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    12 Years a Slave
    note moyenne
    4,3
    25100 notes dont 1763 critiques
    répartition des 1763 critiques par note
    452 critiques
    766 critiques
    308 critiques
    131 critiques
    63 critiques
    43 critiques
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    1763 critiques spectateurs

    the_fan_of_inception
    the_fan_of_inception

    Suivre son activité 15 abonnés Lire ses 582 critiques

    4,0
    Publiée le 27 février 2014
    12 years a slave est typiquement un film comme l'académie des Oscars les affectionne : un sujet fort et émouvant, dans le but de faire pleurer dans les chaumières, aidé par une solide performance d'acteurs et une musique larmoyante. Avec son nouveau long-métrage, Steve McQueen peut hurler avec joie et allégresse ''bingo''. Réalisateur vite consacré suite au succès critique plus que public de ses deux premiers films (Hunger et Shame) évoquant tour à tour des sujets tabous comme l'anorexie ou l'addiction sexuelle, le fringuant british aborde un thème tout aussi choc qu'est l'esclavage aux États-Unis durant le dix-neuvième siècle. Seulement, son film intervient un an après l'académique The Butler (qui l’évoquait rapidement en tant que jeunesse du protagoniste) mais surtout après l'excellent Django Unchained de Tarantino qui, derrière son postulat de western délirant et politiquement incorrect, nous montrait les facettes les plus dérangeantes de cette page de l'histoire américaine avec brio. Ici, on s'attendait à un film larmoyant et limite manichéen avec cette histoire d'un noir affranchi qui va être vendu comme esclave après avoir été drogué et manipulé par deux faux artistes : au final, 12 years a slave est (très) loin d'être une purge mais est beaucoup trop surestimé à mon goût. L'histoire est aussi horrifiante que passionnante à suivre et, malgré une dernière demi-heure un peu mollassonne, on se complaît à suivre le malheureux destin de Solomon Northup. 12 years a slave est donc un bon film, une bonne surprise car on en attendait pas tant. Cela provient en grande partie des acteurs qui semblent tous jouer le rôle de leur vie (Michael Fassbender est terrifiant en négrier fou, Chiwetel Ejiofor aura l'oscar du meilleur acteur à coup sûr dans son rôle d'esclave à la recherche d'une liberté et empli de courage et d'espoir, qui explose dans un final émouvant). De l'espoir, il en faudra pour Solomon qu'il peut trouver aux yeux d'un Benedict Cumberbatch (toujours impeccable mais trop peu présent à l'écran), jouant le rôle d'un négrier qui se lie d'amitié avec Northup alors que Paul Dano, un des artisans de la plantation jaloux, lui en fait baver. En découle une scène insoutenable qui restera dans les mémoires lorsque notre héros se retrouve pendu et essaie tant bien que mal de toucher un sol boueux avec ses pieds, pour s'en sortir tandis qu'autour de lui, la vie continue comme si de rien n'était. Tout cela dans une séquence longue de plusieurs minutes et filmée en plan fixe. Des séquences tout aussi terrifiantes, il y en aura d'autres dans ce long-métrage à la vision éprouvante (le plan du dos atrocement fouetté de Patsy). Le petit bémol que l'on peut accorder néanmoins à ce film est sa mise en scène pas toujours très subtile. Là où sur ces précédents longs, McQueen définissait un style posé, lent et centré sur des nombreux plan-séquences ; ici, il se contente d'une réalisation plus académique qui, certes nous montre la superbe (il faut l'admettre) végétation d'un Vieux Sud moite, mais qui pourrait nous faire renommer le film en 2 years a slave tant sa mise en scène et la souci de la précision apportés à ses personnages ne nous font jamais transparaître à aucun moment l'effet du temps, si bien que l'on a l'impression d'être face à un résumé de sa condition d'esclavage sans repères chronologiques. En clair, 12 years a slave est plutôt une (très) bonne œuvre mais se classe dans la catégorie de ces films que l'on est content d'avoir vu mais dont on se passerait bien volontiers d'un second visionnage.
    Le cinéphile
    Le cinéphile

