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tuco-ramirez
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3,0
Publiée le 13 octobre 2021
Sorti en 2010 au Japon, mais 11 ans après chez nous ; devant le succès des films suivants de Koji Fukada, il était nécessaire de réparer cette erreur et de montrer son second long métrage sur grand écran en France. Bien avant son pendant sud-coréen palmé à Cannes (« Parasite »), Fukada avait décidé de confronter des piques assiettes à des gens normaux se laissant cannibaliser bien malgré eux par ces derniers. Néanmoins, différence notable, nous sommes ici au Japon et non en Corée du Sud ; avec une société bien plus polissée et corsetée. Dans ce huis clos kafkaïen aux allures de pièce de théâtre, Fukada fait bien ressortir toute la rigidité du corps social nippon. Les gens « bien » ne crient pas et font bonne figure quitte à se faire marcher sur les pieds, des victimes consentantes. Ce film aborde aussi la thématique de la peur de l’étranger au Japon. Dans un pays pourtant peu en proie à l’immigration la peur de l’autre est bien retranscrite ici. Ça doit faire réfléchir en France où la peur du grand remplacement prend de la place dans le débat politique ; se souvenir que quelques étrangers suffisent à générer la peur. Cependant le scénario patine dans sa première moitié pour bien dévoiler tous les enjeux narratifs. La seconde moitié tirant plus sur la fable voire l’absurde donne enfin du souffle au film. Le scénario de manière général manque aussi de tenue avec des sous intrigues se perdant en chemin à l’image de certains personnages (frère de la femme, première femme, fillette,…). Un peu déçu, même si on retrouve le climat nippon agréable. tout-un-cinema.blogspot.com
Pour un film japonais, ce film est gentiment hors-norme. Aucune violence, juste quelques baffes (c'est à la mode), gentiment sarcastique et absurde sur l'intolérance à l'étranger... rire devant un film japonais est tellement étrange !
A partir de l'arrivée d'un intrus dans une famille, le réalisateur dresse un portrait intéressant de la société japonaise, mais au fur et à mesure que le film avance, le scénario se perd un peu dans des situations de moins en moins crédibles, jusqu'à une fin moyennement réussie. Mais film agréable à regarder.
Dans une petite ville, un imprimeur travaille avec son unique employé et sa jeune épouse au sein de son entreprise familiale. Suite à un concours de circonstance, il embauche un nouvel employé. Celui-ci va provoquer de nombreux changements.. Il s'agit d'une comédie japonaise (!) sur le thème de l'étranger, de l'immigration. Le début du film commence comme un thriller, un peu mystérieux qui m'a beaucoup fait penser au film "The servant" de Joseph Losey. Puis la seconde partie du film bascule dans la comédie mais à la japonaise, c'est à dire que même les moments de folie restent contenus. J'ai apprécié ce film divertissant et assez rare dans le cinéma japonais. L'actrice Kiki Sugino qui joue la jeune épouse a une grâce et une beauté toute naturelle.
Le réalisateur nippon Kôji Fukada pour son premier long-métrage signe une comédie tendre et cocasse portant tout de même un regard acéré sur le rapport des japonais avec les étrangers. C’est écrit avec suffisamment de nuance et d’intelligence pour faire oublier les lacunes d’une réalisation parfois brouillonne et d’une interprétation quelque peu approximative.
Produit en 2010, “Hospitalité” bénéficie d’une sortie dans les cinémas français en 2021, quelques mois après la sortie de “L’infirmière” et juste avant la saga “Suis-moi, je te fuis” et “Fuis-moi, je te suis” du même réalisateur. “Hospitalité” est une comédie japonaise qui se déroule en plein Tokyo où une famille vit paisiblement de son imprimerie. Leur train train quotidien va être bousculé à l'arrivée d’un étranger qui a des liens plus ou moins proches avec l’entreprise familiale. Accueilli chaleureusement, celui-ci va prendre de plus en plus ses aises, jusqu’à venir y faire vivre son épouse et être de plus en plus incorrect avec les hôtes. Sous ses apparences de comédies grinçantes, “Hospitalité” se révèle être un portrait peu glorieux d’une société qui se cache dans les non-dits et la politesse. Kôji Fukada laisse le spectateur prendre position dans ce jeu de communication et de manipulation porté par un casting performant. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Bien avant "Une affaire de famille" de Kore-Eda, un film à l’opposé de l’idée qu’on se fait d'un Japon où tout est codifié et maitrisé » ! Cette parabole bouscule la « peur de l’étranger » et nous installe progressivement dans un « désordre » irréversible. Hospitalité est une critique acerbe de la xénophobie ambiante, au Japon; pas toujours très réaliste mais un esprit critique aiguisé, Le politiquement correct est emporté, balayé....tout n'est que "désordre" .... c’est bien !
