Les Adieux à la reine
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417 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 mars 2012
Les adieux à la reine" de Benoît Jacquot, adaptation du roman éponyme de Chantal Thomas, est portée par Léa Seydoux comme l'étaientt "La vie de Marianne", "La fille seule" par Virginie Ledoyen. Le personnage de Sidonie fait office de caméra se faufilant partout. Ledoyen a dit de Jacquot qu'il aimait à filmer des acteurs en train de jouer leurs personnages : c'est confirmé. D'ailleurs on trouve dans ce film pléthore d'acteurs, dont certains d'un grand âge qu'un sujet contemporain, hélas, reléguerait aux clichés. La mise en scène est très bonne, l'angle complètement inédit. On apprend sur les usages et codes de l'époque tout en ressentant de manière intérieure la tension et l'atmosphère de chaos, de fin imminente qui menacent les sujets. La musique de Bruno Coulais est superbe et est un personnage à lui tout seul. Par contre on peut regretter les inclinations de Jacquot à ne faire tourner le film qu'autour d'UNE actrice. Le film tourne autour de Seydoux comme "La désenchantée" tournait autour de Godrèche (etc). Etant donné l'importance qu'il avait apportée à Ledoyen qui portait deux de ses films on est étonné de la fugacité de celle-ci dans "Les adieux à la reine" -et on attend toujours le retour de celle-ci qui n'avaient enchaîné que les films marquants dans les années 90.
ludivine b.
ludivine b.

7 abonnés 68 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 avril 2012
Une reconstitution historique soignée qui décrit les derniers jours de tranquillité de la monarchie suite à la chute de la bastille. L'originalité réside dans langle choisi : tout est en effet conté à travers le regard et la vie quotidienne de la lectrice de la Reine mi-domestique, mi-dame d'honneur.

La dévotion de la jeune servante (admirable Lea Seydoux) pour sa reine (magistrale Diane Kruger), révèle en contre-point les craquelures du régime finissant, l'hypocrisie de la cour et les intrigues autour des "puissants" que tous abandonnent.

Trois étoiles, cependant, car le spectateur reste sur sa faim. Bien que les vernis soient largement écaillés, le réalisateur reste à la surface de son tableau, nous empêchant d'entrer en empathie avec les personnages. Dommage, car le jeu des comédiennes est subtil.

Un film à découvrir, mais sans plus.
djeff17
djeff17

5 abonnés 176 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 21 mars 2013
Un film absolument raté, mais ce n’est pourtant la faute ni de la photographie, superbe, ni de Léa Seydoux, qui fait tout son possible, ni même de Julie-Marie Parmentier, qui aurait bien aimé en faire plus (et elle l’aurait pu, ainsi qu’on l’avait constaté dans Les blessures assassines), ni même des costumes, magnifiques. Hélas, il y a Diane Kruger, qui s’en tient au minimum syndical, Virginie Ledoyen qui n’y atteint même pas et bien sûr, Xavier Beauvois, probablement choisi en qualité de grassouillet mollasson, qui tombe dans le comique involontaire, tandis que derrière eux des marionnettes passent et repassent devant la caméra sans susciter le moindre intérêt. On est à des années-lumières de l’univers recréé par Sofia Coppola. Au total, un résultat tout plat, aussi insipide que la musique et le scénario. Une seule satisfaction : l’absence de Isild Le Besco !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 16 mai 2012
Benoît Jacquot rejoint le mouvement du téléfilm sur grand écran
coup de gueule au cinéma de paresseux.
LIRE TOUTE LA CRITIQUE SUR : http://pelliculart.canalblog.com/archives/2012/05/15/24271040.html
Eselce