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    4,0
    Publiée le 15 mars 2016
    Steve McQueen, pour ceux qui ne le connaissent pas (non il ne s’agit pas ici de l’acteur américain décédé mais bien d’un réalisateur britannique), signe avec 12 years a slave son troisième film, précédé par Shame et Hunger. 12 ans d’esclavage est un long métrage parfaitement maitrisé mettant en avant les terribles années d’esclavage. McQueen met en scène le puissant combat qu’a enduré le personnage principal pour sa survie, brillamment interprété par Chiwetel Ejiofor. Le casting puissant, la photographie magnifique, le montage subtil font du troisième film de McQueen un long métrage calibré pour la cérémonie des Oscar. L’auteur/réalisateur signe paradoxalement son film le moins profond techniquement parlant. 12 ans d’esclavage présente moins d’embardées techniques, moins de plans fixes, moins de mise en scène lancinante. 12 ans d’esclavage est plus facile à aborder pour un public lambda, une intention louable pour toucher un public plus, et transmettre ses préceptes idéaux et humanistes. Parfois souffrant de quelques longueurs et répétitions, le long métrage présente néanmoins certains passages très durs, violents physiquement et psychologiquement assez compliqués à supporter pour le spectateur. Appuyé par des seconds rôles géniaux, le film de McQueen n’a pas volé son Oscar.
    fresh-BUZZ
    fresh-BUZZ

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    4,0
    Publiée le 27 janvier 2014
    12 Years A Slave c’est d’une intelligence rare, mais aussi d’une grande efficacité ce que Quentin Tarantino avait raté avec Django Unchained qui était parfait, mais qui sur le sujet était primaire. Steve McQueen a enfin trouvé le ton juste pour parler aux cinéphiles et aux grands public ce qui est très appréciable, car pour la première fois chez lui on ne s’ennuie pas, même quand il prends le temps de capter l’émotion de ses personnages dans le silence le plus complet. L’histoire nous tient pas en haleine, car on connaît la fin, c’est une telle aventure humaine qu’on est pris à la gorge. La principale qualité du film de McQueen c’est qu’il nous bouscule jamais pour le plaisir et encore mieux, 12 Years A Slave ne prends jamais son spectateur en otage émotionnellement. LA SUITE DE CETTE CRITIQUE DANS LE LIEN CI-DESSOUS... *FreshBuzzCinéma*
    HawkMan
    HawkMan

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    5,0
    Publiée le 25 mai 2018
    Voici un film qu'il m'a fallu du temps à découvrir. Je n'étais pas emballé à l'idée de revoir un film sur l'esclavage si souvent porté au cinéma et si souvent dénoué de réelles performances. Même Spielberg n'a pas vraiment réussi dans ce domaine avec Amistad. Dans celui-ci, nous suivons des faits réels à savoir le calvaire subit par Solomon Northup dans les années 1840 dans une Amérique rongé par l'esclavage et le racisme. Cet homme, libre, fut kidnappé et vendu en tant qu'esclave en occultant complètement sa vie passé et son libre droit de "n'appartenir" à personne. Son calvaire, passant de maître en maître, durera 12 ans !! 12 ans... 12 ans à lutter pour survivre en ayant l'espoir de vivre et de revoir sa famille. 12 ans à lutter lui et ses camarades entre les humiliations, les tortures, les sacrifices, les décès,... 12 ans d'esclavage... Jamais un film sur l'esclavage ne m'aura autant suscité de telles émotions... Bref : les mots me manquent mais jamais je ne pourrai oublier ce film et les performances des différents acteurs, tout cela magnifié par la musique d'Hans Zimmer. UNIQUE.
    mister
    mister

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    1,5
    Publiée le 8 avril 2014
    Un film de facture très, très académique où il n'y a aucune surprise et dont tout les faits relatés concernant les conditions de vie des esclaves dans les plantations du sud des Etats Unis au XIXème siècle sont archi-connus et ont été vus à de nombreuses reprises dans différents films. Tout est prévisible et ne sucite ni surprise, ni émotions. Il n'aura rien aux oscars, c'est juste la mafia black du show business aux states qui lui ont donné les nominations pour 1) gagner plus d'argent au box office 2) tout justifier, en particulier, les traffics et les crimes : vous voyez, c'est a cause des blancs il y a 100 ans!
    Anonymous :)
    Anonymous :)

