Les films mettant en avant des personnes âgées sont suffisamment rares pour saluer le mérite de Dustin Hoffman d'avoir osé faire le sien dans le contexte d'une maison de retraite, a priori pas le plus attractif pour le public. Le néo-réalisateur aborde des sujets multiples, en lien avec la vieillesse et le temps qui passe, mais aussi l'amour. "Quartet" est évidemment pétri d'humour à l'anglaise, avec notamment un Billy Connely en grande forme. Après, la légèreté de l'ensemble, très "feel good movie", couplée à de bons moments musicaux et des acteurs au diapason font de "Quartet" un film agréable à regarder sur l'instant, mais pas mémorable, la prise de risque étant minimale.-
Nous n’aurons pas de quatuor car le film s’arrête devant les applaudissements mais il est bien devant nous pour nous rappeler que la vie s’arrête à la mort et non avant. Les émotions sont durables et intactes malgré l’âge qui nous étreint tous. Un joli film sur les retrouvailles et l’oubli des rancœurs pour parfaire un bonheur peut-être court mais toujours intact.
j'ai bien aimé ce film touchant, avec également des petits moments comiques qui nous font oublier les aléas de la veillesse de beaux décor, une jolie photo
En réalité,"Quartet" n'est pas la première réalisation de Dustin Hoffman,mais sa seconde (il mis en scène "Le Récidiviste" en 1978). Ce qui importe surtout,c'est son amour pour son métier,pour l'art en général et la compréhension des artistes de sa génération (autour de 75 ans). Dans un pensionnat de retraités,le retour d'une ancienne diva met à mal l'amitié avec ses anciens compères,autour de l'organisation d'une soirée en hommage à Verdi. Feel-good movie pour troisième âge,en recherche de divertissement cotonneux et élégant,ce quatuor ne réserve aucune surprise,très peu de rires et tout aussi peu d'émotions. Maggie Smith s'y impose sans forcer en cantatrice à l'ego surdimensionné. Mais le fiel laisse trop vite la place aux bons sentiments et à un cheminement par étapes convenues. Ceci étant,Hoffman parvient à capter les faiblesses des âmes en fin de vie,qui rêvent secrètement d'un dernier défi et de tendresse éternelle.
Dustin Hoffman signe un film personnel qui doit refléter assez bien ses sentiments à ce moment précis de sa vie. Les personnages ont son âge et éprouvent toutes les émotions que peuvent connaître les gens du troisième âge d'une classe sociale dorée. Ce portrait sensible et pudique trop conformiste pour vraiment émouvoir est un film de studio trop lisse.
Ce n’est pas pour jouer les mauvaises langues mais à priori un film se déroulant dans une maison de retraite, ça n’avait pas de quoi enchanter le spectateur. On pouvait quand même faire confiance à Dustin Hoffman qui signe ici sa première réalisation pour donner à ce Quartet une mélodie attrayante mais ce n’est pas vraiment le cas. On ne peut rien reprocher aux interprètes qui respectent parfaitement la partition qu’on leur a donné malheureusement l’histoire avance au rythme d’un sénateur. La cerise sur le gâteau étant ce rassemblement d’un quatuor sur scène tant attendu et le dénouement est plus que frustrant !
Dans la grande tradition de certains des grands acteurs Américains (Paul Newman, Robert Redford, Robert De Niro, Clint Eastwood...), Dustin Hoffman, connu et reconnu pour ses grandes qualités d'acteurs ("Little Big Man", "Macadam Cow-Boy", "Rain Man"...) et récompensé à travers diverses compétitions, passe derrière la caméra. Pour sa première réalisation à l'âge de 75 ans "Quartet", il nous emmène dans une maison accueillant d'anciens musiciens et chanteurs d'opéra suivre les aventures d'un petit groupe qui retrouve une de leurs anciennes partenaires avec qui ca ne s'était pas forcément bien fini mais en espérant quand même la convaincre de retourner sur scènes avec eux. Si pour cette première réalisation, Dustin Hoffman n'a pas l'ambition (et la prétention) de vouloir nous livrer un grand film, il nous offre un charmant récit, sans longueurs avec des personnages attachant et plutôt bien écrit. Il nous fait partager son amour pour la belle musique, en nous offrant de beau moment musicaux ainsi que quelques touches de mélancolie et de lyrisme. Tout cela permet de passer un agréable moment devant cette première réalisation, en oubliant ses petits défauts tel un scénario qui manque parfois d'originalité. Sa direction d'acteurs est très bonne et ses derniers le lui rendent bien, que ce soit Maggie Smith, Tom Courtenay ou encore Billy Connolly. Un beau film, sincère, prenant son temps et touchant.
