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gemini-hell
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2,5
Publiée le 24 mars 2012
« Bellflower » possède certainement l’habillage parfait pour se placer dans la catégorie du film d’auteur indépendant et branché : images volontairement trash aux couleurs saturées, illustration musicale très tendance (et excellente sélection par ailleurs), du sang, de la sueur, de la mécanique et des flammes. L’œuvre souffre néanmoins d’un scénario assez conventionnel (une histoire de potes une histoire de fesses sur fond d’hypothétique fin du monde), faiblesse renforcée par une galerie de personnages peu ambitieux, puérils et dont on peut légitimement se demander de quoi ils vivent. Intéressant mais bancal, ce premier film de Evan Glodell nous révèle cependant une jeune actrice qui a beaucoup de présence et de caractère : Jessie Wiseman.
Pour son premier film, Evan Glodell écrit, réalise, produit et joue. Comme Welles ou Tarantino avant lui mais la comparaison s'arrête là. Ici, le résultat ressemble quand même méchamment à s'y méprendre à de la branlette... Au niveau de la forme, le rendu visuel du film est bien joli mais c'est vraiment de la frime. Même chose pour la BO, pourtant excellente. Et puis surtout, il y a de gros problèmes au niveau de l'écriture : le film est super bavard, avec des dialogues souvent creux qui n'apportent absolument rien aux personnages ou au développement d'une quelconque intrigue et avec un vocabulaire sacrément limité (dude, cool, sweet, awesome... répétés au moins 350 fois). Dommage, Glodell avait plutôt pas mal réussi à planter le décor de l'amour naissant et assez déjanté entre Woodrow (Evan Glodell himself) et Milly (Jessie Wiseman) dans la première partie (même si on s'emmerde un peu) mais, une fois cet amour brisé en mille morceaux, il laisse volontairement planer le doute sur la véracité de ce qu'on voit à l'écran (les évènements montrés à partir de l'accident de Woodrow sont-ils réels ou complètement fantasmés ?), comme s'il ne voulait pas aller au bout de ses idées ou, pire, comme s'il n'en avait aucune. Là où il séduit, par contre, c'est dans la description de ces deux amis, Woodrow et Aiden (Tyler Dawson), qui vivent à fond dans leur univers ludique, faisant abstraction des contingences de la vie matérielle (mais comment financent-ils tous leurs trucs ?) mais se heurtant de plein fouet aux dures réalités de la vie amoureuse. Voilà, "Bellflower" est plutôt raté et c'est con parce qu'il y a assez de folie et de références sympas dans le projet ("Mad Max 2", of course) pour qu'on ait envie d'accompagner l'auteur et ses potes dans leur délire. Allez, on va dire que Glodell mérite une nouvelle chance. Sur un second film plus affirmé ou peut-être même encore sur celui-ci, à redécouvrir en DVD. Qui sait, ça peut devenir culte...
J'étais curieux de voir cet "OFNI" (objet filmique non identifié) décrit comme "une bombe!" par la critique et dont l'affiche titille nos fantasmes cinéphiles. D'un point de vue formel c'est une réussite, le réal se sert de son budget limité (17 000 dollars) et de son scénario minimaliste pour livrer une romance pré-apocalyptique (le préfixe me semble judicieux car si le film fait référence à Mad Max, nous ne sommes pas pour autant dans un monde dévasté. Ou alors c'est une dévastation sentimentale) singulière, l'image est jaune sale (il y a même du sable sur l'objectif) et l'atmosphère semble toxique mais dans le fond c'est assez limité, je ne dirais pas que c'est creux mais ça tourne un peu en rond et il y a beaucoup de remplissage. Un tel concept, c'est trop peu pour un long métrage. Alors pour combler les vides narratifs, le film prend des poses de ciné indépendant qui se veut culte. Nous sommes dans le flou artistique, tant dans l'image (la caméra est bricolée comme la voiture des protagonistes) que dans l'esprit. A part le réalisateur, y a t-il un pilote dans la bagnole?
voilà un film qui dérange un peu , et perturbe, nous faisant lâcher avec nos repères spatiaux temporels quand ceux du héros , si on peut appeler le personnage principal ainsi , explosent suite à un accident de la circulation . Et tout s'enchaîne de manière dramatique jusqu'à la fin ou reviennent sur l'écran des instants romantiques du début ..un bel essai du réalisateur qui joue aussi le protagoniste .
