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pitch22
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2,5
Publiée le 6 avril 2012
Je ne suis pas d'accord avec ces critiques qui parlent de chef-d’œuvre alors que cette romance assez triste, qui certes bénéficie d'une jolie réalisation et d'une approche atypique au demeurant, s'avère au final plutôt convenue, sans grande ampleur et guère optimiste. Malgré les instants de solitude, il y a beaucoup trop de blabla qui, en fait, ne mène pas bien loin. Tom Cullen (3e du nom) a reçu un prix de meilleur jeune espoir du ciné indé britannique; il le mérite sans doute. Voilà un acteur magnifique, crédible dans son rôle. La mise en scène, simple, délicate, rend l'historiette plaisante à visualiser; on la sent néanmoins trop effacée. Au-delà, le film aurait pu transmettre davantage d'émotions, privilégier plus de contrastes voire oser les confrontations vives; or l'ensemble paraît manquer de vie, dans un souci semble-t-il trop didactique d'exprimer le positionnement des personnages et de se complaire dans les situations de doute et d'incertitude. Que la relation toute fraîche qui unit Russel et Glen puisse donner lieu à ce type d'échanges cérébraux un peu trop posés et introspectifs, cela semble quelque peu exagéré. L'idée du dictaphone permet d'accrocher les sujets mais un truc pareil reste difficile à imaginer. Si le scénario vise entre autres à s'éloigner des clichés gay éreintants, on n'évite pas non plus l'écueil un peu désolant des pédés qui boivent, fument ou se droguent spoiler: (soufflage mutuel de coke dans la bouche, cette merde addictive). Déjà que la scène de leur rencontre est complètement zappée, voilà qu'on nous inflige une baise de type conventionnelle; on montre juste ce qu'il faut de sperme au bon endroit, au-dessus du nombril. Et puis le coup du je te fais la réponse niaise du père-modèle que tu n'as pas eu, ça fait un peu démo plaquée, surtout de la part de Glen le mec assumé mais détaché. Pareil pour le pote-cœur sur la main. En gros, on élude le soufre: ça reste bien gentillet! Ces reproches constituent à la limite des faiblesses qu'on peut minimiser. Ce WEEK-END en point d'interrogation parvient tout de même à générer une petite émotion. On a donc un beau produit cependant trop lisse, gâché par un discours qui sent le consensuel, épicé d'une pseudo provocation inutile et énervante (prise de stupéfiant) et décevant en terme d'intensité. On reste sur sa faim car on aurait aimé échapper aux enfilades de banalités qu'on nous livre ici. En conséquence, ce film, à la fois agréable, quelque peu fade et irritant, ne laisse pas un souvenir marquant.
Film tres....simple dans l'histoire la mise en scene. Pas d'extravagance, de folles aventures de revelations... Juste deux hommes qui se rencontrent s'apprecient et voila d'un coté on peut s'ennuyer parce que c'est difficile de rentrer dans la vie du commun des mortels (gays) meme leur amourette n'est pas specialement passionnante. Mais les acteurs st tres bons, justes et touchants dc on regarde pr eux ...
Sexe, drogue, parlotte & alcool, voilà le slogan du film. Peut-être cela se veut-il authentique, vrai, c'est authentiquement creux. S'ils sont amoureux, ils le cachent bien. Le synopsis laisse croire à plus qu'on a droit, c'est presque une arnaque. La réalisation style content pour rien avec des plans grotesques comme filmé le reflet flou sur un mur d'une conversation, les bisous bisous vu de l'immeuble d'en face, un rendez-vous depuis le coin opposé de la salle caché par d'autres personnes... Ceux qui pouvaient légitiment attendre la vue satellite d'une promenade, un monopoly vu d'un micro-onde ou le brossage de dents vu du fond des toilettes auront été déçu de voir le réalisateur s'arrêter en si bon chemin.
Un petit bijoux qui brille pardessus la modestie de moyens, sauf en ce qui concerne la justesse des acteurs et l'adresse du réalisateur qui sont, eux, sans faille. Si l'on rentre dans l'histoire, l'on risque de ne pas en sortir pendant un bon moment. Depuis Brokeback Mountain et My Beautiful Laundrette je n'avais pas ressenti une telle émotion....
Présenté au festival du film LGBT de Paris « Chéries-Chéris », le très joli film « Week-end » du réalisateur britannique Andrew Haigh raconte l’histoire d’une rencontre amoureuse fugace entre deux hommes. Deux garçons qui vont apprendre à se connaître et développer des sentiments l’un pour l’autre en l’espace de deux jours. Le temps d’un week-end, donc. Mais plus qu’une simple histoire d’amour homo, le film explore avec justesse et réalisme le thème de l’amour naissant.
Entre Russel et Glen, tout commence comme une banale histoire d’un soir. Après une soirée arrosée avec ses amis hétéros, Russel rejoint un bar gay et finit la nuit avec Glen, un mec qu’il pense « trop bien pour lui » mais qu’il invite tout de même dans son appartement. De cette première nuit à deux rien ne sera montré. Mais au réveil, Glen interroge Russel sur l’oreiller sur ses impressions par rapport à leur rencontre et leurs premiers ébats, dictaphone en main, comme il le fait avec tous ses amants dans le cadre d’un projet artistique.
Une introduction inattendue à leur histoire à peine débutée que les amants commentent déjà, et qui va créer une complicité quasi immédiate entre ces deux hommes qui ne connaissent rien l’un de l’autre. Alors que les deux hommes se découvrent au fur et à mesure que les heures passent et qu’ils se dévoilent progressivement, Glenn avoue tardivement à Russel qu’il quittera l’Angleterre pour les Etats-Unis à la fin du week-end. Leur amour naissant devenu de plus en plus évident se voit alors déjà condamné et le compte à rebours commence, bouleversant.
Il ne se passe pas grand chose dans cette histoire, très simple, constituée essentiellement de dialogues entre ces deux amants. Mais elle parvient à en dire beaucoup sur ce que c’est que d’être un homo aujourd’hui, grâce à des personnages archétypaux mais pas stéréotypés. Russel, homo discret plus ou moins assumé, veut croire en une véritable histoire d’amour, tandis que Glen, beaucoup plus « out » entend s’amuser et collectionner les amants après une rupture difficile.
À travers leur regard et les expériences qu’ils se racontent, ces deux amants évoquent avec sincérité et vérité ce qu’on peut ressentir en tant que gay dans la société actuelle, où les obstacles restent présents pour les couples homos. Entre visibilité accrue et intolérance toujours persistance, pas toujours facile de s’afficher dans la rue avec celui qu’on aime, de s’imaginer fonder une famille, d’être confronté à la discrimination. Autant de sujets touchés du doigt au détour d’une conversation qui apportent aussi à cette histoire d’amour une tonalité politique.
Et au-delà du thème de l’homosexualité, tout le monde pourra s’identifier à cette histoire qui parle avant tout avec tendresse et subtilité de la naissance des sentiments amoureux et d’une intimité touchante entre deux êtres. Comme le dit le réalisateur, « Week-end » a un sujet simple et universel : « comment rencontrer quelqu’un, le découvrir, peut-être faire un bout de chemin avec lui ». Les deux interprètes principaux, Tom Cullen et Chris New, sont pour beaucoup dans la réussite de ce film, impressionnants de justesse et d’émotion. Il existe entre eux une véritable alchimie qui rend leur love story extrêmement crédible, au contraire d’un autre couple homo vu récemment, celui de Béart et Dalle dans Bye-Bye Blondie. Leur performance à elle seule vaut le coup de se déplacer.
J'ai découvert ce film via la série Looking (HBO) dans la même veine et du même réalisateur. Très beau film, d'une totale simplicité, notamment scénaristique malgré les questions de très grande importance qui traversent le film, et pourtant bouleversant. Quelques maladresses ou longueurs au détour d'une scène (au début) qu'on lui pardonne très vite, pour ses acteurs si justes, sa manière si douce et belle de filmer sa ville, une sorte de cité anglaise jamais vue comme ça. Un film auquel on pense longtemps.
Malgré les discours avancés par Glen, réitération des schémas auto-imposés sans pouvoir s'en dépêtrer : multi-partenariat, drogues, solitude. Horizon conformiste homosexuel indépassable : acquiescement à la sodomie... répétition, répétition, pénétration. Cours vite, camarade : l'idéologie finit toujours par te rattraper et te prendre par derrière...
Un film très touchant et plein de pudeur sur l'homosexualité et, surtout, sur la naissance du sentiment amoureux. Gay ou pas gay : on s'en fout presque, finalement. Les fans de Ryan Gosling peuvent foncer : Chris New a quelque chose du désormais célèbre "driver".
Le film a une certaine tendresse pour ses personnages qui ne croient en rien et qui trouvent par hasard et a corps défendant pour l'un, un espoir dans l'autre. Le film ne cherche pas à émouvoir mais fait le constat de la possibilité d'un amour auquel on ne croyait pas. Les discussions sont aussi très intéressantes.
Chronique d’un rencontre amoureuse entre deux hommes. Un récit intimiste sensible et touchant qui saisit les mystères de l'attirance, un peu trop cru et bavard, et au final pas d'un grand intérêt, même si les deux comédiens principaux sont convaincants.
un petit film sans prétention, qui raconte en toute simplicité une rencontre puis un attachement imprévu qui se créait. c'est aussi l'évocation des éternelles thématiques comme le couple, le coming out, être soi dans un monde hétéro, le regard des autres etc. au milieu d'un récit qui tourne un peu en rond, certains aspects auraient pu être davantage développés. pour autant, les acteurs sont criant de naturel.
Une rencontre brève peut parfois dévoiler plus qu’une longue histoire. "Week-end" suit deux inconnus réunis par le hasard et observe leur rapprochement avec une délicatesse rare. Andrew Haigh, encore au début de son parcours de cinéaste (et à qui l'on devra le bouleversant "Sans jamais nous connaître"), construit un récit intime où Tom Cullen et Chris New donnent un relief touchant à ce duo suspendu. La mise en scène reste discrète, voire amateure, mais dans cette simplicité se glisse tout l’art britannique pour raconter l’universel à travers l’infime.
"Week-end" de Andrew Haigh, se déploie une véritable fresque intimiste, scrutant avec une délicatesse inouïe la complexité labyrinthique des liens humains, à travers le prisme d'un interlude éphémère entre Russell, un âme romantique en quête effrénée d'intimité, et Glen, fervent adepte des liaisons passagères, armure contre les assauts de la vulnérabilité. Leur ballet émotionnel, tissé d'une soif ardente de connexion profonde mêlée à une crainte viscérale de l'engagement, se révèle être un écrin fertile, propice à une méditation profonde sur les thèmes de l'amour, du sexe, et de l'identité au cœur même de la communauté LGBTQ+. La mise en scène, d'une subtilité raffinée, conjointement aux interprétations transcendantales de Tom Cullen et Chris New, capture avec une précision chirurgicale l'authenticité émotionnelle de ce week-end métamorphique. Malgré une cadence qui, par moments, semble s'attarder dans les méandres de la contemplation, le film éclaire par son habileté à universaliser des expériences singulières.
...Malheureusement, le film n’égrène, il est vrai des vérités, mais surtout des banalités (on vit tout cela tous les jours...), avec une morale aussi simpliste qu'évidente : ce n'est pas facile d'être gay, même aujourd'hui, dans un monde d'hétérosexualité. Alors oui, en tant que gay, on a tous plus ou moins vécu toutes les situations présentées dans le film, de la rencontre dans un bar à la fuite en avant devant l'amour, de l'homophobie latente au regard des parents et amis etc etc... Le problème du scénario de Andrew Haigh, dont c'est le deuxième film, est qu'il est beaucoup trop bavard, qu'il finit par tourner en rond... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-week-end-102693742.html
Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais, à savoir un week-end romantique en amoureux pour échapper à l'univers glauque de la cité HLM, genre Brokeback Mountain dans la campagne anglaise... Mais c'est une rencontre, d'abord charnelle, avec des scènes d'amour plus que suggérées ! Et puis, ils parlent, ils parlent, ils parlent... en buvant et en fumant des pétards, voire plus. Il est alors logique que rien de bien consistant ne puisse émerger de ces échanges ennuyeux : le mariage gay c'est bien, non, c'est pas bien, si c'est bien... Bref, on s'ennuie. Et puis, la relation prend de l'intensité, au point que le dernier quart d'heure est absolument époustouflant. Je me demande même si je ne vais pas le revoir juste pour être tétanisé cinq minutes !