Only Lovers Left Alive
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403 critiques spectateurs

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Gérard Delteil
Gérard Delteil

256 abonnés 2 059 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 20 février 2014
Le film de vampire est un genre qui, en principe, doit respecter certains codes. Jarmusch n'a visiblement pas tenu compte de ce principe et tenté de sortir des sentiers battus en nous présentant une sorte de mélo romantique bourré d'incohérences. On rentre dans le jeu ou non. Pour ma part, je n'ai pas accroché : le suspense, l'humour et le second degré sont quasiment absents, à l'exception de quelques rares tentatives peu réussies pour la plupart. Le scénario est franchement faiblard et commet une faute de débutant en donnant une certaine importance à un élément - une balle en bois dur destinée à remplacer le pieu traditionnel - qui va disparaître au milieu du film. Que dire du message qui se veut "humaniste" et "écolo", sinon qu'il est mal venu et ridicule dans ce cadre. Reste une bande son que chacun appréciera selon ses goûts musicaux. Personnellement, je me suis bouché les oreilles pendant les séquences les plus grinçantes. On attendait vraiment mieux de ce réalisateur original. Mais personne n'est parfait...
Alice L
Alice L

180 abonnés 208 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 février 2014
Un film passionnant, envoutant, drôle et intelligent! Porté par des acteurs incroyables et fascinants, c'est le nouveau chef d'oeuvre de Jim Jarmusch, ma palme d'or !!!!
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 24 février 2014
Je ne publie jamais de critique mais ce film en vaut vraiment la peine. C'est un film qui sort vraiment des sentiers battus, il nous fait "voyager" par son rythme très lent, son esthétique magnifique et sa bande originale qui finit de nous envoûter. Ce film donne aussi à réfléchir sur l'action des Hommes sur Terre et c'est vraiment une très bonne chose. Si je devais faire une seule critique, je dirais que je regrette la fin, qui pour moi n'est pas représentative du film. J'aurais aimé qu'elle débouche sur une question ouverte, philosophique ou qui donne a réfléchir. Bref, un des meilleurs films que j'ai vu !
QuelquesFilms.fr

