Avis : L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet - Page 6
L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet
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Un visiteur
4,0
Publiée le 25 octobre 2013
Aaaah le nouveau Jeunet je l'attendais avec impatience ! J'ai aimé Micmacs contrairement à la masse, et je ne suis pas déçu par celui-ci ! On a certes un coté plus réaliste, moins français et moins jaune que ce que qu'on a d'habitude, mais c'est du renouvellement et je ne peux cracher dessus car le film aurait pu être une pâle copie d'Amélie Poulain ou Delicatessen. Ce n'est pas le cas et ça fait plaisir. Plus d'histoire noires, plus d'univers enfantin et dark, plus de magnifiques plans sur Paris, mais une formidable aventure d'un petit génie qui va parcourir les Etats-Unis tout seul sans aide et sans moyens. La performance du gamin est bluffante, il joue mieux que la plupart des acteurs de comédies américaines qu'on nous rabâche chaque année. Le visuel est magnifique, des grands panorama sur les états unis, et c'est la un gros points forts du film : La 3D ! Oui, la 3D est la meilleure que j'ai pu voir, car là ou tous les autres films font une 3D plate pour ne pas donner mal à la tête aux spectateurs, celui-ci l'exploite à fond et on a donc une image tout nouvelle et splendide, une superbe utilisation de la 3D ! Il vaut vraiment le coup en 3D alors foncez ! Sinon que dire ? Casting excellent, jeu d'acteurs excellents, film prenant et apaisant, on a la base des codes Jeunet dans un film nouveau et ça ça fait plaisir. Tout en incitant à la réflexion sur la société, des messages a faire passer moi j'aime ! (spoiler: Quand T.S arrive en ville et se demande pourquoi les hommes font des bâtiments parfaitement carrés et en ordre alors que eux-même ne sont pas en ordre )... Magnifique !
Je reprocherais juste la durée du film qui est un peu courte et le manque de glauque, mais je ne peux pas en vouloir au grand Jeunet tant il fait tout pour renouveler son cinéma et le bonheur que ça nous procure.
Un chef-d'oeuvre de Jeunet ! Encore un ! Non je blague, les chefs-d'oeuvre c'était avant, du temps où il avait quelque chose d'invraisemblable à nous dire, quelque chose de faramineux à prouver, un nénuphar à se sortir des poumons, comme quand il tirait le diable par la queue. Maintenant il n'a que ça à sucer le bougre, refaire, resservir la soupe, lisser et re-lisser. Il reste encore quelques idées quelques petites inventions, faut pas exagérer, mais c'est pas suffisant. Où est ta mise en scène, Jeunet ? On dirait que tu ne vois plus que ça ne marche pas, ces petits morceaux mis bout-à-bout, on dirait que tu veux nous faire croire que t'es le petit génie du cinéma, celui qui sait tout, qui voit tout, qui sent tout, le gars qui sait prendre de la distance, nous convaincre que t'es entré dans la cour des maîtres, c'est toi qui nous bourre le mou, tout seul, avec l'argent des autres, mais t'as que dix ans , gamin, et tout à apprendre. Surtout qu'on peut pas faire du cinéma avec une tronche pareille, il faut dégonfler, Jean-Pierre, dégonfler. Et puis faudrait foutre un aller retour à ce petit singe savant de Pivet, ça lui ferait pas de mal ! Jeunet ! Et à toi non plus. Retrouve ta langue maternelle, ton humour, tes jouets. Fais-nous le coup du père Lustucru ! Fais jouer ton âme, sors-toi les doigts du nul ! Un film à 4 millions d'euros, allez, Jeunet, chiche ? ça te purgera les neurones, et nous, ça nous fera des vacances. Je dis pas ça méchamment , j'adore ce gars-là, son impertinence, sa poésie, son talent, ses images, mais ça m'énerve qu'il se perde comme ça, qu'il nous ponde cette demie-couille molle. Faut raffermir le morceau, vieux, et réveiller ton âme !.
Si la photo est de qualité, s'il y a de bonnes idéés, l'histoire est trop mièvre et les personnages caricaturaux pour en faire un grand film. Je pense que Spivet sera plus apprécié par le jeune public qui pourra s'identifier au personnage (ou pas).
Très décevant par rapport à la bande-annonce qui m'attirait. C'est lent, il ne se passe pas grand-chose, un humour assez grossier la plupart du temps, une histoire "triste" au milieu de tout ça mais qui ne semble avoir aucun intérêt particulier, pourquoi elle est là ? qu'est-ce que le film cherche à montrer au final ? dur à dire... 3D sans intérêt.
Une immense bouffée d'oxygène cinématographique et un film qui touche d'excellence. Beaucoup de fraicheur et de légèreté pour un long-métrage familial qui ravira petits et grands. Une véritable réussite à voir et revoir ! Bravo Jean-Pierre Jeunet !
Je reste vraiment surpris par ces nombreuses notes très positives. Jeunet ici s'égare trop et ne parvient pas à joindre son approche graphique vraiment superbe avec les personnages qui sont moins charismatiques et étranges que d'habitude, et surtout l'histoire, qui part bien puis qui s'étiole au fur et à mesure que le film se déroule. Très bof.
