Anna Karenine
Note moyenne
3,2
2954 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

360 critiques spectateurs

5
36 critiques
4
74 critiques
3
109 critiques
2
78 critiques
1
36 critiques
0
27 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 9 décembre 2012
Le parti pris par le réalisateur peut etre surprenant car la mise en scene theatrale et les ellipses temporelles n ont pas cours dans le roman. Mais étant donné la complexité de du passage livre-film, le résultat est hautement respectable: les scènes cruciales ont été respectées et les personnages sont assez fideles à l'imagination des lecteurs. Seule Keira Knightley est finalement la plus grande erreur de casting selon moi, car Anna Karenine est censée être d'une grande beauté, telle, que la réputation de son physique parcourt la Russie et l'actrice n'est pas à la hauteur de la beauté troublante du grand personnage de littérature.
ATON2512
ATON2512

76 abonnés 1 320 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 11 décembre 2012
C'est parfois beau . Et si les comédiens dans leur jouent plutôt juste ... Ça ne suffit pas pour faire un Grand Film . Qui sans narrer quoi que ce soit se perd dans une mise en scène prétentieuse où on ne fait que s'y perdre ! Le partit pris de mélanger Théâtre et Cinéma brouille et la narration et l'ensemble. Certains élitistes crieront au génie . Là où il n'y a que Toc ! Dommage !
Unc-Scrooge
Unc-Scrooge

54 abonnés 616 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 24 juillet 2013
Anna Karerina, avait beaucoup pour attirer le chaland. En effet, à l’évocation de la Russie du XIXème, le spectateur s’imagine de suite les palaces de St Petersburg, la neige et les décors grandioses. Si en plus on lui rappelle que le film est adapté d’un grand classique de la littérature russe, signé Tolstoï, il pense certainement à d’immenses reconstructions, avec des soldats par milliers et des scènes de bal dignes d’un Gatzby à l’accent russe… Oui mais voilà, les livres ne sont pas la réalité, et ne sont pas non plus fidèlement retranscrits lors de leur passage sur grand écran. Comme bien d’autres films, Anna Karerina souffre non seulement de la crise économique mais aussi de l’obligation de rentabilité, deux éléments le condamnant à un budget qui n’est pas à la hauteur de ses ambitions, encore moins de son potentiel. Au final, les rêves de grandeur et de splendeur s’envolent rapidement pour laisser place à une réalisation qui, si elle est (très) originale, en est aussi perturbante, frustrante et décevante. Réduit à passer la majorité des 120 min dans un théâtre à l’accent anglais si prononcé que l’on se croirait dans la banlieue de Londres, le spectateur en perd rapidement son russe et est condamné à essayer de suivre l’histoire et les nombreux personnages sans qu’aucun changement de décor/plan de transition ne puisse vraiment l’aider. Abandonné à lui-même, l’ennui guette rapidement et le spectateur n’est sauvé au final que par quelques éléments : des costumes éblouissants (et multi-récompensés), une BO (bien que répétitive) de bonne qualité et une prestation du duo Knightley/Aaron Taylor-Johnson convaincante. Ces quelques éléments – ainsi que ce qui reste de la trame originale de Tolstoï- sauvent le film de la catastrophe, mais ne permettent en aucun cas à Anna Karerina de briller de milles feux. Dommage…
Marie-Noëlle L.
Marie-Noëlle L.

17 abonnés 88 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2016
Très bon film, mais pourquoi avoir choisit une actrice famélique pour incarner la plantureuse Anna Karénine de l'époque de Tolstoï ! Ce n'est pas beau !
The Claw
The Claw

