Calvary
Note moyenne
3,6
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88 critiques spectateurs

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selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 janvier 2015
Juste après l'excellent "L'Irlandais" (2011) le réalisateur John Michael McDonagh retrouve son acteur Brendan Gleeson pour un film un peu plus austère et dramatique. On le suit à travers ce village de la côte irlandaise où il semble que le pauvre curé soit en mission dans le pire village qui soit. Chaque habitant semble habité par un vice, chaque villageois ne peut nous être qu'antipathique (à l'exception d'un vieux solitaire). En prime un casting très hétéroclyte magnifiquement servi par un scénario intelligent. Juste deux petits bémols, un interrogation toujours sans réponse (le chien ?!) et une dernière scène superflue. Néanmoins John Michael McDonagh signe un second long métrage de grande qualité.
virnoni
virnoni

109 abonnés 578 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 décembre 2014
Déprimant! Si vous voulez vous associer à la pluie du moment et au froid de l'hiver, c'est un film pour vous! Je ne sais pas ce qu'ont les critiques (presse et spectateurs) en ce moment à s'extasier devant certains films ??! Je suis une fois de plus dubitative! Parlons des points positifs : Brendan Gleeson, que j'adore et que je suis venue voir spécialement enfin dans un 1er rôle. Il est juste époustouflant dans un rôle pourtant pas simple, un prêtre allant jusqu'au bout de "son appel" ou sa foi, bon comme il en existe plus face à des personnages particulièrement mauvais ou perdus. Chapeau! Les images sont aussi assez exceptionnelles : paysages, cadres, plage etc... La musique est complètement porteuse dans certaines scènes, magnifique. Le casting est bons, dans des rôles vraiment pas évident. Problème : l'histoire est juste trop "barrée" qu'elle en perd en crédibilité. Comment comprendre le sacrifice de ce prêtre (oui oui à ce stade, c'est un sacrifice!) de vivre dans ce coin paumé avec tous ces tarés qui n'en valent pas du tout le coup. Les dialogues, certes bien écrits, sont presque autant peu crédibles, surgissant à n'importe quel moment de la journée, rendant les personnages plus pathétiques et méchants, voire cruels et tarés, qu'attachants dans leur questionnement, doutes et mal-être. Insupportable même parfois. On assiste plus à une enfilade de scénettes, plus ou moins inspirées et donc crédibles, plus ou moins passionnantes (voire pas du tout, j'ai souvent piqué du nez à... 16h30! Ou alors j'ai déjà commencé l'hibernation de cet hiver!?), plus ou moins liées à l'ensemble ou pertinentes. J'ai trouvé le propos limite malsains mais ça, le réal l'a surement voulu. Tout le monde semble plutôt perdu (damnation), irrécupérable, bête et cruel. Surtout envers le seul personnage bon (à l'état pur) : ce prêtre qui se sent en devoir de porter tous ces névrosés vers le chemin de "je ne sais quoi" "pour "je ne sais où"?! Alors qu'on s'en moque assez au final. Le seul élément étant l'identité du (futur) assassin de ce prêtre. C'est long ici 1h45 pour le savoir! Pas vraiment de but, ni d'intérêt, ni de joie et rire n'en déplaise à bcp. Je n'ai pas ri du tout bien au contraire, c'est trop cynique - et pourtant j'adore l'humour noir normalement - je n'ai même pas souri, je n'ai "rien du tout" à vrai dire sauf presque dormi et eu froid dans le dos à certains moments tant le sujet en devient pervers. Pour certains, c'est ici que le film est original (par sa vision qui désappointe) mais en fait, personnellement, c'est tout ce que je n'aime pas dans l'originalité, qui n'en est pas mais qui se donne un style de... Pas d'épaisseur au final, une grosse critique à l'emporte pièce contre l'église, la foi et autres bassesses des humains (vile, cupides, mauvais, violeurs et assassins), même pas rachetés par Dieu ou à défaut par un vrai homme pieu qui sacrifiera sa vie au nom de cette même grâce d'esprit et bonté (divine?). Ridicule je vous dis! Voyez, c'est moi qui en devient cynique. Film à ne pas mettre devant tous les yeux...à vous de voir si vous êtes courageux. Moi je vous dirai "sauve qui peu ou sauvez votre âme et vos derniers grammes de bonne humeur pour tenir l'hiver"!! :-)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 décembre 2014
film excellent!
C'est tres intéressant de suivre cette semaine du pretre, les gens qu'il rencontre et ecoute, les évènements qu'il doit gérer, son rapport à sa foie. Sans aucun clichés.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 10 décembre 2014
Avec ce Calvary, on assiste à un vrai régal pour les yeux. Le travail du chef opérateur est à souligner, tant certains plans valent à eux seuls une place de cinéma. Avec ses dialogues bien écrits, et des touches d'humour aussi bien vues qu'inattendues, on pense passer un bon moment sur la longueur. Las, car bien vite le film enclenche un rythme lent, très contemplatif, qui pourra venir à bout des nerfs d'un certain public. Mais ces longueurs sont le prix à payer pour apprécier ce film, et notamment la grande performance de Brendon Gleeson. Un film exigeant.
btravis1
btravis1

