The Immigrant
Note moyenne
3,2
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381 critiques spectateurs

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18 critiques
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poet75
poet75

298 abonnés 703 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 29 novembre 2013
Quand, un jour de janvier 1921, venues de leur lointaine Pologne, Ewa et Magda débarquent à Ellis Island, elles ont la tête farcie de projets et de rêves. Oh ! Rien d'ivraisemblable : elles comptent sur l'aide d'un oncle et d'une tante déjà installés à New-York et elles imaginent qu'elles prendront racine dans ce nouveau pays en s'y mariant et en y ayant plein d'enfants ! Cette terre qu'elles découvrent et qu'elles imaginent, cette terre dominée par l'imposante statue de la liberté n'offre-t-elle pas la garantie d'un bonheur simple et durable ?
Mais il va falloir très vite déchanter : Magda, soupçonnée d'être tuberculeuse, est retenue en quarantaine à Ellis Island, tandis qu'Ewa, à qui il est arrivée une sombre aventure durant le voyage en bateau, est désignée pour être rapatriée de force dans son pays d'origine. A peine sont-ils prononcés que tous les rêves s'effondrent ! Peut-être pas cependant, à cause d'un homme providentiel, un certain Bruno, qui parvient à la délivrer, la faisant embarquer pour New-York.
Mais, une fois de plus, les illusions s'effondrent : l'homme providentiel n'est qu'un souteneur qui exhibe « ses filles » sur la scène d'un boui-boui des plus glauques et les contraint à se prostituer !
Que peut faire Ewa dans cette ville inconnue, elle dont le seul objectif est à présent de faire soigner et délivrer sa sœur Magda ? Pour ce faire, il faut de l'argent, beaucoup d'argent. Pourra-t-elle compter sur le secours de sa tante et de son oncle ? Ce dernier, déjà bien installé, ne veut pas s'encombrer d'une parente aux mœurs douteuses. Voilà donc Ewa prisonnière de son « sauveur » Bruno et contrainte de s'exhiber sur la scène de l'infâme gargote en tenant le rôle (ô ironie!) de la statue de la liberté et de se prostituer comme les autres filles.
Mais il ne faut pas se contenter des apparences : tout n'est pas aussi simple qu'on pourrait l'imaginer. Bruno n'est pas uniquement un « salaud » et l'on se rend compte, au fur et à mesure du récit, que, pour la première fois de sa vie probablement, naît en lui ce sentiment inconnu et fort encombrant qui s'appelle l'amour. D'autant plus encombrant et douloureux qu'apparaît un rival en la personne d'Orlando, un magicien ! Nous voilà rassurés, en quelque sorte : si l'on craignait d'avoir affaire à une histoire un rien simplette, on se rend vite compte qu'au contraire les personnages dont il est ici question sont habités de sentiments complexes et contradictoires. Et le film prend toute son épaisseur : il intrigue, il passionne, il fascine...
Oui, la vie intérieure de ces personnages se laisse deviner et celle d'Ewa nous conduit même jusqu'à des sommets de beauté. Que lui reste-t-il, quelle noblesse peut-elle encore revendiquer, à qui peut-elle se fier ? Il lui reste la foi, il lui reste la prière et la confiance en Dieu ! Une des plus sublimes scènes nous la montre, suivie et épiée par son jaloux de souteneur, allant à l'église pour y entendre la messe. Celle-ci terminée, les pas d'Ewa la conduisent tout naturellement au confessionnal. C'est vrai, au prêtre qui lui demande de quitter Bruno, elle répond qu'elle ne le peut pas, que, toute à son projet de guérir et de délivrer sa sœur, elle va devoir rester en enfer ! Mais ce qui est vrai aussi, c'est que, même en enfer, même en vendant son corps, même en étant une femme avilie, Ewa n'est pas atteinte dans son cœur. Son corps est souillée, son cœur est pur.
Récemment, en revoyant « La Porte du Paradis », la splendide fresque de Michael Cimino, je songeais irrésistiblement aux romans russes, et le personnage de prostituée interprétée par Isabelle Huppert me rappelait une autre prostituée, celle que Dostoïevski avait imaginé pour « Crime et Châtiment » et qui se prénomme Sonia. Mais cette comparaison avec Sonia est encore plus juste à propos du personnage d'Ewa. Comme la prostituée de Dostoïevski, cette dernière, malgré les apparences, incarne l'être le plus noble, le plus digne et le plus pur qui soit.
Avec subtilité, sans la moindre trace de prosélytisme, James Gray, dans ce film, nous donne à voir ou à entrevoir la grandeur de la foi, la beauté de la prière et la noblesse du pardon. Bien sûr, il n'est pas nécessaire d'être croyant pour apprécier : tout le monde pourra y trouver son compte car le réalisateur nous propose l'un des plus bouleversants portraits de femme qu'on ait vu au cinéma depuis longue date. Marion Cotillard en Ewa a trouvé là l'un de ses meilleurs rôles : elle excelle en tout point, de même d'ailleurs que Joaquin Phoenix en Bruno ! Ce film magnifique est, sans aucun doute, l'un de mes préférés de l'année 2013 (une année pourtant très riche en beaux événements cinématographiques!). 9,5/10
ffred