73 abonnés 727 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 janvier 2015
Après avoir lu le livre, il fallait que j'en vois une adaptation cinématographique : c'était obligé!
Alors un film qui m'a mis le cul entre 2 chaises. Déjà car tout va trop vite : on a l'impression dès le début du film que 200 pages du roman sont résumées en 10 minutes! Je recommande vivement d'ailleurs d'avoir d'abord lu le roman, avant de regarder ce film, sous peine d'être complètement perdu au bout d'un quart d'heure, vu la profusion de personnages qui arrivent de toutes parts sans même nous être présentés. Moi, je pense m'y être retrouvé car je connaissais les personnages du fait que j'avais lu le livre. Autre défaut du film : trop de musique, trop de violons! OK, c'est beau, mais là y'en a tellement que j'ai failli m'endormir. Overdose! La mise en scène est assez spéciale, et si elle se révèle très belle sur les scènes d'amour, il en va autrement sur tous les autres types de scènes, et plus particulièrement les scènes dramatiques (le train, mon Dieu quelle horreur!). Après, sur la longueur, à la fin, du film, on se dit que finalement c'était pas si mal, mais je pense qu'il y avait vraiment moyen de faire beaucoup mieux.
Piwi47
Piwi47

63 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 décembre 2012
dimanche 9 décembre 2012Anna Karénine
Après « Orgueil et préjugés » en 2005, puis « Reviens-moi » en 2007, Joe Wright collabore une nouvelle fois avec son actrice fétiche, la délicieuse anglaise Keira Knightley, et présente aujourd'hui dans les salles « Anna Karénine », énième adaptation sur grand écran du chef d'œuvre littéraire de Tolstoï.

Synopsis (source : Allociné) Russie, 1874. la belle et ardente Anna Karénine jouit de tout ce à quoi ses contemporains aspirent : mariée à Karénine, un haut fonctionnaire du gouvernement à qui elle a donné un fils, elle a atteint un éminent statut social à Saint-Pétersbourg. À la réception d'une lettre de son incorrigible séducteur de frère Oblonski, la suppliant de venir l'aider à sauver son mariage avec Dolly, elle se rend à Moscou. Au cours de son voyage, elle rencontre la comtesse Vronski que son fils, un charmant officier de la cavalerie, vient accueillir à la gare. Quelques brefs échanges suffisent pour éveiller en Anna et Vronski une attirance mutuelle. Oblonski reçoit également la visite de son meilleur ami Levine, un propriétaire terrien sensible et idéaliste. Épris de la sœur cadette de Dolly, Kitty, il la demande gauchement en mariage, mais Kitty n'a d'yeux que pour Vronski. Dévasté, Levine se retire à Pokrovskoïe et se consacre entièrement à la culture de ses terres. Mais le cœur de Kitty est lui aussi brisé quand elle prend conscience, lors d'un grand bal, de l'infatuation réciproque d'Anna et Vronski. Anna, désorientée, rentre à Saint-Pétersbourg, mais Vronski l'y suit. Elle s'évertue à reprendre sa calme vie de famille mais son obsession pour le jeune officier ne cesse de la tourmenter. Elle s'abandonne alors à une relation adultère qui scandalise toute l'aristocratie locale. Le statut et la respectabilité de Karénine sont mis en péril, le poussant à lancer un ultimatum à sa femme. Dans sa recherche éperdue de bonheur, Anna révèle au grand jour l'hypocrisie d'une société obsédée par le paraître. Incapable de renoncer à sa passion, elle fait le choix du cœur.

Le regard espiègle de Keira Knightley, la mise en scène faste et majestueuse (plans-séquences divins conjugués aux éléments virevoltants que sont le blizzard sibérien à travers la vitre d'un train, la très attendue scène de bal avec ses valses entraînantes, les relations sexuelles entre Anna et Vronski), les somptueux costumes, le montage sonore subtil à nos oreilles (bruits de chevaux au galop superposés aux battements de cœur d'Anna), l'obséquiosité jumelée à la bonté du personnage incarné par Jude Law, la B.O accompagnatrice du compositeur attitré (Dario Marianelli), le charme juvénile d'Aaron Taylor-Johnson … il faut admettre Joe Wright n'a pas lésiné sur la forme de son long-métrage. Bref, tout un programme pour moissonner, pourquoi pas, quelques statuettes dans le domaine technique aux Oscars 2013.

La tragédie tissée en toile de fond est, en revanche, moins négociable avec des dialogues soporifiques propices à l'ennui. Avec Tolstoï, l'appréciation de l'œuvre est souvent binaire : on aime ou on déteste. Malgré une fidélité irréprochable au roman, le film pâtit de longueurs interminables.

