Django Unchained
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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 29 janvier 2013
Bon, on va essayer de faire une critique constructive. J'aime assez Tarantino en général (Jackie Brown et Pulp Fiction faisant partis de mes préférés), mais là je crois que j'ai failli me tirer une balle dans la tête tellement je me suis fait ennuyée pendant 3h00. J'ai même failli partir avant la fin du film, ce qui je crois, ne m'étais jamais arrivée. Pour résumer on retrouve à peu près les codes de Tarantino : hémoglobine à gogo qui frise le ridicule tellement c'est outrancier, musique "décalée" pour faire trop "in" (wow du rap dans un western, la découverte cinématographique de l'année, tellement original que mes oreilles ont eu un orgasme), humour décalé (quelques bonnes répliques qui ont réussi à me sortir de ma léthargie). A part ça ? Scènes totalement prévisibles, personnages caricaturaux (le gentil blanc qui va sauver le noir, le noir chien-chien de son maître qui trahit le siens), du bang-bang dans tous les sens pour satisfaire les fans de blockbusters de 15-20 ans, les contre-sens historiques qui font vraiment très mal quand on a un minimum de culture, et des scènes décousues vers la fin qui traînent en longueur. Certains reprochent la violence du film ? De une, c'est du Tarantino, il ne faut pas s'attendre à autre chose. De deux, la réalité de l'esclavage a sans doute été bien pire que ça. J'ai l'habitude de voir des films longs pourtant, mais là je n'en pouvais plus et je regardais l'heure sur mon portable toutes les 10 mn. En gros pour être gentille, un petit 5/10 parce que c'est un Tarantino et blablabla, pour la prestation de Di Caprio, très bon comme toujours, et Waltz pas mal non plus. Jamie Foxx, très bon acteur, mais desservit par un rôle à la "Iron Man" version western spaghetti totalement débile. Bref, je passe mon tour.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 25 décembre 2016
Après un petit coup de moins bien sur "Boulevard de la mort" et "Inglorious basterds", Q. Tarantino revient avec un projet plus réfléchit, mieux mis en scène et surtout mieux écrit et moins ouvertement référentiel qu'auparavant, quand bien même il prend pour héros une icône du cinéma d'exploitation à savoir Django. Bien sûr il y a l'inévitable apparition clin d'oeil de F. Nero qui rencontre J. Foxx mais c'est içi fort bien exécuté et Tarantino n'en rajoute pas des caisses. Car le film est bel et bien crédité d'un scénario original et ce statut n'est pas usurpé. Les acteurs sont top bien évidemment et leurs rôles sont excellent mais mon Top 3, c'est J. Foxx (plus aussi bon depuis belle lurette), C. Waltz qui régale tranquillement et surtout un S. L. Jackson à nouveau excellent, ce dernier cachetonnant quand même pas mal depuis 15 ans au moins. Quand à L. DiCaprio, il est très bon mais je l'ai vu bien meilleur ailleurs. Le scénario est dense, intelligent et surtout, Tarantino a réussi à y inclure du sens et un peu de profondeur, ne se contentant plus d'être une encyclopédie filmique qui réalise ses rêves de gosses en faisant gicler l'hémoglobine en tout sens (même s'il n'y va pas de main morte à ce niveau là, chaque personnage semblant contenir 10L de sang). C'est complet et fouillé, le regard général qui est posé sur cette sombre période de l'histoire étant pertinent et complexe. La mise en scène est géniale, virevoltante et très inspirée, Tarantino s'appropriant les codes du western pour en faire quelque chose de presque inédit, un véritable exploit de mise en scène. La BO est géniale, le rythme est prenant et le temps file assez vite. Bref, un film à voir absolument, un nouveau classique indispensable de Tarantino et un western revigorant pour le genre. D'autres critiques sur
andika
andika

