Promised Land
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370 critiques spectateurs

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Hotinhere

790 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 27 décembre 2025
Un polar social et écolo efficace et prenant (malgré une dernière partie ratée qui verse dans le sentimentalisme trop appuyé) qui aborde la question controversée de l’exploitation du gaz de schiste dans l’Amérique rurale, porté par un excellent Matt Damon en lobbyiste d’un groupe énergétique qui voit ses convictions vaciller. 3,25
Gentilbordelais

402 abonnés 3 540 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 octobre 2025
De cette fable sociale et environnementale, agrémentée de manipulation, on aurait pu attendre bien davantage, plus d'engagement, de force émotionnelle. Sur une co-écriture de M. Damon et J. Krasinski, Gus Van Sant réalise un film sage, vite englué et plutôt terne.
mazou31
mazou31

130 abonnés 1 361 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 juin 2014
Voilà un film vert qui est bien gris ! On part d’un sujet environnemental très actuel (le gaz de schistes) pour musarder avec mollesse dans une histoire peu crédible dont la fin frise le ridicule. Le seul mérite du scénario est d’avoir éviter le militantisme et le manichéisme. Tout le monde surnage avec ses faiblesses et ses indécisions dans une grisaille personnelle : que penser, que faire ? Que choisir : l’argent facile ou ses valeurs de toute une vie ? Les méchants ne le sont pas vraiment, les gentils ne le sont pas non plus vraiment. Tout ça se déroulant dans une réalisation inconsistante et traînante. Même des talents comme Damon ou McDormand sont en roue libre ! Seuls quelques seconds rôles mettent un peu du pep’s.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 novembre 2022
Gus Van Sant n'arrive jamais à nous passionner avec cette histoire de commercial pour une entreprise gazière en la personne de Matt Damon. Le film patine énormément et ne nous passionne à aucun moment. Ce drame pseudo écolo ennuie beaucoup mais a le mérite de dénoncer l'attitude de ses multinationales du gaz à schiste prêtent à utiliser des pots de vin et tous les arguments possibles pour arriver à leurs fins. Décevant pour du gus Van Sant qui d'habitude me plaît beaucoup.
Zoumir
Zoumir

78 abonnés 1 064 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2026
A hauteur d'hommes. A hauteur de doutes.

Promised Land prend un sujet brûlant - l’extraction du gaz de schiste - et fait le choix salutaire de le traiter sans mégaphone. Pas de grandes déclarations, pas de démonstration à charge. Gus Van Sant préfère rester au plus près des visages, des silences, des hésitations. À hauteur d’homme, littéralement.
Il colle ainsi aux basques d’un duo de commerciaux incarné par Matt Damon et Frances McDormand, impeccables d'authenticité. Deux représentants qui avancent poliment, dossiers sous le bras, sourire de rigueur, prêts à négocier des terres comme on négocie des destins, facade d'une industrie que l'on sait loin d'être aussi "bien sous tous rapports". Le film parle bien sûr d’écologie et de capitalisme, mais surtout des gens pris entre les deux.
Et c’est là qu'il est le plus intéressant.
L’opposition ne se fait pas entre des gentils fermiers et de méchants industriels caricaturaux. Elle se joue entre des hommes et des femmes aux parcours différents, aux vies façonnées par leur éducation, leur environnement, leurs renoncements et leurs convictions. Les idées s’affrontent, mais ce sont surtout les existences qui se frottent.

La narration a la simplicité des grands espaces. Peu de rebondissements, pas d’effets de manche. Et pourtant, on ne s’ennuie pas une seconde. Chaque rencontre, chaque échange apporte une nuance supplémentaire. La première confrontation de Steve Butler avec les habitants de la ville est déjà révélatrice, avec l’arrivée inattendue d'une opposition incarnée par un vieil homme - Hal Holbrook, porte-étendard de la sobriété - qui vient fissurer les certitudes sans hausser la voix et redistribuer les cartes d'une victoire qui semblait si facilement acquise.
Victoire qui va encore s'éloigner à l'arrivée d'un certain Dustin Noble (succulent John Krasinski)

Et le film avance ainsi, tranquillement, d'un argument à une rencontre, d'une rencontre à un point de vue, jusqu’à un petit twist cynique et inattendu qui vient pimenter l’ensemble. Rien de spectaculaire, mais suffisamment pour rappeler que les cartes ne sont jamais distribuées aussi honnêtement qu’on le croit. Une pirouette amère, à l’image du réel.

Reste un léger regret.
Dans ses dernières minutes, Promised Land choisit de faire de son personnage principal un héros. Un choix qui referme le récit là où il s’autorisait jusque-là une forme d’imprévisibilité, cette impression que la vie, parfois, ne tranche pas aussi nettement. Le film perd alors un peu de cette ambiguïté précieuse qu’il avait su préserver.