Côté casting, rien à reprocher à Keira Knightley, décidément de plus en plus à l'aise dans ses personnages en costumes. Irradiant la caméra de Joe Wright, son jeu est charnel et entier, la fidélité au metteur en scène se lit aisément. Jude Law est également impeccable dans le rôle de l'époux cocu, qui met tout en œuvre pour reconquérir sa bien-aimée. Enfin, saluons le jeune Aaron Taylor-Johnson pour sa partition difficile dans le rôle de Vronski.

En deux mots : Une mise en scène prodigieuse qui masque malheureusement un sujet de fond ennuyeux, pantouflard et soporifique, malgré une critique acerbe de la noblesse russe. Film à recommander aux inconditionnels de la culture russe.
Zbrah
Zbrah

60 abonnés 365 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 août 2014
Sorti en 2012, « Anna Karenine » marque le retour de Joe Wright aux films d’époque, cinq ans après « Reviens-moi ». Le réalisateur pose cette fois sa valise et sa caméra en Russie pour raconter le destin d’Anna, tiraillée par les choix de son cœur. Le gros point fort de l’œuvre, c’est sa mise en scène. Sans le travail faramineux de Joe Wright et de son équipe de techniciens, le film ne ressemblerait qu’à une banale histoire d’adultère en Russie. Quelle mise en scène magnifique ! Les changements de scènes se font sans coupure, les décors sont peints sur des planches de bois, la scène est toujours présente. Pas de doute, l’impression de se trouver au théâtre est là. Il y a tellement de trouvailles que peu importe si parfois le film comporte des temps morts, la réalisation suffit à émerveiller. J’ai rarement vu une mise en scène si travaillée, où les décors de toute beauté et réalité se confondent ! De plus, le tout est haut en couleurs, les costumes sont à tomber. Il y a également quelques scènes de danse chorégraphiées de façon unique qui laissent sans voix. Si le message n’est pas encore clair je le redis, le film est visuellement fantastique ! Joe Wright retrouve Keira Knightley pour la troisième fois et lui offre un rôle romanesque fait pour elle. Un personnage vivant pour l’amour, à l’instar d’Elizabeth dans « Orgueils et préjugés » et de Cécilia dans « Reviens-moi ». La différence entre ces deux rôles et celui d’Anna est que ce dernier est moins vertueux. La jeune femme trompe en effet son mari, le sage Jude Law, avec le charmant Aaron Taylor-Johnson. Si Jude Law est étonnant dans ce rôle à contre-emploi, Aaron Taylor-Johnson est égal à lui-même, ni plus ni moins. Le couple qu’il forme avec Keira Knightley est convaincant. Dans cette belle distribution, deux acteurs m’ont le plus impressionné : Matthew MacFeyden et Domhnall Gleeson. Si pour ce dernier il n’y a rien de surprenant (je l’adore à chaque fois que je le vois), j’ai trouvé Matthew MacFeyden vraiment amusant dans son rôle et bourré de charisme, et ce, malgré le peu de temps passé à l’écran. A noter également la courte présente de Michelle Dockery (la Mary de « Downton Abbey ») dans un rôle pas si différent de celui qui l’a fait connaître du grand public. L’intrigue est adaptée d’un roman de Tolstoï. Ne l’ayant pas lu, je serais bien incapable de juger le respect de l’œuvre originale. Reposant sur deux visions de l’amour, deux destins croisés (l’un bénéficiant de plus de développement que l’autre, celui d’Anna), l’histoire fait la part belle aux sentiments. Ceux d’Anna, dévouée à son amant et délaissant son mari, et ceux de Kostya Levin, homme du peuple parfois un peu paumé mais fou amoureux de la belle Kitty. Après une première partie rafraîchissante, le film s’enfonce malheureusement dans le drame sur la fin, et devient plus ennuyeux. Le tout perd en court de route ses originalités qui deviennent plus ponctuelles. Il n’empêche qu’ « Anna Karenine » est une belle fresque romanesque, toute en grâce, qui charme plus par sa mise en scène novatrice que par son propos. Une belle œuvre.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 18 décembre 2012
Comme toujours j'adore les films de Joe Wright et de Keira Knightley et je n'ai pas été déçue. Poétique, romantique, esthétique, dramatique mais tellement beau et touchant ! Les acteurs sont superbes, les images sont magnifiques tout comme le décor et l'histoire est triste mais c'est ce qui la rend encore plus belle. Bref, c'est à voir absolument !
Peyton28
Peyton28

