Augustine
Note moyenne
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164 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 12 novembre 2012
Nous avons les artistes que notre époque mérite : cruels et sans compassion. On veut nous faire gober que ce film est un portrait de femme -presque féministe mais c'est ignorer le lien FONDAMENTAL entre le féminisme et le spécisme ! Ce film, par le truchement de la si peu " éthique" (car on a dépassé le cadre de l'art) mise en scène de l’auteur, n'hésite pas à assassiner des animaux ! Décapitions et ébouillantages sont au programme ! La maltraitance et la torture ne seront jamais des procédés artistiques. Il sont juste la preuve du peu de noblesse des artistes engagés dans ce petit snuff movie à la sauce intello. Je déconseille ce film laudatif, aussi mauvais qu'on peut être sans coeur aucun , et prétendre dépendre une âme humaine.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 18 novembre 2012
Film ennuyant ! L'hystérie et le nom de Charcot n'ont été qu'un prétexte pour réaliser un film, rien ne décrit l'hystérie et l'on n'apprend rien sur Charcot !! Je n'ai jamais été autant déçue par un film ! Je dirais presque que c'est un navet !
AliceL
AliceL

6 abonnés 82 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2012
Pour un premier film, « Augustine » possède une force peu commune. A la fois au scénario et à la mise en scène, Alice Winocour fait preuve d’une rigueur d’écriture et d’une justesse de regard absolument saisissantes. Le film retrace le séjour à la Salpêtrière d’Augustine, la plus célèbre des patientes du professeur Charcot, qui va préciser avec elle sa théorie sur l’hystérie (elle-même servira à Freud dans sa réflexion). Il se focalise sur l’ambiguïté des rapports entre le médecin superstar et la patiente inconnue, se retrouvant tous deux pris dans le mécanisme du transfert, mais révélant aussi tout le refoulé d’une société où la femme vivait dans l’oppression masculine. Révélateur du geste de la cinéaste est sa manière d’éviter l’écueil de l’académisme dans la reconstitution historique : sans doute « aidée » en cela par un budget modeste, elle se concentre sur deux lieux – l’hôpital et la maison de Charcot – transformant sa chronique intimiste en un saisissant huis clos, presque un thriller psychologique. Cette manière d’opérer un léger glissement vers le film de genre marque la première originalité du film. Dès le début, avec cet orage, cette pénombre inquiétante des décors et cette crise d’hystérie qui ressemble à une possession démoniaque, on est plus proche de « l’Exorciste » que de « Marie-Antoinette ». Le film va ainsi jouer de manière très subtile la note du fantastique, sans jamais que cette tonalité ne devienne sur-signifiante et ne perturbe la tenue du récit. C’est d’avantage comme un inconscient cinématographique qui vient irriguer « Augustine », donnant encore plus de prégnance à la force de son récit et à la puissance des ses images.
La jeune cinéaste fait ainsi preuve d’une belle vigueur dans le geste cinématographique, comme on peut le constater dans la brillante scène d’ouverture, ce diner mondain qu’Augustine va faire dérailler. Winocour évite tous les passages attendus en se focalisant sur Augustine tandis que les invités restent dans le flou : brillante idée que d’inverser arrière plan et avant plan, puisque c’est précisément le dispositif de tous le film – aussi bien comme révélateur du discours sur l’inconscient, mais aussi comme métaphore de la place d’Augustine dans son parcours dominé par les hommes auquel elle va finalement s’échapper, et enfin comme métaphore de l’évolution de la condition féminine au 20ème siècle. Quant à la crise d’hystérie qui vient faire exploser la belle ordonnance de ce monde bourgeois et phallocrate, il révèle à la fois le point de rupture d’une nature féminine réduite à l’objet de servante et d’objet de désir (le regard lourd de sens d’un des convives sur la jeune servante), mais aussi cette façon de faire exploser le vernis social (et mental) qui va marquer la trajectoire d’Augustine à la Salpêtrière. On voit bien l’intelligence du regard et la puissance du geste dont fait preuve Alice Winocour, qui va tenir cette ligne tout au long du film.
Certes, « Augustine » n’est pas exempt de quelques scories, en particulier une difficulté à passer dans l’intimité de Charcot. Car autant la prestation très hiératique de Vincent Lindon est chargée d’une autorité naturelle à la belle ambigüité (elle ne demande en fait qu’à se fissurer), autant l’évolution de son rapport avec Augustine est subtil et troublant (y compris dans son empêchement), autant les rares moments où l’on bascule de son côté, dans l’intimité de son foyer, deviennent plus scolaires et attendus (les dîners de famille coincés, la froideur de sa femme, etc). L’erreur est d’avoir voulu pénétrer dans son regard, alors que c’est dans son rapport à Augustine qu’il se révèle. On perd alors le personnage qui nous apparaît d’un coup stéréotypé et faussement opaque. Mais cette petite maladresse n’enlève rien à la qualité du film, puisque la majorité du récit se déroule dans le huis-clos de la Salpêtrière où l’affrontement Charcot-Augustine nourrit les personnages d’une ambivalence et d’un trouble grandissant.
La grande force du film est d’avoir réussit à faire acte politique sans être jamais démonstratif (l’inverse absolu de l’indigeste « Vénus noire »). Augustine se fait ainsi subtilement la caisse de résonnance des rapport de classe et de domination masculine de cette France du début du siècle et le combat d’Augustine, à la fois pour obtenir ce qu’elle veut – l’objet de son désir que devient Charcot dans une belle inversion du rapport de force -, mais aussi pour se libérer de cette société aliénante. Augustine devient ainsi une métaphore du combat des femmes, à la fois pour être reconnues comme sujet désirant et aussi pour la conquête de leur liberté et de leur égalité.
Henrick H.
Henrick H.