1 988 abonnés 4 258 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 novembre 2013
Jusqu'ici, pour moi, James Gray n'avait réalisé que des chefs d'oeuvres (de Little Odessa à Two lovers en passant par le formidable La nuit nous appartient). Je partais donc avec un capital confiance au top malgré un accueil cannois mitigé. Sans dire que The Immigrant est (totalement) raté, il s'agit là de son moins bon film. Une histoire classique mise en scène de façon très académique. Sur le fond, l'histoire est belle. Mais elle est traitée de façon bien trop...
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 novembre 2013
New York 1921. Ewa et Magda, deux sœurs Polonaises candidates à la « terre promise » débarquent à Ellis Island, sas d’accès des candidats à l’immigration. Soupçonnée de tuberculose, Magda est placée en quarantaine. Dès lors Ewa n’aura qu’une obsession : faire sortir sa sœur. Et comme elle n’a pas un dollar dans sa jarretière, elle devient une « proie » facile pour les mauvaises rencontres…
Par exemple pour Bruno, beau mec et vilain mac, qui anime une revue d’effeuilleuses et prélève son pourcentage sur les filles. Bruno aime posséder, mais il peut aussi tomber amoureux. Voire devenir jaloux quand un saltimbanque fait du gringue à sa protégée. Et Ewa peut accepter la soumission et la prostitution pour atteindre son but, tout en restant ferme sur certains principes : ses sentiments ne sont pas à vendre !
Bref, le trio amoureux est en place, la tragédie peut commencer. Une tragédie presque trop classique, un peu vieillotte et pas très inventive, à l’image de dialogues assez plats. La grande histoire vire au mélo « sauce américaine ». Brillamment filmé, avec un New York certifié d’époque, baigné d’une lumière froide ; avec un tandem super-pro : Joaquim Phoenix acteur fétiche du réalisateur, toujours impeccable dans la douleur et Marion Cotillard, la plus anglo-saxonne des actrices françaises « expressive comme une actrice de muet », dixit James Gray
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 novembre 2013
Super film par un super réalisateur. Les acteurs sont dirigés à la perfection. Cotillard et Phoenix sont éblouissants. La photographie du film est superbe, bien léchée sans que ça ne fasse faux film des années 20. spoiler: Et que dire de la dernière scène du film..
Un grand James Gray! Mon préféré avec Two Lovers
titicaca120

432 abonnés 2 179 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 novembre 2013
le trio d'acteur Cotillard-Phoenix-Renner est excellent, l'histoire dans le New-York des années 20
est bien retranscrite, la photo est très réussie, l'atmosphère est glaciale et s'adapte bien au film.
par contre pas mal de longueur quand même pour en arriver à la fin.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 29 novembre 2013
Pas terrible, je crois que j'ai tout dit sur ce film
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 novembre 2013
Très bon film. L'histoire est touchante, sans jamais tomber dans le pathos. Marion Cotillard joue à merveille son rôle. La narration est lente mais l'on ne s'ennuie pas. Et surtout, le film est si bien réalisé, en particulier les scènes à Ellis Island, qu'on s'y croirait! Allez-y sans hésiter!
Ievut
Ievut