28 abonnés 331 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 15 décembre 2012
Très belle histoire d'amour. Belle mise en scène.
Des Décors magnifiques, qui nous replongent dans l'univers de la Russie du 19e siècle avec grâce, élégance, et beauté. Belles musiques. Le trio d'acteurs principaux est brillant. A voir en V.O !!!!
Keira Knightley joue son rôle d'Anna Karenine à merveille, son regard est habité par son personnage, une actrice de talent, charismatique et douée.
Belle alchimie entre elle et le Comte Vronski, joué par le charmant et surprenant Aaron-Taylor Johnson,
c'est un beau couple de Cinéma, qui nous raconte avec émotion et passion, leur histoire d'amour.
Jude Law y est magistral en "Alexei Karenine", il joue ce rôle avec finesse, retenue, même derrière sa barbe abondante, il garde sa classe, son élégance et sa beauté habituelle, il est excellent dans ce film.
Bien filmé par Joe Wright, mais de manière trop théâtrale, c'est pour cela, que l'on décroche totalement de l'histoire au bout d'un moment. Le fond de base de l'histoire sur un décor permanent de théâtre nous fait un décalage assez étrange, on se demande sur quelle planète, on a atterrit, lol....parfois.
Les seconds rôles sont assez insignifiants et donc, mal joués, comme "Kitty" et "Kostya Levin",
ces acteurs ne nous atteignent pas du tout.
Indiana
Indiana

19 abonnés 174 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2012
Bon comment dire c’est assez étonnant comment le film a été mis en scène très très théâtrale il faut le voir pour se faire sa propre idées mais c’est assez original je trouve et colle plutôt bien avec l’époque et l’histoire !
Une histoire d’adultère très courante à l’époque de l’histoire du film mais dans le meme genre Royal Affaire sorti cette année ma plus charmé et conquit que celui-ci.
En revanche le casting est impeccable avec Jude Law très sectaire, une Keira Knightley parfaite dans ce rôle et Aaron Taylor-Johnson le héros de Kick ass méconnaissable dans ce rôle de militaire coureur de jupon.
Des décors superbes et des musiques qui font frissonner !
Ma note : 13/20
Alice025

1 895 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 décembre 2012
Je n'ai pas lu le roman, ni entendu parler auparavant de cette histoire (honte à moi), mais le casting me plaisait beaucoup (Keira Knightley, Aaron Taylor-Johnson et Jude Law). De plus les histoires d'amour de l'époque sont plus intéressantes que celles de maintenant...
Ce qui est incritiquable dans ce film, ce sont les décors : une sublime représentation de l'époque, des costumes magnifiques et élégants, le théâtre ou se tient les principales scènes du film... En bref, une grande claque visuelle !
L'histoire est certes tragique : Anna se retrouve dans une position très délicate car elle n'a pas violé la loi mais les règles du mariage. D'un côté, elle veut maintenir sa haute réputation et le respect qu'on a pour elle, grâce à son mari Mr Karénine... mais d'un autre côté, elle est tombé folle amoureuse de Vronsky et veut vivre sa passion. Déchirée par les commérages qui s'amplifient, tout se bouscule dans sa tête...
Je trouve que cette histoire peut être véritablement intéressante, mais je n'ai pas réussi à vraiment accrocher dans ce film. Certaines scènes ne sont pas assez approfondies à mon goût, l'histoire d'amour entre Anna et Vronsky démarre beaucoup trop vite, j'ai parfois eu l'impression d'être perdue.
Le meilleur jeu d'acteur est tout de même attribué à Jude Law, mari trompé, humilié et déshonoré, mais qui accepte tout de même de lui pardonner.
Je ne peux pas vous dire avec certitude que vous allez adorez, car je suis moi-même assez mitigée...
Toutes mes autres critiques sur cinephile-critique.over-blog.com
Eric C.

