2950 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
360 critiques spectateurs
5
36 critiques
4
74 critiques
3
109 critiques
2
78 critiques
1
36 critiques
0
27 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 7 décembre 2012
Excellent film à voir et revoir car il est très riche, très dense et d'une belle esthétique. Bravo au réalisateur ! La présentation "théâtrale" est un plus, audacieuse mais parfaitement réussie.
La façon de filmer très originale m'a gêné au début, puis on s'y fait... l'histoire reste intacte, très bien jouée, beaucoup d'émotions transmises... beau film !
Blog de Critiques Cinématographique: http://lecinemaduspectateur.wordpress.com/2012/12/07/anna-karenine/ |
Joe Wright a compris rapidement que le roman « Anne Karenine » repose sur sa trame romanesque et sur son effervescence d’actions et de personnages. L’œuvre de Tolstoï fonde sa narration sur l’ébullition de la noblesse russe du XIXe. Il met en avant le paradoxe d’une classe dominante qui prône une sacrosainteté d’apparat pour finalement assouvir ses immoralités et s’associer aux mœurs du peuple. De la volonté d’une vie sainte, les Grands de l’Empire trouvent leurs jouissances humaines au contact du peuple qui partage ses divertissements et qui lui ressemble plus qu’ils ne veulent l’accepter. Pour transposer cette émulation à l’écran, Joe Wright transforme le roman en pièce de théâtre. Le réalisateur déstructure l’espace pour donner une fluidité déconcertante à son ensemble. Certes, cela peut surprendre au début, mais la maestria avec laquelle il utilise l’espace donne un tournis vivifiant et fait des étincelles. Dans un décor totalement créé pour le film, il utilise toutes les ressources du théâtre pour magnifier une mise en scène virtuose. Il dénature la réalité, mais la magnifie en supprimant toutes distances entre les lieux créant ainsi un jeu de portes qui s’ouvrent et se ferment en écho des peines de cœurs d’une noblesse contrariée. Il ne faut pas prendre au premier degré la surenchère visuelle ou encore les interprétations théâtrales. Le spectateur sera pleinement ravi que s’il accepte un contrat tacite avec Joe Wright qui dirait que « Anna Karenine » est une œuvre visuelle et travaillée et donc qu’une recherche de réalisme et de simplicité serait vaine. Il joue avec la théâtralité du cinéma mais en dépassant les limites même de ce dernier. Wright supprime le 4ème mur et donne une force d’ouverture à un espace normalement clos. Il utilise la scène comme une fenêtre ouverte sur le monde, les murs se séparant pour laisser place tantôt à des champs de fleurs tantôt à la plaine polaire russe. La capacité imaginative des décors de théâtre est poussée à l’extrême. De plus Wright utilise tout l’ensemble théâtral : la scène aussi bien les coulisses qui deviennent des couloirs de gare par exemple. « Anne Karenine » est le reflet du fantasme du metteur en scène qui rêverait de pouvoir utiliser tous les moyens mis dans les mains de Wright. La scène est plus que jamais le lieu de l’action avec une dimension de démesure : au cinéma tout est possible et donc imaginable. La scène est alors ce que Wright veut qu’elle soit, que ce soit une gare, un hippodrome ou une salle de balle. Joe Wright ironise en montrant les acteurs invisibles du théâtre : les installateurs des décors, et surtout un balayeur donnant l’impression au spectateur d’assister à une répétition. Il faut du génie dans la décoration artistique pour réussir sans aucune faille à mettre en place un tel film. Grâce à cette mise en scène, « Anne Karenine » devient en lui-même une valse russe où la caméra tournoie et devient la véritable reine de l’œuvre. C’est donc grâce à sa forme que le film rend compte de la critique d’un monde superficiel voulu par Tolstoï : un monde dans lequel l’objectif est de montrer une irréprochable moralité de façade. Dans son livre Tolstoï dit « Toutes les familles heureuses se ressemblent ; les familles malheureuses le sont chacune à leur façon ». Le but de l’aristocratie est alors de participer à ce moule de la famille pieuse parfaite, et ainsi de ne penser qu’au profit du nom de la famille.
