Ce film est un excellent polar, mais malgré l'intrigue géniale et l'excellente interprétation, il souffre de la comparaison avec son modèle dont il ne parvient pas à retranscrire l'ambiance pesante.
A le voir comme ça, sans savoir de quel film il est le remake, "Meurtre parfait" se regarde bien. Un scénario retors et machiavélique, des rebondissements assez surprenants et des faux-semblants en pagaille, un casting en bonne forme (mention spéciale évidemment à Michael Douglas qui est parfait dans son rôle d'hommes d'affaire calculateur et avec les nerfs à vifs), tout a de quoi séduire. Mais c'est sans compter le film dont fait l'objet ce remake : un classique signé par le maître du frisson, j'ai nommé Alfred Hitchcock, "Le Crime était presque parfait". Depuis que je l'ai revu, je n'ai plus le même avis sur la question et "Meurtre parfait" paraît assez pâle en comparaison. Il n'en reste pas moins très regardable.
Personne ne viendra reprocher à Andrew Davis dêtre un auteur de films de série B. Les amateurs de castagne existent. Ils ont droit au spectacle. Les acteurs tels que Steven Seagal, Schwartzy, ou Chuck Norris existent. Ils ont droit au travail. Le problème vient lorsque cet auteur duvres sans prétention commence à en avoir tellement dun coup quil oublie les plus simples évidences artistiques. Un : si lon veut faire le remake dun chef duvre dont chaque plan est archi connu il faut se creuser la cervelle et servir des innovations à chaque minute. Or, Lewis ne sert que du refroidi constitué de situations et de scènes déjà vues dans de nombreux films. Quelques réelles trouvailles comme linspecteur musulman, lamant ambivalent sont exploité avec une habileté pachydermique. Deux : les personnages dHitchcock avaient ceci de crédible quils nétaient pas de simples archétypes. Lorsquils létaient, les plans et les répliques leur apportaient une profonde densité. Ici lépouse paraît trop naïve, trop gentille et le mari trop méchant. Et aucune réplique, aucun détail scénaristisque najoute de la subtilité aux protagonistes. Refaire médiocrement une uvre déjà parfaite. Cest cela le meurtre.
C'est un remake inutile mais cela reste tout de même un thriller de niveau correct ; le casting est de choix mais il est difficile de remplacer la plus belle femme du monde que fut Grace Kelly.
Ca commence plutôt bien, avec une bonne ambiance et un Michael Douglas qui domine la situation. Puis le rapport de force s'inverse, et le film glisse lentement mais surement vers du très classique, voir du téléfilm.
Pour moi, un film qui n'arrive pas à la cheville de l'original, en même tps se mesurer à Hitchcock était un peu ambitieux !! Enfin bref même si vous n'avez pas vu "Le Crime était presque Parfait", ce film est sans intérêt et mal interprété.
Ce film est divertissant mais moins bien que "Le crime était presque parfait" d'Alfred Hitchcock. Il y a moins de surprises. Toutefois, les interprétations des comédiens sont bonnes.
Il y a deux catégories principales de remakes : ceux qui reproduisent l'original à un détail près et ceux qui se contentent de s'en inspirer mais modifient sensiblement le scénario. Celui-ci est à mi chemin entre les deux, avec tout de même une innovation originale qui permet de relancer le suspense pour les spectateurs qui ont vu la version de Hitchcock. Bien évidemment l'imitateur ne vient pas à la cheville du maitre, d'autant que la réalisation est assez plate en dépit d'une excellente prestation de Michael Douglas. Les incohérences sont parfois grossières, comme l'utilisation de téléphone par le méchant : qui ignore aujourd'hui que toute conversation peut être localisée et enregistrée ? Néanmoins, les critiques ont sans doute été un peu dures car ce polar se laisse regarder très agréablement. A noter : une curiosité, un flic américain sympa prénommé Mohammed, ce qui n'est pas encore tout à fait politiquement correct aux Etats Unis contrairement aux flics blacks...
C'est un remake du film d'Hitchcock ? Là où le Maître réussissait à créer une histoire parfaitement cohérente et brillante par sa sobriété et ses dialogues intelligents, le tout en huit clos, on assiste là à un blockbuster sans âme, où certaines réactions semblent artificielles, sans compter la violence et les meurtres qui se suivent. En visionnant le film, je m'étais dit en moi-même qu'ils ne s'étaient pas foulés pour les oeuvres du peintre, amant de l'héroïne . J'apprends sur Wikipédia que ces croûtes ont en fait été exécutées par Viggo Mortensen himself . Un conseil à Viggo: qu'il se cantonne à son métier d'acteur.
Un thriller efficace dans son ensemble malgré un engrenage conventionnel et déjà-vu auquel on ne retiendra que la bonne interprétation de ce trio sensuel à souhait.
N’est pas Hitchcock qui veut, et Andrew Davis en a bien conscience et aborde la pièce de Frederick Knott sous un angle différent. Il quitte le huis-clos et donne davantage d’importance à un décors urbain et à la victime. La comparaison est malheureusement inévitable et n’est pas à l’avantage de cette nouvelle version.
Un rôle parfait pour le machiavélique Michael Douglas au top dans ce jeu du chat et de la souris. Viggo Mortensen est charismatique à souhait et assure en artiste faussement désabusé. Beaucoup de rebondissements qui ne nuisent pas à l’approche détaillée de la manipulation réciproque viennent soutenir un rythme savamment élaboré pour notre plus grand plaisir.