Sentiment mitigé pour ce film qui met à l’écran un jeune acteur tout simplement phénoménal en avant et que nous suivons dans ce road movie scintillant. En effet, derrière un souci du détail, un esthétique hors du commun avec des plans en 3D bluffant et une atmosphère unique ne se cache finalement pas grand-chose. Très peu d’émotions. Nous sommes justes touchés par la finesse des détails et les prouesses visuels. La question est de savoir si cela suffit à faire un grand film, si Jeunet n’en fait pas trop et si cela ne peut-il pas au final devenir un peu écœurant voire paradoxalement insipide. On regarde ce film comme on irait dans un parc d’attraction, l’ambiance est bonne et les manèges ne nous donnent pas tous satisfaction malgré leur beauté. L’effet de surprise passé, on se rend compte finalement que la route n’est pas si longue et la chute trop classique. Cela méritait sans doute plus de péripéties, plus d’implications et plus de partages avec le spectateur qui ne retiendra que l’interprétation de cet acteur en devenir : Kyle Catlett.
Après la réception en demi-teinte faite à son Micmacs à tire-larigot il y a trois ans et avoir été doublé sur L’odyssée de Pi, Jean-Pierre Jeunet revient avec un film américain (son deuxième après le très moyen Alien, la résurrection en 1997) où il reprend, à la sauce américaine donc, tous les éléments qui firent la popularité de son cinéma. En effet, le Midwest nous est présenté exactement de la même façon que l’était Paris dans Amélie Poulain, avec toujours ce même univers visuel plein de naïveté (preuve que quel que soit son chef opérateur, c’est bien Jeunet qui définit à lui-seul la nature des images de ses films) ainsi que ce ton terriblement mélancolique, jonglant entre le poétique et l’infantile. On peut donc regretter que ce soit pour adapter le roman de Reif Larsen et aboutir à cette petite aventure sans rebondissement ni surprise. Pour ce qui est de la 3D, elle est efficacement utilisée, ce qui est une chose suffisamment rare pour mériter de donner à ce film un coup d’œil sur grand écran car il s’agit inéluctablement de ce genre d’œuvre qui va perdre beaucoup de sa magie et de son charme en format réduit à deux dimensions.
Si son onirisme des choses figées n'est pas aussi dérangeant que pouvait l'être celui de son Micmacs à tire-l'arigot, le dernier film en date de Jean-Pierre Jeunet présente encore cette sorte d'amour des choses factices, ce regard obnubilé par une vision illusoire, superficielle, cette impression de mort du rêve qu'on ne peut remettre en place qu'avec des souvenirs, des constructions maladroites. Chez Jeunet, tout est souvent trop cliché, trop forcé, trop censément évident pour qu'on puisse y reconnaître quelque chose de la beauté insaisissable de ce qui nous entoure dans la réalité. Il y a bien des passages où son cinéma fonctionne, d'ailleurs des films entiers (Delicatessen, The City of Lost Children, Amélie). Mais depuis que Jeunet s'est détaché de l'étrange et de la bizarrerie qui redonnait de l'épaisseur et de l'âme à sa poésie, dans une progression linéaire assez décevante, son cinéma paraît vidé, si on cherche à aller au-delà de la soupe de bons sentiments qu'il nous sert. En réalité, T.S. Spivet et son univers ressemblent - j'ai enfin trouvé la comparaison pour décrire au mieux mon ressenti après l'avoir maladroitement cherchée dans ma critique de Micmacs - à une ville factice montée pour des essais nucléaires. Les décors et leur cadre propret, leur profusion d'éléments et d'objets censés signifier la vie me le rappellent immanquablement. D'ailleurs, les personnages de T.S. Spivet ne sont que des mannequins, positionnés comme figurations de clichés qui n'évolueront que très peu (déjà plus que dans Micmacs, ce qui vaut tout de même au récit d'être bien plus vivant). Mais même le Montana, région dont j'admire tant la beauté, perd tout son charme devant la vision trop éclairée, trop unicolore qu'en donne Jean-Pierre Jeunet, qui par toutes ses images d’Épinal lui ôte tout degré de complexité, élague tous les embranchements de vie qui rendent vraiment ces paysages fascinants, comme il peut le faire avec ses personnages, ou leur histoire. C'est pour ça que plus haut, j'ai laissé entendre que Micmacs était dérangeant. J'ai même usé d'euphémisme, en réalité : une telle déréalisation des choses les plus belles de la vie, cette caricature qui travestit le Monde en prétendant le reproduire n'a t-elle pas en réalité, quelque chose d'angoissant ? L'espace d'un instant, je me suis même demandé si laisser le soin à Jeunet de filmer The Truman Show n'aurait pas rendu le film encore plus saisissant. Sauf que quand on aspire à faire rêver, dessiner ainsi un tableau si dépouillé de toute impression de vérité qu'il en parait presque aliéné relève clairement d'une nette erreur d'appréciation. Du rêve au cauchemar, un cinéma visiblement aux antipodes de ses objectifs.
un film qui sent bon l'aventure dans les beautés du Nebraska avec des paysages superbes. suite a un drame familial le petit Spivet nous plonge dans sa quête de petit inventeur de génie pour reconquérir sa famille. magnifique et émouvant.
L'Extravagant voyage est un simple copier-coller d'Amélie Poulain dans un film réservé uniquement aux tout-petits. Au passage, il est allégé de la magie des premiers opus de Jeunet, mais aussi de son humour. Que reste-t-il au final ? Une belle photo de l'ouest américain qui donne furieusement envie de quitter la salle et de prendre l'avion pour le Montana. Si vous tenez vraiment à voir les aventures de ce très peu supportable T.S, mettez le film en muet et munissez vous d'un bon livre: vous vous contenterez ensuite de lever les yeux de temps en temps pour admirer les paysages, et ce sera amplement suffisant...