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    4,5
    Publiée le 4 mars 2014
    Il y a presque un an jour pour jour sortait "Django Unchained" un putain de film de Tarantino précédé d'une polémique inattendu à cause du terme "Nigger" qui déplut fortement au réalisateur Spike Lee. Pour son troisième long-métrage, l'austère et talentueux cinéaste britannique Steve McQueen (qui n'a rien à voir avec le pilote) s'atèle donc à une magnifique frasque ayant sur l'esclavagisme aux Etats-Unis, thème peu souvent abordé au cinéma mis à part par Spielberg dans "Armistad" et "La Couleur Pourpre". Solomon, est un violoniste hors-pair, un jour comme les autres en se baladant dans le parc il répond à deux louches bateleurs qui lui proposent d’intégrer un cirque itinérant de «sauvages d’Afrique». Ironie du sort, cette offre d’emploi se transforme en piège allégorique, faisant de Solomon un esclave anonyme réduit à l’état de marchandise. Commence alors un cauchemar d’une décennie, dont on accompagnera les étapes à la façon d’une horloge déréglée : la sombre traversée en bateau scellant le calvaire du personnage et la vente aux esclaves... En adaptant le roman éponyme de Salomon Northup, le génie du cinéma dramatique nous pond une épopée humaine fantastique aux airs de chef d'oeuvre. Ainsi après "Hunger", une chronique de la grève de la faim de l’activiste irlandais Bobby Sands au début des 1980’s et "Shame", portait d'une sex-addict, McQueen retrouve pour la troisième fois (en autant de film) son acteur fétiche Michael Fassbender. Spécialiste de la bataille psychologique, le réalisateur revisite la période sombre de l'esclavage avec brio : on est littéralement happé dans ces champs de coton où l'horreur de la nature humaine atteint son paroxysme. Les flagellations et la maltraitance (euphémisme) des nègres occupent une place prépondérante dans le film et imprime une atmosphère totalement désespérée. Les décors et la musique magnifiques nous happent totalement au milieu du XIX° siècle, la réalisation frôle la perfection. Les acteurs sont excellents et jouent à la perfection leur rôle Chiwetel Ejiofor est tout simplement l'acteur parfait pour un tel film, Michael Fassdenber est aussi brillant dans son rôle de salopard sans pitié. Ainsi, "12 years a slave" est un chef d'oeuvre historique brillamment interprété et réalisé qui fera longtemps parlé de lui. Trois oscars dont celui de meilleur film amplement mérités pour ce drame extraordinaire qui fera longtemps parler de lui.
    Truman.
    Truman.

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    4,0
    Publiée le 2 mars 2014
    Le cinéma contemporain Hollywoodien semble beaucoup vouloir se pencher sur son lourd passé et principalement sur l'esclavagisme on notera par exemple Django ou encore le Majordome en 2013, les productions prônant la bonne parole anti-racisme ne sont donc pas manquante, ici avec 12 Years a Slave (marrant pour une fois le titre n'a pas été traduit) on suit le parcourt d'un homme noir né libre qui se fait kidnapper pour être fait esclave dans les champs de coton, et ceci pendant 12 ans comme son titre l'indique . Steve Mcqueen jeune réalisateur prometteur signe ici son troisième long métrage, vu le sujet on pouvait avoir peur de sombrer dans le film larmoyant, pathos et ringard comme le Majordome, mais il n'en sera rien . 12 Years a Slave est une longue fresque sur l'esclavagisme et la vie d'un homme qui fera tout pour survivre a travers ses divers maitres, parfois gentils, parfois méchants . Quand on a droit a un méchant maitre on semble a deux doigts de la caricature du personnage de Dicaprio dans Django, ici le méchant c'est l'acteur fétiche du réalisateur, Michael Fassbender . Propriétaire d'un champ de coton, esclavagiste sadique et pervers sexuel mais pour couronner le tout comme si cela ne suffisait pas, il a une barbe rousse . La force de ce film joue beaucoup avec son casting quatre étoiles offrant des performances parfois courte mais incroyable comme celle d'un acteur en pleine escalade dans le milieu, Paul Dano que l'on pouvait retrouver dans Prisoners, ou encore les divers rôles comme ceux de Benedict Cumberbatch, Paul Giamatti ou encore Lupita Nyong'o qui sont tout aussi bons . L'acteur principal, Chiwetel Ejiofor est bon mais n'oublions pas le grand et majestueux rôle de Brad Pitt entre Jésus et Abraham Lincoln, du grand art . Bien évidemment étant un film à Oscar les personnages sont souvent exagérés, pas mauvais pour autant mais ça en fait un peu trop sur les bords . Mais ce n'est pas un film à Oscar qui en fait trop sur le fond, la musique ne vampirise pas la totalité des scènes, le coté larmoyant n'est pas trop appuyé et les propos ne sont pas au bord du cliché ringard . On reste dans une certaine sobriété et ceci fait plaisir . Le récit assez bouleversant et intense malgré un rythme posé baigne dans une magnifique réalisation, offrant une belle photographie lumineuse bourrée de scène ou les éclairages en jettent . On retrouve aussi un super plan séquence ou une esclave se fait fouetter, une scène magistralement réalisée . Steve Mcqueen signe ici une grande fresque dénonciatrice de l'esclavage, et il le fait avec poigne, un grand moment d'histoire et de cinéma malgré quelques maladresses .
    videoman29
    videoman29