115 abonnés 323 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 juillet 2015
Je suis un fan inconditionnel de Tarantino, j’ai vu presque tous ses films. Ce qui est amusant avec Django, c’est que ce film peut être qualifié de Tarantino qui n’en est pas un. Pourtant dans chacun de ses films, Tarantino lorgnait vers le Western, ce qui était assez loquace, en effet appliquer les règles du Western à un autre contexte pouvait se révéler être parfaitement brillant. Ici, on mixe les Western typiques de l’Ouest de l’Amérique avec le Sud des Etats-Unis esclavagiste deux ans avant la guerre de sécession. Pour une fois ici, la narration est parfaitement linéaire et chronologique, sauf quelques petits flash back. Cela a l’inconvénient de parfois trainer en longueur. De plus on sent que le scénario est par moment un peu brouillon, notamment sur la fin qui a clairement du être remaniée et qui s’étire un peu inutilement. Enfin, je ne retrouve pas dans ce Tarantino les répliques délirantes que j’aime tant, les logorrhées de personnages fascinants, ce que je déplore un peu mais l’histoire ne s’y prêtait pas forcément. Dans ce film on trouve tout de même une violence assez jouissive qui fait rugir de plaisir quand même !

Ce film raconte pourtant une très belle histoire qui est d’ailleurs servie par une narration fluide et simple, ce qui est à mettre à son crédit. C’est en fait une variation de l’anneau des Nibelungen avec Django en avatar de Siegfried et Broomhilda en Brünhild, mais pour ce coup c’est vraiment transparent. Le fait d’avoir accès à de la mythologie allemande dans ce film m’a beaucoup plu moi qui suis germanophile de longue date. Toute cette fibre teutonne est portée par le fabuleux Christoph Waltz, dans son rôle du docteur Schultz, qui a d’ailleurs le regard du spectateur sur toute cette histoire. Je dirais même plus, il a le regard du spectateur européen lambda dont nous sommes chacun un spécimen sur cette Amérique, à mon humble avis. On peut également voir un Dicaprio à contremploi en pervers un tantinet incesteux et sale, malgré tous ses désirs de raffinement. Nous avons également à un Jamie Foxx héroïque qui tient assez bien le film ma foi et enfin à un Samuel L Jackson absolument exceptionnel et qui va, à mon avis, entrer dans la mémoire collective et dans le panthéon des personnages de Tarantino. Stephen, l’esclave joué par Jackson, est le véritable antagoniste du film et fait d’ailleurs tout son charme, car il interroge au niveau de la psychologie et de ses objectifs. Enfin il me faut parler du personnage féminin du film, joué par Kerry Washignton, elle vaut vraiment le coup de toutes ces péripéties, elle parle un allemand parfait !

En conclusion, je vous conseille vivement d’aller voir ce film, qui vous divertira, vous fera rire, en résumé vous passerez un bon moment.
Selingues G
Selingues G

96 abonnés 995 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 mai 2015
Quentin Tarantino est capable du meilleur ( les deux voltes Kill Bill) comme du pire ( le boulevard de la mort).
Avec Django Unchained, le grand tarantino est de retour. Avec un casting déjanté; une réalisation prenante et des scènes d'actions d'anthologie; ce film est un pur bijou.

Tarantino s'empare traite de l'esclavage avec brio dans cette quête de vengeance.

Une superbe BO et des seconds rôles excellent : Samuel L Jackson et Leonardo Di-Caprio.

Un excellent qui restera dans nos meilleurs par sa démonstration de la violence maîtrisée.
Vrakar
Vrakar

