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    12 Years a Slave
    note moyenne
    4,3
    25100 notes dont 1763 critiques
    répartition des 1763 critiques par note
    452 critiques
    766 critiques
    308 critiques
    131 critiques
    63 critiques
    43 critiques
    Votre avis sur 12 Years a Slave ?

    1763 critiques spectateurs

    MaCultureGeek
    MaCultureGeek

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    5,0
    Publiée le 15 novembre 2015
    Durant pareille journée, y'a-t-il un thème plus d'actualité que la force de conviction, le courage et la détermination? Car voyez-vous, pour se sortir d'un tel état de crise, il faut, je pense, garder son sang-froid et la tête haute, et courir, courir, et courir vers notre destin, se soutenant les uns les autres. En bref, il faut faire comme cet homme là, ce Solomon Northup, s'affranchir de ses chaînes, et changer le cours des choses. Mais c'était pour la minute d'actualité. Parlons à présent du film. Aussi vrai que ce que nous venons de vivre fut une réelle infâmie, "12 Years a Slave" est un grand film. Un vrai chef-d'oeuvre, même, le genre de film qui marque à vie, et que l'on a réellement du mal à sortir de sa tête. Concrètement, c'était la rencontre que j'attendais le plus : deux de mes acteurs favoris jouant dans un même film, et même si Cumberbatch et Fassbender ne se croisent pas, au moins jouent-ils dans une oeuvre commune. Dès lors que je vous ai dit cela, une question se pose : comment ai-je trouvé leur interprétation? Grandiose? A moindres mots grandes idées, oui. Carrément, même. Lequel ai-je préféré? Cela, je ne pourrai vous le dire. Fassbender? Peut-être. Son interprétation était assez puissante pour que je l'apprécie particulièrement. Cumberbatch? De même. Voyez-vous, le problème vient du fait que leurs rôles sont tellement différents, qu'ils en viennent irrémédiablement à se compléter. Je ne peux préférer l'un à l'autre, ou l'autre à l'un; tous deux sont tellement bons qu'ils se hissent au même niveau, un niveau presque irréprochable. En fait, je ne vois pas ce que je pourrai leur reprocher. Comme d'habitude, ai-je envie de dire. Et justement, le génie du cinéaste est de les mettre à complet contre-emploi; Cumberbatch fait des étincelles en gentil, en homme bon, ( souvent caractérisé par ses rôles de méchant, "Star Trek", ou de sociopathe, "Sherlock", ), changeant sa carrière d'angle de vue, et Fassbender, habituellement le héros de ses films, en méchant, en sadique. Le résultat donné est impressionnant de maîtrise; en un mot, c'est prodigieux. Et puis, que vaut donc l'acteur principal, celui qui interprète le rôle de Solomon? Lui aussi est grandiose. C'est incroyable de voir une telle puissance dans le jeu, prouvant, par delà même son talent, qu'il n'a ni volé sa réputation, ni ses récompenses. Je pense que le choix n'aurait pu être meilleur; il incarne son rôle à la perfection, et donne vie à cette homme défunt. En gros, il est à la fois intense et engagé; il apparaît évident qu'il prend son rôle à coeur, et c'est, je pense, l'une des principales raisons d'une telle réussite. Vient s'y ajouter la mise en scène de Steve McQueen II ( je ne m'y ferai jamais ); prodigieuse, magnifique, elle s'impose comme l'une des plus belles de ces dix dernières années. Pour faire simple, ce n'est que du bonheur. Pleine d'effets de style de toutes sortes, elle parvient à sublimer l'instant présent, rendant les choses, le monde, d'une rare élégance. Voyez-vous, je pense que cela est principalement dû au rythme de l'oeuvre, mais également aux décors, et à leur manière d'être montrés. Car comme je l'écrivais dans ma critique de "Planète Interdite", de nos jours, l'on a généralement du mal à donner de la substance aux décors. Mais ce constat, mûrement pensé, ne s'applique pas à ce métrage ci. Car McQueen sait rendre les décors uniques et puissants; ils font partie de l'oeuvre, et lui offrent une force nouvelle que beaucoup ne possèdent pas. De plus, l'écriture s'avère, elle aussi, fabuleuse. Le résultat est donc à la fois saisissant, horrible et jouissif; voir les badguys de l'histoire être punis, cela ne peut que nous réconfortés. D'autant plus que c'est une histoire vraie, rendant le tout encore plus humain, touchant; et puis mince, le mec a vraiment vécu ça, quoi ! Impressionnant. Une expérience marquante, une véritable leçon de vie. Et en ces temps de crise, je pense que l'on devrait tous suivre l'exemple de Northup, et nous montrer courageux et forts devant l'adversité. Bonne soirée.
    anonyme
    Un visiteur
    4,5
    Publiée le 7 mai 2014
    Adaptée d'une histoire vraie, cette magnifique épopée sur l'histoire dure et malheureusement vraie de cet homme nommé Solomon Northup étant libre et intelligent, démuni de toutes formes de libertés pour devenir esclave, joué par le très brillant Chiwetel Ejiofor qui signe une ici une prestation merveilleuse et inoubliable. 12 Years a Slave est un film magistrale, dure et sans pitié, portant un regard glaciale sur l'esclavage Américain du dix-huitième siècle, un sujet malheureusement peu narré au cinéma de toute nationalité. Le brillant réalisateur Steve McQueen signe ici un film engagé dans les propos qu'il dénonce, accompagné par de merveilleux acteurs tous aussi brillants les uns que les autres et signant tous une prestation dramatique incroyable mené par cette fabuleuse mise-en-scène signée Queen avec la magnifique musique d'Hans Zimmer , un film intelligent, envoûtent, qui ne nous lâches pas une seule seconde et nous crispes tout le long de cette épopée incroyable, d'une froideur exceptionnel, nous tenant haleine du début à la fin. Je le conseil à tous ceux qui ont le courage de faire face à ce spectacle incroyable d'une dureté irréprochable.
    Emile S.
    Emile S.

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    4,0
    Publiée le 2 février 2014
    Et voila la période des oscars !!!!!! Le genre de période ( avec cannes ) ou une flopée de films sort à quelques semaines d'intervalles dans un seul but : oscars et autres césars. 12 Years A Slave ne fait pas exception à la règle, c'est un film historique avec un casting parfait et un réalisateur enfin découvert par le grand public. Les acteurs sont vraiment tous parfaits Chiwetel Ejiofor fait enfin ses preuves en premier rôle ( mais si, vous savez, dans inside man, american gangster et les fils de l'homme ) et Michael Fassbender est fantastique. Et Steve McQueen, habitué des films indépendants violents ( hunger et shame ) ne nous épagne aucun détail sur le sujet ( les scènes de flagellation sont longues et très désagréables et nettoyer sondos avec du savon après l'est encore plus ). Donc, 12 Years A Slave est un film à voir pour sa mise en scène et ses acteurs.
    Guimzy
    Guimzy

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    4,0
    Publiée le 10 février 2014
    Pour la première fois, après Hunger et Shame, deux films contemporains, Steve McQueen se penche sur le cinéma historique. Et bien que le cinéma américain aime aborder ce genre, il n'a que trop peu traiter du thème de l'esclavage. Et pour le coup, après Django Unchained, jouant davantage sur le coté héroïque, 12 Years A Slave mise sur le coté solennel, et c'est franchement une belle réussite. Steve McQueen ne herche pas dans le film, malgré ses scènes parfois choquantes, à provoquer un électrochoc moralisateur ou quoi que ce soit dans le genre, tout comme il ne braque pas un flingue sur la tempe de son public pour lui mettre le nez dans sa fange. Le fait qu’il raconte et adapte l’expérience de Solomon Northup, et non qu’il fasse un grand film sur l’esclavage de façon plus générale, est par ailleurs symptomatique de son point de vue et de son dispositif. Il ne cherche à assommer personne car il articule son récit et sa démonstration autour de l’espoir, concept d’autant plus fort qu’il s’agit d’une histoire vraie. Alors bien évidemment qu’il condamne l’esclavagisme, comme peu ont osé le faire jusque là, mais derrière le grand sujet se développe surtout une nouvelle analyse du caractère si complexe de l’être humain face à l’emprisonnement. Une constante chez Steve McQueen, ses personnages sont toujours des prisonniers et il les filme dans une sorte de parcours initiatique pour accepter leur condition, ou s’élever contre elle. Ainsi, le réalisateur parvient à film de façon terrible la déshumanisation des esclaves avec une précision chirurgicale, qui capte cet instant terrible où l’étincelle disparaît du regard de ces hommes et de ces femmes. Mais aussi de scènes humiliantes et frappantes, et de cela dégage non pas une morale, mais bel et bien un fait, une réalité qui a eu lieu d'être. Assez tôt dans le film est posée la question de savoir s’il faut se soulever ou faire profil bas, et plus largement s’il faut faire le choix de la vie ou de la survie. La réponse qu’apporte finalement 12 Years a Slave est amère, dans le sens où le film sous-entend que pour pouvoir vivre, il faudra d’abord survivre. L’absence de jugement moral définitif permet à Steve McQueen de faire graviter autour de Solomon toute une constellation de personnages complexes, certains progressistes, d’autres bien plus ancrés dans les valeurs traditionnelles de l’esclavage. Ainsi, 12 Years A Slave est un film très beau, dans un sens. Mis en musique par l'incroyable talent jamais encore égalé, Hans Zimmer, le film doit aussi à un des castings les plus géniaux de ces derniers temps. Le film est porté par la prestation hallucinante de Chiwetel Ejiofor qui a probablement trouvé le rôle de sa vie. Mais autour de lui, qu'il s'agisse de Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch, Paul Dano, Lupita Nyong'o ou encore Brad Pitt, tous sont bouleversants et et s'élèvent à un niveau stratosphérique. Et s’il cède, assez logiquement, à une émotion un peu facile dans son final, 12 Years a Slave est avant tout un film douloureux et âpre, tellement viscéral et sec qu’il empêchera toute larme de s’écouler avant la libération finale.
    lhomme-grenouille
    lhomme-grenouille

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    1,0
    Publiée le 15 mars 2014
    Bon... Avant d’y aller j’avais l’impression que ce "12 Years A Slave" n’était qu’un simple film plaidoyer sans originalité qui allait nous dire à quel point l’esclavage... eh bah en fait c’est pas bien. Maintenant que je l’ai vu, malheureusement, je confirme : 2h13 de film pour quoi ? Juste pour qu’on nous dise que « eh bah l’esclavage c’est pas bien ». Moi, personnellement, je ne vois pas ce qu’on peut vraiment tirer d’un film comme celui-ci. Soit on fait un film plaidoyer mais on le fait sur une question chaude, une question d’actualité, une question qui divise... Soit on prend un sujet maintes fois traité et sur lequel il règne aujourd’hui un consensus – comme l’esclavage – mais dans ces cas là on fait du cinéma, c’est-à-dire qu’on cherche un regard nouveau, on brosse des portraits atypiques, bref on sensibilise à quelque-chose qui va au-delà de la simple évidence... Pour moi, rien de tout ça dans ce film : AUCUNE originalité. Ça se limite à plus de deux heures de gentils esclaves qui morflent vraiment face à ces méchants négriers. Ah ça on en voit du fouet, des séparations déchirantes, des coups, du mépris... OK, c’est pas cool... Mais perso, au bout de vingt minutes j’avais compris l’idée. Qu’est-ce que le film a de plus à nous proposer pour les deux heures restantes ? Franchement, je cherche et je ne vois rien. Au fond, le film se limite à une démarche très didactique et scolaire pour nous expliquer ce qu'est au fond l'esclavagisme (et surtout pourquoi c'est mal !), mais sinon, c'est toujours la même boucle qui se répète sans cesse. Le héros courbe l’échine pour survivre, en attendant qu’il puisse acquérir sa liberté. Manque de pot, le titre est explicite là-dessus : on sait que ça va durer des plombes et qu’il n’y aura pas de surprise. Et finalement – justement – venant de Steve McQueen, ça ne m’étonne pas tant que ça. Même s’il a été obligé de se polir un peu pour rentrer dans les codes du cinéma grand public, sa démarche reste la même que pour "Hunger" et pour "Shame". On pose un constat simpliste au départ : bons/méchants ; juste/injuste et ensuite on se contente juste de fournir des scènes répétitives de misérabilisme esthétisé. Alors certes, parce qu'il s'est plié aux conventions du cinéma mainstream, ça passe un peu mieux, mais en fin de compte, on en reste au même point : ça ne dit rien ; ça ne fait rien ; c’est juste de l’exposition malsaine racoleuse... Racoleuse, mais esthétiquement classe ! Why not... Le problème c'est que, pour moi, ce film est l’incarnation même de l’absence totale d’enjeu, d’expression d’auteur ou bien même de recherche artistique. Steve McQueen s’est juste contenté de nous ressortir encore et toujours sa même trame ; avec le même regard convenu et désengagé ; abandonnant juste son naturalisme original pour adopter sans réflexion ni génie les codes visuels et sonores des convenances américaines. D’ailleurs – tout un symbole – que le film se permette de piquer la B.O. d’un autre film qui n’a rien à voir (en l'occurrence "Inception") et décide donc de se soustraire à cet effort de réflexion qui consiste à créer un habillage sonore qui lui est propre est à mes yeux la preuve ultime de l’absence totale de créativité de ces douze très longues années de servitude...
    tixou0
    tixou0

    Suivre son activité 396 abonnés Lire ses 1 816 critiques

    0,5
    Publiée le 30 mars 2014
    Le sujet-même assure la notation générale, excellente - quasiment 4,5 étoiles/5 de moyenne.... Que propose Steve McQueen (celui de "Shame") - sûr de son coup - avec ce "12 years a Slave" (qui aurait pu être traduit sans difficulté en "Esclave 12 ans durant" !) ? Un récit sans aucun effort scénaristique : juste la mésaventure (prétendument authentique - au moins dans les grandes lignes) de Solomon Northup, de A à Z, par le menu. Il est donc, alors que vivant dans le Nord et citoyen libre (avec famille : épouse et deux enfants), kidnappé (par ruse) et envoyé (sous le prétexte qu'il serait un "nèg' marron" ayant fui la Géorgie) dans le Sud. Il est successivement aide-charpentier, puis cueilleur de coton, coupeur de canne à sucre, puis de retour au coton, enfin aide-charpentier. spoiler: C'est dans cette dernière position (renouvelée) qu'il aura l'opportunité de rencontrer un abolitionniste canadien, qui le tirera d'affaire . Il paraît que le tout aura duré "12 ans" - pour justifier le titre. Mais le héros est aussi fringant au début qu'à la fin - spoiler: sauf, curieusement, quand il rentre chez lui. Les Blancs sont en général très méchants (ou, au mieux, prisonniers du mal ambiant - cf. le cas du premier maître, Master Ford, alias Benedict Cumberbatch), femmes comprises (comme Mistress Epps, alias Sarah Paulson). Les Noirs n'étant pas mieux lotis, car, Solomon excepté, totalement incapables de courage et d'intelligence. Juste serviles et résignés. D'ailleurs, à y mieux regarder, c'est surtout la chance qui a fini par le sauver. spoiler: L'affiche est trompeuse, car Solomon ne s'enfuit pas ! Pas de point de vue sur la question de l'esclavage (sauf le discours - gnangnan - du Canadien de passage deus ex machina, Bass, alias Brad Pitt, au look d'Amish - la big star faisant un quasi-caméo pour préciser son implication : il a produit le film), mais simplement 2 h 12 descriptives, et même plutôt illustratives, côté séances répétées de corrections musclées, frôlant l'exhibition malsaine. 3 Oscars étonnants, ne s'expliquant que par la bien-pensance de l'Académie (la flagellation de la repentance.....faisant écho aux flagellations, "respirations" du film...). "Meilleur film".....pour une "Case de l'Oncle Tom" revisitée au "gore", sans effort dramaturgique, sans mise en scène à trouvailles....Passons... Le rôle principal est assuré au minimum attendu - comme tous les rôles secondaires d'esclaves. Paul Dano (Tibeats), dans un rôle trop court, et Michael Fassbender (le sinistre - et très allumé - Epps) sauvent la distribution.
    romano31
    romano31