Cependant, « Anna Karenine » se désagrège justement dans ce choix de mise à l’écran qui centralise l’histoire, comme Tolstoï l’a aussi fait, sur l’histoire d’Anna en oubliant l’autre intrigue de Lévine et Kitty (mise en avant dans le récit premier de Tolstoï). Ce choix radicalisé par Joe Wright donne l’impression de voir et revoir la filmographie du réalisateur qui ne fait que des variations de la même histoire et surtout avec la même figure féminine : Keira Knightley. L’actrice est devenue la figure d’un cinéma en costume où vit une romance puissante et tragique. Même si le film n’est pas de Wright, « Anne Karenine » ressemble à un « The Duchess » folklorisé par la culture russe impériale.
Très décevant. Je ne m'attendais pas du tout à la mise en scène... Je n'ai pas été convaincue et je me suis même ennuyée. J'ai failli quitter la salle. À saluer la performance de Jude Law qui est très fidèle au personnage du livre. Sinon le film n'a pas grand intérêt
il faut surtout aimer aussi le théâtre ....et je dois dire que le metteur ( Joe Wright) passe avec une extrême virtuosité d'un genre à l'autre ....il a même reussi à faire minauder Keira Knightley beaucoup moins que d'habitude ....john H tu dois aller voir 'cogan' ou 'le capital' ça c du nul pur jus !!! (à part 2 plans)
Excellent film , et contrairement aux critiques bêtes et méchantes , celle 'Henri , l'Oscar du 1er role feminin Pour Keira Kneightley et des nominations à prévoir pour " meilleurs costumes" meilleur réalisateur , meilleur scénario /original /,
Magnifique !!! Une adaptation intelligente et fidéle au roman , les acteurs sont tous extraordinaires , la mise en scène est magique cette version est moderne et incroyablement théâtrale, moi j'ai adoré !! Franchement je m'attendais à un film d'époque ordinaire et là le rideau se lève sur tout autre chose Bravo Monsieur Wright !!
Thérèse Desqueyroux, Les Hauts de Hurlevent, Anna Karénine, ... : le cinéma se repait des classiques et en livre des adaptations plus ou moins fidèles. Pour sa version du roman de Tolstoï, Joe Wright choisit de nous faire assister/participer à une représentation théâtrale. Le rideau s'ouvre, les personnages sont dans la salle ou dans les cintres, le carton-pâte s'impose. Pari osé, bien tenté, mais que le réalisateur ne peut respecter à la lettre. Non, il veut aussi des paysages somptueux, des costumes rutilants, des décors sublimes. De fait, la magnificence des artifices et les effets virtuoses de la mise en scène étouffent l'intrigue, avec un aspect pompier qui ne s'estompe que dans les scènes intimistes où le réalisateur semble soudain bien gauche. Qui plus est, l'histoire d'Anna, traitée de façon elliptique -d'accord, tout le monde connait la trame-, est phagocytée par un autre récit, celui des amours contrariées d'un pauvre fermier. Tiens, nous voici soudain dans un avatar du Bonheur est dans le pré. C'est vrai que le film est très beau et virevoltant dans plusieurs scènes marquantes (le bal, les courses, le labyrinthe). Mais il semble comme un jouet entre les mains d'un metteur en scène qui confond grandiose et grandiloquent. Tolstoï est russe ou Tolstoy r us ? Ce qui sauve en partie le film, outre le jeu sobre de Jude Law qui contraste avec le côté falot du comédien qui interprète Vronski (oublions son nom), c'est avant tout l'abattage de Keira Knightley, convaincante de bout en bout. On n'en a vraiment pas marre de cette Anna là !