49 abonnés 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 avril 2015
Il fallait bien qu'un jour Tarantino nous sorte un western spaghetti, quand on connait l'influence considérable de Sergio Leone sur tous ses films. Rien que l'intro pourrait nous faire croire à une résurrection du légendaire réalisateur Italien par sa mise en scène, son travail sur la lumière, les contrastes, la profondeur de champ... . Les décors et costumes ont tôt fait de nous immerger au plus profond du far-west. Rien n'est laissé au hasard. Tarantino, c'est surtout l'originalité. Parfois, il lui est arrivé d'en faire trop (la saga Kill Bill et Jackie Brown). Mais là, le scénario est ingénieux, les références historiques se trouvent chamboulées, les rebondissements et dialogues savamment dosés, ses légendaires fusillades arrivent toujours au bon moment, le casting est impressionnant (comme d'habtitude), les 3 acteurs principaux ne laissent pas indifférents, les seconds rôles non plus (la raclure jouée par Samuel L.Jackson, par exemple) et les 2h45 de film s'étirent sans aucune longueur. Les lunettes de soleil portées par Django est probablement un anachronisme volontaire. On a aussi le droit à l'habituel caméo de Tarantino, particulièrement réussi. Au passage, il a pris du bide le pépère. "Django Unchained" ressemble fortement à ce qu'un certain Leone aurait pu faire s'il vivait encore aujourd'hui. Avec ce type de film, dans 50 ans il n'aura pas plus pris de rides qu'un "Il Etait une Fois dans l'Ouest". C'est ce qu'on appelle un chef-d'oeuvre intemporel.
TheManWhoLovesCinema
TheManWhoLovesCinema

41 abonnés 112 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 janvier 2013
Chaque films de Tarantino sont pour moi, de vrais chef-d'oeuvres, et Django Unchained ne déroge pas à la règle.
Vu une première fois en version originale ( Tarantino oblige ! ) puis une deuxième fois en version française, ( les amis qui n'aiment pas lire les sous-titres obligent...). Par ailleurs, cette dernière est vraiment déplorable; des doublages de mauvaise qualité, des dialogues gâchés... la VO est vraiment à conseiller !
Comme dans la plupart de ses films, Quentin Tarantino nous réunit un incroyable casting, une bande originale des plus excellente et une mise en scène à couper le souffle; bref Django Unchained est un régal. On peut à nouveau dire que Tarantino est au sommet de son art
et celui-ci nous livre à nouveau des scènes magnifiques, les décors qui vont avec, et cette fabuleuse ambiance western qui ne vous lâche pas pendant tout le film. Comme le dis Tarantino lui-même:«Artistiquement, je suis à mon apogée [...] Django Unchained est mon nouvel Everest. Il se trouve qu'il est juste un peu plus haut que le précédent...» et c'est bien pour cela qu'il m'est difficile de réaliser des critiques constructives de ses films, mais l'occasion d'écrire celle-ci pour la sortie de Django Unchained me semblait parfaite.
Il faut dire que l'on aura attendu ce fameux western, moi le premier, et c'est bien pour cela que je me suis rué comme beaucoup d'autre fans du cinéaste à la première séance de ce 16 janvier.
Django Unchained est donc pour moi un des meilleurs films de l'année, voir même, le meilleur film de Quentin Tarantino ?..
alain-92

350 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 janvier 2013
La bande-son est excellente et accompagne un scénario béton. Malgré la durée quelque peu excessive, pas une seconde de temps mort dans cette écriture souvent dure, cruelle et démonstrative sur l'effroyable vie des Noirs deux ans avant la guerre de Sécession. Les dialogues sont à l'unisson. Les premières images du film sont sans concession. La photographie de Robert Richardson est admirable. Il en va de même pour les très beaux décors du Michael Riva et les costumes de Sharen Davis. Les acteurs tous parfaits. En tête desquels le magnifique duo formé par Jamie Foxx et l'excellent Christoph Waltz, tous deux remarquables, étonnants et justes. Un vrai régal. À celui-ci s'oppose le non moins remarquable couple d'acteurs formé par Samuel L. Jackson, et Leonardo Di Caprio qui complètent un casting de premier ordre. À noter également la belle présence de Kerry Washington et ce clin d'œil particulier, avec la brève apparition de Franco Néro, l'autre Django dans le film de S. Corbucci en 1966. Bref, un grand moment de cinéma. http://cinealain.over-blog.com/article-django-unchained-114820989.html
Clingo
Clingo

79 abonnés 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 août 2013
Spoilers inside.