14 abonnés 15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 novembre 2013
J'ai compris la note moyenne des spectateurs: les acteurs sont excellents, l'ambiance magique, mais... il manque quelque chose. La personnalité de Marion Cotillard n'arrive pas de remplir cet écart sombre cette fois. Je n'ai même pas trouvé son personnage charmante. Et pourtant c'est autour elle que l'action se déroule. Bref, un film de l'époque, à voir, mais pas forcément au cinéma.
Thierry M
Thierry M

191 abonnés 2 435 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2013
Scenario quelques peu boitillant , un bon casting guere a son avantage . James Gray nous a habituer a beaucoup mieux.
soumiya75
soumiya75

6 abonnés 158 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2013
L'histoire est intéressante.... Mais mon dieu qu'est ce qu'on s'ennuit...
Marion Cotillard à tjs le même regard et le même air niais durant tout le film, elle tire la tronche et parle la moitié du temps en polonais...faut vraiment être motivé pour rester jusqu'à la fin...bon j'étais un peu motivée car l'intrigue m'avait convaincue ...par contre si vous n'aimez pas Marion Cotillard n'y allez pas...
MadRom
MadRom

66 abonnés 403 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2013
James Gray a dit à propos de son film que c'était le plus ambitieux, le mieux réalisé et le plus émouvant de sa carrière, comme quoi tous les avis sont clairement subjectifs car au contraire de ses deux derniers films (Two Lovers et La nuit nous apparient), le film ne bouleverse pas et peut être qu'ici l'émotion y est trop réfléchie, trop pensée pour toucher le spectateur. Il y a une vraie distance émotionnelle entre The Immigrant et le spectateur, étouffant ainsi les enjeux dramatiques du récit. Pourtant, le film est traversé par quelques moments d'une éblouissante beauté qui confinerait au chef d'oeuvre et on est loin du mélo académique vendu par les critiques (un tel niveau de mise en scène n'est certainement pas académique) il y a aussi quelque chose biblique dans ces personnages ( Ewa et Bruno) qui semblent rongés par la haine et l'amour, le mal et le bien, offrant au film une belle dimension mythologique, ces deux héros semblent d'ailleurs lorgnés vers ceux du romancier John Steinbeck pour sa manière de traiter ses personnages au frontière du mythe et du réel. Au final, on a ici l'oeuvre la plus aboutie techniquement du cinéaste mais peut être aussi la moins évidente.
dominique P.

904 abonnés 2 027 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 novembre 2013
Très beau mélo.
J'ai beaucoup apprécié.
L'actrice aurait mérité le prix d'interprétation à Cannes.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 novembre 2013
Encore une fois, je suis déçu par James Gray, lui qui a une si bonne réputation je me demande vraiment ce qu'il a de si extraordinaire... Autant dans Blood Ties, je m'étais dit que Canet a du mal retranscrire le scénario mais au final c'est le même problème : on s'ennuie pendant 1h de film et la seconde partie est meilleure... Le scénario n'a rien d'original ni d'extraordinaire mais l'idée de base est bonne. Tout ça pour dire que le film raconte une histoire simple avec une mise en scène ultra simple. Ce qui sauve le film est bien évidemment la performance des acteurs et surtout de Joaquin Phoenix qui est époustouflant ! L'image est aussi très belle et sauve quelque peut la réalisation de Gray qui restera une copie juste correcte, sans plus.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 novembre 2013
James Gray a trop joué avec les rimes en "on" dans ce mélo: trahison, corruption, prostitution, confession, pardon, rédemption.. jusqu'à l'indigestion.. Même l'interprétation de Marion ne m'a pas convaincu et c'est ma conclusion !!!
Marvelll
Marvelll

92 abonnés 295 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 novembre 2013
Avant le rêve américain…

Au final, The Immigrant est probablement le plus mauvais James Gray (je suppute, n’ayant pas vu The Yards). Malgré des bons acteurs et une belle ambiance, il souffre d’un scénario bancal et d’une intrigue trop simple pour être intéressante.
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