Premier long-métrage qui n’augure que de très bonnes choses pour la suite de la carrière de ce réalisateur en herbe qu’est Evan Glodell. Avec un budget infinitésimal (on parle de 17000 $ !), ce dernier aura cumulé les casquettes sur sa romance apocalyptique, à la fois réalisateur, scénariste, producteur, monteur et interprète (!), présenté dans pas moins d’une trentaine de festivals à travers le monde, on comprend mieux comment ce film parti de rien a ainsi pu gagner une telle notoriété. La trentaine à peine entamée, Evan Glodell nous bluffe avec son drame romantico/apocalyptique aux allures de docu/fiction qui suit le parcours (ou plutôt l’errance) de deux amis qui mettent toute leur énergie à la confection d’un lance-flammes et d’une voiture de guerre, qu’ils nomment "la Medusa". Leur délire post-adolescent les pousse à croire que l’apocalypse est proche et se préparent donc à devoir affronter un monde en ruine. Mais leur entente et leur plan pour survivre à l’apocalypse vont être perturbés par l’arrivée d’une fille qui va peu à peu s’immiscer au sein d’un duo indéfectible, ce qui aura pour conséquences des répercussions auquel nul ne s’attendait. En un rien de temps, les références flagrantes à l’univers de Mad Max (1979) nous sautent aux yeux, Bellflower (2011) est une bouffée d’air frais dans l’univers du cinéma indé US, avec un scénario complètement barré, des personnages coupé de toute réalité et une qualité photo sidérante où l’esthétisme joue un très grand rôle (les objectifs de caméras ayant été fabriqués par le réalisateur, le film bénéficie ainsi d’un large choix concernant le format de prises de vues, alternant ainsi le 8mn, le 16mn et le 35mn, le mélange s’intégrant parfaitement dans la mise en scène et les choix de prises de vues, offrant ainsi au film un cachet particulier que l’on retrouve nul part ailleurs, avec ses surexpositions et ses grains prononcés). Sans oublier aussi un travail accentué concernant la B.O, son premier long-métrage, fruit d’un travail de 3 ans de tournage nous bluffe tout bonnement et nous prouve qu’avec de la volonté, une équipe soudée, peu de moyen mais du talent à revendre, il est possible d’allé au bout de ses rêves et d’en restituer une œuvre hors norme.
Au moins, le film ne laisse pas indifférent et c'est déjà un bon point. Proportionnellement, c'est le film que j'ai vu où le plus de personnes sortaient de la salle. Mais moi, ça m'a bien plu même si ça devient de plus en plus hermétique et délirant, je n'aime pas spécialement les films linéaires, accessibles aux attardés. Je viens de découvrir que l'acteur principal est aussi le réalisateur, et il assure ! Il a réussi à créer un univers original, décalé, anarchique et violent. Ça pourrait se résumer à une histoire de coeurs très bas de gamme, mais il y a beaucoup plus là-dedans, énormément de choses et c'est fascinant.
Je dois bien avouer que j'en attendais un peu plus. Néanmoins, la mise en scène, les acteurs et surtout la photographie sont suffisamment bons pour nous faire passer une agréable soirée.
Je pensais découvrir un film décontracté et délirant mais non Bellflower est l'un de ses films américains indépendants se prenant trop au sérieux et disons-le plutôt chiant. Dès le début on fait connaissance avec 2 losers assez cons et donc qui font des conneries pour passer le temps, ils fantasment sur Lord Humungus (le méchant masqué de Mad Max 2) et puis en fait il se passe finalement pas grand chose, comme souvent dans ce type de ciné indé ça blablate pas mal mais ça plaît à certains qui y trouvent leur compte croyant y voir une merveille injustement négligé du grand public (alors qu'en fait Bellflower vous fera aimer davantage que nécessaire un truc comme Avengers). Pour ma part j'ai trouvé ça sans intérêt et inutile, je préfère remater Mad Max 2 et de plus contrairement à ceux qu'affirment les fans du film la mise en scène n'est pas très jolie.