127 abonnés 529 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2014
Un peu moins bon que son film précédent 'the guard', Calvary reste un bon film mais dont l'histoire, moins aboutie, n'est qu'un prétexte à exposer une galerie de personnages et de réflexions sur fond de religion. Brendan Gleeson en tête est remarquable et les seconds rôles sont parfaitement bien choisis, même si le personnage de sa fille, assez fantomatique, ne sert pas trop le film. Et en plus, les paysages irlandais sont magnifiques !
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 décembre 2014
En voilà un film bien atypique et bien trempé de caractère : ça fait plaisir à voir ! C’est suffisamment rare pour le signaler, « Calvary » est ce genre de long-métrage qui parvient à trouver un très bon équilibre entre l’atmosphère épurée d’un film contemplatif et la structure dynamique d’un récit artificialisé comme il faut. La réalisation est très propre, efficace et le casting remarquable de richesse et d’éclectisme (retrouver Isach de Bankolé et Aidan « Mayor Carcetti » Gillen autour de Brendan Gleeson et Kelly Reilly, c’est quand même la classe). Tout cela n’est pas tape à l’œil mais bougrement efficace. J’aurais même pu m’enflammer davantage pour cette étrange intrigue si… si seulement le propos allait dans une direction susceptible de m’intéresser… Ce n’est pas forcément le truc de la foi religieuse qui me dérange, mais juste le nihilisme un peu facile qui découle de l’intrigue. C’est dommage, parce qu’au fond il y a une jolie forme, de jolis personnages et des péripéties parfois savoureuses… mais pour finalement pas grand-chose. C’est dommage donc, même si bon, dans l’ensemble ça ne m’a pas empêché au final de passer un bon moment. A bon entendeur…
Julien D

1 338 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2014
Après le succès de son premier long-métrage, L’irlandais en 2011, John Michael McDonagh redonne un rôle à son acteur fétiche Brendan Gleeson, celui d’un prêtre d’une petite bourgade isolée qui, se sachant condamné, va chercher à faire, en une semaine, table rase de ses tourments. Le premier d’entre eux est bien évidemment celui de sa propre foi, évidemment secouée par cette sérieuse menace, puis ensuite les soucis de ses proches et ses paroissiens. L’arrivée de sa fille, en plein pendant cette période de bouleversement, est évidemment une coïncidence peu crédible, et la narration qui consiste à aller voir, l’un après l’autre, les personnages secondaires (tous particulièrement stéréotypés) est particulièrement redondante, mais l’écriture des dialogues est si réfléchie que toutes ces facilités scénaristiques en deviennent négligeables. A défaut d’une mise en scène audacieuse, le casting irréprochable, la bande originale lancinante et la beauté des décors sauvages tournés sur les côtes gaéliques donnent à beaucoup de scènes une qualité saisissante. Mais c’est avant tout l’évolution du personnage de ce Père James Lavelle, au fur à mesure de ses conversations, qu’elles soient d’une gravité bouleversante ou teinté d’un humour noir cynique, allant d’une volonté altruiste inébranlable à un fatalisme pesant qui va marquer la dernière partie de Calvary et en faire un drame psychologique particulièrement habile.
Louis G.
Louis G.

12 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 mai 2015
Un scénario déroutant de réalisme et de symbolisme . En permanence plusieurs niveaux de lecture possibles au milieu d'un pâte humaine plus vraie que nature. Cet homme désireux de partager la paix se voit transpercer par la haine de toute part. Une très belle œuvre aussi sur l'Irlande contemporaine.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 4 décembre 2014
Un film qui est dur, une bande de névrosés de quoi se poser des questions sur le ou les coupables... L'acteur principal joue vraiment très bien son rôle de Père
Tout le monde ne pourra pas supporter ce film, mais je le conseille vivement malgré tout
Flaw 70
Flaw 70

