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calamarboiteux
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4,0
Publiée le 6 février 2008
Un inspecteur travaillant en solo (Yves Montant) s’entiche d’une jeune femme étrange. Mais celle-ci entretient une relation trouble avec le commissaire supervisant cet inspecteur (François Perrier). L’inspecteur sera pris malgré lui dans un piège aux mâchoires difficiles à desserrer. A partir d’un scénario dans la veine des romans de Boileau-Narcejac, Corneau bâtit un film au suspens inquiétant. Mais il s’intéresse surtout au climat créé, ainsi qu’à ses personnages et à leurs rapports. Les acteurs sont tous excellents, et fort bien dirigés. Montant montre une retenue qu’il n’a hélas pas toujours, Signoret en femme handicapée est bouleversante, le cynisme de François Perrier fait merveille, la jeune Stefania Sandrelli a le comportement trouble qui convient au rôle, Mathieu Carrière est parfaitement à l’aise dans son rôle d’adjoint dérouté par le comportement de son chef. La scène finale est remarquable, alliant le spectaculaire et l’humain. De par le développement des scènes, une lenteur voulue, la sobriété de jeu, le style du film s’apparente aux productions de Melville (on songe au Samouraï). Corneau y ajoute une mise en exergue presque fétichiste de certains objets (réveil, colt). Mais n’est pas Melville qui veut, et ce qui fascine chez l’un crée souvent ici de la torpeur. Ce défaut empêche d’être pleinement convaincu par une production qui pourtant ne manque pas de qualités.
Considéré comme l'un des classiques du polar francais, Police Python 357 justifie toujours aussi bien son statut de film culte. Sans être révolutionnaire, le scénario tient brillament la route, avec des personnages rappelant même parfois ceux de Melville.
Tout le film est magistralement réalisé, c'est déjà un très bon point. La première demi heure paraît inutile et l'enquête policière n'arrive pas. Mais ensuite on comprend sont utilité lorsque l'enquête commence et le scénario révèle ses qualités. La fin est même très réussie je trouve avec des scènes d'action bizarres. Yves Montand au bord de la folie, la scène du crime qui amène l'intrigue est par contre assez nul.
Un bon polar français, avec de bons acteurs. Il souffre de quelques défauts : la narration et le "qui est qui" au début est difficile à comprendre, il y a quelques longueurs au milieu. Par contre, la mécanique est implacable, on se demande sans cesse comment Ferrot (Montand) va se sortir des nouvelles difficultés qui l'attendent. Une réussite.
Le film qui sait de Corneau un nouveau maitre du film policier, Montand extraordinaire en policier que tout accuse et qui cherche la verité, un des grands films noirs francais et Corneau digne successeur de Melville.
Ce film est vraiment bien fichu ! On est en face d'un polar où policiers, victimes et malfrats sont tous à la fois "bons" et "mauvais". A voir surtout pour la performance d'Yves Montand en flic désabusé.
Un super polar noir avec un excellent casting et un super scénario. On suit la descente aux enfers de l'inspecteur Ferrot à cause du meurtre de sa dulcinée par le chef de la police.
On a encore un scénario à la Psycho avec en bonus la scène de meurtre très inspiré de la mort la plus connu du cinéma, comme quoi il y a un avant et un après Hitchcock.
A la fin du film on assiste à la dépersonnalisation d'Yves Montand, ça passe par ses actes, son silence et la mise en scène de Alain Corneau.
Un polar froid,quasi métaphysique,aux accents kafkaïens,où l'homme finit presque par faire corps avec son arme. Montand est parfait en flic solitaire puis amoureux, pris enfin dans un engrenage kafkaïen, tout comme sont parfaits Simone Signoret en maîtresse femme infirme,François Périer qui excelle dans ces rôles de notable antipathique...sans oublier la belle Stefania Sandrelli...
Je ne mets que trois étoiles car je trouve que la première partie, dans laquelle est évoquée la relation entre Montand et la fille, a beaucoup vieilli. En revanche, une fois que le piège se referme sur Montand, le film devient tout simplement halettant. Notre pauvre policier se débat dans un traquenard qu'il ne maîtrise pas et dont il est la victime désignée. Beaucoup de scènes d'anthologie, comme aux caisses du supermarché ou lors de la confrontation avec les témoins. Très bon film.
Un film quelque peu décevant malgré un scénario plutôt bon à la base mais qui est miné par le jeu d'acteur peu crédible de certains seconds rôles tels que Stefania Sandrelli en Sylvia Leopardi, la victime ou encore Mathieu Carrière dans la peau de l'inspecteur Ménard, doublé car maîtrisant mal le français et une histoire d'amour pas du tout crédible. En outre, le film est miné par une mise en scène paresseuse et une réalisation qui laisse à désirer. Enfin, la scène finale, ratée également, détonne du reste du film mais clôture de manière peu crédible ce dernier. Pour couronner le tout, Yves Montand n'interprète pas son meilleur rôle à l'écran. Heureusement, qu'il reste le jeu d'acteur sobre de François Périer et de Simone Signoret, pour relever l'ensemble mais c'est bien peu.
Un bon film policier de Alain Corneau au scénario minutieux qui bénéficie du trio Yves Montand/Simone Signoret/François Périer. On peut cependant regretter la faiblesse des seconds rôles.
« Police Python 357 » est un excellent polar réalisé par Alain Corneau en 1976 avec Simone Signoret, François Périer et Yves Montand, qui crève l'écran, dans les rôles principaux. L'intrigue est captivante avec du suspens et des rebondissements. Le final est magistral. A voir, je recommande pour tous les amateurs de polar.
Ce film, malgré la bonne volonté de ses acteurs (Montand & Signoret en tête) peine à convaincre, tant son scénario manque d'envergure et de crédibilité. On a peine à se laisser convaincre par ce chassé-croisé amoureux de deux policiers qui sont amoureux sans le savoir de la même femme. Reste l'ambiance si particulière aux films des années 70 pour sauver le film de l'ennui.