Oxygénant l'animation actuelle, cette production française endosse de manière subtiles des questions sociétale (riche/pauvre), assume un humour à double lecture (familiale) et expose une richesse culturelle méconnue (quelle incroyable Côte d'Ivoire !). Agrémentée d'un regard non misérabiliste sur les affres de la condition féminine, je pense qu'il mérite d'être projeté dans le milieu collégien ou lycéen de France ou d'Afrique francophone. L'animation est parfois hasardeuse, la BO est parfaite, les inserts publicitaires facétieux mais le point fort demeure la richesse des multiples personnages et leurs dialogues truculents.
Je vous conseille de voir ce film d'animation, il est excellent! C'est une bonne adaptation de la bd, on y retrouve de style, les dialogues et les dessins.
Le film de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie est simple, doté d’une certaine fraîcheur. L’Afrique d'aujourd’hui comme celle d’hier, dans son éternité chaotique: maquis dansants, échoppes folkloriques, rues de poussière, bagnoles rafistolées, flegme légendaire, tout sonne assez juste dans cet Abidjan à peine idéalisé. Avec des moyens modestes et une animation assez sommaire, les réalisateurs parviennent à nous transporter dans leur monde immuable dans lequel les rapports humains dominent tout. Rapports familiaux, rapports au patron, amitiés, amours, condescendance et lâchetés, mais aussi énergie de vivre, solidarité et sens de l’honneur. Les choses qui fâchent sont mises de côté, sida, extrême pauvreté, pour laisser la place à une petite comédie humaine traitée sur le ton de la sincérité.
Il n'y a pas grand chose à redire sur la forme de ce film d'animation. Les dessins sont colorés et soignés et l'animation ne manque pas de caractère. En revanche, l'histoire manque depiquant et finit même par devenir soporifique au fur et à mesure de son déroulement. Ce qui aurait pû devenir dépaysant et frais n'est au final que platitude et banalité. Décevant.
Bande-dessinée de Marguerite Abouet & Clément Oubrerie et éditée par Gallimard, Aya de Yopougon vous réserve un sacré voyage pour la Cote d’Ivoire des années 1970. Ce n’est pas techniquement qu’on sera séduit par ce film d’animation même si dessin et animation sont de bonne facture mais c’est d’abord la galerie de personnages extravagants qui nous charme. Avec leurs tics de langage ou leurs expressions parfois farfelues, difficile de ne pas se marrer et la bonne humeur ne vous quittera plus ! En plus de ça, le scénario est constitué de différentes histoires qui rendent le récit très vivant, bref voilà une très belle découverte qui nous offre une toute autre image de l’Afrique.
un film d'animation africain avec des personnages caricaturaux mais tellement réels une histoire simple de grossesse non désirée des situtations cocasses avec un vocabulaire très imagé le graphisme est très rudimentaire j'ai bien aimé on reconnaitra en passant la voix de claudia tagbo pour adulte et non pour enfant
Un film d'animation bien en dessous de la qualité et de la richesse de la BD (bien qu'à la longue elle m'a quand même lassé). Pour autant certains passages sont très bons mais le rythme m'a paru lent et le scénario partir un peu dans tous les sens.
Les points positifs sont les anciennes réclames qui parsèment le film et une très bonne BO de musique africaine avec "Dissan Na M'bera" - Super Mama Djombo / "D.I.S.C.O." - Ottawan / "Les jaloux Saboteurs" - Maitre Bazonga / "Sweet Mother" - Prince Nico Mbarga / "Bonheur Perdu" - Lougah François / "Tambola Na Mokili" - John Bokelo / "Amina" - Tchala Muana / "Ziboté" - Ernesto Djédjé / "Yarabi" - Bembeya Jazz National / "L'enfant et la gazelle" - Miriam Makeba.
Quand on voit le film on devine tout de suite qu'une femme a pris part au scénario, histoire de grossesse de couple. Les personnages ne sont pas attachants, aucun interêt.
On ne s'attend pas forcément à un film extrêmement comique, ou dramatique d’ailleurs, et du coup on rigole franchement de certains personnages, accents, situations, clichés... On ne s'ennui pas, et d'ailleurs on a presque envie de le montrer à d'autres personnes qui passeraient à côté sans y prêter attention. Cela reste cependant léger sur la fin, ou plutôt, je suis resté sur ma faim !
Il y a un ou deux problèmes majeurs dans « Aya de Yopougon ». D'abord, l'accent des doubleurs est parfois tellement « réaliste » que l'on ne comprend pas toujours bien ce qu'ils disent. Mais surtout, j'ai beau ne rien avoir (au contraire) contre l'animation à la main, celle-ci est vraiment sommaire et ne fait pas honneur à l'Afrique, bien qu'elle se veuille probablement fidèle à la bande-dessinée d'origine. C'est d'autant plus dommage qu'à côté de cela, il y a des points très positifs. Le ton est souvent corrosif, les dialogues étonnants et les personnages ne sont en rien les innocentes victimes que l'on aurait pu craindre. Enfin un film qui nous montre que les africains peuvent être parfois de sacrés enfoirés, et que si une bonne partie de la population est effectivement pauvre, ce n'est pas le cas de tous, à l'homme de ce grand patron sans scrupules n'ayant rien à envier à certains requins de Wall Street. Vous l'aurez compris : l'œuvre n'a rien d'enfantine et n'est donc pas franchement à conseiller aux têtes blondes, le récit prenant même parfois une tournure insolente et provocatrice des plus savoureuses. Au milieu de tout cela, l'insertion de quelques publicités « live » hilarantes viennent ponctuer le récit de manière originale et étonnante, donnant encore un peu plus de personnalité à cette histoire pas comme les autres. Dommage donc que l'aspect technique ne soit clairement pas à la hauteur des ambitions du projet, empêchant une immersion totale dans cette Afrique présentée sous un nouveau jour, et ce très intelligemment. Il n'est du coup vraiment pas interdit d'y faire un tour, le fond l'emportant quand même (de justesse) sur la forme : estimable.
Très bon film, on s'attache à Aya et autres personnages, dans cet Abidjan des années 70 ... De plus, dépaysement garantie, une vraie immersion dans l'Afrique !