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Un visiteur
3,0
Publiée le 9 mars 2012
Ce film me touche par son côté sombre (histoire) mais avec une très belle maîtrise de la lumière (pellicule). Le scénario est bien maîtrisé (Trois histoires s'entrecroisent). Des acteurs justes (acteur studio). À voir !
Putain (excusez moi pour le mot), j'ai pris une sacrée claque avec ce "Bullhead". Un méchant scénario béton comme j'en ai rarement vu avec une sacrée histoire qui ne nous laisse pas indemne. La force de drame réside dans le fait que tout se qui s'y passe peut nous arriver à tous. La photographie est tout simplement magistrale et je ne me rappelle pas en avoir vu de meilleure auparavant et pourtant, j'ai vu un quantité de longs métrages. C'est beau, c'est sombre, c'est puissant, poignant, c'est la Belgique profonde et je reste béa devant ce côté là du film. Les acteurs sont très bons mais ça ne m'étonne pas et le premier rôle est aussi impressionnant physiquement que psychologiquement. Que dire du fond et de la forme à part que justement ... il n'y a rien à dire, ça se passe de commentaire et je pense que vous comprendrez par vous même une fois que vous l'aurez vu. Il n'y a pas beaucoup de musiques mais les seules présentes suffisent pour nous transporter sans que l'on s'en rende vraiment compte. J'ai vraiment adoré ce parallèle entre le passé et le présent car cela nous permet de nous immerger en plein dans l'histoire et de comprendre la douleur intérieur du protagoniste. Tout n'est que tabou dans le film et la voix off du début ne fait que nous le rappeler pour nous mettre dans l'ambiance. Franchement, le cinéma belge n'a rien à envier aux autres car lorsque je vois des réalisations comme "My Queen Karo", "La Merditude des Choses" ou bien "C'est arrivé près de chez vous", il n'y a vraiment plus de questions à se poser. Le seul petit reproche que je peux faire à M.Roskam c'est la longueur car je pense que de réduire le tout de 20 minutes n'aura pas été du luxe. Sinon, c'est beau, tout simplement. 14/20.
Bullhead, c'est le sentiment d'avoir vu un énorme truc passer. On ne réalise pas encore ce qui s'est passé mais on sait que quelque chose d'incroyable vient de se produire, là, dans la salle de cinéma. S'il est à l'origine d'un tel effet, c'est d'abord par sa mise en scène de prestige qui impose sans conteste Michael R. Roskam comme un réalisateur à suivre à la loupe. Alternant des flash-backs chocs et un présent tout aussi troublant, le récit trouve sa place dans une ferme. En apparence, cette ferme ne semble pas sortir de l'ordinaire, hormis une place d'honneur au sein du trafic d'hormones. Cependant, Jacky Vanmarsenille, un trentenaire à la musculature titanesque, va tout bouleverser, rattrapé par son horrible passé. Une des premières choses qui vient à l'esprit lors du générique de fin, c'est "Matthias Schoenaerts... Pourquoi est-ce que personne ne connaît ce type?". En effet, ce dernier livre là une performance tout à fait bestiale, émouvante, puissante, violente... Tant d'oxymores qui ramènent instantanément à l'image de ce personnage très complexe qu'est le protagoniste, ce Bullhead imposant qui, tel les taureaux de la ferme Vanmarsenille, demeure enfermé dans une cage jusqu'à la mort. Ainsi, Jacky est un des plus grands atouts de ce premier long-métrage qui est d'ailleurs loin d'en manquer (...) (La critique complète est disponible sur http://alex-torrance.over-blog.com/)
Une très belle maîtrise de l'image (aussi bien le cadre que la lumière)! Un scénario bien construit. Et un acteur qui naît sous nos yeux. A suivre de près. Pour un premier film, c'est plus qu'une réussite!
l'histoire tourne autour d'un trafique d'hormones mais elle ce focalise aussi sur l'aspect psychologique du personnage qui ses faits broyé les couilles quand il été petit (ont a mal pour lui) et vie mal la situation même 20ans après...l'acteur et très convaincant et froid mais le rythme et l'histoire ne mon pas convaincu Bof...