Excellent film, avec un début quelque peu déroutant mais on s'habitue vite à cet univers théatral qui à sa manière nous fait un peu penser à Moulin Rouge..Avec une interprétation juste parfaite de Jude Law, un peu déçue par Keira Knigtley qui reste un peu fade et un Matthew Macfayden toujours aussi caméléon
Le réalisateur de films romantiques (malgré un détour vers le thriller d'action "Hanna") retrouve son actrice fétiche de "Orgueil et préjugé" et "Reviens-moi" Keira Knightley pour une nouvelle adaptation du roman de Tolstoï. Ces deux derniers films du genre était empreint d'un certain classicisme, un style qu'il met de côté ici pour une véritable farandole qui n'est pas sans rappeler "Moulin Rouge" de Baz Lhurmann... On est bluffé par toute la splendeur qui s'offre sous nos yeux ; les costumes, les décors, les couleurs... etc... Tout est franchement magnifique. Les décors multiples s'ouvrent dans les méandres d'un théâtre géant, dans lequel on se perd par des plans-séquences et un montage ingénieux. Tout semble merveilleux, une beauté formelle indéniable. Les acteurs le sont tout autant, surtout Vronski joué par un Aaron Taylor-Johnson classieux ; j'émetterai un bémol pour le choix de la charmante Keira Knightley, dont l'androgynie ne colle pas au canon féminin d'un film d'époque. Outre ce détail, il est décevant que l'émotion ne nous gagne pas plus que ça. Le drame se focalise sur la détresse de Anna Karénine et passe trop vite sur les problèmes des autres personnages et leurs liens avec l'héroïne. La passion n'est pas approfondie, ça manque autant de sensualité que de chair. L'écrin est sublime, du scénario au décors/costumes mais le fond de l'histoire est trop simplifié, voir souvent effleuré. C'est éblouissant pour les yeux mais nos sentiments restent donc en veille. Donc à choisir je lui préfère le chef d'oeuvre de 1948 avec Vivien Leigh...
Le film est une surprise car il vous déroute. C'est un film spécial, ne partez pas et laissez vous emporter par l'histoire et la mise en scène de Joe Wright qui est trés originale. C'est un trés beau film, avec de trés bon acteurs et des décors inattendus. En conclusion, captivant et surprenant, on ne s'attend pas à ce genre de film.
Une surprise, là encore, mais pas vraiment une bonne ! Je m'attendais à être bouleversée, emportée par cette belle et dramatique histoire d'amour mais l'émotion ne fut pas au rendez-vous. La faute en revient vraisemblablement à la mise en scène, originale, très originale, même, mais totalement inadaptée, à mon avis. Le film se présente d'une façon très artificielle, théâtrale, presque un ballet, pourrait-on dire, avec sans cesse des acteurs qui tournoient, virevoltent à la moindre occasion, font des irruptions fracassantes, se lèvent et s'assoient comme des poupées mécaniques ... Tout cela tient le spectateur à distance et crée un certain malaise. Je met quand même deux étoiles, pour les couleurs, les costumes, quelques belles images. Mais je ne venais pas visiter un musée ou un château, je venais voir un film et vibrer devant une tragique histoire d'amour. Ce ne fut pas le cas.
Je n'ai pas lu le roman, ni entendu parler auparavant de cette histoire (honte à moi), mais le casting me plaisait beaucoup (Keira Knightley, Aaron Taylor-Johnson et Jude Law). De plus les histoires d'amour de l'époque sont plus intéressantes que celles de maintenant... Ce qui est incritiquable dans ce film, ce sont les décors : une sublime représentation de l'époque, des costumes magnifiques et élégants, le théâtre ou se tient les principales scènes du film... En bref, une grande claque visuelle ! L'histoire est certes tragique : Anna se retrouve dans une position très délicate car elle n'a pas violé la loi mais les règles du mariage. D'un côté, elle veut maintenir sa haute réputation et le respect qu'on a pour elle, grâce à son mari Mr Karénine... mais d'un autre côté, elle est tombé folle amoureuse de Vronsky et veut vivre sa passion. Déchirée par les commérages qui s'amplifient, tout se bouscule dans sa tête... Je trouve que cette histoire peut être véritablement intéressante, mais je n'ai pas réussi à vraiment accrocher dans ce film. Certaines scènes ne sont pas assez approfondies à mon goût, l'histoire d'amour entre Anna et Vronsky démarre beaucoup trop vite, j'ai parfois eu l'impression d'être perdue. Le meilleur jeu d'acteur est tout de même attribué à Jude Law, mari trompé, humilié et déshonoré, mais qui accepte tout de même de lui pardonner. Je ne peux pas vous dire avec certitude que vous allez adorez, car je suis moi-même assez mitigée... Toutes mes autres critiques sur cinephile-critique.over-blog.com