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Un visiteur
3,0
Publiée le 18 décembre 2012
Pour commencer je voulais d'abord dire que l'idee de faire un film sur un evenement de cette ampleur ne me derangais pa du tout ...Sauf a exptions biensur mais j'aime bien le fait de representer des evenements et les raisons de cette evement avec un film , on arrive a mieux comprendre et ne pas seulement croire a n'autre idee en pensant '' elle est juste folle'' ! Voir ce film ma fait comprendre le pourquoi de l'evenement tragique du film et ca c'est deja le point fort je trouve . Les autres qualite sont les acteurs , tahar Rahim est tres bon mais Emillie Dequenne est juste epoustouflante , elle exprime de maniere parfaite l'idee de solitude et de decespoir ! Le scenario est bien ecrie , la mise en scene est aussi bonne , le realisateur arrive a placer une ambiance lourdre que j'ai bien aimer . Je ne met que 3 etoiles mais je trouve les quelques defauts asser minimes , je n'ai pas aimer la scene ou l'actrice principale est dans la voiture , le realisateur s'est planter sur cette scene car Emillie Dequenne est reellement geniale dans cette scene mais elle est plomber a cause de la music de la radio , le realisateur a surement du vouloir faire un parrale music/situation mais la music est ''agacante'' , je trouve sa dommage , malheuresement ce petit defaut ma fait asser bien baisser la note mais bon cela depend de tout le monde , on aime la scene ou pas et je trouvais les mouvements de la camera asser penible . c'est a peu pres tout , je ne suis pas du tout decu , j'ai passer un bon moment cinema/tragique ! Je le conseille oui et non , oui pour ceux qui ne sont pas deranger par le fait de raconter une histoire sur cette evement a travers un film . non car sinon on arrive pas accepter cette idee on arrive jamais a rentre dans le film et on ne l'apprecie pas voir deteste
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1,0
Publiée le 1 octobre 2020
À perdre la raison du réalisateur belge Joachim Lafosse parle du choc imminent des civilisations entre deux jeunes car le film contient de nombreuses références aux différences de culture. En tant que film sur un sujet contemporain important qui est susceptible de susciter des opinions diverses, Il ne parvient pas à avoir un grand impact sur les spectateurs car il ne pose pas de questions pertinentes. Ce qui dérange le plus est que la question la plus élémentaire d'une mère tuant ses cinq enfants sans aucun remords ne soit jamais répondue. On peut supposer que la raison de cette absence de réponse directe réside dans le fait que le film n'est qu'une histoire ordinaire où le spectateur muet est devant une série d'incidents se produisant dans la vie des protagonistes. Bien que le film présente un bon jeu d'acteurs de Niels Arestrup, Emilie Dequenne et Tahar Rahim, les spectateurs pourraient développer le sentiment que le film ne parvient pas à gérer efficacement son intrigue principale. On observe que la plupart des films comme celui ci sur les meurtres dans une famille ont tendance au sensationnalisme en prenant parti...
C'est pas la joie tout le long du film c'est sûr, mais quel film. Beau sujet très difficile, très bien filmé, les acteurs sont tout en justesse et Emilie Duquesnes est fabuleuse. Il faut le voir, mais pas en période down bien sûr :-)
...Le film de Joachim Lafosse est d'une force incroyable. Son précédent long métrage, Elève libre sorti en 2009, n'était déjà pas passé inaperçu. D'entrée ici, il nous prend à la gorge. La scène d'introduction est terrible, scellant le drame qui va se jouer sous nos yeux. L’intérêt et le suspens, car c'est un vrai suspens, seront de voir comment, tout au long du film, la jeune femme va en arriver là. Une ambiance pesante et oppressante, lourde de manipulation et de perversion, va resserrer son étau... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-a-perdre-la-raison-109427495.html
Terrible drame de cette femme qui sombre dans la dépression. Car c'est bien de cela que le film traite. Un film c'est la vie en accéléré et c'est bouleversant de la voir errer au supermarché après avoir vu son sourire éclatant en robe de mariée. Lafosse préparait "l'économie" avec ce film et elle doit se battre contre son environnement avant de pouvoir se battre contre sa maladie. Assez fort.
Un autre bon film de J.Lafosse. La prestation d'Emilie Dequenne est bonne quoique agaçante ( car son personnage subit sans se révolter), j'aurais aimé que le scenéario nous explique sa passivité pour mieux comprendre. Une scène est magnifique : seule en voiture, le personnage féminin craque en pleurs sur "femmes " de Julien Clerc.
Film très bien tournée, les deux acteurs principaux sont vraiment très bon. Le personnage de Niels est légèrement en dessous. La folie est bien amené. Pas trop dégouttant, et avec de la violence suggéré, qui rend le film tout aussi angoissant. Un bon film. Malgré des petites longueurs et du manque de développement de personnages.
Le réalisateur belge Joachim Lafosse adapte ici un fait divers sordide qui a eu lieu dans son pays natal. Fin février 2007, Geneviève Lhermitte, une mère de famille commet un quintuple infanticide ! Par le biais d’un long flash-back (soit 99% du film), le réalisateur nous raconte comment cette mère de famille bien sous tous rapports a pu du jour au lendemain commettre cet acte inexcusable. Très rapidement, tout s’est enchaînée pour elle, d’abord un mariage, la cohabitation avec le père adoptif de son mari puis des enfants, elle commence par se sentir emprisonner, psychologiquement et physiquement. Alors que dans un premier temps, elle était sous le charme de son beau-père (qui était à ses yeux protecteur et bienveillant), petit à petit, elle a fini par ne plus supporter la dépendance excessive qu’ils entretenaient avec lui (de vivre sous son toit et d’être autant dépendant de lui financièrement), le climat devenait au fur et à mesure irrespirable et la situation commençait alors à devenir explosive. Elle se sentait prise dans un étau, incapable de résoudre des problèmes auxquels son mari fermait constamment les yeux (de peur de décevoir ou froisser son père adoptif). Joachim Lafosse nous restitue un palpitant et troublant drame psychologique, prenant de bout en bout et ce, en très grande partie grâce au magnifique trio d’acteurs interprété par Niels Arestrup, Tahar Rahim & Emilie Dequenne (cette dernière, qui incarne la mère de famille, fut récompensée du Prix d'interprétation féminine dans la catégorie Un Certain Regard, lors du 65ème Festival de Cannes, un trophée amplement mérité pour cette comédienne belge qui ne cesse de nous épater).
Si tous les films d' « auteurs » français pouvaient être du niveau d' « A perdre la raison »... Pourtant, le début inquiète : gros plans serrés, réalisateur se regardant filmer... J'avoue que tout ceci n'était pas pour me rassurer. Heureusement, très vite Joachim Lafosse met en place sa démarche, et difficile de ne pas être impressionné par cette dernière. Il est rare de voir un réalisateur capable de créer le malaise avec autant de talent, d'intelligence : c'est simple, en ne disant rien, Lafosse exprime tout, que ce soit à travers les visages, les paroles, les situations... Une angoisse sourde se dégage très rapidement de cette situation familiale aberrante, où chaque personnage est traité avec un soin particulier, offrant au film une crédibilité sans bornes, d'autant que l'intensité va crescendo pour nous offrir 30 dernières minutes pratiquement insoutenables. Cela est notamment dû au choix du metteur en scène de choisir des moments bien précis dans cette vie de « couple », évitant ainsi toute linéarité au profit d'un récit dense et admirablement construit, nous montrant implacablement comment le quotidien peut se transformer en cauchemar de tous les instants. Cela est d'autant plus subtil que la « menace » est sourde, invisible pour la pauvre Murielle, n'ayant aucun moyen d'échapper à cet enfer familial... Au final, le résultat est aussi dur qu'impressionnant, porté par trois comédiens en état de grâce (l'incroyable Emilie Dequenne en tête) et porté par un cinéaste manifestement surdoué : l'un des grands moments de cette (petite) année 2012.
Emilie Dequenne est formidable dans ce film qui s'apparente à un thriller psychologique. Elle forme en apparence un couple harmonieux avec Mounir (Tahar Rahim) qui va se déliter au fil des grossesses (4) et au contact de l'omniprésent André (Niels Arestrup). Joachim Lafosse signe un grand film sur la vie de couple et l'impact sur la santé mentale de l'héroïne par une tierce personne. C'est glaçant quand on sait que ce film est l'adaptation libre d'une histoire similaire. Le réalisateur aime analyser la cellule familiale comme il le fera par la suite dans d'autres films marquants comme "L'économie du couple".
Se dire que c'est basé sur un vrai fait divers fait froid dans le dos. Emilie Dequenne est impressionnante on suit l'évolution de son personnage extrêmement bien développé.
Le matériau de base (un sinistre fait divers, l'affaire Lhermitte : un quintuple infanticide arrivé en Belgique en 2007) est ici retravaillé (c'est toute la famille du mari qui est sous l'influence de l'étrange "Dr Pinget" dans le film, grâce à un entrelacs d'unions fantoches, accompagnant le seul vrai mariage, celui de "Murielle" et "Mounir") simplifié (sur le rôle en particulier du psychiatre de la meurtrière) et filmé avec une rare sobriété - pudeur et efficacité (la scène attendue des meurtres est ainsi suggérée - et commentée par la mère criminelle, qui prévient elle-même la police, en « off » - ce qui en accentue le poids et la résonance de manière autrement plus forte qu'un déballage gore). Sous les plumes des spectateurs qui ont apprécié le film (comme sous celles des "pros" de la critique dans les mêmes sentiments), la performance des 3 protagonistes est unanimement soulignée, et avec raison (Emilie Dequenne, dont l'art culmine dans la séquence "Femmes, je vous aime", livrant avec économie la clé d’un désarroi sans nom, qui annonce le pire, Tahar Rahim et Niels Arestrup, à nouveau ensemble à l’écran, le premier pauvre type manipulé, le second ambigu à souhait, à la fois père et grand-père par procuration, mais aussi animé de sentiments bien moins nobles à l’endroit de ce garçon veule qu’il a pris sous son aile et emmené en Belgique quand il n’avait que 10 ans et dont il pilote la vie depuis lors à sa convenance : trois beaux talents), mais les seconds rôles sont également soignés, celui en particulier de Rachida, qui a seule su apprécier l’ampleur du mal-être de sa belle-fille, avec laquelle elle communique par empathie uniquement, puisque les deux femmes ne parlent pas la même langue (scène magnifique du bain de mer au Maroc, et adieux poignants à l’aéroport avec Murielle qui ne quitte plus le caftan qu’elle lui a offert). Le rythme est volontairement lent, mais une fois apprivoisée, cette cadence amortie qui accompagne la suite de petits riens qui fait le quotidien de la jeune femme, l’étouffant et l’aliénant à petit, puis grand feu, fascine, et on se laisse gagner par la construction implacable d’un malheur dont on sait tout dès les premières images, mais dont la radioscopie envoûte peu à peu. Joachim Lafosse, que les sujets délicats ne rebutent décidemment pas, confirme et amplifie l’intelligence et le savoir-faire d’« Elève libre », son précédent opus (2009).
excellent film, plein de bonheur, de couleurs, de soleil et d'enfants, mais ou sourdre une angoisse profonde qui peu à peu prend le pas sur tout le reste. Niels Arestrup comme d'habitude est parfait en gentil "parrain" qui dégage une peur, peut être, mais aussi une emprise maléfiquement bon enfant sur tout son entourage, Emilie Duquesne mérite son prix d'interprètation on la voit dépérir, s'étioler et s'éteindre au fil du film, et l'on sait d'avance qu'il n'y a pas d'issue.Film sobre et parfait.