276 abonnés 422 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2014
Parmi les réalisateurs britanniques, je dois dire que Martin McDonagh et son frère John Michael sont ceux en qui je porte beaucoup d'espoir et qui jusqu'à maintenant me donne envie de suivre leurs carrières avec attention. Martin m'avait fait forte impression avec son premier film, In Bruges, qui était fort réussi même si son deuxième film, Seven Psychopaths, était moins réussi et moins original tout en restant assez sympathique. Pour son frère John Michael ce fut le contraire, son premier film The Guard était sympathique mais pas transcendantal faute d'un rythme aléatoire et de quelques longueurs mais il confirme son talent avec ce deuxième film, celui qui est concerné par cette critique. Scénarisé par lui-même le film ne sera ni une critique de la religion ni une glorification de celle-ci, c'est avant tout l'étude du comportement humain et de la déliquescence d'une époque. Pour cela il brodera des personnages secondaires déviants mais cocasses qui iront des personnalités exécrables et irrécupérables, même si ses personnages ont tendance à tomber dans les stéréotypes, c'est voulu mais cela les empêche d'être plus que leurs fonctions même si c'est aussi voulu par la déshumanisation de la société dépeinte par le film, ça tend à rendre leurs interactions trop mécaniques et téléphonées. Mais néanmoins quelques uns de ses personnages sortent du lot, ceux dont une rédemption les attendent au bout du chemin, en ça on retiendra les rôles très touchants de la fille du prêtre, de la veuve, de l'homme riche et du vieil écrivain qui hérite des meilleurs scènes du film. Ces scènes sont moins dans l'ironie mais permettent de donner corps au film en s'attaquant à l'aspect tragique de l'histoire et en deviennent magnifiquement écrites et très touchantes. Pour le reste je dois avouer que j'ai adoré l'humour british qui s'en dégage, les répliques pince-sans-rire du prêtre sont savoureuses tout comme ses réflexions métaphysiques et existentialistes. D'ailleurs le personnage du prêtre est magnifique, clairement un des personnages les plus nobles que j'ai vu cette année au cinéma. Et j'ai beaucoup aimé que cette noblesse ne vienne pas de l'aspect religieux mais bien de ses fondements à lui, de ses choix et de sa morale car c'est avant tous un homme comme les autres, il à ses défauts mais il se bat pour ce qu'il estime être juste. Ensuite la construction même du film est intelligente créant un décalage avec notre monde car ici le film s'amuse à jouer avec les points de vue et la notion de réel, au début le prêtre nous parait normal dans une société déviante avant que le film engendre un retournement bien pensé lors d'une conversation anodine et innocente entre le prêtre et une jeune fille, ou il nous sort brusquement de notre cocon pour nous plonger le nez dans la boue. Alors qu'on croyait le prêtre être un érudit respecté et écouté par les autres, on se rend compte que c'est un homme dont on se moque en raison de sa foi et qu'il doit faire face aux mauvaises réputations des prêtres pédophiles qui pullulent en Irlande. De plus le film aborde ce sujet avec beaucoup de finesse sans tomber dans le pathos et la prise de conscience du prêtre de la société qui se détériore, ou ne les gens ne croient plus en rien, ne respectent plus rien et ne font que s'autodétruire, est juste et bien amené. Bon le film n'évite pas quelques défauts comme certaines scènes assez dispensable, voire même inutile ( la visite rendu à un tueur cannibale ) ou une confrontation finale qui n'est pas à la hauteur du reste mais par dessus ça le film évite la propagande religieuse, ce qui est un gros plus pour moi qui ne suis pas croyant, et permet d'avoir quelques fulgurances de réflexions métaphysiques grâce à des répliques très bien écrites et pensées ainsi que d'une conclusion poignante.Le casting est quasiment parfait même si certains acteurs ne s'extirpent pas de ce qu'ils font d'habitude comme Aidan Gillen qui nous joue la même partition que dans Game of Thrones. Sinon pour le reste c'est du sens faute avec une Kelly Reilly solaire et touchante et Brendan Gleeson dans le meilleur rôle de sa carrière. Il est absolument poignant dans son interprétation en émotions retenus et en finesse ou il arrive à faire passer un torrent d'émotions par la force de son regard. La réalisation enchaîne une BO très inspirée, une photographie sublime qui magnifie les plans sur les paysages superbes de l'Irlande tandis que la mise en scène très contemplative de John Michael McDonagh est d'une maîtrise et d'une efficacité imparable. Il ne cherche pas l’esbroufe et fait dans le classique mais cela rajoute de la force et de l'authenticité au récit, en plaçant sa caméra à hauteur de son personnage il parvient mieux à capter les émotions et les regards de son protagoniste. En conclusion Calvary est un très bon film qui est à la hauteur de son personnage principal, noble, drôle, touchant et charismatique. L'écriture est intelligente et fine, la mise en scène impeccable et le casting au top. John Michael détrône donc son frère dans mon estime en réalisant un vrai coup de maître et en offrant à Brendan Gleeson, acteur que j'apprécie beaucoup, le plus beau rôle de cinéma depuis pas mal de temps déjà, que ce dernier s'empresse de magnifier. Un très beau film !
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2014
Un film magnifique, qui sous les aspects fugaces d’un thriller révèle toute la complexité des rapports humains, quand un fil vient à lâcher : l’annonce de votre mort prochaine. L’homme concerné n’a rien à se reprocher, mais les faits sont là, il a une semaine pour tout remettre sur le droit chemin. Ce n’est peut-être pas toujours très simple à suivre, mais je vous assure que la manière de filmer l’Irlande de MCDonagh vous donne des envies de vous y rendre, et de suivre l’intrigue au plus près des falaises et du vent. Avec des dialogues affûtés à l'humour noir et un casting irréprochable mené par Brendan Gleeson (« L’Irlandais ») et Kelly Reilly (« True Detective »)
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Axbogonox
Axbogonox