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    5,0
    Publiée le 10 mars 2014
    Rares sont les films sur l'esclavage et rares sont les réalisateurs à présenter les faits avec tant de sincérité et de réalisme. Avec « 12 years a slave », Steve McQueen ne nous épargne aucun détail aussi répugnant et révoltant soit il. Il traite son sujet avec un grand respect et on sent le devoir de mémoire pointer derrière l’œil acéré de la caméra. Aucun répit pour les pauvres esclaves qui n'ont guère le temps ou le cœur à chanter dans les champs de cotons immaculés. Ici, le quotidien, c'est viols, pendaisons et fouet jusqu'à l'extrême limite de la résistance humaine. Le spectateur est averti par la gravité du sujet, le visionnage est difficile, voire douloureux ! L'Oscar du meilleur film vient récompenser très justement ce monument du cinéma qui deviendra certainement un grand classique dans les prochaines années. D'autant que la qualité de l'interprétation est quasiment parfaite. Ce film est bouleversant mais éprouvant, je le recommande expressément !
    Cine vu
    Cine vu

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    4,0
    Publiée le 9 février 2014
    Une approche de la réalité brutale mais sans chiqué ni musique neuneu. C'est du cinéma mais pas que, on est touché par la violence de l'esclavagisme et les images ne sont pas choquantes mais sans détour. Chiwetel Ejiofor est étonnant, il alterne entre soumission et colère, son esprit lui appartient et il dissimule son savoir pour sauver sa peau. Michael Fassbender est un esclavagiste perturbé alcoolique et sadique, il est diablement bon. Paul Dano nous épate encore dans un rôle de sale type, ce jeune homme est un vrai caméléon. Lupita Nyong'o est bouleversante tout simplement. Un réalisateur surdoué avec un thème abordé sous 2 angles différents cette année : McQueen avec authenticité et Lee Daniels avec distinction pour "Majordome" . Un nouvel vague de réalisateurs talentueux dont Steeve McQueen fait, définitivement, partie.
    jucritik
    jucritik

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    1,0
    Publiée le 29 janvier 2014
    Se basant sur le récit de Solomon Northup, 12 years a slave aborde le thème sensible de l'esclavagisme. Le sujet est malheureusement plus audacieux que le film. En effet, malgré une réalisation et un casting soignés, le réalisateur s'enlise dans un manichéisme digne des pires films de Steven Seagal. En opposant un homme libre, innocent et valeureux face à un Michael Fassbender dénué de toute pitié et plus proche d'un sociopathe que d'un négrier, le film ne fait finalement qu'effleurer le sujet et devient très réducteur car il n'aborde aucunement le contexte de l'époque. Le contraste entre les gentils blancs bienveillant à l'égard des noirs et les méchants blancs injustes et sans scrupules pose d'une façon bancale les enjeux de la guerre de sécession et absout grossièrement l'Homme blanc de ses vices. La mise en scène est quant à elle d'une lenteur incroyable et n'est rythmée que par les coups de fouet infligés aux esclaves lors des longues scènes de torture. La musique lancinante et répétitive est elle aussi au service de cette grande symphonie larmoyante de 2h15. Et enfin que dire de la prestation de Brad Pitt à la fois producteur et sauveur? Bref, tout transpire la maladresse et la manipulation dans ce film qui s'inspire d'un livre tiré d'une histoire vraie (mais où aucun fait n'a été prouvé d'après la fin du film). A quand un film à l'eau de rose inspiré de la biographie d'un indien d'Amérique?
    Stephenballade
    Stephenballade

