Calvary
Note moyenne
3,6
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88 critiques spectateurs

5
5 critiques
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29 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 1 décembre 2014
Le père James œuvre tranquillement dans sa petite paroisse dans la campagne irlandaise. Lors d'une confession bien singulière, il va écouter l'histoire d'un inconnu, traumatisé par des sévices sexuels perpétrés par un prêtre lors de sa jeunesse. Cet inconnu, écorché vif, va promettre au père James qu'il va le tuer d'ici une semaine, en exemple de représailles vis-à-vis d'un monde ecclésiastique sali par des affaires de viol. Évidemment, le choix du père James n'est pas anodin, car il est totalement innocent, et l'assassinat d'un prêtre innocent serait à l'origine d'un véritable choc dans la société.

L'histoire nous fait donc suivre les enquêtes du père James, qui va aller à la rencontre des différents membres de sa paroisse afin d'y déceler des traits de caractère, des éléments passés ou des réactions pouvant permettre de faire un lien avec cet inconnu. Cette enquête nous envoie à la découverte d'un tableau riche en couleurs, avec des personnages variés : la femme battue et adultère, le jeune désabusé qui ne sait quoi faire de sa vie, le vieil homme lassé, le riche esseulé ne sachant que faire de son argent... Les profils sont divers, et le père James découvre ainsi toute une société relativement hostile, où il redécouvre son rôle de guide vers le droit chemin.

Ce film s'appuie directement sur la réputation du clergé et des divers scandales de pédophilie qui l'ont secoué. Le père James est l'incarnation d'un système devenu la cible de critiques, rétrograde, et où la piété n'est plus qu'une excuse pour s'absoudre des péchés de la vie quotidienne. La société est devenue hostile à la religion, autrefois source de dogmes voués à mener sur le droit chemin, et devenue prétexte à des dérives provoquées par ces mêmes dogmes. Brendan Gleeson endosse parfaitement le rôle de ce prêtre à la vie quelque peu triste, mais sans reproches, dans une petite ville où sa réputation n'est pas au beau fixe, chose dont il n'avait pas conscience avant cette fameuse confession. Une histoire intéressante, avec de magnifiques paysages et une belle palette de personnages.
Fritz L
Fritz L

219 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2014
Il est bien difficile d’être un curé de campagne, et ce n’est pas ce que le père James va endurer qui viendra contrarier cette affirmation. Car c’est un véritable calvaire qu’il va subir, tant intellectuel que physique. Il serait dommage de lever le voile sur une once du récit, car « Calvary » est un film qu’il faut prendre de manière brute, à l’image du suspens psychologique qui se met en place dès les premières minutes. Magnifiquement mis en image, habilement construit, l’approche des comportements et des processus d’une communauté qui semble comme suspendue dans l’attente d’un drame (tous les personnages sont inquiétants et potentiellement en danger) est implacable. Brendan Gleeson, joue le père James, il lui apporte toute l’innocence, la sagesse, la résignation et la beauté intérieure qui fait de lui bien plus qu’une victime, mais une sorte d’ange de la vie sacrifié par un monde perverti et individualiste où le pardon n’existe plus. Par son approche pessimiste (la fin ne fera que renforcer ce sentiment) et un cynisme dur (le film est souvent drôle), John Michael Mc Donagh nous interpelle et tente de réveiller en chacun de nous l’altruisme et notre sens de la responsabilité. Ce thriller psychologique étonnant et vivifiant ne laisse pas indifférent, il porte tous les stigmates d’une société en pertes de repères sociaux et moraux, individuels ou collectifs. Impressionnant !
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2014
Brendan Gleeson nous avait procuré un certain plaisir jubilatoire dans L'irlandais, le premier film de John Michael McDonagh. Les deux remettent le couvert ensemble pour ce Calvary, forcément très différent. Un autre aspect de l'Irlande pour un personnage moins haut en couleur mais tout aussi attachant. D'entrée, le crime est annoncé en confession au prêtre/victime. D'entrée, le suspens et la tension s'installent donc pour ne plus nous quitter et aller crescendo jusqu'à un dénouement terrible. D'entrée, les personnages, très bien dessinés, sont presque tous immédiatement suspects. La mise en scène est superbe, le scénario, sur un sujet d'actualité délicat, aussi. Deux ou trois longueurs, ça et là, ne gâchent rien à l'affaire. L'ambiance est tendue et suffocante malgré quelques scènes cocasses. La photo et les images sont splendides. Une fois de plus la direction d'acteur de McDonagh est parfaite. Brendan Gleeson est de nouveau grandiose. Le reste du casting, très hétéroclite (Kelly Reilly, Chris O'Dowd, Isaac de Bankole, Marie-Josée Croze, Emmet Walsh...), est tout aussi remarquable. Calvary s'avère donc être un film aussi prenant qu'amer et touchant. Une belle réussite pour une très belle surprise.
Daniel C.
Daniel C.