Billy Connolly sauve la mise en terme d'humour so Britisch. Le reste de l'humour joue trop à mon sens avec Alzheimer, les pertes de mémoires et touti quanti. Cela reste un film gai, où l'on peut se régaler de voir un 4ème âge heureux. A voir pour ne pas mourir idiot.
Un film entièrement tourné dans une maison de retraite. C'est un film interdit au moins de 75 ans? Certains critiques doivent le penser, vu leurs écrits... En fait, c'est un film qui est un hymne à la vie, avec un humour british très réussi...
Un manoir cosy, des Rideaux fleuris, des five o’clock tea et des pelouses bien tondues Quartet se passe bien en Angleterre ! Les actrices et acteurs sont entourés de vrais musiciens. Maggie Smith est magnifique. Le film se déroule tranquillement comme la vie des pensionnaires. La vie tourne entre la musique, les histoires quotidiennes, les amours, les blagues, les amitiés…Dustin Hoffman aborde le sujet de la vieillesse avec beaucoup de tact. Il y met l’humour et la tendresse.
Bonne nouvelle : nous n'avons pas découvert un réalisateur de génie en la personne de Dustin Hoffman, ce qui eût été dommage compte tenu de l'âge avancé du monsieur. Cela dit, « Quartet » a beau être tout sauf un grand film, difficile de bouder son plaisir devant un divertissement « troisième âge » totalement assumé et nous offrant ce que l'on était venu chercher. Ne vous attendez donc à rien d'audacieux et encore moins d'original, mais il n'est vraiment pas interdit de s'amuser devant cette comédie dramatique haute en couleurs, sonnant finalement assez juste et offrant mine de rien quelques beaux moments de mélancolie, sans jamais tomber dans la sinistrose pour autant. Il faut dire qu'avec le quatuor Maggie Smith - Tom Courtenay - Billy Connolly - Pauline Collins, Hoffman pouvait difficilement trouver interprètes plus adéquates, chacun dans son registre (mention spéciale au troisième) donnant le meilleur de lui-même. Vraiment rien d'exceptionnel donc, mais un joli film au sens noble du terme : fréquentable.
Il faut bien avouer que l'on n'attendait pas Dustin Hoffman derrière une caméra comme ont pu le faire occasionnellement ses compagnons d'armes Al Pacino ou Robert De Niro. C'est pourtant à 76 ans et en Angleterre que l'acteur multi oscarisé a franchi le pas dans un registre qui lui sied à ravir comme s'il se découvrait soudain le grand frère de Stephen Frears avec lequel il a déjà tourné (Héros malgré lui" 1992). Le sujet est tout à fait en rapport avec l'âge de l'acteur qui se pose ici la question de la possibilité de continuer à aimer et tout simplement à vivre quand le corps ne répond plus exactement aux intentions. Dans cette pension chic pour anciens musiciens nichée dans la campagne anglaise, la question de la survie financière occupe les esprits des locataires dont le gala annuel rapporte quelques dons pouvant mettre un peu de braise sur un feu soufflé par le vent de la crise. Tout le monde s'active autour de Cedric Levingston (Michael Gambon) pour raviver l'un ses doigts perclus de rhumatismes glissant mal sur les cordes du violon, l'autre cherchant désespérément des aigus en panade. C'est un univers toujours hiérarchisé et catégoriel qu'Hoffman nous décrit ,chaque corps de métier restant à une certaine distance des autres, la pension de retraite n'ayant rien changé des réflexes acquis au long de toute une vie sociale. Quand la grande diva Jean Horton (Maggie Smith sublime ) débarque sans crier gare, tout le monde s'agite, du personnel inquiet des exigences à venir , en passant par l'ancienne rivale, jusqu'aux trois autres membres du quartet que Horton accompagna un temps avant de prendre son envol. Mais l'amour est là aussi car la diva capricieuse et égocentrique a brisé bien des cœurs dont un (Tom Courtenay) se trouve soudain à nouveau transpercé par la flèche de Cupidon. Hoffman se veut résolument optimiste et nous montre de grands enfants toujours prêts à faire des blagues ou à conter fleurette. Dans ce contexte très british, Hoffman a préfère s'abstenir d'apparaître à l'écran et bien lui en a pris. Il s'est donc entouré de quatre acteurs professionnels anglais de premier plan, secondés par des anciens musiciens des orchestres nationaux pour accroître la crédibilité du récit . L'ensemble est tout à fait réjouissant et donne enfin une vision autre que "plombante" du quatrième âge que nous ne voyons trop souvent qu'à travers la tristesse de nos EHPAD nationaux, sortes d'antichambres de la mort. Il est sûr que chacun signe tout de suite pour finir ses jours dans le beau manoir anglais avec Jean Horton et ses amis pour courir après les infirmières en compagnie du malicieux Billy Connely. Nous faire rêver et prendre un moment les vessies pour des lanternes, c'est aussi à ça que sert le cinéma.