    Suivre son activité 249 abonnés Lire ses 1 233 critiques

    4,5
    Publiée le 13 janvier 2020
    Après avoir vu "Case départ", un film au message raté sur l’esclavage tourné plus ou moins en dérision aux situations aussi cocasses que ridicules, si ridicules que ça en est amoral, voire même immoral, j’avais besoin de regarder quelque chose de plus sérieux sur le sujet. C’est chose faite avec "12 years a slave", sans savoir que ce film se base sur des faits réels, et plus précisément sur l’histoire de cet homme qui disparaitra de ce monde dans des circonstances restées inconnues à ce jour. Voyant la superbe critique décernée à la fois par la presse et par les cinéphiles, je m’attendais à un grand film. Et ça en est un. McQueen signe ici sa meilleure réalisation, très appliquée, nous régalant d’une multitude de plans superbes, qu’ils portent sur la nature ou sur les portraits, offrant une belle opportunité au photographe de prendre de bien jolis clichés. Pourtant la photographie n’était pas dans la course aux Oscars, mais dans celle aux Bafta awards. Quant au réalisateur, sa rigueur et son savoir-faire ont été récompensés puisque ce film fut reconnu comme étant le meilleur film aux Oscars et aux Bafta. Mais pas de statuette en tant que meilleur réalisateur… à aucune des deux cérémonies. Eh bien je reconnais qu’il manque cet éternel quelque chose d’indéfinissable pour que ce soit un véritable chef-d’œuvre. Un quelque chose qui se résume pourtant à pas grand-chose, mais qui fait toute la différence avec des films de cet acabit. On note quelques petites longueurs ici et là, mais rien de vraiment compromettant quant à la grande qualité du film. Dans des décors somptueux, il traite un sujet grave qui ne glorifie en rien l’être humain. En regard de ce film, et de l’histoire en général, on se rend bien compte que le plus redoutable prédateur de l’homme est… l’homme. C’est le constat que l’on peut faire en voyant ce dont l’être humain est capable en matière d'atrocités. Evidemment, on savait déjà que l’esclavage est un fait de société (peut-on vraiment parler de fait de société ? mais je n’ai pas d’autre expression qui me vient à l’esprit) bien peu reluisant, pas du tout même. "12 years a slave" n’apporte donc aucune réelle surprise, étant doté d’un classicisme qui peut en rebuter quelques un. Mais peut-on vraiment faire dans l’originalité sur un tel sujet ? Le souci a été de rester aussi crédible que possible, en faisant ressentir la gravité de cet épisode que je qualifierai de noir (si j'ose dire) dans l'histoire de l'humanité. C’est réussi, parvenant à provoquer chez le spectateur bien des sentiments, comme la honte, l’indignation, la révolte et toutes sortes de sentiments apparentés. Il faut dire que la prestation (que dis-je? la performance !) de l’acteur principal Chiwetel Ejiofor est superbe, magnifique, littéralement bluffant dans la peau d’un homme étonnamment libre dans ce contexte, mais qui se retrouve malgré lui du jour au lendemain sous le joug de l’esclavage et se voit réduit à être traité comme un animal, quoique… même les animaux sont (en général) mieux traités. Avec la mise en scène de McQueen, Ejiofor réussit à apporter bien des émotions, avec 3 scènes particulièrement fortes : d’abord le début de sa captivité (scène particulièrement violente), la pendaison (scène interminable sous le regard voilé des uns et des autres), et la séquence où Patsey est fouettée (scène où on voit la haine teintée de folle bestialité s’exprimer de façon hallucinante). N’oublions pas non plus l’excellente copie rendue par Michael Fassbender, cruel à souhait et justement qualifié de casseur de nègres. Maîtrisé, "12 years a slave" est donc un film qui ne laisse pas indifférent, bien que je soupçonne que McQueen ne traite pas tous les éléments des mémoires écrites par Solomon Northup, ce qui nous évite un film à la durée marathonienne. Malgré ce classicisme évident dont j’ai parlé plus haut, ce film fut en course en 2015 pour 9 statuettes aux Oscars (il en obtint 3), et 10 aux Bafta awards 2014 (2 obtenus). Rien que ça… Un film qui m’a donné envie de redécouvrir "Amistad", de Steven Spielberg, et dans lequel on retrouve un certain... Chiwetel Ejiofor.
    Alexis D.
    Alexis D.