4 abonnés 119 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juin 2014
Un premier film ayant le mérite de traiter d'un sujet rarement abordé, l'hystérie féminine. La médecine spectacle de la fin du XIXème y est bien retranscrite. Le patient n'étant qu'un sujet d'études auquel on n'accorde aucune considération. On lui parle sèchement, sur un ton sentencieux, en s'affranchissant de son ressenti , de son questionnement. On peut penser parfois à Vénus Noire de Kéchiche. Cependant, l'ensemble reste assez académique et on s'attache peu au personnage d'Augustine ainsi qu'à la relation tissée avec le professeur Charcot.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 20 novembre 2012
Pourtant du métier, je n'ai compris aucune métaphore et je me demande encore s'il y en avait...quelle déception quant à mes attentes. Le jeu de Soko est cependant à noter, c'est bien le seul point positif. Le film est très lent, pas clair dans les liens effectués, bcp de scènes sont inutiles, Lindon qui se cantonne à une émotion est mauvais. Je ne comprends pas quelle est la visée de ce film, car choisir un tel sujet ne peut pas être par pur désir de divertissement? Quelle capacité à produire du creux, de l'image vide.....
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 12 novembre 2012
Trés déçue, je m'attendais à un film plus poignant style psycho même si certaines scénes ne m'ont pas laisser insensible comme les conditions dans les hôpitaux avant et montrer sa nudité devant n'importe qui ne devait pas être évident, !! hélas je me suis ennuyée pas assez de dialogue, histoire trés monotone, mais par contre les acteurs jouent trés bien.
dejihem
dejihem