172 abonnés 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2014
L'Irlande, pays très imprégné du catholicisme, a eu aussi affaire avec la reconnaissance des crimes pédophiles commis et longtemps étouffés. C'est compliqué que les religions soient impliquées dans nombre d'actes destructeurs, là où elles affirment vouloir la paix, se réclament de la morale et néanmoins comptent dans leurs rangs des individus qui se comportent de manière inhumaine. Ce mystère reste pour moi impénétrable. Calvary nous montre un prêtre exemplaire, parce qu'humain, parce qu'ayant connu la vie avant de connaitre la vocation. Il est appelé à payer pour les crimes commis par d'autres membres de l'institution à laquelle il appartient. Ce film est esthétiquement beau, il est intense du point de vue des émotions et par ailleurs, nous sommes tenus en haleine par le suspense du film. L'apport sociologique du film, c'est les prêtres, même en Irlande, n'ont plus forcément bonne presse. J'ai d'abord désigné les religions au pluriel, car si l'une perd de sa superbe, il est probable qu'une autre prenne le relais. Autrement dit, il y a à prendre en considération un au-delà de la simple critique du catholicisme.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 1 décembre 2014
Le père James est le prêtre d'une petite ville irlandaise. Un jour, il entend un homme en confession qui lui annonce qu'il le tuera dimanche prochain. Dès lors, le père James sent l'étau se refermer sur lui et continue d’œuvrer auprès de ses paroissiens et de sa fille, venue lui rendre visite après une tentative de suicide. Subtilement écrit, ''Calvary'' est un film sombre qui nous plonge dans les noirceurs de l'âme humaine dont de nombreux aspects sont représentés par les personnages que croise le père James. Chacun d'entre eux est le reflet d'un problème de société actuelle, que ce soit le médecin cynique, la femme qui multiplie les amants ou encore le millionnaire qui ne pense plus qu'en terme d'argent et qui semble se moquer de tout. Brassant de nombreux thèmes, ''Calvary'' a beau être pessimiste, il garde tout de même une part d'optimisme dans son univers, venant du père James qui pense que les vertus sont plus importantes que les péchés. Impeccablement interprété par Brendan Gleeson et une galerie de seconds rôles savoureux, le film est de ceux qui s'adressent directement au spectateur pour lui poser des questions essentielles sur la nature humaine. C'est non seulement subtilement écrit mais c'est aussi extrêmement beau.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 30 novembre 2014
Magnifique ! Jeux d'acteur époustouflant, paysages grandioses
mem94mem
mem94mem

134 abonnés 589 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 novembre 2014
Film vif et bien construit. Que fait un prêtre dans une campagne isolée, avec des paroissiens pleins de travers ? L'humour y est noir, mais l'église (catholique ici) n'est pas épargnée. Immense justesse de jeu de Brendan Gleeson. Superbes paysages irlandais rarement montrés à l'écran.
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

83 abonnés 340 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 novembre 2014
Ce film nous fait partager un parcours et une réflexion personnelle et profonde sur la vie, l'amour, le sexe, la parentalité, la mort, le deuil et le pardon.
On accompagne un prêtre irlandais qui apprend qu'il va mourrir 7 jours plus tard.
Il noue, renoue et dénoue des liens avec des hommes et des femmes qui ne sont pas tous aimables, dans un paysage d'une beauté à couper le souffle.
L'acteur principal est tout en humanité tourmentée. Kelly Reilly et Marie Josée Croze apportent leur force et leur douceur. Les seconds rôles sont parfois caricaturaux, mais tracent un portrait de groupe de la petite communauté très contrasté.
Une découverte, un film à voir.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 novembre 2014
Un vrai calvaire !

Alléché par le thème l' Irlande et des acteurs peu connus (d'ailleurs très bons), bref dénicher la pépite
Quelle désillusion, film pour grand dépressifs
madmax1
madmax1

13 abonnés 442 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2014
Un magnifique film, porté par un acteur de grand talent, Brendan Gleeson. Toute la beauté de l’Irlande, mais aussi toute sa rudesse et sa violence. Un superbe moment de cinéma.
Pauline_R
Pauline_R

194 abonnés 398 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2014
Très déçue par ce film jouissant pourtant de bonnes critiques. Je l'ai surtout trouvé long avec un suspense étouffé par le rythme (trop) lent du film. Le personnage principal est certes touchant, très bien interprété, mais la mise en scène fait que je m'y suis peu attachée. A noter toutefois les sublimes paysages irlandais qui pour moi sauvent le film...
Benito G

