Déjà habituée de l’écriture de comédies impertinentes sur les conflits familiaux, Alexandra Leclère a cette fois voulu s’inspirer de souvenirs personnels pour mettre au point son nouveau film traitant du manque d’affection maternelle. Si un tel postulat pouvait glisser vers l’autobiographie tire-larmes ou la comédie familiale pleine de bon-sentimentalisme mielleux, Maman réussit à garder de bout-en-bout son ton cynique. Cette animosité entre les personnages est merveilleusement portée à l’écran par ses trois actrices pleines de talent que sont Josiane Balasko (qui n’a plus été aussi mémorable depuis des années que dans ce rôle de mère acariâtre), Mathilde Seigner et Marina Fois. C’est bien dans son casting que cette affaire de famille puise son énergie car la mise en scène est sans idées et les dialogues n’aident pas à envenimer ces tensions.
Rien de drôle dans cette "comédie dramatique", les moments dérangeants l’emportent. La caméra d’Alexandra Leclère scrute les visages qui transmettent la violence des sentiments, l‘incompréhension voire la haine. Pour les traduire un remarquable trio de comédiennes tout aussi convaincantes dans les silences qui alternent avec des dialogues souvent féroces. Certains passages peuvent paraître trop forcés, celui de la chaîne en particulier. Mais le film ne manque pas d’intérêt. À la toute fin du film, Mathilde Seigner lâche le "mot ". Elle est remarquable et émouvante. http://cinealain.over-blog.com/
« Maman » est un film qui sans être franchement raté est pour le moins très inégal. Il commence plutôt lentement ce qui permet une mise en situation réussie, on cerne ainsi bien les personnages et on est intrigué par ce qui a pu générer cette situation extrêmement conflictuelle entre cette mère et ces deux filles. Las le film permet un peu le fil avec ce ressort dramatique que constitue l’enlèvement et la séquestration de la mère par ces deux femmes. On entre alors dans une espèce de flou où le scénario hésite entre une confrontation très violente entre ces trois femmes et une lente décantation des évènements qui ont construis cette relation agressive. Or le film semble manquer de temps pour purger les fondements de cette relation et on se retrouve en une grosse demi-heure à réparer des problèmes qui ont presque quarante ans, ce qui fait perdre de la crédibilité à la dramaturgie. En fait comparativement aux tensions et agressions qui ont caractérisé les relations des personnages durant la majorité du film la rapidité avec laquelle ces femmes solutionnent leurs problèmes rend ce dénouement peu convaincant voire carrément pas plausible. Les trois actrices sont vraiment bluffantes et nous permettent de croire sans mal, par leurs talents, à ce trio dysfonctionnel. Reste donc un film à l’interprétation forte, à la mise en situation bien écrite, mais qui n’arrive pas à trouver une porte de sortie crédible pour solutionner cette relation mère-filles, avec à mon avis pour début d’explication une durée trop courte, le film faisant moins d’une heure trente. Décevant donc. À voir à la rigueur pour le trio d’actrices vraiment au diapason.
Un film qui me semblait un peu excessif, que se soit dans l'interprétation ou le scénario parfois maladroit. Mais l'ensemble reste très visible et intéressant.
Il fallait oser parler de l'amour d'une mère, en choisissant Josiane Balasko, le choix est parfais car elle sait si bien être toutes les femmes (flic, mère, amoureuse...) les filles sont parfaites aussi bien Mathilde que Marina (la plus tourmentée des deux en apparence) Vraiment bon film qui soulève les questions de l'amour maternel mais l'amour paternel n'est il pas aussi important pourquoi la mère devrait-elle être la seule coupable ??? à méditer après avoir vu le film
Trois quarts d'heure correct notamment avec Balasko et foïs, ensuite le scénario et la réalisatrice montrent leurs limites surtout pour le volet dramatique.
Le trio assez alléchant pour des actrices françaises se solde par une belle déception : les actrices déjouent , Balasko impuissante face aux manques d'intérêt de ce film. On a beaucoup plus de silence que de dialogues qui paraissent en plus trop banals . On s'attendait , en voyant la bande annonce , d'un film sans humour , sans vraie chute. Et c'est vrai ; les coups de gueules sont rares , et il n'existe aucune scène atypique , dont le public se remémore. On s'ennuie très vite , c'est faible , plat.
Si le synopsis et l'affiche n'emmenaient pourtant pas large, il est surprise de découvrir que Maman, réalisé par Alexandra Leclère ("Les Soeurs fachées", "Le Prix à payer") surprend par la tendresse de son propos et de l'évolution du scénario. Un film qui dépasse parfois les bornes du raisonnable en matière de crédibilité, mais on se laisse très vite embarquer par l'empathie que l'on porte à ces deux femmes en manque certain d'amour maternel. Si on peut être grandement déçu par un jeu plus qu'approximatif de Josiane Balasko (c'est pourtant rare et de surcroît dommage), on se laissera par contre accrocher par les jeux très sincères de Mathilde Seigner et de Marine Foïs, interprétant deux soeurs très différentes mais pas moins aussi touchantes l'une que l'autre. Deux excellentes interprétations qui portent à elles deux l'ensemble du film. Une fin convenue certes, mais qui laisse un sourire non retenu.
C'est un exemple typique de film qui hésite entre drame et comédie. ça aurait pu faire un bon drame, ou une bonne comédie. Mais à force d'hésiter entre les deux, ça donne une comédie dramatique hésitante (justement), maladroite, et inaboutie. Sur un sujet profond, Alexandra Leclère ne parvient pas à convaincre, la faute aussi à une durée beaucoup trop courte. Le trio d'actrices est irréprochable. Mais c'est largement insuffisant.
il manque quelque chose, mais on ne sait pas quoi ....un dénouement un peu moins rapide et surtout une explication...un peu frustrant. les actrices sont très bonnes, mais le film oscille entre l'envie de faire de josiane balako un monstre propre à la comédie, alors que le film n'est pas drôle du tout. alors, la mère est peut être un tantinet caricaturale...impossible de dire là où ça pêche...mais il y a quelque chose qui cloche.
Voilà un film singulier qui commence comme une comédie à la Chatiliez de la bonne époque pour verser dans un huis clos dramatique que n’aurait pas désavoué Tennessee Williams. La réalisatrice Alexandra Leclère expose le désamour maternel et les conséquences traumatiques sur les enfants avec une violence et une cruauté peu communes. Josiane Balasko campe une mère détestable, sorte de sœur jumelle de Tati Danielle, trouvant là un des meilleurs rôles de sa carrière, face à deux filles très dissemblables interprétées par Marina Foïs pour la fragilité et la brisure et Mathilde Seigner pour la force et la révolte. Le trio nous livre un grand numéro d’autant plus réussi que chacun joue dans un registre qui lui est naturel. On aurait applaudi sans reserve si le scénario avait laissé moins de place à l’hystérie et si la conclusion était moins attendue.
Le jeu de ces trois excellentes actrices est vraiment formidable. Par contre, au niveau du scénario, on se sent terriblement frustré de ne pas comprendre la raison du manque d'amour de cette mère envers ses filles. J'ai cru un instant que tout s'éclaircirait à la fin. Mais non, ça se termine comme ça a commencé, un peu en "eau de boudin". Décevant en fin de compte.