Derniers Avis : La Colline aux Coquelicots - Page 24
La Colline aux Coquelicots
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Un visiteur
3,5
Publiée le 14 janvier 2012
Intéressant! On est loin du flop "les contes de terremer" que nous avait proposé Goro Miyazaki la dernière fois. Le film est bon, bien que sans génie à mon sens, mais Goro fait ses dents et semble aller dans le bon sens. Les personnages sont attachants et crédibles.
Derrière un aspect classique pour le genre du drame d'animation asiatique se cache quelques trouvailles intéressantes et une intrigue multiple à plusieurs embranchement agréable à suivre, et empreinte de nostalgie.
Dès les premières images on est frappé par le manque d'animation par rapport aux Myazaki (père) et les Ghibli en général. C'est un peu trop statique.. Un beau petit film avec une gentille petite histoire, mais c'est mou, la musique est mal utilisée, au final on en ressort mitigé. Goro à beaucoup à faire encore pour nous sortir un vrai film qui puisse être labellisé Ghibli..
Effectivement c'était un film superbe... Que dire de plus... Émouvant, envoûtant... Un film qui vous prend par les sentiments droit au cœur ! Des images et des musiques sublimes et un travail remarquable tant au niveau du scénario que du dessin ! Pas de magie au programme, Goro à choisi le réalisme et c'est un pari réussi ! Tentez l'expérience vous ne serez pas déçu !
Second film de Goro Miyazaki, « La Colline aux coquelicots » vient hélas confirmer ce que nous avions ressenti en découvrant « Les Contes de Terremer » : le fils d’Hayao Miyazaki n’est et ne sera probablement jamais l’équivalent de son père, auteur des plus grands chefs d’oeuvre des studios Ghibli. Celui-ci n’a pas cette petite étincelle, ce sens de l’animation qui rendent les films de son paternel aussi merveilleux qu’inoubliables. Cela dit, passé la légère déception, le spectacle n’en reste pas moins très fréquentable et très au-dessus de la moyenne. D’autant que si la magie n’opère pas totalement ici, c’est aussi parce qu’il n’y a aucun élément fantastique présent, chose rare chez Ghibli (le remarquable « Tombeau des lucioles » est l'exception qui confirme la règle). Les possibilités d’envolées lyriques et d’enchantement pur sont ainsi moins nombreuses, mais sont toutefois compensées par de réelles qualités. On retrouve notamment avec grand plaisir ces personnages comme toujours charmants, doux, mais qui n’en gardent pas moins une réelle profondeur, si bien que la relation qui unit Umi et Shun, les deux héros du film, ne perd jamais de son intensité au fil du récit. C’est aussi le cadre de l’oeuvre qui nous séduit : ce Japon des années 60 n’a rien d’une carte postale, et par ses couleurs, ses costumes, ses dessins, nous immerge rapidement dans cet univers oscillant joliment entre mélancolie et émotion. Citons à ce titre l’idée du foyer menacé par la direction du lycée et que les élèves décident de sauver, offrant à l’oeuvre ses scènes les plus cocasses, mais surtout une très belle image de la jeunesse, celle dont on aimerait faire partie et que l’on admire dans sa soif d’idéal. Mais « La Colline aux coquelicots », c’est surtout une histoire. Celle-ci est manifestement classique, peut-être trop d’ailleurs, surtout lorsque l’on connaît à quel point les studios Ghibli sont capables de se surpasser en matière d’inventivité. Ce n’est pourtant jamais vraiment un problème, Miyazaki junior s’appliquant à la raconter de manière aussi élégante que sensible ; il accompagne le récit d’une musique délicieuse et s’évertue à nous offrir (tout de même !) quelques belles scènes de rêve, symbole d’un deuil difficile à supporter (le père d’Umi a disparu en mer depuis des années), mais que la jeune fille accepte courageusement, avec toujours l’espoir que celui-ci reviendra un jour à ses côtés. Le secret liant les deux adolescents reste quant à lui un mystère jusque dans les dernières minutes, pour ne pas rendre prévisible cette relation rythmant le récit de bout en bout. Si la période est donc un peu moins propice aux chefs-d’œuvre pour Ghibli, « La Colline aux coquelicots » n’en reste pas moins une valeur sûre, appartenant à cette catégorie de films qui rendent heureux pendant et après la projection. De quoi démarrer l’année 2012 en beauté !