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    5,0
    Publiée le 10 février 2017
    Une merveille, une pépite, un chef d'œuvre. Voilà ce qu'est "12 Years a Slave". Cette histoire poignante qui m'a tiré une larme est rendue à l'écran avec une grande sobriété et d'une grande qualité d'écriture et qui nous montre des séquences éprouvantes et douloureuses. Le réalisateur met en scène cette fresque humaine en plaçant sa caméra toujours là où il faut, quitte à laisser place à certaines longueurs, des longueurs et lenteurs qui nous plongent dans cette ambiance dure. La réalisation est sublime. Elle filme les paysages envoûtants avec des plans lancinants, des travellings superbement cadrés et des plans séquences très travaillés. Les plans fixes sont omniprésents et subliment l'ambiance lente et profonde. On a aussi un casting parfait (Chiwetel Ejiofor, Michael Fassbender, Benedict Cumberbatch, Brad Pitt...). Chaque protagoniste, chaque antagoniste est parfait dans son écriture, certains sont particulièrement attachants, d'autres sont littéralement pourvus de notre haine bref ils sont tous dotés d'une certaine psychologie. Le sujet tabou qu'est l'esclavage est lui aussi très bien géré. J'ai rarement vu une oeuvre aborder aussi habilement et simplement ce sujet. Par ailleurs Hans Zimmer, compositeur de grande renommée, magnifie cette odyssée humaine avec des morceaux qui sont à la fois tout simplement magiques mais aussi monstrueux. Monstrueux dans le sens où ces morceaux sont d'une grande réussite musicale. Quoi de mieux qu'une réussite musicale pour accompagner une réussite visuelle ? Hans Zimmer est un grand compositeur et il nous le prouve une fois de plus. Bref, un film à voir
    chest D.
    chest D.

    Suivre son activité 16 abonnés Lire ses 88 critiques

    1,5
    Publiée le 15 mars 2014
    Très clairement, 12 Years a slave veut adopter le point de vue des victimes, mais il n’exécute ce projet qu’en leur confisquant toute forme de vie intérieure, voire de regard. Les Noirs n’existent pas davantage que les Blancs, ce que démontre exemplairement le sort réservé à Patsey, la jeune esclave qui a le malheur de plaire à son maître (Michael Fassbender) : elle se fait violer, puis reçoit des coups de fouet d’une violence extrême pour avoir demandé du savon dans la plantation voisine. Dans cette scène, on ne voit pas tout de suite Patsey qui crie, hors champ, mais Steve Mc Queen ne peut s’empêcher de scruter ensuite en gros plan le visage de Patsey, avant qu’un mouvement de caméra ne nous révèle sa chair lacérée. La mécanique du calvaire est déclinée ici en trois temps, mais c’est surtout la chute de la scène que je retiens : on voit le savon que Patsey a jeté dans l’herbe, sous l’effet de la souffrance. Voilà ce qui intéresse Steve Mc Queen : montrer les effets et les causes. "No trouble", comme dit Solomon en assistant à un lynchage, entre deux plantations. Comme Lars von Trier, Steve Mc Queen est un fin plasticien : il ne résiste pas au plaisir esthétique que lui procure le fait de filmer un savon dans l’herbe ou de beaux paysages, monumentalisés en gravures. Les esclaves, les maîtres, ne sont pour lui que des figures à planter dans un décor, quel que soit l’enjeu de la scène à raconter. D’où cette impression de froideur glaçante ressentie presque à chaque seconde devant 12 Years a slave. La clé de cette méthode se trouvait déjà dans Shame : il y avait cette scène assez belle où Sissy (Carrey Mulligan) chantait New York New York dans un bar. Michael Fassbender était en larmes. Lorsque Sissy venait ensuite s’asseoir à sa table et lui demandait ce qu’il en avait pensé, il répondait simplement : « It was interesting ». Chez Steve Mc Queen, il faut ravaler ses larmes, les larmes ne l’intéressent qu’au terme du calvaire vécu par ses personnages : ce sont celles de Michael Fassbender à la fin de Shame, ce sont celles de Solomon Northup lorsqu’il retrouve son foyer. Les larmes sont tout ce que Steve Mc Queen concède à l’humanité qui souffre dans ses films. Pauvres larmes d'hommes.
    moket
    moket

    Suivre son activité 189 abonnés Lire ses 3 377 critiques

    5,0
    Publiée le 12 février 2014
    Les mauvaises langues diront qu'il s'agit d'un film calibré pour les oscars... Si cela signifie un sujet fort, une histoire dramatique et poignante, une réalisation impeccable et une interprétation irréprochable, alors oui, ce film est calibré pour les oscars ! On a bien à faire à un grand film.
    Phidel26
    Phidel26

    Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 19 critiques

    1,5
    Publiée le 26 janvier 2014
    Film sans aucun intérêt en dehors de jolis paysages. Mise en scène léthargique au scénario bien pauvre. Le type même du film à gros budget, bien pensant, fait pour faire pleurer dans les chaumières, mais qu'on préfèrerait ne pas avoir vu.
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