Il ne faudrait pas remettre en cause la réunion des multiples talents oeuvrant dans Django Unchained, dont la réussite tient aux performances de haut vol de chacun d'entre eux. On dira que si Django est un des plus grands films de ces dernières années ( et des cent prochaines, le pari est peu audacieux tellement il est évident ), c'est bien sûr grâce :

-A la plume aiguisée, maligne, subtile de Quentin Tarantino
-A la sobriété et à la classe de Jamie Foxx
-A la démesure de Leonardo DiCaprio
-A la musique
-A la mise en scène d'une simplicité qui confine au génie
-A un acteur autrichien doté d'un sacré talent
-A l'habile mélange entre tradition du cinéma de son auteur et caractère inédit de ce dernier
-A la scène des sacs du KKK, grand moment de comédie, déjà culte
-A tout un tas d'autres éléments encore

Mais au milieu de cela, s'est glissé l'incontrôlable, qui régit non seulement la préparation d'un film, mais la vie toute entière également : le hasard. Par quel prodige - et le mot n'est pas de trop quand il s'agit de Django ( où Tarantino me fait aimer du rap ! ) - ce film atteint-il un tel niveau de perfection, de jouissance et de pur plaisir de cinéma ? La liste située un peu plus haut est une première réponse, mais il y a autre chose qui ne doit être qu'un miracle. La vie ne tient à rien, et on se souvient d'Inglourious Basterds, film qui ne se serait jamais fait sans Christoph Waltz, l'acteur parfait pour un tel rôle. Peut-être que sans lui, Django aurait bien existé, mais à l'arrivée, c'est un moins bel objet que nous aurions eu devant nos yeux. Un des meilleurs films de 2012, In Another Country, montrait qu'un détail pouvait changer les choses de manière considérable, et la seule présence de Waltz est un de ces détails qui bouleversent totalement un film ( voire deux ). Django semble avoir été fait au bon moment, avec les bonnes personnes. Parfois, il suffit de peu de choses pour obtenir un grand film.

A la découverte de Django Unchained, on se dit que le cinéma de Quentin Tarantino a délaissé - momentanément ? - quelques habitudes qu'on prêtait jusqu'alors au cinéaste. Qu'il s'agisse de gimmicks récurrents de son oeuvre ( la fameuse vue en contre-plongée qui parcourt tous ses films depuis le premier, le fétichisme - on ne voit plus de pieds ici, mais on prend toujours le nôtre ) ou de procédés plus importants - de la manipulation de la narration par exemple - Django prend un autre chemin en conservant tout de même les principales recettes dont seul Quentin Tarantino a le secret. Cette apparente volonté d'explorer de nouvelles possibilités de cinéma ne délaisse donc pas ce qui constitue la saveur de l'art tarantinien, dont l'un des éléments principaux serait sans doute le mélange d'humour et de violence maintes fois copié, mais jamais égalé. Rire devant la mort d'un homme - ou d'une femme, voir la fin - est un acte moralement extrême qui passerait pour de l'imbécilité dans une situation de la vie quotidienne. Mais rire devant la mort de quelqu'un dans Django Unchained a des conséquences quelque peu différentes, tout simplement parce qu'on est au cinéma, et surtout, dans le cinéma de Quentin Tarantino, suffisamment maître dans l'exercice du décalage pour éviter d'être pris au sérieux. Le paradoxe - et la puissance du film - réside pourtant dans le fait que le sujet - l'esclavage - n'est jamais un prétexte qui servirait à contextualiser l'action sans en développer les enjeux. Tarantino a beau faire un film à ne pas prendre au premier degré, il n'en demeure pas moins vrai qu'il n'esquive pas la question centrale. La différence avec le cinéma classique, ordinaire, peu ambitieux et répétant ses figures et motifs à l'extrême, c'est que ce film-là n'a jamais la prétention d'être moralisateur, qu'il n'assène pas de grandes leçons et qu'il n'a rien à foutre du politiquement correct. Quand Tarantino a quelque chose à dire - et c'est nouveau dans son cinéma - il le dit par le moyen de dialogues subtils, ou simplement efficaces et drôles qui valent mieux qu'un long discours pompeux. La réjouissance qui emporte le spectateur trouve aussi son origine dans ce fait inédit. Cinéaste jusqu'alors critiqué pour le manque de profondeur philosophique, existentialiste, je-ne-sais-quoihiste de son oeuvre, qui n'était la plupart du temps que synonyme de plaisir immédiat sans suite, Quentin Tarantino poursuit le virage pris avec Inglourious Basterds en allant encore plus loin dans son discours. Car désormais, l'auteur a des choses à dire, et il les dit mieux que quiconque. Et si son précédent film brillait par ses idées théoriques sur la fiction et le pouvoir de l'art, Django est moins dans la mise en abyme mais plus dans la précision historique. L'histoire de Django Freeman est bien évidemment une fiction, un fantasme qui n'a jamais pris forme véritablement, mais cette fiction se situe dans un contexte plausible, et quand la dénonciation du racisme et de la ségrégation est traitée par le moyen d'un scénario profond et intelligent, que tout semble injuste et cruel sans être caricatural ( excessif oui, mais pas stéréotypé ), le spectateur se retrouve dans une situation d'empathie qui débouche bientôt sur de l'enthousiasme, un caractère de jouissance moins " gratuit " que d'habitude, parce que le fond existe et qu'il est solide.