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    5,0
    Publiée le 1 février 2014
    Avec 12 Years A Slave, on tient le premier choc, la première claque de l'année. En effet, en racontant l'histoire vraie de Solomon Northup, homme libre qui se retrouva esclave pendant 12 ans, Steve McQueen (Hunger et Shame) réalise un véritable chef-d'œuvre d'une puissance incroyable. Porté par un fabuleux Chiwetel Ejiofor, le film ne nous épargne rien et nous montre frontalement toute l'horreur et la barbarie qu'a subi cet homme ainsi que les esclaves durant cette période. Le casting est vraiment excellent, tous les acteurs jouent vraiment à la perfection mais le plus bluffant reste Michael Fassbender qui livre une prestation absolument monumentale, la meilleure de sa carrière. Il est absolument fantastique dans ce rôle de propriétaire cruel, violent et sans cœur. La réalisation de McQueen est parfaitement maîtrisée, nous livrant quelques jolis plans, et Hans Zimmer compose une b.o absolument géniale et qui colle parfaitement au film et à son histoire. 12 Years A Slave est une œuvre de référence sur l'esclavage, qui prend aux tripes, qui est dur à encaisser et à digérer mais qu'il faut absolument voir. Si vous ne l'avez pas encore vu, courrez voir ce magnifique chef-d'œuvre, violent et dur certes, mais également très poignant et émouvant. Un grand film, tout simplement.
    MC4815162342
    MC4815162342