Un film remarquable. De la première image - écran noir! voix off - à la dernière, l'emprise du film sur le spectateur est totale. L'âpreté, la noirceur, la douleur ne laissent aucune place, ici, à la légèreté, l'optimisme ou la gaieté mais elles façonnent le drame d'une exceptionnelle manière. L'image restitue parfaitement cette atmosphère; en particulier, les paysages du Nord et les "gueules" des comédiens sont magnifiques. Une tragédie qui a pour décor les régions rurales belges où se mèlent des destinées à la dérive, la cruauté humaine, des escroqueries mais aussi un polar crépusculaire. A voir.
Un film viril ! Un bon film dans l'ensemble. Quelques points du scénario apportent une certaine lourdeur en voulant opposer de manière caricaturale les deux héros. Mais de belles séquences ou le côté animal de l'Homme est parfaitement rendu et l'originalité du scénario font oublier les quelques faiblesses du film.
J'ai mal. Je n'ai pas ce que je devrais avoir. Je ne suis pas ce que je devrais être. Personne ne sait ce que ça fait. Y a personne à ma place, personne n'est dans ma peau. C'est quoi ma peau ? Je suis en cage, et j'ai mal. Ça tient à rien la vie, je sais même pas ce que c'est. Je sais survivre, je ne sais pas vivre. Je suis ceux que je tue, je suis ceux que je gonfle. Je suis un produit, un produit qui a mal.
Entre thriller nerveux et drame, Michael R. Roskam signe une première œuvre remarquable. Un sujet fort et original sur fond d'industrie bovine et de mafia flamande. Ce thriller s'éparpille entre ses deux sujets : un trafic d'hormones et le désir d'amour d'un homme shooté à la testostérone et éleveur de bovins. Bullhead est donc un thriller nerveux, brutal & étonnant. Relativement maitrisée, ce mélange de genre arrive à être cohérent et séduisant. La violence y est bien présente, elle est à la fois passionnelle et meurtrière. Première qui pourtant, comme la plupart des premières œuvres n’est pas exempt de maladresses. Parfois quelques égarements viennent noircir le tableau. Le parallèle entre le personnage principal et les bêtes n’est malheureusement pas assez exploité mais quand il le fait, c’est fort. Ce polar avance à son rythme, entre scènes suspendues et violence intense. Un petit mélange de genre entre polar & drame. Un mariage entre drame et pointes d’humour qui sont réellement bienvenues notamment avec la présence des deux garagistes.
Ce thriller flamand sert de toile de fond au portrait d'un homme rustre et frustré sexuellement dont le cinéaste trouve en Matthias Schoenaerts, une créature tragique, monstrueuse et délicat, avec son corps sculpté et rempli d’anabolisant. C’est ce qui fait la force du film, cette représentation du personnage.
Une belle révélation de notre voisin belge et un jeune cinéaste à suivre sans contestation.
Ma critique sur : http://make-your-own-movies.over-blog.com/
Le scénario, c'est presque du 5 étoiles. L'interprétation du personnage de Jacky aussi. Un bon drame policier belge/flamand, servi par de très bon acteurs, et une impression de puissance, de cataclysme durant le film.
incompréhensible l'engouement général pour ce film qui frôle, par moment, le burlesque. Et puis une scène centrale très, voir trop dure qui empêche de se concentrer sur la suite... A signaler : la très bonne interprétation de Jeroen Perceval.
Finalement ce n'est pas l'aspect thriller qui forme le coeur du film, d'autant que c'est là que se concentrent ces principales faiblesses. Là où "Bullhead" est brillant et innove, c'est dans la description de son "héros", écorché et terriblement instable suite à un traumatisme terrible dans l'enfance, se retranchant dans une course en avant qui ne peut que mal finir. L'acteur qui l'incarne, Matthias Schoenaerts, dont on devrait reparler, est juste phénoménal... "Bullhead" est donc avant tout un grand film dramatique, aux personnages très fouillés, et à la chute très forte. La surprise, ce sont les touches comiques qui viennent ponctuer l'oeuvre. Un ton belge inattendu...