Une bande-annonce avec un gros muscle car façon western urbain des années 70, du bon son, de la poésie, de la tendresse, des images soignées et, cerise sur le gâteau, une nomination au Festival de Sundance. Tous les arguments du film indépendant qui défrise sont là, et pourtant...
Et pourtant, les meilleurs scènes sont là, dans la bande-annonce, et encore, elles nous laissent sur notre faim (course-poursuite, es-tu là ?) ; les acteurs, sans être mauvais, sont peu expressifs ; le récit et la réalisation sont très stéréotypés "Into the wild", qui ciblait déjà très clairement un public lycéen, voire estudiantin ; on a l'impression de voir un film écrit par un gamin qui y met en scène ses jouets préférés et ses déboires infantiles.
Alors, certes, tout n'est pas à jeter, mais "Bellflower" fait tout de même pâle figure comparé aux références dont il se réclame. Allez, Evan Glodell, retire tes posters de "Mad Max" des murs de ta chambre et mets-toi au travail !
Premier film réalisé avec beaucoup d'énergie et enthousiasme. Malgré cela, le scénario aspire d'une grosse irrationalité pour mener à un dénouement de déjà vu.
Le film en lui-même est apocalyptique, il plonge dans la mort. Il est effrayant d'incompréhension et le genre destructeur de soi et destruction du tout d'ailleurs est franchement trop extravagant dans son traitement pour intéresser un spectateur même rompu aux étrangetés les plus bizarres du film de genre. Comme le dit l'avertissement "personne n'en sortira vivant ", même pas nous.
Précédé de sa petite réputation de film culte en devenir, Bellflower ne s’avère pourtant qu’une baudruche prompte à se dégonfler et à mettre au grand jour les affèteries de sa mise en scène à l’esthétique particulièrement toc et plutôt laide. Tout cela pue le produit préfabriqué et formaté en direction d’un public jeune qu’on imagine sans peine décervelé et comblé par la vie bête et larvaire de ses deux héros stupides, escogriffes plus naïfs que méchants, persuadés de porter avec flamboyance un nihilisme qui hélas confine surtout à une complète et consternante vacuité – le niveau des conversations entre les différents protagonistes, garçons comme filles, en attestant. Recourant sans cesse aux couleurs saturées et aux angles incongrus de prises de vues, soignant une bande originale très tendance, le film ressemble de plus en plus à un long clip publicitaire pour une marque de baskets ou de jeans adulée des ados. Histoire de pimenter l’ensemble, le réalisateur, également scénariste et producteur, le saupoudre de quelques scènes légèrement sexuelles et d’autres à la violence trash sous-jacente, avec force hémoglobine sans omettre la symbolique appuyée du feu, destructeur puis purificateur. Oserons-nous dire à Evan Glodell qu’il ne suffit pas d’inverser ou de chambouler les cadres, de salir ou de vieillir le grain de la photo à coups de filtres pour composer une œuvre forte et originale, dont on est à peu près certains d’en avoir vu des dizaines de copies. Ces films prétentieux et vains, taillés pour Sundance ou d’autres festivals, ostentatoires et vides, ennuient et découragent de plus en plus. À fuir.
Eh dude, viens, ça va être trop cool, et nous on sera trop cool, t'as déjà fait brûler des trucs, pas grave tu la rappeleras plus tard, et on sera trop cool, tu imagines si les gens ils nous matent avec tous nos trucs, on sera trop cool, et, mais eh, eh où tu vas mec ? Ah ouai, tu la vois et je te vois plus et on voit rien, et tant pis on sera trop cool un autre jour, ouai, et j'ai soif, trop soif. Je vais me coucher.