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    5,0
    Publiée le 7 février 2014
    12 Years A Slave, le premier film de Steve McQueen que je vois, je compte me rattraper très vite en regardant ses deux premières réalisations. Bon, bon, bon, par où commencer, c'est dur de choisir un début pour critiquer ce film tellement il est riche et très profond, je vais commencer par dire tout simplement que je n'ai jamais vu aucun film (y'en a peut être je ne dis pas) sur l’esclavage aussi grandiose, aussi époustouflant et parfait de A à Z. J'ai toujours une haine pour les esclavagistes, je ne suis pas un gars hyper sociable ni super altruiste mais l'esclavage c'est juste ignoble, de toute façon une personne forcé à faire quelque chose contre son gré c'est ignoble. Là c'est encore pire, une personne libre soûlé et vendue, qui est pendant 12 ans condamné à travailler et endurer les pires sévices de la part d'hommes sans cœur et persuadés de faire ça car dieu le veut. Chiwetel Ejiofor incarne à merveille ce rôle d'homme libre devenant du jour au lendemain un pauvre esclave éloigné de sa famille, tout au long de sa triste mésaventure il rencontra de bonnes comme de mauvaises personnes, et pour les incarner il fallait un casting à la hauteur de l'oeuvre, nous avons un fabuleux Benedict Cumberbatch, un ignoble et géant Michael Fassbender, un Paul Dano carrément époustouflant (que j'ai découvert dans "There Will Be Blood" et vu récemment dans "Prisoners" ou il était tout aussi stupéfiant), Paul Giamatti fait une petite apparition mais il y est incroyable, Lupita Nyong'o pour son premier rôle est totalement effarante, Garret Dillahunt et Brad Pitt apparaissent peu mais ils restent gigantesques, Sarah Paulson (que je ne connais que pour ses rôles dans la série American Horror Story) est elle aussi splendide, en bref un casting parfait, c'est le mot, parfait, chaque rôle, chaque personnage est absolument parfait, ils sont tous superbement bien écrit et magistralement interprété. Pour sublimer les images et la réalisation du remarquable Steve McQueen qui de mieux qu'Hans Zimmer ? Personne n'es-ce pas, et Hans qui est certainement le meilleur compositeur depuis un moment et pour un moment encore nous livre une véritable magnificence musicale (oui j'avais envie), que dire de plus sur sa musique, je pourrait encore utiliser des mots comme (magistral, grandiose, stupéfiante) mais je les ai dit tellement de fois déjà. Bon ensuite qu'avons nous, et bien une réalisation toujours douce, les plans fixe sont très souvent utilisés, on évite le champ contre champ toute les 2 secondes, les plans sont toujours soignés et choisis avec brio, le plan d'à peu près 4/5 minutes ou Solomon est pendu est absolument dantesque, tellement dur et impressionnant à la fois, plusieurs fois dans le film on retrouve des plans silencieux de 4/5 minutes qui se révèles si puissant et si dur à la fois. Le scénario lui est profond, très touchant, affreusement dur, voir même éprouvant, tout est vrai, je n'ai pas lu le livre de Solomon Northup mais je me doute tout de même qu'en 2h13 il est dure de tout y adapter, à mon sens même si c'est assez bien représenté il est impossible si on ne l'a pas vécu de ressentir ce qu'il a pu ressentir. Bon pour résumer, le scénario, le casting, la réalisation, la mise en scène, la bande son, les décors, les costumes, tout est purement et simplement parfait, mais vraiment parfait, un pur chef d'oeuvre et c'est à mon sens incontestable.
    Lyon W.
    Lyon W.

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    4,5
    Publiée le 29 janvier 2014
    Le film est particulièrement intéressant dans un premier temps par la situation de départ du personnage principal. C'est un homme libre enlevé pour servir d'esclave. A partir de là, le processus d'identification fonctionne. Ensuite, le personnage ne s'érige pas au rang de martyr pendant toute son histoire, il rentre dans le rang pour survivre en attendant de pouvoir s'en sortir. Enfin, l'histoire n'est jamais ponctuée de marqueurs temporels; on sait grâce au titre qu'il en prend pour douze ans mais on vit le film sans savoir si il en est à sa deuxième, troisième, dixième année. C'est un cauchemar sans fin. Le film évite le manichéisme; tous les noirs ne sont pas de faibles victimes et tous les blancs ne sont pas de méchants exploitants. Et là où McQueen est fort c'est qu'il évite tout de même l'effet catalogue. Ceci dit, le film n'est pas parfait non plus. Les cinq premières minutes baignées de violons en flashforward avant le titre ne me paraissent pas pertinentes. L'image/mise en scène sont un peu plus académiques que ce que nous aurions pu attendre d'un réalisateur comme Steve McQueen. Mais ces petits défauts sont largement contrebalancés par d'énormes qualités comme notamment de nous montrer des choses que l'on avait encore jamais vu sur le sujet. Le film est dur et tendu. Pour finir, il est évident que le film vaut par les performances des acteurs. Tous ont délivré une performance remarquable, Fassbender en tête.
    Mirsa045
    Mirsa045

