À perdre la raison
Note moyenne
3,4
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247 critiques spectateurs

5
18 critiques
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90 critiques
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83 critiques
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25 critiques
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20 critiques
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anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 26 août 2012
Ce film, paraît-il tiré d'une histoire vraie qui s'est déroulée en Belgique il y a quelques années, est un vrai coup de poing dans la gueule, pour parler vulgairement. C'est la descente aux enfers d'une jeune femme (Murielle, magnifiquement jouée par Emilie Dequenne), mariée à Mounir (Tahar Rahim, un peu en retrait je trouve) et devenue mère de 4 enfants assez rapprochés. Débordée par ses tâches de mère et peu ou pas secondée par son mari, elle est de plus victime du père adoptif de Mounir (André -- Niels Arestrup, excellent -- inquiétant, fourbe et manipulateur) chez qui ils vivent et qui leur impose de manière insidieuse, en même temps que sa présence, sa volonté. Aucune violence au début, tout passe -- ou presque -- par les mots ou les allusions, mais ce "ménage à trois" ne peut pas tenir : il se délite et Murielle craque lentement mais surement : elle finira par tuer ses 4 enfants et tentera de se suicider. C'est d'une grande sobriété et on aimerait aider cette jeune femme à se sortir du tourbillon qui l'entraîne inexorablement vers le fond. Seule lueur positive dans ce drame : la relation d'affection muette (elles ne parlent pas la même langue) qui s'établit trop brièvement entre Murielle et la mère de Mounir. Ce film pourrait sembler être un réquisitoire contre les mariages mixtes ou la tentation du "mariage blanc". A mon avis, c'est plus simplement un plaidoyer fort contre l'épouvantable isolement de la mère de famille au sien d'une cellule familiale dominée par des machos.
-Vinz-
-Vinz-

44 abonnés 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 octobre 2012
Un trio d'acteur excellent qui donne une authenticité prenante.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 8 juillet 2014
Mais quel film que je viens de voir! Tiré d'un fait divers que je ne connaissais pas! (Bah oui...) où l'on est pris au tripe à observer cette descente aux enfers, cette situation étrange où une femme, se retrouve prise au piège dans un triangle affectif et culturel très malsain. Entre ce mécène qui contrôle la vie d'une famille qu'il finance "gracieusement" en instrumentalisant son mari. Mais quelle tragédie! Une puissance oppressante dû en grande partie à une réalisation intelligente! Avec ses plans en amorce porte/Mur/ etc qui isolent les personnages et créent cette masse émotionnelle étouffante qui grimpe par crescendo jusqu'à un final véritablement choquant! Comme il y a eu aucune erreur de casting... j'ai encore ces petits bouts de choux en tête! J'applaudis la démarche de ne pas rentrer dans le sensationnelle même si cela reste une fiction.
SYLVIE B.
SYLVIE B.

32 abonnés 220 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 août 2012
Ouais, bon, pas trop mal sans plus. Très bien interprété bien sûr... mais c'est bien trop long. Filmé en gros plan tout le temps, c'est un peu fatigant.
Dans le genre drame, préférez "Broken" magistral!
ericAparis
ericAparis

24 abonnés 212 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 août 2012
Un film très dur, on n'en ressort pas indemne. Un film sur la domination, et ses conséquences, terrible et irréparable dans ce cas-là. Une interprétation hors pair, dominée par celle d'Emilie Dequenne, qui culmine dans la scène où elle chante "femmes" de J.Clerc, l'on comprend alors réellement sa douleur. Je vous le conseille, malgré quelques réticences sur la longueur du film, mais sachez qu'il peut faire très mal.
Akamaru

3 512 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 novembre 2012
Un drame psychologique très douloureux,qui nous envoie dans le mur face à un fait-divers épouvantable:un quadruple infanticide.Comment réussir à maintenir un équilibre sur ce personnage de mère,lorsque l'on sait dès le départ ce qu'il va advenir?En décortiquant tout,de la rencontre avec son homme,au mariage,puis aux enfants,et à la dépendance matérielle et affective de plus en plus insoutenable envers un médecin/mentor.Joachim Lafosse semble indiquer que Murielle s'enfonce par passivité et pour ne pas avoir su déceler les signes avants-coureur.Emilie Dequenne est impressionnante de retenue,et serre nos gorges lors de sa crise de larmes dans sa voiture sur du Julien Clerc.Tahar Rahim est un peu en retrait.Il retrouve ses rapports troubles de soumission/domination avec Niels Arestrup après "Un prophète",Arestrup étant aussi doucereux que tranchant et râpeux.La progression dans le drame est implacable,même si les nombreuses ellipses dérangent et que la distanciation de la mise en scène empêche une empathie complète.Le hors-champ final manque d'intensité.L'ensemble n'en reste pas moins glaçant,et une des seules surprises françaises de 2012.
Julien D

