Rien à dire : c'est du beau cinéma, James Gray restant un réalisateur hors-pair, soutenu par la photo envoûtante et irradiante du grand Darius Khondji, donnant au film une atmosphère étrange, entre drame social et opéra quasi-flamboyant. Cette impression est confirmée par la musique, mais surtout ce récit subtil, parfois dérangeant, où l'on évite toute caricature pour nous offrir des personnages troublés, perdus, dont se distingue toutefois nettement Bruno Weiss, intensément interprété par Joaquin Phoenix. La relation qu'il entretient avec Ewa (Marion Cotillard, impeccable) a ainsi quelque chose de sale et pourtant de touchante tant elle évolue au fil des minutes, où l'apparition d'un troisième protagoniste n'est en définitive presque qu'un révélateur des sentiments du premier pour la seconde, sans pour autant passer de « salaud » à « héros ». Reste ce petit regret déjà constaté chez Gray : le cinéaste a beau être d'une intelligence et d'une subtilité hors-pair, à force de vouloir éviter tous les carcans du cinéma hollywoodien, celui-ci finit par étouffer légèrement l'émotion qui aurait dû nous emporter, l'œuvre restant un peu froide. Ne soyons toutefois pas trop sévères avec cette « Immigrant », évoquant avec autant d'élégance le cinéma muet que des sentiments régulièrement universels : une réussite.
Une perte de temps totale. Le seul intérêt de ce film reste la prestation de Joachim Phoenix. Marion Cotillard ne laisse pas passer la moindre émotion. La bande annonce donnait envie mais l'histoire est glauque et Mario Cotillard dessert un scénario qui n'est déjà pas très intéressant.
Quelle déception et quel ennui !!! avons vu le même film que les critiques ? Quel plantage !!! long mélo sans aspérité...à éviter...d'ailleurs le film ne fait pas recette..
Film à la mise en scène trop minimaliste, ce fond "jaune" très peu pour moi, ça rend limite claustro ! En tout et pour tout, le film se déroule dans 3 décors différents.... Au niveau des acteurs, j'ai adoré Joaquin Phoenix (comme d'hab, j'ai envie de dire) en "proxénète" à la fois dur et tendre avec ses filles, Marion Cotillard bof (comme d'hab, j'ai envie de dire) avec son même regard perdu pendant tout le film. Je ne comprends pas bien pourquoi spoiler: tous les hommes sont en adoration devant elle , les deux scènes où elle dégage quelque chose, spoiler: c'est celle où elle reçoit un policier et se fait payer etspoiler: quand elle fait la statue de la liberté sinon elle ressemble plus à une nonne qu'à autre chose et le côté coincé ça va 2 secondes !! Film pas assez dynamique et sans réel intérêt, je n'y ai pas vu de message caché. Bref, je mets 2 étoiles : une pour Joaquin et une spoiler: car on a évité la fin larmoyante !
La force du cinéma de James Gray était celle des tragédies grecques. Les personnages de « La nuit nous appartient » et de « Two lovers », auxquels le spectateur s’identifiait instantanément, se retrouvaient plongés dans des dilemmes d’autant plus émouvants que le spectateur s’y sentait impliqué. « The immigrant » avait tout pour renouer avec ces prodiges : l’histoire est celle d’un mélodrame, les trajectoires des personnages sont passionnantes, la reconstitution historique est très réussie… Et surtout, les performances des acteurs sont fabuleuses : Marion Cotillard, aussi à l’aise en anglais qu’en polonais, est incroyable dans ce rôle qui rappelle, après la récente déconvenue de « The dark knight rises », qu’elle méritait bien son Oscar. A ses côtés, Joaquin Phoenix trouve ici encore un rôle où déployer l’ambigüité de son jeu, toujours sur le fil entre burlesque et drame – on ne sait jamais s’il va exploser de colère ou s’effondrer en pleurant… Et pourtant, l’émotion, qui ne demande qu’à affleurer, point rarement. La faute peut-être à une photographie de Darius Khondji très travaillée mais trop peu originale, qui donne un aspect éthéré à toute cette histoire. Au point que l’on se demande parfois par moments si on n’est pas en train de nous montrer un rêve… Ce manque de matérialité pourrait donc expliquer l’étonnant déficit émotionnel de ce film de James Gray.