1 626 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 mars 2017
Il m'a été agréable de retrouver Versailles et son château. Les costumes et les accessoires sont assez justes. Quant aux acteurs, ils récitent au départ, puis leur jeu s'affine à mesure de l'intrigue : Les derniers jours de la monarchie française dont l'on ressent, ici, qu'elle coule depuis longtemps et que rien n'aurait pu l'éviter. Ici, la reine et sa servante sont présentées comme indécentes et ayant un certain penchant pour le sexe faible et la lecture tandis que le personnel du château s'attend à piller les lingeries et bijoux de la reine. Je trouve que le film manque terriblement d'ambition et ne présente d'intérêt que pour ses décors et costumes. Il n'y a pas grand chose à voir en dehors de quelques pièces et vues extérieures du château. Très décevant !
loulou451
loulou451

149 abonnés 1 503 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2014
Avec les "Adieux à la reine", on est bien loin ici des superproductions historiques qui fleurissent ici et là à grands renforts d'effets spéciaux. Prenant le contre-pied de la grande histoire, Benoît Jacquot s'attache ici à l'intime, à la quotidienneté de ce monde à l'agonie, qui en trois jours, passe de vie à trépas. C'est par ce petit bout de la lorgnette que l'exceptionnelle Léa Seydoux nous fait pénétrer, touche après touche, dans l'intimité de la reine et l'histoire, cette fois-ci, avec un grand A. Car c'est là tout le génie de ce film, proposer au spectateur un raccourci de l'histoire qui emmène avec lui plus de 1.500 ans de monarchie française. Un excellent film.
Akamaru

3 512 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 septembre 2012
Encensé à peu près partout,ce film d'auteur historique,certes pétri de qualités,souffre largement de ne pas valoriser son cadre et son histoire,et de se complaire dans le minimalisme.Explications.Benoît Jacquot suit pas à pas la jeune liseuse de Marie-Antoinette les 3 jours précédant la chute de Versailles.On comprend assez vite que le cinéaste de la femme parle d'un sujet bien actuel:la vie par procuration,les premiers émois amoureux,la naïveté bafouée.Sous cet angle,"les Adieux à la reine" est parfaitement réussi.Le regard froid et envieux de Léa Seydoux se heurtant au maniérisme et au narcissisme toqué de Diane Kruger(la souveraine idéale,tant par ses origines germaniques que par son âge).Mais(il était attendu!),Jacquot ne parle ni de la Révolution en marche,ni de véritables intrigues de cour.Le manque de matière narrative finit par lasser,et même si l'on admire sa caméra portée et son style aussi réaliste que naturaliste,il faut avouer que c'est insuffisant.Je sais qu'on n'est pas chez Sofia Coppola,mais Jacquot manque l'opportunité de sortir du carcan auteuriste,pour livre une oeuvre plus populaire,ou du moins plus tourmentée.
elbandito

394 abonnés 994 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 21 avril 2012
Si les actrices sont bonnes et les costumes et décors somptueux, les derniers jours de Marie-Antoinette à Versailles vus par Benoît Jacquot sont d’un inintérêt absolu, tant sur le plan historique qu’intimiste. Des adieux à la fois sensuels et soporifiques effectués par Léa Seydoux, impeccable jeune lectrice, qui a construit sa vie sur les bases d’un dévouement total et absolu à sa Reine, Diane Kruger, parfaite elle aussi dans ce rôle...
landofshit0