L'animation japonaise a pris ses gallons depuis qu'Hayao Miyazaki et son comparse Takahata imposent leurs styles sur les écrans du monde entier, mais l'heure de gloire semble passée, les deux hommes septuagénaires aujourd'hui essayent depuis quelques années de passer le flambeau à une relève qui se fait attendre. A tel point que les deux hommes n'ont toujours pas rangé leurs pinceaux, et sont encore au coeur de projets (« Le conte du coupeur de bambou » pour le réalisateur du bouleversant « tombeau des lucioles »). Goro Miyazaki, le fils du maître, propose un second long-métrage après la déconvenue des « Contes de terremer », l'histoire d'une jeune fille qui du haut de sa colline hisse chaque matin des drapeaux en hommage à son père disparu, jusqu'à ce qu'un garçon de son lycée ne vienne la chambouler. Le père au scénario, le fils à la réalisation, la recette était prometteuse, mais si « La colline aux coquelicots » est un joli film, il manque clairement de relief. Le récit principal qui voit l'union et la désunion des deux personnages centraux est intéressant, très fin et le scénario (s'il est parfois confus et un peu tiré par les cheveux) ménage un doute ultime. Il y a comme souvent beaucoup de pudeur dans cette relation, un jeu de regard éloquent, ce qui ménage quelques bien jolies scènes. Mais ce récit s'entrecroise avec une intrigue autour du « quartier latin », où les élèves cherchent à préserver le bâtiment de la démolition, qui ne porte que très peu d'intérêt et semble remplir le film de vide. La réalisation est parfois assez maladroite, et même le dessin manque de cachet... Goro, pour faire parler ses images et son manque d'inspiration, surcharge son film de musiques, qui semblent parfois en complet décalage, cette omniprésence plombe un peu le film. Le Japon des années 60 a du charme, mais le charme ne fait pas tout. Juste beau, il ne peut éviter la comparaison avec ses aînés tous plus majestueux, et notamment le précieux « Arrietty » sorti l'année dernière à la même période et qui n'était pourtant que le premier film de Yonebayashi, bien plus doué à mon goût. "La colline aux coquelicots" est une jolie histoire d'amour qui souffre de la comparaison avec ses modèles, tous bien meilleurs. Un beau film, un mauvais Ghibli.
Fils Miyazaki a l'art et la manière de bien suivre les traces de son père. La Colline aux Coquelicots est tout simplement un chef d'oeuvre mêlant émotions et inattendu tout au long du film. On ne sait pas ce qui se passera, et c'est vraiment tout à la fin que l'on comprend que finalement spoiler: Umi et Shun ne sont pas frère et soeur alors qu'on les annonce comme tels dès le premier tiers du film.
A voir et à revoir pour les amateurs de films d'animations japonais !