1 342 abonnés 3 461 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 septembre 2012
Un fait divers à première vue monstrueux vécu de l’intérieur. Voici ce que nous propose le réalisateur belge Joaquim Lafosse. Il nous fait ainsi suivre le parcours de Murielle, magistralement interprété par Emilie Dequenne, qui va évoluer du statut de jeune fille naïve à celui d’une femme acariâtre que l’étouffement sous l’étau phallocratique de son mari algérien et de son faux beau-père va pousser vers l’irréparable. Les relations entre chacun des membre de ce ménage à trois, aussi bien le lien entre le mari, Mounir, et son ami patriarche, André, (respectivement Tahar Rahim et Niels Arestrup, le duo déjà électrisant du "Prophète") qui semble être hérité d’une mentalité colonialiste, celui entre Murielle et Mounir fragilisé par leur différence de culture, ainsi que celui entre Murielle et André dont le besoin de domination va rapidement faire passer d’un altruiste généreux en un manipulateur méprisant, ne semblent pas assez creusées. Le scénario se veut explicatif mais reste à la surface des choses, mais il est dur de savoir s’il s’agit là d’un choix fait pour éviter tout jugement moral ou d’un manque à gagner terriblement regrettable. Quand à la mise en scène, elle est dominée par ce besoin compulsif du réalisateur à mettre la plupart de ses plans en amorce, quitte à flouter sans justification un bord du cadre, mais à force d’user de ce système censé nous aider à nous impliquant dans l’action, il devient vite pesant. L’intensité dramatique du film souffre du fait qu’il se termine brutalement par cet acte inhumain annoncé dès la scène d’ouverture sans se soucier de ses conséquences émotionnelles sur les protagonistes.
Benito G

761 abonnés 3 167 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 septembre 2012
Un pitch plutot interessant, qui dés le début nous amène peu à peu dans le creux de l'histoire. Certes, on peut entrevoir quelques longueures (mais avec une prod française et des acteurs de la même trempe). L'histoire est originale, mais ne pourra (enfin je pense) plaire à tout le monde ; et je le comprends. Entre deux longueures, quelques petits rebondissements font leur apparition. Cela pourrait s'avérer crédible, donnant à la réalisation quelques choses en plus. Mais cela ne fait pas tout, et je dois reconnaitre que je n'ais pas spécialement accroché, mais il en ressort tout de même de bonne chose.
Pas d'excentricité, ni de situations ou blagues en dessous de la ceinture. On assiste une nouvelle fois, à un film. O va dire que cela change des blockbusters habituels (même cela ne fait bien évidemment 2 fois plus).............
L'AlsacienParisien

689 abonnés 1 432 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 août 2012
Déconcertant. Le sujet, adapté d'un fait-divers, est poignant et pourtant universel. Il raconte comment une jeune mère de famille perd la raison jusqu'à commettre l'impossible : le meurtre de ses quatre enfants. La mise en scène de Joachim Lafosse est très réaliste, bien que ce ne soit pas l'histoire de la véritable mère dont est adaptée le film, et fait réfléchir autour d'un acte irréparable qui parait si inconcevable. On suit les personnages de leur union faite dans l'euphorie, l'amour profond et l'insouciance, à cette fin tragique et inattendue. Entre temps, le jeune couple s'est mariée ; entre la culture marocaine du mari adopté par un médecin en Belgique (Arestrup) qui les accueille aussitôt chez lui jusqu'à les "coller" jusqu'au bout et les grossesses qui s’enchaînent rapidement, faisant déchanter la vitalité épanouie de la jeune femme. Emilie Dequenne signe une prestation remarquable (forte ressemblance de Marion Cotillard, est-ce un présage ?) ; un sans fautes émotionnel d'une justesse et d'une force incroyable. Récompensée à Cannes, elle sera sans aucun doute nommée aux prochains César car l'émotion que suscite le personnage est virulente et d'une complexité rare. A ses côtés, on retrouve le binôme de Niels Arestrup et de Tahar Rahim (précédemment vu dans "Un prophète") comme bourreau machiavélique de la jeune femme, l'anéantissant à petit feu sans s'en rendre compte. Arestrup joue un homme seul très exigeant qui ne vit que pour son fils adoptif et sa petite famille qui s'agrandit tandis que Tahar Rahim, parfait dans le rôle de père, dont l'amour du début s'efface sous un masque préoccupé et peu attentif vis-à-vis de sa femme. Les premières images disent tout et d'une façon radicale : ça va très mal se terminer. Ce qui rend tout ce qui suit effrayant car tout à fait banal et quotidien pour n'importe quel spectateur. On a parfois tendance à trouver le temps long mais le jeu des acteurs est tellement appliqué qu'on en garde que le meilleur. A l'image d'un mythe antique, on est autant fasciné que désolé de la tournure de la situation. Le film essaye justement de rendre, par ces longueurs quotidiennes, compréhensible et imaginable l'acte de l'infanticide. Le choc est certes puissant, le final invisible est des plus horribles dans l'acte qui se cache derrière la voix douce de la mère. La jeune femme est prise au piège dès le début et ne peut bientôt plus s'en rendre compte en perdant psychologiquement le contrôle. Ce qui est horrible, c'est de savoir combien l'acte est quotidien et universel. L'esprit de famille devient une ronce tortueuse emportant jusqu'au bout le soupir de la mère dévastée. Tout aussi horrible et percutant qu'il puisse être, "A perdre la raison" s'enfonce dans une perte de vitalité inquiétante. Une dévastation des sentiments, une couche épaisse d'émotions fortes, des angoisses quotidiennes menées par une actrice glaçante de profondeur.
alain-92