316 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 décembre 2012
Sans être réellement passionnante,cette histoire d'amour dans une France en plein chamboulement,puisque l'action se déroule pendant la révolution française,ne doit son intérêt qu'a la mise en scène de Benoit Jacquot,car le reste et tout même plutôt approximatif.Notamment les pièces vidés de tout leurs accessoires.Si Jacquot veut montrer la mauvaise hygiène de l'époque avec un rat mort et quelques autres petits détails.Tout ça peine à convaincre,vu que les décors ressemblent à des musées aseptisés sans la moindre trace de vie,n'arrivant qu'a rendre tout ça que factice.Des acteurs en perruques posés dans des lieux historiques,nettoyés au karcher par les petits hommes verts de la ville de paris.C'est le niveau zéros question reconstitution historique.
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 mars 2012
Jusqu’ici le seul film à avoir traité la page la plus glorieuse de l’histoire de notre pays, la Révolution de 1789, (LA MARSEILLAISE, Jean Renoir, 1937) se focalisait sur des insurgés du sud de la France. C’est à croire que la fin de la monarchie et les causes de notre fête nationale n’ont jamais inspirées les cinéastes hexagonaux. Benoit Jacquot, en adaptant le roman de Chantal Thomas, met en image cet événement d’un point de vue inattendu, celui d’une fervente lectrice au service de la reine Marie-Antoinette qui voit vivre ces trois jours à Versailles. Outre cette approche originale, la réussite provient de l’image pleine de réalisme et peu affichée lors des visites de l’ancien château royal autour de la vie très rude des serviteurs de l’aristocratie dans les latrines du palais. Cette opposition aux appartements, jardins et autres salons chastes de la classe dirigeante fait de Versailles une image de cette société coupée en deux mais où ici, contrairement à l’extérieur où l’insurrection a débuté, le manque de respect envers les maitres est inenvisageable. La ferveur de la jeune et naïve Sidonie envers la monarque donne un sentiment de fatalisme tragique à cette reconstitution pleine de réalisme alors que sa découverte de la passion de la reine pour la duchesse de Polignac lui insuffle un ton romanesque au récit et créer une sorte de triangle amoureux inavoué source d’une sensualité poignante. Dans ces splendides décors et ces costumes taillés sur mesure, Léa Seydoux, pleine de grâce, nous offre une prestation inoubliable qui rend ce film aussi majestueux qu’émouvant.
Acidus

880 abonnés 3 963 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 mars 2012
"Les adieux à la reine" traite de manière originale les jours succédant à la prise de la Bastille en sa faisant à travers le regard d'une domestique de la reine. Le rendu vaut le coup d'oeil puisque l'époque, parfaitement restranscrite, immerge le spectateur dans la folie des couloirs de Versailles et la peur ressentie par ses habitants. Les acteurs tiennent parfaitement leur rôle et je ne peut que saluer, en particulier, la performance de Léa Seydoux. Je regrette toutefois une mise en scène trop faiblarde qui n'est pas à la hauteur d'une tel projet et un rythme qui s'essouffle dans de rares moments.
ManoCornuta

362 abonnés 3 083 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 février 2019
Incursion plutôt réussie dans le film en costumes pour Benoît Jacquot, avec ces portraits de femmes qui s'entrecroisent, à l'aube de la Révolution française. Beaucoup de sobriété dans la mise en forme de l'intrigue, où les silences en disent souvent plus long. Les actrices sont bien dirigées et investissent pleinement leur rôle, la mise en images est impeccable. En soi, le scénario ne fait pas la révolution dans son genre, ce serait même un peu trop basique, mais le film constitue un bel exercice de style, classieux et à méditer.
Nyns
Nyns

249 abonnés 749 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 juillet 2015
Un film d'actrices. L'histoire on la connait, nous sommes à l'avant veille du 14 juillet 1789, date à laquelle la France a marqué son histoire, la révolution. La lorgnette est du côté de la noblesse, enfin plus exactement de la lectrice de la reine Marie Antoinette, amoureuse de celle ci en secret. On peut facilement être déçu de ces oeillères volontaires que nous colle le réalisateur, mais le film est axé comme cela. C'est une histoire d'amour impossible en fait. Léa Seydoux, étoile montante du cinéma français, ne signe pas ici sa meilleure prestation. Un peu trop fade, on ne lui en aurait pas voulu d'être plus expressive. Mais la magnifique Diane Kruger quant à elle, crève l'écran dans ce rôle de reine acculée.
ninilechat
ninilechat

84 abonnés 564 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 avril 2012
Magnifique film. Ce sont les trois jours -clé de juillet 1789, vus à Versailles à partir du quartier des domestiques. De la table de cuisine où se retrouvent, pour le petit déjeuner ou le dîner, femmes de chambre, valets et gardes. Des arrière couloirs délabrés et crasseux où l'on se rencontre pour aller aux informations, où la domesticité croise ces aristocrates qui vivent dans des appartements miteux, incrustés dans le Chateau comme des bulôts -pour le seul bonheur d'être près du Roi, et de le voir, de temps en temps! Ce Versailles vu des coulisses, c'est formidable. Il y a une vie extraordinaire dans cette peinture -on nous montre rarement cet espèce de mixage social dans un chateau surpeuplé-, et on pense forcément à Que la fête commence, Benoit Jacquot met le même soin que Tavernier à la reconstitution historique qui fait que l'on s'y croit, aux vêtements, aux lumières; et il y pose ce même oeil -faussement- détaché.