On connaît J Gray pour son art de nous transporter dans l'histoire comme dans d'autres lieux . C'est chose réussie pour le film tant la reconstitution de New York au début du siècle est excellente . Tant l'ambiance est bien tendue . Pour autant on ne ressens rien . Tout est froid comme la belle M Cotillard !
Pauvre Marion Cotillard : après avoir joué la pute dans le récent "Blood ties", le réalisateur de ce film la met à nouveau sur le trottoir dans cette poignante évocation. On va finir par se faire des idées sur elle, même si comme par hasard James Gray, aux manettes ici, était déjà coscénariste du polar de Guillaume Canet. Eh oui, pas facile effectivement de se faire une place au soleil lorsqu'une étrangère débarque dans l'Amérique des années 20... "The immigrant" est ainsi une histoire relativement classique sur le rêve américain, mais néanmoins fort bien menée et plutôt émouvante. Et si je n'ai pas forcément été convaincu par des décors que l'on sent légèrement en toc, j'ai été touché par de beaux acteurs et notamment par Joaquin Phoenix qui est le chouchou de toujours de Gray. Le petit frêre de River, qui nous avait fait croire pendant quelques mois qu'il ne se consacrerait désormais plus qu'à la musique (le filou !), reste donc bel et bien un pilier du septième art. Ouf !
"The immigrant" a enthousiasmé la critique sans trouver son public (146.000 entrées seulement en première semaine) Il a eu sur moi le même effet paradoxal. J'ai du mal à trouver à y redire tant tout y est parfait : le superbe drame dostoievskien placé sous le signe de la rédemption, la reconstitution méticuleuse du New York des années 20 somptueusement éclairé par Darius Khondji, le jeu exceptionnel de Marion Cotillard et de Joaquin Phoenix. Et pourtant je suis resté extérieur à cette histoire trop classique, trop mélodramatique qui n'a rien fait résonner en moi. Au point de réprimer quelques bâillements (discrets) dans la dernière demie-heure. Bref, c'est un des films les plus réussis de l'année et que j'aurais en même temps le moins aimé.
Ah!...Postérité, quand tu nous tiens. Gray l'a enfin accouché son masterpiece à l'âme étasuniennoslave, depuis le temps qu'il en rêvait nous en faisant rêver aussi. C'est un film noir car le rêve idéaliste naïf américain du bonheur est plus collant, poisseux, que le vice humain qui survit à tout et partout pire qu'une colonie de cafards. L'espoir est une fleur du mal plus vénéneuse que la torture psychologique. Qu'il fasse toujours plus beau à l'ouest n'empêche pas que les uniques somptuosités qui resteront à la postérité seront celles des ces quêtes spirituelles alambiquées et plus pures qu'un grand cognac; ça ne se passe pas sur tous les écrans, c'est sur ceux qui passent "The immigrant" qui sacrent Phoenix en tant qu'acteur de génie, et offrent enfin à Cotillard le rôle parfait de catin qu'elle semblait tant vouloir accrocher aux beau potentiel d'actrice qui émane d'elle, souvent mal employé.
L’interprétation des acteurs est exceptionelle, James Gray a un vraiment talent pour diriger ses personnages. Cependant je suis pas conquis par l'ensemble, un peu longuet et répétitif ..
Moi qui suis fan du travail de James Gray, je ressors déçu de ce dernier film que j'ai trouvé ennuyeux et pauvre en émotion. De belles images, mais un jeu d'acteur trop superficiel et des scènes trop insipides ont rendu ces deux heures interminables. A quand un nouveau chef d'oeuvre digne de "Two Lovers"?
"The Immigrant" propose une superbe affiche, des décors réussis, un climat parfois oppressant et une Marion Cotillard parfois très belle : ça c'est pour les aspects positifs (très secondaires, il faut bien l'avouer...). Pour le reste, c'est long, d'une platitude pathétique (ok j'avoue : je me suis endormi sur la fin après avoir réussi à résister pendant plus de 01h30...), d'un jeu fade (Marion Cotillard chouine du début à la fin - et tant pis si elle a de bonnes raisons pour cela, elle est pénible ! -, Joaquin Phenix - pourtant que j'adore - ne semble pas très motivé, alors que Jeremy Renner tire peut être le mieux son épingle du jeu d'ensemble - sans autant d'éclat que d'habitude cependant), pour faire court. Un film que je vais rapidement oublier, malgré - encore une fois - la beauté de son affiche et la richesse potentielle de son sujet, comme quoi...