Un drame romantique qui fait preuve d’originalité et d’un très beau visuel. Un film qui traite des blessures de l’amour sur fond d’apocalypse et de jeunesse désoeuvrée et qui, en dépit de quelques baisses de rythme, possède un charme indéniable. La BO y est très jolie. Un film qui a le mérite de marquer les esprits, et qui, malgré quelques fausses notes, constitue une belle vitrine du cinéma indépendant américain !
Une histoire de coeur entre des hipsters en chemise à carreau qui ont l'air d'être filmé avec instagram, Bellflower est décidément l'incarnation du film Sundancien pour hipsters parisiens prétendument cinéphiles. Le film n'est pas mauvais pour autant. Malgré une accumulation de filtres jaunâtres et de longues focales un peu trop présents, force est de reconnaître qu'il possède une vraie originalité, et fait office d'ovni cinématographique parmi la vague de produits commerciaux standardisés que l'on nous sert en ce moment dans les salles de cinéma. Dommage que les scènes "cools" à savoir celle avec le lance flamme et la voiture "medusa" sont trop peu présentes et ont l'air d'avoir été placé là juste pour apparaître dans la bande annonce. Ne serait-ce que pour saluer l'effort et les ambitions, Bellflower mérite d'être vu.
Un film d’auteur sur deux jeunes américains désœuvrés, fans de Mad Max, qui mettent au point une voiture qu’ils pourraient utiliser après l’apocalypse. L’un d’eux vit une romance tourmentée avec une jeune fille, qui le conduira inéluctablement à sa perte. Il convient de surligner les qualités techniques de ce film à petit budget, au style rageur et au récit novateur bien que superficiel, réalisé par l’acteur-auteur Evan Glodell. A découvrir.
Tempête sous un crane après une rupture sentimentale, « Bellflower » ne propose rien d’autre que ce sujet bien mince et brode autour. Difficile de rendre passionnant ces amours adolescents contrarier, malgré un traitement visuel original, des références à « Mad Max 2 » et une belle B.O. Bref comme dirait un copain : « c’est un peu de la branlette ».
Woodrow et Aiden, marginaux et fans de Mad Max, ont pour occupation principale la conception de Médusa, une voiture qu'ils souhaitent équiper d’un lance-flammes. L' arrivée de Milly, blonde explosive, dans la vie de Woodrow va bousculer cet équilibre précaire.
Dans un premier temps, le film intrigue et suscite l'intérêt. La mise en scène soignée et l'interprétation de qualité séduisent. Mais le scénario n'est pas très intéressant et semble n'être qu'un prétexte à une expression purement esthétique.
Des jeunes américains perdus dans un petit patelin californien passent leur temps à boire, à vomir, à tourner en rond, parfois ils sont fans de Mad Max (ou plutôt de Humungus), ce qui permet de vendre le film en citant Mad Max..... parfois ils fabriquent un lance-flamme et une bagnole similaire à celle de Mad Max... mais tout ça ne sert finalement à rien, puisqu'ils préfèrent retourner boire, vomir, dormir, s'engueuler, se battre comme des cons... le tout dans une photographie faussement travaillée dans des contrastes très appuyés qui rappellent les plus mauvaises heures de Tony Scott. ça blablate pour rien !!! La bande-son minimaliste veut se faire passer pour du "strange Badalamenti"... ça ne marche que très rarement. Un authentique navet de petit cinéaste motivé. Le mec a tourné son film avec rien, ça se respecte ! Mais il aurait pu éviter de se servir de l'image de Mad Max pour vendre son film. Que dire de plus, si ce n'est qu'il est vraiment difficile de comprendre qu'on puisse aimer ça. Des jeunes perdus dans un monde perdu, qui font des conneries, qui boivent, qui fument, qui boivent encore encore et encore, qui dépriment, qui pètent un plomb quand le coeur se brise... C'est une réalité, mais de là à faire un film qui tourne qu'autour de ça... Je comprends pas et j'ai pas très envie de comprendre. Les Mad Max 1 et 2 sont des oeuvres d'art, ce film-là n'est pas grand chose.
Un film profondément bousculé de l'intérieur et ça se voit à l'extérieur. Des personnages qui implosent avant que le décor n'explose. Symbole d'une génération perdue qui pense pouvoir se satisfaire de rien et pourtant déborde de rêve d'aller plus loin.
L'histoire est aussi mature que les personnages quelle présente.Bourré d'effets visuels pas toujours bien utilisés,ni nécessaires.Evan Glodell ne joue pas toujours la modestie de ce coté la,il veut pour son premier film montré tout la palette dont il dispose.Mais même si l'image est bonne,il n'en reste pas moins quelle sent bien trop souvent le superficiel.Défaut que l'on retrouve aussi avec le traitement de ses personnages,ou l'amour haine post-adolescence traine en longueur.Supprimé des ses d'artifices le film aurait put être vraiment réussit,non pas un exercice de style.
Bellflower est un mauvais film, j'y reviendrais. Je veux tout d'abord dire combien je suis plus admiratif de ce cinéma-là, produit avec apparemment 17 000 $, plutôt que d'un cinéma qui falsifie tout autant la vie pour 100 fois ce budget. Je trouve El Mariachi, tout à fait respectable et rythmé pour ces mêmes raisons. C'est un crédit certain qu'il est nécessaire d'accorder à Bellflower.