354 abonnés 1 759 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 février 2014
On n'imaginait pas forcément Jarmusch se frotter au film de vampire. Cela dit, il avait déjà revisité à sa façon deux genres bien codifiés, le western (Dead Man) et le film de samouraï (Ghost Dog). Alors pourquoi ne pas sortir les crocs ? Il les a sortis avec son élégance habituelle, au coeur d'une intrigue à la fois drôle et mélancolique, tout en nonchalance narrative, tout en séduction visuelle et sonore. Aux envoûtements des plongées tournoyantes, des travellings nocturnes et autres tableaux de corps enlacés correspond une BO joliment planante, aux résonances nostalgiques. Le cinéaste a par ailleurs apporté sa propre stylisation à la figure du vampire, donnant au couple central du film, Adam et Ève, un côté dandy cool et underground, avec chevelure épaisse et hirsute (intégrant des poils de yacks !), lunettes noires, gants seyants... Quant au sang, il se boit dans de petites coupes finement décorées, dans des flasques à whisky ou... en bâtonnet de glace. S'abreuver au cou d'un quidam confine ici au manque d'éducation, aux mauvaises manières (celles de la soeur d'Ève). Et quand il faut s'y résoudre, par nécessité, alors on s'excuse poliment avant...
Jarmusch invente aussi pour ses vampires de nouveaux pouvoirs (une forme de connaissance par les mains, une capacité à communiquer par les rêves...), mais les dote surtout d'une immense culture acquise au fil des siècles et qu'ils portent en eux pour l'éternité (a priori), puisqu'ils sont immortels. De cette "profondeur" historique Jarmusch tire un pur fantasme d'érudition (Adam a ainsi connu à la fois Byron, Schubert, Einstein ou Cochran) et un décalage souvent comique. C'est aussi l'occasion pour le réalisateur de déclarer son amour aux arts et aux sciences, aux chefs-d'oeuvre ou découvertes qui ont traversé le temps, et à leurs auteurs. Il y a ainsi, dans ce film, l'expression d'un certain culte voire fétichisme (la collection de guitares d'Adam, les livres pour seul bagage d'Ève) et un petit côté "panthéon personnel" avec ce plan sur un mur couvert de photos, où l'on peut distinguer Kafka, Baudelaire, Burroughs... Autant d'artistes maudits ou peu reconnus en leur temps, que Jarmush associe par analogie aux personnages principaux de son film, les vampires, ces êtres de l'ombre, ces mal-aimés... Le cinéaste s'amuse ainsi à nous présenter l'écrivain Christopher Marlowe (sous les traits de John Hurt) non seulement comme un vampire, mais aussi comme le "nègre" de Shakespeare. Et fait de Schubert le plagiaire de certaines oeuvres d'Adam... Tout cela est très amusant, même s'il y a parfois dans ces "gourmandises" culturelles un petit côté plaqué, qui fait du scénario un prétexte à énumérer des goûts personnels, au détriment de l'histoire du film (que certains trouveront peu "dramatisée"). Par exemple, Jarmusch nous fait écouter une composition de la chanteuse contemporaine Yasmine Hamdan, dont il fait commenter le talent par l'un de ses personnages... Même bémol concernant certains propos sur la décadence de l'humanité, où l'on entend trop la voix du réalisateur, que l'on a d'ailleurs rarement senti aussi las et désenchanté. Les humains sont ici traités ironiquement de zombies, bêtes et destructeurs, s'apercevant toujours trop tard de leurs destructions. Jarmush en profite pour balancer une petite pique à Hollywood en présentant Los Angeles comme la "capitale des zombies", là où lui-même ne trouve plus de financement pour ses films (en témoigne cette étonnante coproduction germano-anglo-franco-chypriote).
En matière d'état des lieux par temps de crise, le film se montre finalement plus subtil quand il est moins bavard, notamment quand la caméra présente Détroit comme un no man's land déserté et en ruines, saisi au gré de longs travellings tristes et beaux. Mais c'est en transcendant ces constats déliquescents par une dimension romantique que Jarmush confère vraiment à l'ensemble une certaine grâce. Le titre, Only Lovers Left Alive, porte cette dimension : l'idée d'un amour qui aide à traverser le temps, à survivre. Pour incarner cet amour, Tilda Swinton et Tom Hiddleston forment un beau couple de cinéma, elle irradiant d'une lumière pâle presque irréelle, lui renfrogné dans ses ténèbres. Un couple black and white, très poétique.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 26 février 2014
des plans séquences bien affinés et une réflexion portée sur les détails. Mais le film se trouvent pénalisé par des dialogues et certaines séquences qui à mon sens n'apportent rien à la trame du film et qui au contraire, l'entraînent vers un manque certain de dynamisme (à l'image d'american bluff)..à la limite de l'ennui..
guifed
guifed