352 abonnés 1 078 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 août 2012
Un film coup de poing, rare et fort dominé de bout en bout par Emilie Dequenne absolument remarquable et bouleversante. À ses côtés Tahar Rahim, sobre, paumé, émouvant, est juste excellent. Et bien entendu Niels Arestup tout simplement stupéfiant, à la fois cynique, possessif, manipulateur et aimant. La grande réussite de la mise en scène de Joachim Lafosse réside dans son incroyable sobriété. Le scénario n’impose rien. Il raconte une histoire et laisse chacun libre, quant à sa propre opinion. On ne ressort pas de la séance indemne, en ce qui me concerne, j’étais chaos. Un film intelligent, efficace et douloureux mais à voir. Attention au choc ! http://cinealain.over-blog.com/article-a-perdre-la-raison-108446213.html
Laurent C.
Laurent C.

296 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 décembre 2012
Joachim Lafosse une fois de plus ne dément pas dans l'art de la mise en scène et de la suggestion. Emilie Duquenne est somptueuse. Le film dénonce au-delà de la décomposition familiale l'échec de la psychiatrie et de la protection de l'enfance. Un film coup de poing même jusqu'à l'ecoeurement.
Guiciné
Guiciné

209 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 août 2012
Un film fort et intense, tenu par de de grands comédiens, malgré une certaine lenteur et longueur, le long cheminement du mal être est impressionnant. Terriblement dur et déchirant.
Parkko
Parkko

194 abonnés 2 020 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 septembre 2012
Joachim Lafosse signe un film éprouvant, une longue descente aux enfers. Le film est bon, très bien interprété par Emilie Dequenne. Il est glaçant de voir que la seule solution échappatoire pour la mère est de commettre ces actes irréparables. Joachim Lafosse signe un film troublant dans le sens où il redonne une humanité à ce personnage féminin. On peut s'interroger également sur le procédé même du film. Faut-il voir dans ces faits divers sanglants des opportunités de réaliser des films de ce genre ? D'autant plus que si jamais il ne prend son spectateur en traître - on sait dès le début comment cela va se terminer -, on est assez surpris parfois de voir comment tout d'un coup tout bascule.
framboise32
framboise32

185 abonnés 1 294 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 août 2012
Dès les premières minutes du film, on est confronté au drame. Le réalisateur a posé sa caméra au bord d’un lit d’hopital, une femme qui répète en boucle la même chose, un homme effondré… Tout le monde est en pleurs… Vient ensuite le récit long et stressant qui nous emmène vers la descente aux enfers d’une mère de famille .

Après Un prophète, les deux acteurs Niels Arestrup et Tahar Rahim sont à nouveau réunis. Tahar Rahim joue le fils adoptif incapable de se détacher de ce père, très riche, doué pour le chantage affectif. Au milieu de duo, la très talentueuse Emilie Dequenne incroyable dans ce rôle difficile. Tour à tour, lumineuse, révoltée, angoissée, seule, dépressive, pudique…Les gros plans du réalisateur sur les visages rendent les scènes intenses. La musique joue un rôle important, elle nous entraine dans le drame….et nous donne une impression de mal être…

Un drame lancinant servi par 3 acteurs impressionnants !! pas facile d’oublier …

http://framboisemood.wordpress.com/
halou
halou

155 abonnés 1 532 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 janvier 2015
Version de l'auteur d'un triste fait divers qui touche véritablement le spectateur (scène finale intelligente). Le principal (la descente aux enfers de la femme) est amené tout en finesse et lentement pour faire comprendre la difficulté à cerner ce genre de mal et leurs origines diverses. Interprétations toutes impeccables pour couronner le tout et mise en scène sans fioriture.
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