Toutefois, J'ai du faire une overdose d'Arty. Cynisme arty. Acteur arty. Jeu arty. Apocalypse arty. Filtre jaune poussin arty. C'est grossier, faux, archi-faux. Peu authentique, je n'ai pas cru une seule seconde à ces acteurs qui ne croient déjà pas à leurs navrants dialogues, à leurs désolantes quêtes de vie, à leur cynisme braqué, à leur petite complaisance dans l'auto-haha-destruction. Bellflower est un peu à Mad Max ce que Brice de Nice est à Point Break : un enfant dégénéré.
Dans un petit coin de Californie, deux amis obsédés par la franchise "Mad Max" décide créer des équipements qui feront d'eux le gang suprême dans un monde post-apocalyptique. Ils bricolent donc lance-flamme et voiture de la mort, jusqu'au jour où l'un d'eux rencontre une femme qui va chambouler leur quotidien. Ne vous laisser pas abuser par les imageries utilisées par la promotion, "Bellflower" n'a rien d'un film d'action. Il s'agit d'un drame 100% indépendant, tourné avec un budget ridicule (17 000$ !), et porté à bout de bras par Evan Glodell, qui est réalisateur, acteur principal, monteur, et scénariste ! La démarche est louable, et le travail effectué est impressionnant compte tenu du budget, notamment au niveau de la qualité de l'image, assez recherchée (jeux sur les flous et le grain, couleur orangée dominante, etc.). Le problème est que l'on ne parvient pas à s'identifier aux personnages, très déglingués et peu matures, et que le scénario propose dans le fond une romance lambda. De plus, les éléments à la "Mad Max" sont sympathiques et représentent la déconnexion des protagonistes, mais paraissent un peu sous-employé dans le film... Ainsi, "Bellflower" est décevant, mais montre que Evan Glodell a du potentiel en tant que réalisateur.
L'amour jusqu'à la destruction. Bellflower extrapole les ravages de la fin d'une relation amoureuse à travers le prisme de la fin du monde. Woodrow et Aiden sont deux amis inséparables prêts à en découdre avec l'apocalypse. Et pour se faire, en marge d'une société absente de la narration, ils se vouent à créer successivement deux objets qui leur permettront de régner sur cette possible terre désolée : un lance-flamme d'abord, puis une voiture, l'un comme l'autre appelé Medusa. Un choix de prénom stratégique qui rappelle bien évidemment la gorgone de la mythologie grecque, signification de l'emprise féminine bien présente tout au long du film. Et par les tentatives de nos deux héros pour appréhender un monde à la Mad Max, le jeune réalisateur Evan Glodell dont c'était le premier film imbrique la destruction inévitable du couple avec celle supposée du monde dans un registre charnel et viscéral. Les corps sont malmenés par le sordide, les esprits rongés par l'incapacité à gérer les émotions et aussi préparés que notre duo puisse être, la phrase un être vous manque et tout est dépeuplé s'infiltre doucement dans un récit qui manque d'attaches. Et dans cet univers au vocabulaire plus que limité ou malgré toutes les relations, rien ne semble s'encrer dans le réel, on sent une belle tentative. On sent les intentions d'Evan Glodell d'infuser dans ce récit sa propre vision pourtant, sur le fond, on se retrouve face à une histoire d'amour éphémère à la conclusion somme toute banale. Un film que l'adolescent que j'étais aurais surement noté avec bien plus de fougue dans la torpeur d'un lendemain de fête, la bouche pâteuse et l'esprit embrumé, des relents de "no futur" dans la tête. Mais voilà, il est trop tard et la fin du monde n'a plus rien de cool. Bellflower m'a surpris tout autant que je l'ai subi. Un film ocre et âcre à la désespérance obsolète.
Une histoire d'amour rock'n roll, qui sent bon l'essence et le whisky. On aime bien ce côté trempé de sueur et romantique dans un premier temps. Puis on se souvient que, malheureusement, on a vu la même chose dans "Freeway" en 1997 ou encore "True Romance" en nettement mieux. Beaucoup trop de clichés finissent par lasser. Les filles jurent comme c'est pas permis, les mecs sont tous tatoués, il y a des retournements de situations toutes les 10 minutes... Et le réalisateur rate la fin, avec des invraisemblances qu'il ne faut pas révéler, mais qui gâchent encore un peu plus le spectacle. Reste du film une ambiance pouilleuse et un rythme plaisant même si c'est du déjà-vu en mieux ailleurs.
Probablement pas la bombe plébiscité par tout le monde, mais un film qui prouve des idées et de l'inventivité. Le vrai problème, c'est le scénario qui cherche à partir dans tous les sens sans jamais trouver une ligne directrice qui aurait été bonne pour la compréhension. De plus les dialogues, sentent l'écriture à plein nez probablement dû à l'inexpérience du scanériste réalisateur. Cependant, la mise en scène et la fin sur les chapeaux de roue force l'admiration.
Film original de par son scénario mais aussi par sa mise en scène et sa photographie. Ce film est difficile à appréhender mais vaut quand même le coup d'oeil. Un peu lent et complexe par le mélange des scènes réelles et celles imaginées par l'un des protagonistes mais c'est justement ce qui fait son charme, ça change de ce qu'on nous sert d'habitude au moins!