303 abonnés 2 277 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 novembre 2015
C'est très beau, visuellement sublime avec des décors, costumes et choregraphies somptueux du début à la fin. Image virevoltante et rythme hyper soutenu dans une approche originale et créative du roman de Tolstoi. Hélas c'est aussi extrêmement déroutant et le parti pris narratif entre mise en scène théâtrale et scènes plus réalistes cinématographiques m'a un peu perdu et m'a surtout éloigné de l'âme du roman de Tolstoi et de sa portée romantique et dramatique, le tout baigne par ce côté mélancolique de l'âme russe. Au final, c’est très beau mais décevant. Le principal atout du film est sans conteste Keira knightley, sublime de beauté et de fraîcheur dans de magnifiques et nombreux costumes. Mais à choisir je préfère de loin la version plus romantique et plus sobre avec Sophie Marceau. Une oeuvre originale de réalisateur, une superbe actrice mais une adaptation ratée.
Patricemarie
Patricemarie

49 abonnés 1 280 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 13 avril 2013
Un cinéma onirique, mais n'est pas Fellini qui veut: ça tombe à plat et le côté classique du film reste justement la seule chose de bien, malgré cette tentative d'innovation du réalisateur.

La récupération du même décor (de théâtre) pour de multiples scènes qui se veulent surréalistes, laisse simplement paraitre les limites financières du film.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 7 janvier 2013
Dans le genre on-revisite-un-classique-et-le-on-dépoussière, on est largement en droit de préférer "Les Hauts de Hurlevent" sorti récemment à cette énième version bien fade d'"Anna Karénine". D'ailleurs, la modernité qui se dégage de ce film n'est que de façade puisqu'au contraire d'Andrea Arnold qui avait su gratter l'œuvre d'Emily Brontë jusqu'à la moelle, Joe Wright se contente d'illustrer de manière parfois ludique et parfois franchement kitsch le propos de Tolstoï. Joe Wright s'est pris pour Ken Russell et s'est lamentablement planté. Pire, il a rabaissé un monument de la littérature mondiale au niveau d'un petit vaudeville de boulevard. A cause de ses artifices sur la forme, on trouve plus d'intérêt dans les changements abrupts de décors ou de costumes que dans la psychologie des personnages. A cause de son conservatisme sur le fond, on se passionne plus pour les amours sans trop de vagues du couple Constantin/Kitty que pour les conséquences tumultueuses de la relation entre Anna et Alexis. Ok, les vertus du bonheur rangé dans une armoire, c'était sans doute ce que Tolstoï voulait qu'on retienne de son bouquin mais on a quand même un peu évolué depuis la Russie tsariste de la fin du XIXème siècle, non ? Déjà dans le surcoté "Reviens-moi", Joe Wright arrivait à faire passer pour flamboyante une réalisation très académique. Avec "Anna Karénine", la poudre aux yeux ne fait plus son effet. Et puis, je me souviens avec nostalgie d'un temps pas si lointain où Keira Knightley était une bonne actrice (dans le surcoté "Reviens-moi", par exemple). Ici, elle surjoue n'importe quelle situation, n'importe quelle émotion, un peu comme pour sa prestation de névrosée dans "A Dangerous Method". Dommage car à côté d'elle -et à l'exception notable d'Aaron Taylor-Johnson, insipide-, les autres acteurs sont plutôt bons : Jude Law joue le terne cocu avec dignité, Matthew MacFayden le frère coureur avec gourmandise et la jeune suédoise Alicia Vikander est une réelle révélation dans le rôle de Kitty. Une vraie fraicheur et un vrai contraste avec le rôle principal.
Glouyie
Glouyie

20 abonnés 304 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 janvier 2017
La mise en scène théâtrale d'"Anna Karenina" de Joe Wright, apporte au récit une certaine magie, en enchaînant les décors, focalisant la lumière sur des moments importants, suivant la relation de cette femme, Mme Karenine avec son amant, et sur les conséquences d'une telle relation dans le milieu aristocrate russe au XIX ème siècle.
J'ai été emportée dans ce récit, à la fois envoûtant, hypocrite et ingrat. Je le conseille vivement, même si les autres critiques n'ont pas l'air en accord avec mon opinion...
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse