Maman
Note moyenne
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262 critiques spectateurs

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benoitG80

3 590 abonnés 1 464 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 mai 2012
"Maman" sans remettre en cause la performance des trois actrices qui, chacune dans un registre différent, offre une excellente prestation, est un film pour le moins bancal... À aucun moment, le spectateur ne se sent concerné ou n'arrive à s'identifier à un de ces personnages en souffrance dans la mesure où aucune révélation n'est faite afin de donner une clé ou une piste à ce profond malaise... Le lourd et difficile conflit qui divise cette mère et ses deux filles a une origine certainement bien enfouie qui aurait mérité quelques lumières pour que ce kidnapping et les situations qui en découlent aient un sens ! Au lieu de cela, on assiste à un déluge d'invectives, de paroles pleines de haine en sachant à l'avance que chacun restera sur ses positions... L'amour ne se commande pas et ce rapt maternel peu crédible et vain n'y changera rien ! Au final, on passe à côté d'un film qui n'aboutit à rien de bien concluant ! On reste donc pensif devant un tel jeu d'actrices complètement gâché par un scénario qui dessert totalement le sujet pourtant très intéressant et prometteur au départ...
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 15 juillet 2012
« Familles, je vous hais ! » : qui ne connait pas cette apostrophe ? Mais il faut lire le reste de cet extrait des « Nourritures Terrestres » pour apprécier dans quel sens le Prix Nobel de littérature 1947 lançait cette diatribe : «…. Foyers clos ; portes refermées ; possessions jalouses du bonheur ». Quand Alexandra Leclère creuse à nouveau le sillon des relations familiales (après son court métrage « Bouche à bouche » - 2002, dont la thématique « sororale » était reprise et développée avec l’acide « Les Sœurs fâchées » - 2004, et la parenthèse « conjugale » du « Prix à payer » en 2007, plus trivial), ce n’est pas à coup sûr l’excès d’affection qui la ferait adopter l’antienne gidienne, quand elle met en scène une « Maman », bien loin de la surdose d’amour maternel, dans une histoire aux accents très personnels (comme toujours, la cinéaste est aussi scénariste et dialoguiste - ici avec la collaboration de Frédérique Moreau, qui a travaillé par exemple sur «Dernière séance » et « Cortex »). Alors qu’il est admis qu’être « père » peut s’apprendre, l’amour maternel est supposé être inné, inséparable de la gestation-même, animal et instinctif – du moins est-ce en ce sens qu’il a été traditionnellement célébré. Cependant, des études contemporaines ont considérablement infléchi ce credo (voir par exemple « L’Amour en plus : histoire de l’amour maternel » d’Elisabeth Badinter). Pour une défense et illustration de cette vision nouvelle, considérons le cas de Paulette. Mariée avant l’âge de 20 ans (pour échapper à sa propre mère, et « au premier venu »), mère dans la foulée (grossesses très rapprochées), elle élève ses filles correctement (gîte, couvert, études), mais sans élan (et même en s’autorisant le droit de correction quand la crainte révérencielle ne suffit plus, surtout envers Sandrine, l’aînée, qui lui ressemble tant, au physique et au caractère). Son « devoir » maternel s’achève avec le divorce - les deux adolescentes ayant quitté ce foyer sans chaleur dès que légalement possible. Ancienne épouse frustrée, elle découvre à 40 ans les plaisirs de la chair avec un jeune amant, part avec lui à 500 kms et s’y refait une vie ex nihilo, sans remords aucun. Quid de la génération suivante ? Sandrine, la « forte », a bien fait deux enfants (16 et 14 ans quand débute le film), mais elle se félicite que ce soit deux garçons, dont elle partage l’éducation avec un (ou des) père (s) - cela n’est pas précisé - que l’on imagine impliqué(s) ; quant à Alice, « la fragile », elle refuse la maternité, se rassurant régulièrement sur sa capacité à la génération, mais avortant à la même cadence, redoutant d’être le même genre de « mère » que sa génitrice. C’est dire quelles traces redoutables l’aridité affective dont Paulette a fait preuve (persistante) à leur égard a pu laisser. Pour autant, un fond d’espoir sur un amendement maternel, favorisé par le rapprochement géographique, persiste chez les jeunes femmes. Espoir tué dans l’œuf par le comportement odieux de la mère prodigue, succédant à l’indifférence. Sandrine et Alice montent alors une stratégie ultime (musclée) pour pouvoir au moins provoquer chez Paulette une explication cohérente sur son désamour majuscule à leur endroit. Dans le ton, l’histoire de Paulette, Sandrine et Alice évolue rapidement de la causticité de l’exposition (arrivée et installation de la mère), avec une vivacité tirant nettement vers le comique (Paulette se comporte comme une sorte de « Tatie Danielle » maternelle) à l’abrupt d’une sorte de psychodrame familial (Paulette prisonnière, et même un temps « aux fers », avec chaîne, cadenas et ancre, hautement symboliques). Plus de croquis féroces (mais divertissants) comme précédemment : la « comédie » vire au noir. La réclusion va s’avérer nécessaire à la prise de conscience (d’ailleurs réciproque - Paulette invoquant l’absence d’affection de ses enfants), et c’est à ce prix que la mère pourra trouver le chemin du « Maman » dont Sandrine la saluera à la fin (qui jusque-là ne la nommait même pas). Ce que l’on aurait pu craindre - artifice du procédé dramaturgique, voire caricature - est soigneusement évité à l’écran par la fluidité de la mise en scène et la délicatesse du montage, et le trio d’actrices est parfait. « Maman », petit nom universel d’affection et de connivence, est souvent le premier mot intelligible du babil enfantin, eu égard à la proximité et à la fréquence des échanges avec la mère. Mais il peut être utilisé sans affect, par simple convention ou habitude - le film d’Alexandra Leclère nous le rappelle, et l’illustre avec talent. Sorti il y a peu en France (25 avril 2012), le film chilien « Les Vieux chats » nous proposait une autre illustration de l’incommunicabilité qui peut exister entre mère et fille, évoluant en l’espèce bien plus dramatiquement d’ailleurs, mais avec une explication voisine du phénomène (on ne peut reproduire l’attachement et l’amour que si on nous les a prodigués). Les mères de cinéma sont légion, et de toutes les variétés, sous toutes les latitudes : indignes comme devant la caméra d’Alexandra Leclère (en voie de rédemption, ou non – « Je suis heureux que ma mère soit vivante » de Claude et Nathan Miller), voire monstrueuses (« Ma Mère » d’Honoré par exemple), mais aussi admirables (« La Ciociara » de De Sica), et même « sanctifiables » (« Le sourire de ma mère », de Bellochio). Les rapports mère/enfant ne sont jamais simples à l’écran – quelques exemples assez récents (« Mères et Filles » de Julie Lopes-Curval, « J’ai tué ma mère » de Xavier Dolan), ou plus anciens (ainsi de « Tout sur ma mère », ou « Talons Aiguilles » d’Almodovar, un grand spécialiste). Leurs aventures sont souvent dramatiques, mais pas toujours (par exemple « Sa mère ou moi » alias « Monster-in-Law » - avec variable « belle-mère », ou plus hexagonal « Une journée chez ma mère ») ; il y a même des mères « classiques » : version tendre (« Le Château de ma mère ») ou terrifiante (« Vipère au poing », et son incroyable « Folcoche »). Etc….
Alain D.

