amis à quatre pattes, comme un symbole, succombent sous les coups, au début et à la fin du film. On y croise le dégoût et la haine. Du monde et de soi-même, pour les deux personnages principaux, deux éclopés de l'existence, victimes et/ou acteurs d'une violence intrinsèque au quartier désolé d'une ville du nord de l'Angleterre (et non Glasgow, comme écrit un peu partout), qui en est le théâtre. Considine est à la lisière du misérabilisme, mais sa mise en scène rageuse et à distance mesurée de l'horreur, lui évite, de peu, de tomber dans le glauque intégral (il est aussi concevable de penser que le réalisateur est trop complaisant en ce domaine). L'histoire a évidemment une connotation chrétienne très forte avec descentes aux enfers puis remontées lentes vers la rédemption, s'il n'est pas trop tard. Si Peter Mullan est, comme toujours, impressionnant, il trouve ici à qui parler avec une Olivia Colman absolument fantastique. Leurs scènes communes ont une force qui dépasse l'entendement. Tyrannosaur est un film monstrueux, primitif et quasi animal dont on ressort lessivé. Oui, Chienne de vie, c'est le moins que l'on puisse dire.
Olivia Colman et Eddie Marsan. Deux acteurs fantastiques que j'idolâtre totalement. L'une que j'ai suivis dans "Beautiful People", mini-série où elle jourait la mère folle de Simon Doonan. Et lui dont je suis tombée folle amoureuse en le voyant en moniteur de conduite totalement fou dans Be Happy de Mike Leigh. Ils sont dans le casting: je cours au cinéma!! Et je ne suis point déçue. Et je découvre même la figure de Peter Mullan que (Ô disgrâce) je ne connaissais pas avant d'avoir vu ce film. Il est phénoménal, au début du film on se dit "mais qu'est ce que je suis venue faire là?!" mais on fini par connaître cet homme, Joseph, complêtement perdu et guidé seulement par sa haine. Olivia Colman m'a éblouie. Elle est forte..mais FORTE!!! Elle est dingue, franchement dans Beautiful People elle était phénoménale mais ici elle entre tellement dans son personnage, s'en est fou. Elle pleure sur commande et ça paraît si réel. Quant à Eddie Marsan, que dire, ce rôle de bipolaire lui est caractéristique et on ne se choquera pas de le voir encore une fois totalement déconnecté du monde réel. Un asshole fini! Mais beau, beau et talentueux! Je suis vraiment heureuse de voir enfin de Grand Acteurs britannique jouer dans de grands films. Enfin..jouer déjà. Je veux dire Olivia Colman sort d'une série de 16 épisodes au total et inconnue au bataillon....
Renvenons-en au film. Spéctaculaire. Dur certe, et ça dès la première scène mais qui laisse une bonne impression en sortant de la salle. Pas une fin décevante, du tout. Vraiment un film qui tient ses promesses et dont j'ai hâte de pouvoir l'avoir dans ma DVDthèque.
une histoire triste ; le rencontre entre deux écorchés de la vie dans une banlieue miséreuse d'Angleterre : sombre , beau , proche des visages , des émotions retenues , un film touchant mais glauque !
Que ce soit devant ou derrière la caméra, Peter Mullan a le pouvoir de provoquer de grandes pulsions chez le spectateur. Des films où la violence croise la tendresse dans un équilibre difficile mais maitrisé. Tyrannosaur fait partie de ces films. De nombreuses scènes fortes se succèdent dans des registres singuliers entre Peter Mullan et la révélation Olivia Colman. Une improbable complicité se forgera entre ces deux personnalités très distinctes, source de puissants échanges et de rapports différents à la vie.