155 abonnés 709 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2012
Ce film a les mêmes qualités que "Les blessures assassines", de Jean-Pierre Améris : il saisit très bien l'esprit et la psychologie de l'époque. Les médecins vus comme des dieux, la mauvaise condition faite aux femmes. Il saisit aussi très bien le carcan social, une certaine pression... et le niveau des connaissances scientifiques. Question jeu des acteurs, Vincent Lindon joue un jeu très hiératique ; la jeune actrice Soko est absolument extraordinaire de naturalisme, c'est une vrai découverte !
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2012
Classique mais soigné, « Augustine » est de ces œuvres qu'on ne regrette pas d'avoir vu sans pour autant être totalement convaincu. Le sujet, rappelant celui d' « A Dangerous Method », est fort et Alice Winocour saisit remarquablement la personnalité complexe du Docteur Charcot, nous offrant au passage une vision particulièrement glaçante de la médecine à la fin du XIXème siècle. Difficile ainsi de rester insensible à la manière dont les patient(e)s pouvaient être alors traités, l'ambiance particulièrement froide qui caractérise le film ne faisant qu'amplifier ce sentiment. Reste que si l'entreprise reste plus qu'honorable et courageuse, nous ne sommes pas obligés de nous passionner pour ce type de cinéma désincarné, dur et dégageant en définitive bien peu de chaleur humaine. Alors j'imagine que c'était le but de la réalisatrice, mais le problème est que mon intérêt pour l'ensemble s'en est parfois ressenti, l'ennui guettant à quelques reprises ce récit pas franchement comme les autres. Malgré tout, et même si « Augustine » n'est donc pas forcément ma vision du septième art, voilà une œuvre sans concessions, parfois éclairante, doté de quelques vrais beaux moments et interprété par un duo aussi concerné que convaincant : à défaut d'être emballant, le résultat reste intéressant.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 novembre 2012
L'histoire est tirée d'une histoire vraie, Augustine aurait été patiente entre 1873 et 1885, mais problème, Charcot commença ses soins par l'hypnose qu'en 1878... Juste un détail j'en conviens... Dès le début on pense au film "A dangerous method" (2012) de David Cronenberg, mais loin d'en être un contre-exemple il forme deux visions qui se complètent plutôt bien (Freud ayant été élève de Charcot notamment). Mais Alice Winocour réalise un film naturaliste sur le monde de l'hôpital de la Salpêtrière... Décevant d'un certain point de vue puisque la réalisatrice a affirmé vouloir justement s'éloigner du naturalisme pour aller vers un côté plus fantastique ?! Franchement pas une once de fantastique dans ce film, on est clairement dans un film intimiste et réaliste. Les acteurs sont tous parfaits, Lindon est juste impeccable tandis que Soko impressionne. Le seul défaut important vient du jeu de séduction entre Charcot et sa patiente qui semble être au coeur du film, et qui, pourtant ne prend jamais sa place dans le scénario. En se focalisant trop sur la reconstitution (superbe soit dit en passant) il a été oublié la tension érotique qui ne s'éveille que trop tardivement. Le "jeu" de séduction et de trouble s'efface trop devant l'expérience médicale. Dommage... Néanmoins le film reste une belle réussite pour un premier film prometteur. Les autres qualités évidentes du film emporte l'adhésion, c'est un beau et bon film.
ferdinand75

723 abonnés 4 462 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2016
Un beau film à la réalisation très sobre, parfois un peu sombre. L’histoire est originale, et la découverte du personnage de Charcot est intéressante. Peut-être trop de classicisme, le film aurait mérité un peu plus d’envolée lyrique, plus de souffle, dans la mise en scène, une certaine folie, mais sans tomber dans « l’hystérie » bien sûr. Vincent Lindon est impeccable comme toujours, parfait de maîtrise, et la jeune artiste Soko (maintenant surtout reconnue comme chanteuse branchée) est formidable, se livrant totalement, sans pudeur, avec beaucoup de spontanéité et de fraîcheur, dans ce rôle difficile . Le film doit beaucoup à ce très bon duo d’acteurs, le sujet est intéressant, profond, et on s’aperçoit de l’évolution de la médecine, qui était à l’époque très fermée, comme un cercle privé d’initiés. Les mandarins sont bien toujours là, mais ils ont du évoluer (un peu). Le film montre bien aussi cet aspect là, qui rappelle par certains côtés le magnifique et beaucoup plus expressionniste : « Vénus Noire » de Kechiche .
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 novembre 2013
cette fin de 19 eme siècle où les médecins n'avaient pas grand chose pour vous soigner.
heureusement encore qu'ils ne l'opèrent pas sinon les séquelles seraient terribles.
une magnifique interprétation du duo d'acteurs dans cette ambiance glauque et austère.
pierre72
pierre72