Et bien je dois dire que jusqu'à présent je n'avais jamais été déçu par un Ghibli, mais voilà qui est fait. Peut-être est-ce parce que j'en attendais trop, peut-être est-ce parce que je l'ai vu juste après "Arrietty" (grosse merveille), en tout cas la déception est là et je n'ai pas eu le même émerveillement que devant les autres. La faute à une histoire, qui selon moi, est beaucoup trop courte et pas assez exploitée. On a déjà vu que Ghibli n'hésitait pas à nous sortir des films de presque deux heures, et s'il y a un film qui les aurait mérité c'est bien "La Colline aux Coquelicots". Si encore une fois, et là-dessus ils ont répondu présents, les personnages sont excellents et très attachants, leur relation manque cruellement de profondeur et de vie. Ça va beaucoup trop vite, il n'y a pas de réels signes qui montrent leur attachement, ni leurs sentiments, et c'est dommage car on aurait pu avoir quelque chose de vraiment beau et émouvant (surtout vu le thème du film). Ensuite vient l'histoire, qui est vraiment pas mal, mais qui manque de mélancolie et qui est trop mise de côté au détriment d'intrigues pas forcément très palpitantes, comme la rénovation et la sauvegarde du foyer par exemple. C'est vraiment dommage, car en plus avec un drame ils auraient pu très facilement nous faire sortir les paquets de mouchoirs, mais le tout manque malheureusement d'émotion (sauf quelques scènes qui sont, il faut le dire, très touchantes), et sur le coup je ne pense pas que ce soit Miyazaki fils qui soit à blâmer, mais bien le scénariste qui n'est autre que Miyazaki père. On aurait vraiment apprécié quelque chose de plus développé. Ça me fait vraiment de la peine de critiquer aussi négativement un film de Ghibli, alors il faut quand même dire que le film est vraiment bien, que l'animation est encore une fois très belle et soignée, et que les musiques sont un bonheur (notamment la chanson de fin, absolument magnifique, mais c'est dommage qu'il l'ait révélée dans la bande-annonce). Je l'avais malheureusement raté en salles, et croyez-moi l'attente de la sortie blu-ray a été longue, mais au final je ressors déçu. Même si la plupart des choses qui font la réussite des films Ghibli (les personnages, l'animation, les musiques) sont au rendez-vous, ici c'est l'histoire pas assez développée et manquant d'émotion qui vient gâcher un peu le plaisir et fait que "La Colline aux Coquelicots" est un de leur moins bon film, aussi sympathique soit-il.
j'avoue préférer les histoires originales des studios ghibli, et surtout les histoires fantastiques, mais cette adaptation en film d'animation nous peint avec brio le portrait d'un japon des années 60 qui a beaucoup de charme, et on se plait à suivre progressivement le "secret" qui se cache derrière cette relation entre deux lycéens nippons. Très poétique, ce film fait honneur à la famille miyazaki, on sait que hayao a supervisé son fils tout le long de sa réalisation, pour essayer de "passer le flambeau". Je pense que goro a encore du pain sur la planche pour arriver au niveau de son père, mais ça semble en bonne voie pour de futurs bons films, même s'il n'y aura jamais qu'un seul et unique hayao! Vous l'aurez compris: On est donc dans le réalisme ici, on a droit à une animation au top avec un style très épuré et de somptueuses musiques. A voir.
Magnifique évocation nostalgique du japon des années 60. Un japon à mi-chemin entre l’ancien et le moderne. La préservation du patrimoine et la quête du passé sont d’ailleurs les deux thèmes principaux du film. Cette belle histoire d’amour impossible entre deux ados à la recherche de leur père est mis en lumière dans des couleurs pastel qui rappelle les teintes des tableaux impressionnistes. Moins fantaisiste que son père, Goro Miyazaki a trouvé ici un ton juste et personnel.
Je ne suis pas un habitué des notes excellentes, mais faisons une brève exception. Je ne m'éterniserai pas sur le scénario sur lequel les mauvaises langues cracheront car trop simple, trop gentil : Quand on vient voir un Ghibli, on ne va pas voir un Woody Allen, on ne vient pas voir un drame non plus. Bien. Personnellement, j'ai passé une heure et demie délicieuse, j'en ai pris plein la vue (Des décors sublimes, poussés jusqu'au détail.) et les oreilles (Une excellente BO, ainsi qu'une très bonne localisation française.). L'ambiance du film est calme, les sentiments sont discrets, tout est en sous-entendu. C'est beau sans être mièvre. On se prend au jeu dont les ficelles sot tirées par Goro Miyazaki, qui nous livre ici non pas un Ghibli majeur comme l'ont été Mononoké ou Chihiro; mais à mes yeux meilleur qu'un Ponyo, un Chateau Ambulant ou un Arietty. Moi, je dis bravo, et j'espère voir un minimum de critiques venimeuses qui, outre la question du gout, ne sauraient être réellement fondées.