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Lujsharkzz
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4,0
Publiée le 21 avril 2026
Un film assez simple mais commence très fort et sait gérer sa tension. L'acting est très bon et la plupart des dialogues le sont aussi, certaines sont puissantes de même que la fin. C'est agréable à suivre, et pertinent dans son propos, même si il n'est pas révolutionnaire. Du très bon à analyser.
C’est une vision plutôt pessimiste de la nature humaine qu’offre ce « Calvary » porté par un Brendan Gleeson d’une grande justesse en prêtre d’un coin paumé de l’Irlande côtière aux prises à des habitants désabusé en parfait contraste avec la beauté des paysages proposés.
Calvary interroge, par un raccord à la violence déclinée sous toutes ses formes et expressions, la posture religieuse de la retraite synonyme de distance prise à l’égard de la souffrance humaine. En cela, l’ouverture du film dans un confessionnal constitue une caisse de résonance du récit à venir : spoiler: l’absence de marques d’empathie témoignées à l’égard de la victime conduit cette dernière à se faire bourrelle et à réintégrer l’homme d’Église dans la société, jusqu’à lui faire ressentir les mêmes tourments que ceux endurés par ses ouailles. Il n’est pas anodin que l’ultimatum posé coïncide avec la visite de spoiler: sa fille souffrant de dépression , le reliant malgré lui à ses obligations paternelles – au sens familial – et intimes. La mise en scène alterne les plans contemplatifs sur les paysages irlandais, captés dans leur splendide sauvagerie, et les plans en champ et contre-champ sur l’ecclésiastique et ses différents interlocuteurs, dont l’énumération constitue une galerie de caractères tout à la fois comique et porteuse d’une ironie tragique – ils figurent la marche du destin et l’accomplissement de l’inéluctable. L’originalité du long métrage tient alors au parcours d’apprentissage du père James Levelle qui, alors qu’il est en charge de ramener ses fidèles dans le droit chemin, pratique le hors-piste, découvre des sentiers cachés par lesquels descendre dans la noirceur de l’âme humaine. Dit autrement, ce n’est plus lui qui enseigne aux autres, mais les autres qui lui enseignent leurs tares, leurs frustrations, leur vision du monde respective ; il doit alors réviser ses préjugés, synthétisés par une formule répétée ad nauseam, celle de « non-sens ». Nous regretterons une progression trop balisée et donc prévisible du film, ainsi que la longueur de certains dialogues donnant lieu à des séquences qui s’étirent sans raison. Reste une œuvre pertinente, campée par un Brendan Gleeson magistral.
16 165 abonnés
13 124 critiques
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3,5
Publiée le 21 mars 2023
« Je vais vous tuer mon père parce que vous êtes innocent. Mais pas tout de suite, le temps que vous soyez en paix avec Dieu. » Quelques mots suffisent parfois pour donner le ton à une oeuvre originale, fine, parfois drôle et souvent âpre! L'histoire montre donc un prêtre pendant une semaine de son existence où il doit choisir entre se sacrifier et s'enfuir. "Calvary" (2014) aborde tellement de thèmes (la foi, la vertu, le pèchè, le suicide, la rèconciliation...) qu'il fallait un acteur de la trempe de Brendan Gleeson (absolument fascinant) pour incarner le père James! On est ètonnè de trouver à ses côtès le nom de la jolie et toujours excellente Kelly Reilly et surtout celui de M. Emmet Walsh dans le rôle savoureux d'un vieil ècrivain pas vraiment aux portes de la mort! Non seulement on se sent comme dèconnectè du monde avec ses splendides paysages irlandais mais en plus on ne sait pas ce que nous rèserve le dènouement de l'histoire! Le tout confère à l'oeuvre une exigence qui la sert et dessert tout à la fois...
Une pincée de mysticisme et une bose dose de psychologie dans ce film au rythme lent, aux discussions lapidaires, et au paysages mornes de l'Irlande. Le film débute par la confession d'un homme qui donne rendez-vous au prêtre quelques jours plus tard sur la plage pour le tuer. On suit ensuite le prêtre jusqu'à cette rencontre funeste, sans savoir si l'homme accomplira vraiment sa sentence. J'ai trouvé le récit ennuyeux, les dialogues sans véritable sens, et les personnages m'ont paru exagérément névrosés. Le prêtre passe le plus clair de son temps à écouter des paroissiens mentalement fragiles voire déséquilibrés. Ça m'a semblé trop exagéré, trop caricatural, et j'ai eu du mal à m'immerger dans cet univers caricatural.