75 abonnés 286 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2014
Du Jim Jarmusch pur jus! Avec ce Only Lovers Left Alive, on a droit à une recomposition du mythe du vampire (pourtant tellement exploité ces dernières années) à la sauce jarmuschienne, c'est-à-dire avec deux vampires nullement agressifs, cruels, ou dangereux mais au contraire posés, discrets, fins, sensibles et romantiques. Il y a bien sûr quelques classiques du mythe qui subsistent, comme la dépendance au sang humain, leur seule nourriture. Inutile de préciser que les qualités du film ne résident pas dans le scénario ou dans la trame narrative, quasi-inexistantes ici, mais plutôt dans l'atmosphère qui s'en dégage, à la fois languissante, mélancolique et nostalgique. Car le principal propos des deux protagonistes est bien de regretter les temps anciens, où le sang des humains (appelés allègrement zombies ici) était de meilleure qualité, et où les humains prenaient un peu plus soin du monde qui les entoure. Un monde qui apparaît en total désaccord avec leur train de vie, le moderne n'étant que futilité et nuisances pour deux passants de la vie comme eux. Un "c'était mieux avant" insistant et qui peut en agacer certains. Mais bon, pris sur le ton de l'ironie comme semble vouloir le faire Jarmusch (notamment avec l'intrusion du personnage totalement dissonant de la soeur Ava), et surtout aidé par une bande-son délicieusement psychédélique, la pilule passe, agréablement pour certains, sans plus pour d'autres. Il est vrai que la longueur de certaines séquences peuvent vite lasser, ainsi que la trame narrative qui tutoie régulièrement le néant, mais encore une fois, si vous allez voir du Jarmusch, c'est avant tout pour l'atmosphère, l'impression d'ensemble, le ressenti qu'elle procure, que vous le faites.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 20 février 2014
Only lovers left alive...Dernière livraison de Jim Jarmusch. Le pitch ? Difficile ! Une histoire de vampires sans meurtre, sans proie, sans morsure. Egalement une histoire d’amour ou d’affection, d’attachement plutôt, presque platonique. Lui est à Detroit, ville symbole du capitalisme, aujourd’hui ville fantôme mise à sac par la crise, musicien de son état, inaccessible, mystérieux, un peu dépressif aussi. Elle à Tanger, ville mythique, où l’on ne sait d’ailleurs pas trop pourquoi elle a échoué. Nous ne saurons pas non plus ce qu’elle y fait, peu importe. Mais le couple va finir par se réunir.
Chez Jarmush, les vampires ont bien changé, même s’ils ont conservé leurs fondamentaux : ils ne chassent plus, ne tuent plus, ne «convertissent» plus les humains, mais s’approvisionnent en sang comme le feraient des toxicos en manque. Ils ont des réseaux, des exigences qui rappellent celles des anorexiques, des végétariens, ou des autres tordus qui s’infligent des contraintes alimentaires. Ils appellent les humains les «zombies», ont la vision du XXIème siècle la plus pessimiste possible, et remettent en première ligne le «no futur» des punks d’autrefois. On philosophe, on se remémore les grandes figures de la littérature, Byron, Marlowe, Shakespeare, on boit le meilleur sang comme le meilleur vin, on est immortel, et parfois on trouve le temps long.
C’est un film magnifique esthétiquement parlant, où tout se passe évidement la nuit. Tanger est filmé comme jamais, c’est splendide. On pourra reprocher un rythme lent qui m’a charmé et placé dans un cocon. J’ai adoré le fait que Jarmusch fasse de ses vampires des icones sorties tout droit de l’univers du rock, maniaco-dépressives, angoissées, et finalement pas si éloignées de ceux qu’ils nomment zombies. On est très loin de «True Blood», de Dracula ou des «Prédateurs». Il y a souvent des pointes d’humour discrètes, mais suffisantes pour décocher des sourires inattendus, une vraie intelligence de mise en scène, un casting formidable, une histoire originale, vous l’avez compris, je recommande, même si ce n’est pas le film de l’année.
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 février 2014
Visiblement content de lui, Jim Jarmusch prend ses travers pour des réalités. Sur la base d’une histoire de vampires qui ne le font pas, il réinvente le genre et s’adonne à sa vision rock’n roll d’un cinéma contemplatif. Ca fonctionne assez bien dans l’ensemble, mais à force de complaisance, il appuie son propos, l’étire, et maintenant l’ennui nous guette. Le duo réincarné en Eve et Adam, Tom Hiddleston -Tilda Swinton fonctionne plutôt bien et c’est ce qui nous rassure. Avec ce point de détail qui n’en est pas un Jarmusch filme toujours aussi bien, et Tanger la nuit, sur le port, quelle élégance …
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Mondocine
Mondocine

82 abonnés 293 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 janvier 2014
Un fable vampirique philosophico-existentaliste abordant le genre à la sauce Jarmusch : profondeur, subtilité et singularité prennent la place de toute mythologie classique facile pour une virée nocturne lancinante et crépusculaire façonnée en métaphore du monde actuel. Dommage que ce soit d'un tel ennui... A tel point que le plaisir de la beauté de la chose s'y abîme.
icniv
icniv