En même temps que Django ( et le spectateur ), c'est Tarantino qui lui aussi semble déchaîné, aux deux sens du terme. On connaissait la folie du réalisateur - celle de l'homme aussi - mais jamais son cinéma n'avait paru aussi libre, dingue, défait de toutes contraintes. A cet égard, alors que la majorité de ses précédents films se fondait dans une structure bien précise, découpée en chapitres définis de manière explicite à l'écran, Django Unchained, film plus brutal, viscéral, direct, adopte lui une construction narrative moins alambiquée qu'à l'accoutumée. Le déroulement de l'histoire est plus classique, et à la narration-puzzle habituelle du cinéaste succède une manière plus linéaire de raconter l'histoire. Actions et temporalités se recoupent moins, peut-être parce que, plus que les autres films du réalisateur, Django est un film qui se vit dans l'instant, une jouissance à prendre sans détour, une oeuvre plus organique, charnelle et graphique qui va davantage chercher du côté de Peckinpah que vers Leone. A cet égard, l'utilisation de l'insert à la Peckinpah ( la scène où King Schultz se remémore l'esclave attaqué par les chiens ) est une référence authentique, pas gratuite, puisqu'elle dit quelque chose de l'état mental du personnage. On pouvait reprocher à Tarantino une certaine futilité dans sa manie d'user de la référence, mais ici elle est justifiée, et d'autant plus belle qu'elle est un moyen de mettre en scène.

Que le film aille plus du côté d'un cinéma vif ( pour schématiser ) que d'un cinéma plus contemplatif ( pour schématiser bis ) est un paradoxe quand on connaît le travail sur l'étirement du temps par les dialogues chez Tarantino. Ici, les dialogues sont plus efficaces au sein de l'action, moins dans le détournement. Il y a bien quelques exceptions ( le monologue du crâne, la fabuleuse scène des sacs donc ), mais elles sont rares car la priorité est ici donnée à un dialogue direct, qui à l'image des scènes d'action du film privilégie la puissance de feu, celle des armes ou celle des mots. Et c'est bien ce qu'il fallait dans ce film de dominations, où les deux personnages principaux renversent la situation de maître à esclave par l'intelligence de la parole et le maniement des pistolets. La beauté du dialogue n'est donc pas chose nouvelle dans l'oeuvre du réalisateur, mais elle gagne en profondeur. Ainsi, dans Django, tout est un peu nouveau sans renier pour autant ce qui constitue la base du cinéma de son auteur. Il faut voir comment Christoph Waltz, importé d'Inglourious Basterds, prolonge ici son personnage de chasseur retors et malin. Son jeu tout en nuance, charme et ruse est un régal, et il y a du génie chez un acteur quand celui-ci passe avec une telle aisance d'un personnage " détestable " à un autre, plus sympathique et défendable, dont la décision finale, poignante, nous fait encore plus l'admirer par sa beauté fondamentale.