734 abonnés 3 445 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 novembre 2017
Cette comédie extrêmement dramatique, écrite et réalisée par Alexandra Leclère, posséde bien des qualités. Elle nous propose des dialogues virulents, bien que certains silences valent leur pesant d'or.
Le scénario par contre se révèle très simple ; l'histoire évolue lentement mais avec une progression constante de la tension. Cette réussite réside dans la justesse de la mise en scène et la grande performance des comédiennes. Josiane Balasko excelle dans un rôle inhabituel de femme aigrie. Comme attendu, Mathilde Seigner et Marina Foïs, sont également remarquables et parfaitement crédibles.
Après le très bon " Les soeurs fâchées" en 2004, une autre bonne comédie d'Alexandra Leclère à ne pas omettre.
Le pitch : Deux sœurs, Sandrine la forte et Alice la gentille, voient débarquer à Paris leur mère qu'elles n'ont pas vu depuis 20 ans. Les retrouvailles avec cette femme qui n'a jamais su les aimer vont être glaciales.
clint54
clint54

27 abonnés 495 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 avril 2013
Une comédie qui pouvait déraper à l'américaine et pourtant le résultat est là. Surprenant et touchant. Un film sensible en forme de huis clos . Les actrices, un trio presque diabolique provoquent les situations sans jamais tomber dans le pathos gratuit et forcé. Le rôle titre est maitrisé par une Josiane en Mère dominatrice et vraiment peu recommandable. Une très bonne surprise
chrischambers86

16 164 abonnés 13 121 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2013
Parfois bouleversant, c'est un film qui traite d'un sujet grave et douloureux, mais que rèalise avec lègèretè et pudeur Alexandra Leclère, cinèaste discrète et talentueuse à qui l'on doit dèjà quelques petites rèussites ("Les soeurs fâchèes", "Le Prix à payer"...). Josiane Balasko est parfaite en mère sexagènaire à la fois tyrannique et ègocentrique! Le duo Mathilde Seigner et Marina Foïs, en femmes nèvrosèes et insatisfaites, fait des ètincelles! De plus c'est une histoire qui nous offre des dialogues savoureux, des situations improbables, mais toujours rèalistes, et, malgrè tout, des sourires! On n'en redemanderait presque! Les amoureux de la Bretagne reconnaîtront quant à eux la très belle presqu'île de Crozon qui a servit de cadre à cette tragicomèdie sur fond de tristesse maternelle...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 31 décembre 2012
trio d'actrices au top.... film dont les longueurs se succèdent permettant aux actrices de réveler tout leur savoir faire. prenant, original, a voir.
Roub E.