Sidonie, l'exquise Lea Seydoux avec son visage encore enfantin est la lectrice d'une reine qui, à vrai dire, ne prise guère la lecture (à part Marivaux, peut être) parce qu'elle préfère feuilleter ses catalogues de mode. Diane Kruger représente à merveille Marie Antoinette; qu'elle lui ressemble n'est peut être pas exact, mais elle a le même morphotype, visage étroit aux traits fins, gracieux, aimable, et en même temps sec, fermé. Egoïste, capricieuse, exigeante -le réalisateur ne l'a pas gâtée.... Le postulat du film, c'est qu'elle éprouvait une grande, une irrésistible passion pour Gabrielle de Polignac (Virginie Ledoyen) un de ses mauvais génies -probablement pas concrétisée, d'ailleurs. Sur les tendances saphiques de la Reine, les historiens ne s'accordent pas. Moi, je l'imagine plutôt complètement frigide, écrasée par une mère trop intelligente et trop forte, puis livrée trop jeune aux assauts infructueux d'un mari tout aussi jeune, et de plus peu aidé par la nature. Il y a de quoi vous couper toute libido, non?

16 juillet, les nouvelles en provenance de Paris, même parcellaires, sont alarmantes, la Reine prépare une fuite à Metz en faisant dessertir ses bijoux, les premiers carosses démarrent en catastrophe, petites bonnes et aristocrates s'en vont dépendre l'épouse d'un des bûlots qui s'est suicidée.... chacun s'agite, on va d'une grille à l'autre, pour voir passer le Roi et ses frères, supputer ce qui se passe....

Sidonie aime passionnément la reine. Orpheline, sans amoureux, elle a reporté tous ses sentiments sur cette femme -déesse, pour laquelle elle est prête à tout. Industrieuse, on la suit courant, on la suit trottant, souvent de dos, dans les cours et les couloirs. Quelquefois, elle s'étale, d'ailleurs.... Cette reine qui va lui demander, égoïstement, comme toujours, un énorme sacrifice pour sauver sa chère Gabrielle, que le peuple déteste entre tous. Elle s'en va, sans savoir qu'elle ne la reverra plus.

Toute la distribution est magnifique, de Noemie Lvovsky, Madame Campan, à l'archiviste Moreau Michel Robin, en passant par les petites femmes de chambre, Julie-Marie Parmentier, Lolita Chammah. Xavier Beauvois est un Louis XVI plutôt terne, mais au physique vraiment pas très Bourbon....

Benoit Jacquot a fait récemment pour l'Opéra de Paris une mise en scène de Werther simple, lisible, belle, à contre courant des délires du Regietheater; il vient maintenant de réaliser un beau, beau, grand film français.
Audrey L

823 abonnés 2 871 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 31 mai 2017
Vivement recommandé, lentement décevant. C'est avec la meilleure volonté que l'on s'attend à un film plein d'émotions (des "adieux" laissent au moins présager quelques séquences sentimentales) si ce n'est un brin historique. Mais ni l'un ni l'autre, Les Adieux à la reine se révèle être purement soporifique. Aucune émotion tant espérée dans le jeu des acteurs (Kruger et Seydoux en tête, que l'on a connu bien plus en forme ailleurs...), une histoire très libre sur le plan de la grande Histoire, et un néant d'action (rien, pas un combat, une course-poursuite ou même un petit mouvement brusque pour réveiller le spectateur...). La presse n'a, avec tout mon respect, apparemment pas vu le même film que moi. Sans les critiques spectateurs, j'aurais eu peur d'être passée à côté d'un film passionnant. De grandes attentes, un ennui ferme.
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