On se souvient de la fin d'Inglourious Basterds, où par le biais du personnage d'Aldo Raines, Quentin Tarantino disait d'une manière à peine déguisée avoir réalisé son " chef d'oeuvre ". Théorie aujourd'hui démentie par Django Unchained, film de tous les superlatifs possibles, dont on pourrait reprendre un des dialogues en le destinant à ce génie de Tarantino : " I like the way you make movies boy ".
Zbrah
Zbrah

60 abonnés 365 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2013
Le meilleur Tarantino que j'ai vu avec Inglorious Basterds. Ici, tout y est : la violence physique et morale infligée au spectateur, le sens décalé apporté parfois, le message, la mise en scène, la musique, les acteurs...
Christoph Waltz m'épate encore une fois. En interprétant King Shultz, il vole la vedette à toutes les autres stars du films. Les parties où il est absent, spoiler: notamment à la fin du film,
semblent ternes en comparaison. Il a grandement mérité son oscar.
Leonardo Di Caprio réussit son contrat, à savoir jouer le méchant le plus séduisant et sadique de tout l'Ouest. Cela fait même plaisir de le voir jouer ce registre.
Quant à Jamie Foxx, il a su me surprendre, moi qui n'appréciait pas l'homme et l'acteur dans le film Ray.
En bref, un chef d'oeuvre du cinéma, à voir et à revoir encore, encore, et encore !!
Nower
Nower

42 abonnés 204 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2013
Ça faisait bien longtemps que je ne m'étais plus régalé devant un pur Tarantino ! Magnifiques dialogues pointus, particulièrement avec Christopher Waltz, plans et musiques à la mode western italien et scènes de fight sanglantes à souhait ! Que du bonheur !
DiCaprio réussit son vilain charismatique et effrayant. On se prend même d'un chouilla d'émotion pour le Django et sa belle.
Un seul regret; ce Django, quoique très bien joué, manque légèrement d'épaisseur à côté de Waltz, Léonardo ou même Samuel Jackson. Le perso principal est évincé. Après, il a son lot de scènes cools et un grand final dans lesquel il est plus badass que jamais.
Putain de bon film à voir !
Sebmagic
Sebmagic