162 abonnés 367 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 novembre 2012
La passion quasi muette d'une bonne illettrée et hystérique prénommée Augustine et du célèbre professeur Charcot a-t-elle un potentiel assez intéressant pour passionner le spectateur ?A cette question ma réponse est oui, si derrière la caméra, il y a un réalisateur talentueux. Et c'est le cas pour "Augustine", le premier film sacrément maîtrisé d' Alice Winocour.
Enfin...le cas,...pas pour tout le monde si j'en juge par les réactions ennuyées des personnes assises derrière moi. Soupirs, discussions, "c'est long" ont accompagné la projection jusqu'à ce qu'un spectateur excédé leur intime de se taire en arguant que le film était moins bavard qu'eux mais bien plus intéressant.
C'est vrai "Augustine" n'est pas vraiment facile d'accès. Ce parti-pris de raconter cette histoire en peu de mots et en cadrant ostensiblement les acteurs au format portrait peut dérouter. Mais une fois que l'on est entré dans l'histoire, qu'est-ce que c'est efficace ! Chaque regard, chaque frémissement nous dispense de tout bavardage redondant. L'image, magnifique, joue avec la lumière du jour qui arrive à s'insinuer dans la pénombre glaciale des intérieurs, ajoutant ainsi beaucoup de douceur. Mais, ici, c'est une histoire d'éveil à la sexualité qui se trame avec la présence corsetée d'un grand ponte de la médecine dont la déontologie professionnelle est ébranlée par la sensualité évidente de la jeune patiente qu'il prend sous sa coupe. Tout le poids de l'éthique médicale et les codes de la bonne bourgeoisie du 19ème siècle sont magnifiquement portés par Vincent Lindon, impressionnant de retenu et d'interrogations. Face à lui, Soko, réussit avec force à faire passer son désir, sa peur et cette sexualité qui ne demande qu'à s'exprimer.
Si je devais retenir un moment fort du film (oui, n'en déplaise à certains, il y en a !), je citerai la scène du jeu avec le singe que le professeur Charcot a amené pour sa patiente dans son cabinet de consultation. L'animal passe de bras en bras, de l'un à l'autre. Comme c'est cadré en plan serré, le spectateur voit des bras se tendre, enlacer le singe, le reprendre, comme le porteur innocent de messages secrets. Au bout d'un moment, on ne sait plus qui enlace qui, l'ambiguïté règne, les corps semblent se rapprocher, se caresser, ... C'est sobre, sensuel, magnifiquement mis en scène, vraiment érotique...
Un peu plus sur le blog
http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/11/augustine-dalice-winocour.html
JCOSCAR
JCOSCAR

131 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 novembre 2012
Augustine est un drame sur les maladies mystérieuses : l'hystérie. Une atmosphère singulière s'installe une relation entre une patiente et son docteur. Un travail soigné !
SansCrierArt
SansCrierArt

58 abonnés 432 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 septembre 2013
A la fin du 19e siècle, à la Pitié Salpêtrière. Augustine, 19 ans, vient consulter pour des pertes de conscience accompagnées de mouvements désordonnés. Le professeur Charcot qui fait des recherches sur une maladie qu'il appelle "Hystérie" se passionne pour cette nouvelle patiente.

Soko est parfaite entre candeur, détresse et provocation. Lindon dans un rôle de taiseux, froid à la limite de la déshumanisation, est une fois de plus excellent.
La réalisatrice nous propose une belle mise en scène précise dans une atmosphère glaciale et grise rendant l'ensemble aride et troublant. Un film étonnant tant par son sujet que par sa forme.
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2012
Derrière un apparat teinté d’un fort classicisme, tant sur le fond que sur la forme, ce premier film fait toutefois preuve d’une maîtrise prometteuse. Alice Winocour nous y livre une réflexion sur la condition féminine face aux méthodes médicales de la fin du 19ème siècle, et ce à travers un esthétisme d’une rare beauté. Le traitement du sujet, mettant l’accent sur le sentiment de domination, tant matérielle que psychologique, masculine rappelle la reconstitution historique de "A dangerous method" et, dans une certaine mesure, quoique moins éprouvante, celle faite dans "Venus noir" mais a le défaut d’avoir rien à nous apprendre sur les découvertes médicales de Docteur Charcot pour se conclure par une fin tristement prévisible. Les prestations de Soko, face à un Vincent Lindon plus froid que jamais, sont impressionnantes et nous laisse entrevoir pour elle les débuts d’une carrière intéressante.
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