Il était une fois en Anatolie
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Il était une fois en Anatolie" et de son tournage !

Pour la splendeur de ses images, une constante chez Ceylan

Pour l'apparition de la jeune paysanne : la beauté d'un tableau

Pour la subtilité de son récit, équivalent cinématographique des grands romans qu'admire Ceylan

Pour sa remarquable distribution

Une fausse piste

Le titre du film, Il était une fois en Anatolie, peut créer un malentendu pour le spectateur, puisqu'il peut faire penser à un film à la Sergio Leone, mais Nuri Bilge Ceylan avoue apprécier "créer des fausses pistes".

3h30 !

La première version du film durait 3h30. La dernière partie dans le village était plus longue, afin de montrer les réactions de la population face au meurtre, mais le cinéaste a finalement décidé de se concentrer sur le récit central du film.

1 qui en vaut 5 !

La moitié du film a été tournée de nuit, et souvent à l'intérieur de voitures. Cela a été un vrai défi pour l'équipe de tournage, et également un challenge financier de taille puisque le budget du film vaut à lui seul les cinq précédentes réalisations de Nuri Bilge Ceylan.

Comédiens aux multiples expériences

La plupart des comédiens du film sont des professionnels qui viennent du théâtre et du cinéma. Nuri Bilge Ceylan a confié en premier le rôle principal du personnage du docteur à Muhammet Uzuner, qui ne tenait jusqu'à présent "que" des petits rôles dans des films turcs. Yılmaz Erdoğan (le commissaire) est une personnalité très célèbre en Turquie, que ce soit en tant qu'acteur ou réalisateur.

Libre comme l'écrivain

Concernant la durée du film, Nuri Bilge Ceylan souhaitait échapper à cette norme imposée par l'industrie (durée standard d'environ quatre-vingt-dix minutes). Il revendique une liberté comme celle de l'écrivain qui peut écrire 50 ou 500 pages, comme bon lui semble.

Tragico-grotesque

Le film mêle deux thèmes que l'on retrouve avec régularité dans la littérature russe : le tragique et le grotesque. Les situations dramatiques, en effet, n'empêchent pas un côté humoristique : "C’est comme cela que je considère l’existence humaine", affirme le cinéaste.

La femme : un miracle ?

Nuri Bilge Ceylan a fait son service militaire et confie qu'il pouvait se passer des mois sans qu'il puisse avoir l'occasion de côtoyer une femme, et au moment où il pouvait enfin en voir une, le metteur en scène décrit cette impression comme un miracle, comportant néanmoins un certain degré de mélancolie. Ce fait réel fait référence à un moment du film, celui du "rêve" de la jeune fille.

Inspirations artistiques

La réalisateur turc avoue s'être inspiré d'Anton Tchekhov pour écrire son film. Il ne faut pas négliger aussi le fait que celui-ci était médecin, tout comme le personnage principal du film. Autres références : les toiles de Rembrandt et de Vermeer concernant le personnage de la jeune fille à la lampe.

A trois pour écrire

Le processus de l'écriture du scénario a été assez complexe. En commençant par le profil des personnages, le fil narratif a évolué au fil de la discussion entre le réalisateur, sa femme, et le co-scénariste Ercan Kesal : "Ercan a utilisé ses souvenirs et ses connaissances de la région et mon épouse Ebru excelle dans la construction d’un récit", explique Nuri Bilge Ceylan.

Un réalisateur qui sait ce qu'il fait

Nuri Bilge Ceylan justifie chaque détail de son film comme un élément pertinent et nécessaire à l'intrigue. Le comportement et les paroles des personnages sont écrits au millimètre près pour se situer dans le fond des choses : "Il n’y a rien sur l’écran que je ne puisse justifier et sur chaque détail, je peux répondre aux questions", affirme le réalisateur, en ajoutant que la mise en scène lui est profondément naturelle.

Métamorphose ?

Le personnage du médecin, à force de côtoyer la maladie, la souffrance et la mort, a un comportement ambiguë voire métamorphosé. Son personnage connait une évolution surprenante tout au long du film en fonction du meurtrier.

Pas plus !

En voyant le film, le spectateur n'en sait pas plus que les protagonistes eux-mêmes. Il s'agit là d'une volonté assumée de la part du réalisateur.

Histoire vraie !

Il était une fois en Anatolie est inspiré d'une histoire qui est réellement arrivée à Ercan Kesal, le co-scénariste du film : "C’est plutôt la situation qui nous a servi de point de départ", confie Nuri Bilge Ceylan

"Once upon a time in Anatolia"

"Once upon a time in Anatolia" est le titre anglais du film.

Cannes 2011

Il était une fois en Anatolie a clos la programmation des longs métrages en lice pour la Palme d'or au festival de Cannes de 2011.

Un client de Cannes

Deux ans après avoir été membre du jury du Festival de Cannes 2009 présidé par Isabelle Huppert, Nuri Bilge Ceylan figure une nouvelle fois dans la sélection officielle du Festival avec Il était une fois en Anatolie, tourné en cinémascope. Il a été le film le plus long de la compétition (2h35), et a remporté le Grand Prix.

Ceylan, un récompensé

Le réalisateur turc Nuri Bilge Ceylan est un habitué du Festival de Cannes. Il lui doit d'ailleurs sa notoriété internationale puisqu'il y a fait ses débuts en sélection officielle en 1995, dès son premier court métrage, Koza, tourné en noir et blanc. Considéré par les cinéphiles comme la figure de proue du cinéma turc, il a reçu de nombreuses récompenses internationales, comme par exemple à nouveau à Cannes, où son précédent film, Les Trois singes, a obtenu en 2008 le prix de la mise en scène.

Anatolie

Le film a été entièrement tourné dans la région d'Anatolie, à deux heures de voiture d’Ankara, au centre de la Turquie.

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