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    5,0
    Publiée le 16 février 2014
    Je ne m'étalerai pas infiniment sur ce film, c'est une grosse claque envoyée dans ma petite face d'ignorant. Ce film est bouleversant, j'en ai pleuré comme rarement au cinéma. Je délaisse volontiers tout l'aspect technique pour simplement m'attacher au caractère émotionnel incroyable de ce film. Ne souhaitant absolument pas rentrer dans un débat qui n'a ni queue ni tête, à comparer les génocides et les mesurer entre eux, je tiens simplement à dire que l'humanité depuis son existence n'a cessé de se tirer une balle dans le pied (et elle continue avec ardeur en plus...). A travers ce genre de film, réussir à nous transposer une image d'une époque aussi bouleversante dépeint avec autant de réalisme, de dureté à la fois physique et morale, c'est une franche réussite. Merci à Steve McQueen pour ce chef d'oeuvre, qui délivre là une grosse piqûre de rappel pour tous, encore Merci.
    anonyme
    Un visiteur
    5,0
    Publiée le 24 juin 2015
    Un Film Coup de Poing. Inspiré de faits réels, le Réalisateur Steve McQueen livre ici un magnifique film sur l’Esclavage en suivant le parcours d'un afro-Américain violoniste qui devient un esclave pendant 12 ans. Grace a une très belle Mise en Scène en passant par une belle BO composer par Hans Zimmer qui est accompagne d'une superbe reconstitution de l'époque. Ensuite le Scénario est Bouleversant et Captivant en nous réservant sont lot de Séquences Choquantes et Dur mais qui n'oublie pas de nous émouvoir avec quelques moments assez touchants. Enfin la Distribution est Magistral avec notamment l'acteur principal Chiwetel Ejiofor qui livre ici une formidable performance d'acteur dans la peau de Solomon Northrup,accompagnée de seconds rôles de qualité tels que Michael Fassbbender,Benedict Cumberbatch,Paul Giamatti,Paul Dano,Brad Pitt et l'actrice Lupita Nyong'o qui est excellente pour son premier rôle au cinéma en étant comme l'une des révélations du film. En Conclusion, 12 Years A Slave est un film Bouleversant et Dérangeant qui fait parti de l'un des meilleurs films de 2014 dont les nombreuses récompenses obtenues sont totalement justifier pour ce Chef D'Oeuvre Cinématographique a découvrir d'urgence.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    3,0
    Publiée le 25 février 2019
    Un bon film, mais rien de vraiment nouveau sous le soleil des champs de coton ... L'interprétation sauve le film de la suffisance, le réalisateur joue clairement et sans complexes sur les sentiments du spectateur, on nous sert de la violence physique et verbale presque gratuite et sa parfaite antithèse larmoyante jusqu'à la limite du supportable. Les séquences s'enchainent parfois à la va-vite sans réel ressenti d'identification au protagoniste Salomon, l'immersion est pour ma part insuffisante pour en faire un grand film, bien que les performances de Ejiofor, Fassbender ou Nyongo'o soient fort louables mais desservies par une réalisation sans réelle ingéniosité. Il faut cependant reconnaitre une photo splendide et une bande son discrète comme il le faut , ne tombant pas dans le grand-guignolesque "hans-zimmerien". On comprends bien la volonté de McQueen de nous choquer et nous faire réagir, mais tout cela manque un peu de fond et de complexité, en sortant du film je n'ai retenu aucune véritable morale, juste les scènes interminables de coups de fouet. A découvrir mais pour ma part il ne restera pas dans l'histoire ...
    Charles G
    Charles G