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 décembre 2014
Derrière la grille d'un confessionnal, un inconnu dit au Père James qu'il le tuera dans une semaine et lui donne rendez-vous sur la plage. Interloqué, il continue malgré cette menace qui plane, à exercer son sacerdoce dans sa petite ville d'Irlande.
Le film suit le prêtre dans ses périples, redressant avec plus ou moins d'adresse et relativement peu de succès le comportement ou l'idéal moral de ses concitoyens. Il a fort à faire car, pour la plupart, ceux-ci frustrés ou donnant ou subissant la violence, font montre d'un cynisme détaché....
Jorik V

1 363 abonnés 1 952 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 décembre 2014
La scène pré-générique semble annoncer la couleur avec comme accroche : « La première fois que j’ai goûté au sperme j’avais sept ans ». S’ensuit un très beau générique avec de magnifiques plans de l’Irlande sur une somptueuse musique instrumentale. Un début prometteur que ne viendront confirmer que les dernières scènes, d’une dramaturgie puissante et évocatrice. Entre deux c’est beaucoup plus mitigé… En effet, la semaine de ce prêtre à qui l’on annonce à confesse qu’il va être assassiné sous sept jours est moyennement convaincante. On suit les entretiens de l’homme d’Eglise avec un échantillon de ses ouailles représentant chacun une attitude particulière vis-à-vis de la foi et de la religion. Mais les ruptures de tons entre ces vignettes sont mal négociées et ça ne prend que très rarement. On passe de l’humour très noir à l’émotion en faisant un petit détour par le thriller sans que cela donne un ensemble très cohérent. Parfois même, une continuité de la musique du générique, belle mais très dramatique, enrobe une scène à priori sarcastique. C’est troublant et osé mais peu probant ! La charge contre le catholicisme est lourde mais courageuse tandis qu’on l’on se moque totalement de qui se révèlera être le futur meurtrier. Brendan Gleeson est impérial et tire ce film étrange vers le haut mais on est à la limite de l’ennui et on se demande parfois où le réalisateur a voulu en venir avec son « Calvary » beaucoup trop verbeux.
Xavier N.
Xavier N.

6 abonnés 20 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 décembre 2014
C'est un bon film, rempli de réflexions qui font souvent mouche sur la vie, la mort, la religion, la famille, le pardon, les vertus et les péchés humains, bref, il brasse énormément de thèmes. On a droit à une galerie de personnages bien dessinés (mentions spéciales au type riche mais blasé de tout et à la fille du prêtre interprétée par Kelly Reilly), sur fond de paysages irlandais évocateurs et d'une musique juste. Le scénario est solide, la mise en scène sobre, à l'image de Brendon Gleeson. La tonalité ambiante est sombre sans être misérabiliste.

Si vous pouvez le voir, n'hésitez pas!
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 1 décembre 2014
Univers décalé et humour noir sont les maîtres mots de John Michael McDonagh, qui nous avait déjà régalés avec L’Irlandais, une comédie grinçante aussi corsée qu’une bonne Guinness sur un duo de flics improbable et explosif.

Pour son deuxième long métrage, le cinéaste a souhaité pousser la noirceur à son extrême, dépeignant des personnages narquois, désabusés et irrécupérables avec un cynisme glaçant.

Calvary est une histoire de pardon aussi pittoresque que déroutante, à la tonalité désespérée, qui se distingue par une photographie sublime et un casting parfait. Le merveilleux Brendan Gleeson (Bons baisers de Bruge, L’Irlandais...) y déploie tout son talent dans le rôle du prêtre « condamné », en lutte contre ses propres démons et se dépatouillant comme il peut au milieu de ses « brebis galeuses ». Un personnage attachant et émouvant qui vient contrebalancer le pessimisme ambiant du film, dont la violence de certaines scènes aurait pu être évitée...
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