« Hospitalité » est une satire corrosive de la société japonaise qui tend à nous prouver son repli sur elle-même, par peur de l’étranger. On se surprend à suivre avec intérêt cette famille humble et bienveillante, avec ses codes, ses non-dits, ses travers, dans ce microcosme de quartier, dépaysant et parfois peu reluisant. Cette comédie foisonne de moments cocasses et on cherche à savoir où le scénario veut nous emmener. Certaines situations sont moins crédibles que d’autres, surtout dans la dernière demi-heure et la fin manque un peu de panache. Le film se regarde cependant avec plaisir et Kôji Fukada réussit son pari de nous divertir, à travers cette allégorie réjouissante.
Une famille modeste de Tokyo gère une petite imprimerie quand un personnage va faire irruption et "imprimer" un tout autre mode de vie à ses habitants. Tournée en 2010 mais visible seulement maintenant, cette comédie caustique vaut le détour. Le film regorge de moments drôles et on en vient même à se prendre d'affection pour ce parasite et sa femme. Koji Fukada dresse également un portrait peu reluisant des habitants de ce quartier (et de son pays?) où l'étranger n'est pas forcément le bienvenu. Une comédie intelligente et subtile.
Une autre version du thème de Parasite, mais en moins bien. Un peu de suspense mais trop de situations invraisemblables, de personnages inconsistants et de lenteurs pour se sentir vraiment pris par le film. Spectateur on est, spectateur on reste, sans avoir bougé d'un mm.
Je trouve ce thriller psychologique trop mystérieux. Heureusement il y a un peu d’humour à la fin. Allez voir ce film si vous voulez connaître comment les japonais entretiennent des relations à l’autre. Ce film ne peut être comparé à Parasite de Bong Joon Ho car Hospitalité s’adresse à un public restreint.
Hospitalité est l'histoire du parasitage d'une famille moyenne tokyoïte par un ami sorti de nulle part. Sur le ton de la comédie, à la japonaise donc avec des rires feutrés tout de même, ce film appuie là où çà fait mal, ici sur les relations compliquées, méfiantes, voire hostiles de la société nippone avec tout corps étranger, et ce n'est pas seulement une question de teint puisque les sdf japonais sont considérés comme tel. Donc le fond est salutaire mais la forme est assez quelconque avec une cinématographie plutôt laide digne d'un téléfilm de l'après-midi. Hospitalité ne dépasse pas le stade de l'anecdotique.
Film sortie en 2010au Japon Rythme lent Mais haletant On appréhende pour eux Famille traditionnelle japonaise repliée sur elle-même L'intrus arrive, s'insinue avec perfidie . Il bouscule le jeu de quille tranquille des habitudes . Qui trompe qui ? Qui ment à l'autre ? Difficile sans les codes de la culture japonaise de bien saisir les enjeux sociétaux qui sont ici probablement dénoncés. Peur de l'autre, peur de la différence ? peur des étrangers ? Le film se termine... on reste indécis. Curieuse de découvrir les autres films de FUKADA
Cela aurait dû s'appeler "Promiscuité". Mal filmé, mal monté, mal joué avec des longueurs malgré sa courte durée. Tout ce qu'on y voit c'est que les nippons aiment se brosser les dents dans leurs maisons de papier et peuvent y mettre beaucoup de monde. Si Fukuda avait un message pro-immigration à faire passer, il est loupé. La dernière demi-heure est du grand n'importe quoi.