1 306 abonnés 5 370 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 septembre 2013
Le film se trouve être bien trop convenu et manque cruellement d originalité. J ai eu la désagréable impression d avoir déjà vu ce genre de film des dizaines de fois. Seule Josiane Balasko tire l ensemble vers le haut avec une prestation de mère odieuse, mais sans en faire des caisses, ses colères froides et ses remarques acerbes en font un personnage marquant.
Caine78

7 755 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 18 janvier 2016
Sujet intéressant et a priori porteur de méchanceté, la grande inquiétude restant la présence d'Alexandra Leclère derrière la caméra, son ignoble « Le Prix à payer » restant pour moi un souvenir douloureux. De ce point de vue là, nous sommes rassurés : beaucoup moins de vulgarité, un ton parfois tranchant et quelques répliques bien balancées laissent (vaguement) espérer un film qui ira jusqu'au bout de sa démarche, les prestations savoureuses de Josiane Balasko et surtout Marina Foïs (notamment dans uns scène franchement réjouissante) confortant cette impression. Hélas, c'était visiblement trop demander, l'œuvre devenant vite de plus en plus consensuelle et de moins en mordante pour nous offrir ce que le cinéma français fait de mieux : tomber dans la facilité, et ce qui plus est de façon très peu crédible, surtout dans la manière dont le scénario est construit. Au moins cela a t-il le mérite d'être court et plutôt sobre, mais quand on pense à ce qu'aurait pu faire la comédie italienne de la grande époque d'un tel sujet, il y a quand même de quoi être un peu triste. Un coup d'épée dans l'eau, un de plus.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 août 2013
Une comédie aigre-douce qui n'a pas grand chose pour elle,car elle n'ancre ni dans le réalisme,ni vraiment dans l'absurde. Alexandra Leclère ausculte encore les rapports familiaux et sororels après "les Sœurs Fâchées",mais ses intentions grinçantes sont torpillées par un trop plein d bons sentiments. En n'allant pas au bout de sa logique,"Maman" devient une fade chronique,trop courte pour développer efficacement la source du conflit entre une mère grinçante et absente(Josiane Balasko,qui ne se forçe pas trop) et ses deux filles aigries(Mathilde Seigner à l'interprétation probante au contraire de Marina Foïs,très effacée). Seules les apparitions hilarantes de Michel Vuillermoz en amoureux transi forcent quelques sourires. Pour le reste,ça manque de rigueur et de crédibilité à tous les niveaux.
DarioFulci
DarioFulci

130 abonnés 1 412 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 septembre 2012
Règlement de compte familial entre personnalités à fort caractère. Voilà comment le pitch du film pourrait se résumer. Bien sûr l'histoire est un peu plus consistante que cela, mais après les attaques cruelles et les coups bas vient le temps des explications qui lorgnent dangereusement vers le sentimentalisme facile. Les dialogues virulents fusent à tout va et les actrices s'en donnent à cœur joie. Elles correspondent toutes parfaitement à l'image d’Épinal que l'on se fait d'elles. Dommage donc que la dernière partie soit moins méchante. Un réalisateur comme le Etienne Chatiliez de la grande époque n'aurait certainement pas lésiné là-dessus.
loeil38
loeil38

20 abonnés 487 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 septembre 2012
c'est pat du tous un film comique mais 100% dramatique jouer par trois bonnes actrices qui tiennent très bien leur role c'est un bon film dans l'ensemble avec une assez bonne réalisation et un scénario qui tient la route
ManoCornuta

358 abonnés 3 067 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 juin 2016
Affligeant de voir que l'on peut faire un film qui se veut un tantinet subversif, avec absolument rien dedans. Le scénario tient en une ligne, les dialogues sont vides (quand encore il y en a), les acteurs passent leur temps à se regarder en chiens de faïence, montrant clairement leur ennui. Le trio de comédiennes méritait mieux que ça, mais l'on ne peut éprouver que de l'agacement devant une telle accumulation de séquences inutiles et mal ficelées. Ce n'est ni drôle, ni émouvant (tous les effets étant coupés dès lors qu'on les aborde), ni même grinçant. Un film creux.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 27 février 2013
Un petit point positif : une histoire relativement originale (quoiqu'il faille attendre une demi-heure pour que les choses sérieuses ne commencent). Mais dans l'ensemble, ce film est très mauvais. Les dialogues sonnent faux, mais moins toutefois que le jeu des actrices (et la plus mauvaise n'est pas celle que vous croyez). La psychologie de trottoir est ici conjuguée au mélodrame le plus insipide. Au secours !
Dik ap Prale
Dik ap Prale

296 abonnés 3 071 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 janvier 2025
Maman haineuse, filles sacrifiées, les retrouvailles, après une longue période de détachement et d'inattention, n'inaugurent forcément rien de bon. Et c'est exactement ce qui se produit, rien n'est bon, même nos trois actrices semblent bien déstabilisés dans cette entreprise en tous points ratée, des dialogues aux situations hasardeuses, c'est long et sans dénouement possible.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 28 janvier 2025
Déjà qu'au niveau du casting, ça ne laissait rien présager de bon. Effectivement, film convenu dont on comprend le dénouement futur assez rapidement, avec une musique au piano lancinante et omniprésente pour nous attendrir. Ennuyant.
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