Mais malgré cela, il demeure un film juste et posé. Un film qui parle d’un sujet complexe sans jamais le réduire mais qui préfère, pour notre plus grand plaisir, le doute aux certitudes, les visages aux slogans.
mister
mister

25 abonnés 202 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 juillet 2013
Le film pose d'emblée la problématique du gaz de schiste : manne financière et indépendance énergétique mais polution des eaux et contamination des gens et des animaux. Mais le film ne va pas plus loin, se contentant de répéter en boucle ce dilemne spoiler: jusqu'à la fin où il ne prend pas parti puisqu'il ne dévoile pas le résultat du vote des habitants.
. Pourtant cela commencait bien et je pensais que la charge critique allait remonter au vrai scandale du gaz de schiste, à savoir le fait que Dick Chenay, alors vice-président de G.W Bush, a fait voter des lois excluant les forages gaziers de tous controles environnementaux, garantissant la confidentialité des produits chimiques injectés lors de la fracturation, en étant en même temps, président de Halliburton, la principale compagnie qui fournissait les tubes d'aciers servant dans les centaines de milliers de puits de forages creusés aux Etats-Unis. Le film charge à tort les compagnies pétrolières qui profitent de la législation, mais Dick Chenay et l'administration Bush ne sont jamais évoqués, alors qu'ils ont été les principaux bénéficiaires des gisements et les principaux fautif dans la contamination des terres. Matt Damon qui joue, produit et signe le scenario est très peu convaincant dans son role de consultant top gun avec ses maladresses, son manque de charisme et ses prises de paroles mal assurés (on dirait un novice alors qu'il est présenté comme le meilleur vendeur de la compagnie). C'est très lourd, dictatique, poncifiant. Le twist final est artificiel, peu crédible, les personnages secondaires très caricaturaux. Film qui se laisse regarder mais décevant.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 9 mai 2013
un agréable moment, même si les clichés ne peuvent être évités, le film manque de rythme.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 avril 2013
Dans toute chose, dans tout evenement, surtout de nos jours, il y a ce que nous croyons voir dans le miroir (medias, politique,etc...), et le reste. Sachant que cette derniere est le reste de l'iceberg.
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 octobre 2013
Décidément, j'ai une nette préférence pour le Gus Van Sant grand public, et ce n'est certainement pas « Promised Land » qui va me faire changer d'avis. Car si le sujet est intéressant, je ne m'attendais sincèrement pas à prendre autant de plaisir à l'aventure. Pourtant, c'est d'emblée que j'ai été séduit par la manière dont le réalisateur construit subtilement son récit et cerne ses personnages. En effet, ce dernier évite d'emblée toutes les caricatures pour nous offrir une « opposition » des plus constructives, le tout en laissant la part belle aux situations et aux dialogues, toujours justes. Cela faisait d'ailleurs longtemps que je n'avais pas apprécié à ce point un film « engagé », n'oubliant jamais les fondamentaux et surtout qui croit à ce qu'il raconte, le tout sans jamais tomber dans une quelconque démagogie. Enfin, l'interprétation remarquable participe amplement à la bonne marche de l'entreprise (Frances McDormand en tête), même si j'avoue un gros faible pour Rosemarie DeWitt, merveilleuse actrice dans un des plus émouvants seconds rôles vus ces dernières années. Une belle réussite.
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 avril 2013
Après avoir été bien refroidi par Paranoid Park et Harvey Milk, mais un peu réchauffé par Restless, je craignais un peu pour ce nouveau film de Gus Van Sant. La bande-annonce n'aidait pas non plus. Promised Land est avant tout le bébé de Matt Damon (et de John Krasinski). Outre le rôle principal, il fait aussi office de scénariste et de producteur, il devait même en assurer la réalisation (sa première). Mais faute de temps, celle-ci a donc échue à son ami Gus Van Sant. On a sans doute pas perdu au change
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 décembre 2015
Ce que j'ai du mal à comprendre dans ce film, c'est que l'entreprise écologiste met beaucoup plus de moyens que "Global", la firme qui souhaite exploiter du gaz naturel. Il ne s'agit que d'une question de méthode. La vente et les voix ne se font pas que sur des questions humaines. Il faut être beau parleur et susciter l'enthousiasme chez les gens. On voit bien que le duo de Global n'est pas du tout à la hauteur. Ils se sont pourtant mis dans la peau des fermiers au niveau de la voiture et de la tenue. J'y vois davantage un message sur la façon de vendre aux gens que sur un réel message écologiste. Le représentant d'Athéna aurait tout aussi bien pu travailler chez Global et vendre l'exploitation du gaz. Intéressant film sur la façon de vendre. J'ai bien aimé. spoiler: Vu la manipulation de Global sur le final, j'avais raison. Athéna vendait du Global
.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 octobre 2016
Dans l'Amérique profonde, un employé d'un groupe énergétique doit convaincre des locaux de laisser exploiter le gaz de schiste, en échange de juteux dollars. Sorte de "Erin Brockovich" à l'envers, "Promised Land" est un film à charge contre le gaz de schiste, qui toutefois évite certaines caricatures. Loin de présenter les cadres comme des condescendants élitistes, Matt Damon incarne ici un petit-fils de fermier sensible aux problèmes des gens ruraux, mais qui sait également utiliser leur pauvreté pour leur faire signer n'importe quoi. De même, le scénario pointe également du doigt les manipulations de certains groupes écologistes, qui font usage de lobbies douteux et d'arguments affectifs pour arriver à leurs fins. Toutefois, le rebondissement un peu tiré par les cheveux du dernier acte est quelques peu décevant, et le film ne creuse pas assez le sujet technique (l'exploitation du gaz de schiste), laissant quelques imprécisions pour se centrer sur l'aspect dramatique. A côté, l'image est jolie, Gus Van Sant sait filmer, et nous livre un long-métrage "grand public" divertissant.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 mai 2013
Un Van Sant mineur, loin de ses audaces stylistiques. Mais un honnête "dossier de l'écran"
sur le gaz de schiste.
vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2014
Comme dans Elephant ou Harvey milk, par exemple, Van Sant place sa caméra au niveau du spectateur et insuffle une dose d'humanité dans son propos, pas si fréquente dans le cinéma américain. On a déjà vu quelques dizaines de films de dénonciation de la brutalité de la puissance publique, sur les abus de multinationales sans foi ni loi, ou de pamphlets écologiques sur les méfaits du progrès. Celui-là nous emmène dans le fin fond de ce vieux monde qui meurt sous nos yeux, dans ces communes rurales dans lesquelles les racines de l'Amérique pourrissent peu à peu. Matt Damon à le jeu sobre qui convient à la complexité de son personnage d'ex-rural aspiré par le succès et l'évolution sociologique. Ce film, si modeste dans ses effets, est en réalité un véritable bulldozer par son propos virulent. Tout est dit sans élever la voix. Chaque détail à son importance. Les scènes de groupe, au bar ou dans la salle de sport, les scènes intimistes ne sont jamais gratuites et toujours empreintes d'une grande sensibilité. Une grande réussite.
Chris58640
Chris58640