201 abonnés 1 128 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 avril 2023
Pas grand chose à dire, si ce n'est que Django Unchained n'est absolument pas surestimé par les critiques. Il faut vraiment détester Tarantino ou les westerns pour ne pas apprécier et savourer ce film grandiose de 3h, et rares sont de telles personnes. Le casting est fabuleux même si beaucoup moins marquant que pour le précédent film du cinéaste, j'ai été notamment ravi de retrouver Christopher Waltz qui, toujours dans un registre "sympathique", est ici dans le rôle inverse du Hans Landa d'Inglourious Basterds. L'acteur est toujours aussi miraculeux et son talent démesuré n'a certainement pas fini de faire parler. Leonardo DiCaprio est ici à contre-emploi dans un rôle d'enfoiré fini qu'il n'a pas l'habitude de camper. Samuel L. Jackson livre une prestation mémorable et complètement déjantée, faisant rire constamment avec un personnage sournois. Qui plus est, Tarantino ne tombe pas dans la facilité manichéenne gentils noirs / méchants blancs en proposant des caractères bien différents pour chaque personnage. Django Unchained est, à l'instar des autres films de l'auteur, complètement surréaliste et exagéré, mais c'est ce qui en fait un oeuvre jouissive. Avec la violence (morale et physique), Tarantino nous en met plein les yeux pendant 3h, sans oublier de nous faire respirer avec des dialogues savoureux et en passe de devenir cultes (bien que moins inspirés que Pulp Fiction, par exemple). La multitude de clins d'oeil et références est bienvenue et m'a permis de passer un moment incroyable. Le film démarre avec la musique du Django de 1966 (de Sergio Corbucci) et file inévitablement des frissons. Les caméos font toujours plaisir à voir, celui de Tarantino lui-même est plutôt amusant bien qu'il soit probablement la partie la plus faible du film, mais le sort du personnage est excellent (faisant par-là même référence à Mon nom est Personne). Le caméo de Franco Nero (le Django de 1966) est plus subtil et plus bref, on a droit à un petit dialogue entre le Django 2013 et le Django 1966, très peu de paroles mais qui sont savoureuses : "What's your name ? - Django. - Can you spell it ? - D-J-A-N-G-O. The D is silent. - I know." Bref, mis à part ces petits clins d'oeil, le film regorge de répliques hilarantes et d'effets comiques très efficaces ("Dites adieu à Madame..."), Christopher Waltz mettant sa bonne humeur rayonnante au service du film (la scène de libération de Django offre une excellente ouverture du film et tout le passage avec le shériff et le marshal est à mourir de rire). Sans oublier le face-à-face monstrueux entre Waltz et DiCaprio, ce dernier ayant notamment une tirade impressionnante et révoltante sur un crâne. Bref, Django Unchained est délirant, et bien parti pour être l'un des meilleurs films de cette année.

https://www.sebmagic.com/
S-Kayp
S-Kayp

178 abonnés 1 252 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 janvier 2013
Tarantino nous livre un très bon western parsemé d'humour mais il y a trop de longueur, trop de "blabla" et pas assez d'action. Les scènes d'actions, souvent "sanglantes" sont super, et les acteurs sont au top (on peut saluer la performance de Samuel L. Jackson dans son rôle du vieux serviteur renégat).
bolt
bolt

156 abonnés 830 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 janvier 2013
Tarantino signe avec Django Unchained l'un de ses meilleurs films et surtout l'un des mieux réalisé. Un film vraiment excellent et maîtrisé de A à Z (scénario, musique casting). Un film a ne manquer sous aucun prétexte.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 15 février 2017
« Django Unchained » est un excellent western, tout en étant bien plus qu’un western. Ce métrage porte une signature, celle de Quentin Tarantino. Un style bien à part, tout en étant gorgé de références. L’histoire est somptueuse avec des mares de sang, des scènes hilarantes et finalement extrêmement jouissives. La distribution est flamboyante et les prestations sont des purs moments de bonheur. La photographie est plus que plaisante et la bande originale est une petite pépite de judicieuse diversité. Bref, rien n’est à jeter dans ce film. Un pur et grand moment de divertissement. À voir absolument !
ardeo
ardeo

11 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 août 2023
Quelques belles scènes « homériques » ne suffisent pas à faire un film ! Il manque réellement une âme à ce western sauce spaghetti Tarantino. Un scénario bien faible, des dialogues complètement inintéressants qui ne font pas avancer du tout un film beaucoup trop long et manquant réellement de fond ou de but. En tout cas, s’il en avait un (de but -à part de nous faire « marrer » de temps en temps), il n’est absolument pas atteint. Si Tarantino veut continuer à être reconnu comme le petit génie du cinéma des années 2000, il est temps qu’il nous sorte un « vrai » film, quelque chose de "bien fait" mais qui soit aussi autre chose qu'une xième parodie -au moins que bientôt, le "maître" ne se parodie lui-même ! ? Un dernier mot pour souligner le nombre « invraisemblable » d’étoiles pour Django chez Allociné : c’est la raison pour laquelle je baisserai ma côte à 1 étoile ! :-)
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