Ouvrant une réflexion sur la culpabilité, le rapport au divin et à notre propre finitude à travers le parcours d'un prêtre ainsi que sa communauté, le film évite tout jugement ou moralisme pour laisser chacun libre de son choix, à l'image des protagonistes, tous aux prises avec leur conscience ou leurs trajectoires peu linéaires. Sis dans ces paysages saisissants irlandais, à la fois sauvages et intimes, le récit échoue à nous impliquer émotionnellement mais ne peut laisser indifférent. Singulier.
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1,0
Publiée le 8 juillet 2020
J'ai lu quelque part que l'idée de ce film avait été mise en place un après-midi dans un pub quelque part. C'est peut-être vrai même si ce n'était certainement pas le cas. Peuplé de personnages en deux dimensions semblant chacun représenter un stéréotype de la société irlandaise. Tous sans exception étaient des personnages dépressifs cruels et peu aimables. Le seul personnage sympathique étant le prêtre qui a ensuite dû démontrer toutes les caractéristiques d'un saint pour compenser les non-personnes maussades et malveillantes qui l'entouraient. Cela est devenu si fastidieux a regarder et j'ose dire que c’était plus qu'ennuyeux. Je me suis retrouvé à regarder ma montre avec quarante longues minutes de ce bourbier à parcourir. Je suis désolé d'être si négatif mais je ne me souviens pas d'un film où il s'est passé moins de choses qui était si mauvais et aussi complètement inutile que Calvary. Un film qui porte magnifiquement son nom car c'est un véritable calvaire...
Bon film britannique, à la fois thriller et enquête sociologique. Un crime va avoir lieu, en attendant, le héros du film rencontre une série de personnages tous plus ou moins sympathiques. C'est bien filmé, les décors extérieurs sont très beaux, les dialogues sont d'une bonne qualité littéraire, ce n'est aucunement ennuyeux. Un film qui pose quand même le problème de la pédophilie dans l'église irlandaise et de ses conséquences à long terme.
Une esthétique léchée façon clip publicitaire et des personnages caricaturaux empêchent le film de décoller totalement. Néanmoins cette comédie noire à la symbolique forte quoiqu'un peu lourde, portée par un excellent Brendan Gleeson, trouve quelques instants de grâce.
Calvary commence avec une menace de mort. Le reste du film est une chronique de la vie d’un curé prêt à aider ses prochains au nom de la foi. Mais celui-ci se perd peu à peu à cause de cette crainte de devoir partir avant que toutes ses missions ne se soient accomplies. Brendan Gleeson est brillant. Son jeu simple est pourtant complexe et c’est dans son regard qu’on le voit. Filmé dans le comté de Sligo en Irlande, Calvary est une source de fraîcheur qui nous fait réfléchir à notre condition sur la Terre. C’est une œuvre poétique mais non percutante. D'autres critiques sur ma page Facebook : Cinéphiles 44
Très original, entre humour décalé, à l'anglaise, proche du nonsense, et comédie dramatique émouvante, plus conventionnelle mais bien interprétée par un casting de haute volée.
Pour les chrétiens, le calvaire est la crucifixion du Christ, la mort de ce Dieu fait homme, et venu nous libérer de nos péchés. Cette notion est essentielle à la compréhension de Calvary, du réalisateur John Michael McDonagh, qui nous raconte les derniers jours d’un prêtre irlandais, menacé de meurtre dans huit jours par un paroissien qu’il a reçu en confession. Le calvaire du Christ devient alors celui d’un de ses représentants sur terre. Film sur la foi, sur l’isolement d’une petite ville irlandaise et avant tout, film sur la solitude des hommes d’églises (très présente dans ces scènes du père Lavelle méditant seul face à l’océan). Des prêtres devenus anachroniques en prônant des valeurs que le monde bafoue un peu plus chaque jour.