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    4,0
    Publiée le 12 février 2014
    Un an après le formidable Django Unchained de Tarantino, loufoque et improbable, 12 Years a Slave apporte une vision bien plus sombre et proche de la réalité qu'a été l'esclavage aux États-Unis au 19ème siècle. C'est Steve McQueen qui est derrière la caméra, lui que l'on connaissait pour ses films déjà très légers et pas prise de tête pour un sou Hunger et Shame. Trêve de médisances et d'ironie, ce nouveau film révèle dès les premières minutes quelques points forts : son intensité, son atmosphère et le jeu des acteurs. Côté atmosphère, on notera la qualité plastique du film, tant au niveau des décors que des choix de photo qui ont été faits. L'histoire est brutale, sauvage, scandaleuse à souhait, et l'on est pris à la gorge par le récit, comme McQueen à l'habitude de faire. La chute est brutale pour celui qui est né libre et a connu le succès dans les arts à New York, et le film nous fait bien mesuré toutes les étapes de sa captivité et de son esclavage, de la révolte à la stratégie d'évasion en passant par la soumission mêlée de séduction pour s’attirer les faveurs de ses maitres successifs. J'ai dit que les acteurs étaient bons, mais je persiste à dire que Fassbender est très surestimé. Il se fait bouffer à l'écran par tout le monde, les deux "gentils" Cumberbatch et Pitt et l'autre salaud Dano. Mais son manque de charisme et de talent est compensé par la réalisation qui nous offre notamment deux scènes de génie qui s'étirent en longueur, laissant le malaise prendre place dans la salle ; l'une où l'esclave est suspendu à un arbre par le cou, prêt à être pendu, et l'autre où il doit fouetter la plus adorable et innocente de ses consœurs, coupable de son charmé jalousé par la femme du maître. Une œuvre forte, troublante, qui restera dans les mémoires et qui marque ce début d'année de son empreinte.
    Ricco92
    Ricco92

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    4,5
    Publiée le 16 février 2014
    Un an après Django unchained, 12 years a slave prouve une nouvelle fois que l’esclavage est un sujet cinématographique très intéressant et trop peu traité. Steve McQueen nous décrit de manière très réaliste la vie d’un « homme libre »(c’est ainsi que l’on appelait les noirs non-esclaves aux Etats-Unis avant l’abolition de l’esclavage) qui par une traîtrise se retrouve réduit en esclavage pendant 12 ans. On découvre ainsi de manière très réaliste le quotidien abominable que vivaient les esclaves à cette époque. Le fait que cette histoire vraie soit racontée par une personne ayant vécu la majorité de sa vie de façon libre renforce cette description car Solomon Northup ne peut pas accepter cela comme « normal » (ce qui pourrait arriver à une personne née dans ces conditions). Grâce à une magnifique interprétation, un beau scénario (tiré du roman du véritable Solomon Northup) et une excellente réalisation, ce film produit par Brad Pitt (qui joue également un second rôle très important d’un point de vue narratif) est le type de film nécessaire pour lutter contre toutes les abominations que l’homme peut infliger à l’homme.
    LeFilCine
    LeFilCine

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    4,5
    Publiée le 5 février 2014
    Film très attendu marquant le retour de Steve McQueen après le marquant "Shame", 12 Years A Slave traite de l'esclavage de manière bien différente des films qui l'ont précédé sur ce sujet. Cela tient tout d'abord à la mise en scène géniale mais aussi brutale de McQueen. Sa manière de filmer est quasi unique : sa caméra toujours bien placée, il arrive à saisir les émotions comme personne, et apporte une grande profondeur aux dialogues. Cela tient bien sûr aussi aux acteurs : L'interprète principal, Chiwetel Ejiofor, qui joue un rôle d'esclave malgré lui très complexe, est brillant. Mais c'est surtout les seconds rôles qui sont fantastiques. Mention particulière à Michael Fassbender et Paul Dano, qui interprètent des personnages d'une cruauté sans pareil. Le scénario est simple, très épuré. Il s'appuie avant tout sur l'extrême violence des rapports inhumains qui pouvaient régner dans les plantations du sud des États-Unis aux XIXe Siècle. C'est parfois assez violent, mais jamais insupportable : McQueen fait du réalisme, du froid réalisme, et il le fait très bien. Le film ne se clôt malgré tout pas assez tôt, la séquence finale n'était pas nécessaire, mais le message est passé.
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