760 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2014
Un film intelligent, visuellement beau de par sa photographie. En fait un film plutôt réussit (même si il passera inaperçu). Ce film est inteprété par des acteurs en forme, mimant parfaitement bien ; les petits moments cocasse faisant jouer le film sur un petit air burlesque. LE mélange des genres (policier, drame ou encore comédie) est ici bien maitrisé du début à la fin. Ce qui permet au spectateur de ne pas s'ennuyer et de trouver l'ensemble relativement interessant (même si ce n'est effectivement pas un chef d'oeuvre). Bref un film qui se démarque des autres et qui peut être aussi touchant qu'intriguant. Une belle petite surprise.
Jmartine
Jmartine

202 abonnés 744 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2014
J’ai adoré ce film fort, prenant, puissant, tourné sur une de ces côtes d’Irlande, qui offre des paysages éblouissants. On connait l’histoire : le père James exerce son ministère dans cette campagne irlandaise, un samedi il reçoit en confession un mystérieux membre de sa paroisse, qui lui annonce crûment qu’il va le tuer le dimanche suivant, il veut tuer un bon prêtre pour se venger des sévices subis dans sa jeunesse d’un autre ecclésiastique. L’homme de Dieu à une semaine, pas un jour de plus pour se préparer…On apprendra qu’avant d’embrasser la prêtrise il a été marié, puis veuf et a de ce mariage une fille, Fiona, jouée par Kelly Reilly. Cette fille vient lui rendre visite, elle a de gros problèmes psychologiques, elle porte sur les poignets les marques d’une tentative de suicide, mais irradie de sa beauté rousse la moindre de ses apparitions…pendant cette semaine, jour après jour, le père Lavelle va continuer d’aider ses paroissiens à résoudre leurs problèmes, il rencontre aussi de drôles de paroissiens, pas très portés sur la religion, très hauts en couleur, les dialogues et les situations avec eux, deviennent ambigus mais non dénués d’humour, mais d’un humour très noir…chacun de ces personnages peut être ce mystérieux paroissien et le suspense s’installe . Mais comme il s’agit d’un prêtre, le film est aussi une réflexion sur la place de l’Eglise, la foi, le pardon, dans un pays traumatisé par la révélation des actes pédophiles qui remontent à quelques dizaines d’années mais que l’on ne peut oublier. John Michael McDonagh réalise un film intense, profondément humain, porté par un Brendan Gleeson, époustouflant dans le rôle du père James.
traversay1

4 482 abonnés 5 353 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 novembre 2014
"Dans ce monde, on parle bien plus de péché que de vertu." Le prêtre à la face rousse d'irlandais de Calvary se débat dans une humanité en perdition. Lui-même est seul, face à l'adversité, et il est douteux que la foi puisse sauver encore qui que ce soit, y compris lui-même. Le film commence dans un confessionnal : les mots sont directs, brutaux, crus et expriment une menace claire. L'homme de Dieu a une semaine devant lui, pas un jour de plus. Mais s'il débute comme un thriller, Calvary est tout autre chose, une réflexion sur la place de l'Eglise et de ceux qui la représentent dans un pays traumatisé par la révélation d'actes pédophiles qui certes remontent à un temps lointain mais qui ne méritent pas pour autant l'oubli. Pendant 7 jours, l'homme à la soutane va côtoyer une communauté pour laquelle il représente une relique du temps passé ou peu s'en faut. John Michael McDonagh, plus que remarqué avec son premier film, L'irlandais, réalise un film intense, profond, humain et terriblement sombre. L'humour y est pourtant omniprésent mais dans des tons noirs et caustiques qui contrastent avec la beauté des paysages côtiers irlandais, admirablement photographiés. Au côté de Brendan Gleeson, époustouflant, le personnage de Kelly Reilly, vulnérable et doux, impose la figure du sacrifice, de la douleur et du pardon mêlés. Calvary est une méditation pessimiste sur la condition humaine qui va bien au-delà de la religion. L'un des plus grands films de cette année, dans son effarante et lucide cruauté.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 27 novembre 2014
Le calvaire en 7 jours

Que feriez-vous si vous connaissiez votre meurtier et la date de votre mort? C'est le difficile destin qui attend le bon Père James, prêtre très apprécié de sa petite bourgade irlandaise. Un des membres de sa paroisse vient lui annoncer en confession qu'il viendra le tuer le dimanche suivant, par simple défi, pour assassiner un membre du clergé et ainsi laver son âme meurtie par des sévices subis alors qu'il n'était qu'un enfant. Le prêtre va alors, tout en continuant son travail auprès de ses fidèles, passer par les différentes étapes du deuil.

Le déni tout d'abord. Sa première réaction est de ne pas croire que ce paroissien ira jusqu'au bout. Il s'appuie sur sa foi pour résister à la peur. Puis vient la colère lorsque la détermination de cet homme à le tuer se révèle au gré des jours qui passent. Incendie, assassinat, les méfaits s'accumulent en effet tout au long de la semaine. Arrive ensuite la tristesse...
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