259 abonnés 830 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2013
Même sans rien connaître du problème de l’exploitation du gaz de schiste, même sans se sentir de particulières affinités avec l’écologie militante ni avec l’Amérique profonde, on ne décroche pas une seule seconde du dernier film de Gus Van Sant. Tout simplement parce que son film est (très bien) écrit comme un polar, interprété par Matt Damon (parfait comme d’habitude) et Frances Mc Dormand, entre autres. Le film fonctionne parce qu’il se met à hauteur d’homme, il ne manipule pas de grands concepts un peu fumeux ni ne fait la morale de façon trop appuyée. Avoir donné à Matt Damon, avec le talent qu’on lui connait, le mauvais rôle fait que le film est toujours ambivalent. Il rends son personnage suffisamment attachant pour qu’on soit parfois tenté de le voir emporter le morceau alors qu’au fond de nous, on sait qu’il raconte une leçon bien apprise au service d’une multinationale cynique et sans états d’âme. Frances Mac Dormand compose un personnage très similaire, humain, drôle mais qui, au final, « fait le job » sans trop de scrupules. A part quelques uns, les personnages ne sont pas caricaturaux et c’est une des qualités de « Promised land ». L’autre grande force du film, c’est son scénario. On ne peut pas trop en dire parce qu’il y a un coup de théâtre (que je n’avais pas du tout vu venir, pour le coup…) qui donne tout son sens au mot cynisme ! Gus Van Sant filme l’Amérique profonde avec une vraie tendresse, les paysages (qui en sont pas époustouflants, c’est le Middle-West comme on l’imagine, plat, uniforme et interminable), illustre son film avec une musique country très à propos. Si on veut chipoter un peu, on peut trouver que parfois, dans certaines scènes, il sort un peu des gros sabots (sans mauvais jeu de mot) et tombe un tout petit peu dans la facilité. On peut aussi lever les yeux au ciel devant l’exercice de contrition en public que fait le personnage de Matt Damon à la fin du film, un exercice décidément très américain auquel, en bon français qui se respecte, on croit moyennement. Mais le plus honnêtement du monde, « Promised land » est un très bon film, du cinéma intelligent et bien écrit, et qui pose mine de rien des questions essentielles, écologiques évidemment mais aussi politiques et économiques. Le cinéma, çà sert aussi à çà, à se poser des questions compliquées sur un problème compliqué dans monde compliqué.
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