16 abonnés 72 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 avril 2014
très bon film, très esthétique. une tranche de vie chez des vampires dépités par les zombies. La musique est excellente.
Hannoy
Hannoy

43 abonnés 305 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 février 2014
JARMUSCH avec "Only Lovers Left Alive" se réapproprie les codes des films du genre, en les exacerbants (la forte ressemblance entre sang et drogue) ou en les rendant ridicules (les gousses d'aïl, le cerceuil...). Grâce à leur intemporalité, leur sectarisme et leur intelligence, les vampires sont utilisés comme critiques de la condition humaine et de son mode de fonctionnement (la future guerre de l'eau...). La mélancolie ambiante du film est bien imagée grâce notamment à plusieurs forme circulaire comme le vinyle, la danse ou certains plans tournant; mais ce sont les décors qui font la différence. La photographie un peu sombre vient sublimer le bordel, c'est le mot, qui reigne dans l'appartement ou même la ville (Detroit) sans que jamais ça ne paraisse sale. C'est encore plus frappant quand l'histoire se déroule au Maghreb, avec des couleurs assez chaude, rassurante, alors même que durant tout le film on essaye de refourguer de la cam. SWINTON est magnifique dans ce rôle, tout comme le visuel du couple quelle forme avec HIDDLESTON (la scène de nu). Esthétiquement, O.L.L.A est une franche réussite. L'histoire est quand à elle plus plate, avec quelques longueurs inhérantes au 2h30 du film mais accentuée par un rythme général assez lent. La musique est également décevante, pas mauvaise, mais en deçà des capacités d'un vampire.
Aurelie V
Aurelie V

37 abonnés 30 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 avril 2014
Grande Elégance et anti conformisme pour ce film qui dresse le sombre tableau d'un amour entre 2 âmes errantes traversant les siècles . Le tout soupoudré de Rock , de littérature et de clins d'œil dénonciateurs actuels . La ténébreuse atmosphère fascine et en fait presque oublier le rythme du film un peu lent par moment .
Blog Be French
Blog Be French

48 abonnés 263 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 21 février 2014
Si Only Lovers Left Alive reste un film très abouti esthétiquement, on ne peut pas en dire autant en terme de narration. La longueur et la pesanteur de ce film auraient pu tout gâcher si la qualité technique et artistique des images n’avait pas été menée avec autant de brio. Dommage que Jarmusch se perde dans une critique acide et prétentieuse de la société, qui avait été faite de manière bien plus élégante par le passé à travers des films comme Dead Man ou encore Broken Flowers. Et si ce fugace plaisir ne résidait pas dans les cinq dernières minutes de ce film où cette ultime scène laisse le spectateur déconcerté ? Alors, on laisse de côté l’autolâtrie pour laisser place au romantisme et à l’amour… les seules choses qui semblent immortelles.

Retrouvez l'intégralité de cette critique sur Be French !
Christophe L
Christophe L

8 abonnés 379 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 février 2014
Qu'attendre d'un film sur les vampires après le succès de Twilight ? Justement, complètement autre chose et tout de ce qu'il y a de plus fascinant grâce au réalisateur Jim Jarmusch. Quelle subtilité que de traiter aussi fortement un sujet en montrant aussi peu d'images sanglantes. A travers cette ambiance sombre mais au combien esthétiquement stylée, on se délecte de ce parcours de vie (les acteurs ne s'appellent pas par hasard, Adam et Eve) et de survie des, peut-être, derniers êtres vampiriques de l'humanité. Un film de genre tout à fait exceptionnel...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 16 mars 2014
On m en avait fait une bonne critique. J étais pas sûre d avoue déjà vu un film de ce réalisateur. Je me suis même endormie pendant le film. J ai rien contre les vampires, j ai pas mal regarder Buffy ou Vampire Diares et je pense que j irai voir Vampire Academy mais la je me suis ennuyé ferme. Si vous aimez les acteurs ou le réalisateur bits serez sans doute moins sévère que moi.
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