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Un visiteur
5,0
Publiée le 19 juillet 2007
police python 357 est un de mes films preferés. Vu et revu à la television depuis ma tres jeune adolescence ce film m'a marqué. Les dernieres scenes du films sont bluffantes, j'avais du mal à me dire que c'etait un film francais ! Dur, action, noir.
un chef d'oeuvre, avec de magnifiques images et des personnages tres "vrais". pas de tres vilain mechant, pas de super flics.
Dans ma DVDtheque depuis des années, et tjrs autant de plaisir à le revoir.
Un film qui s'avère être une surprise dans l'évocation d'une situation. Ici, aucun trait de la situation ou du personnage n'est présenté de façon dialoguée . Ainsi , tout est montré et suggéré . Nous pourrions citer la scène spoiler: finale où tout se passe dans l'échange de regards entre Mathieu Carrière et Yves Montand .
On reconnaît les influences de Corneau dans l'élaboration de son œuvre qui passe de Fritz Lang à Dirty Harry. Hitchcock prend une part importante dans l'influence où nous pourrions reconnaître "Frenzy"(1972) , "Psychose" (1960) et surtout "le Faux coupable"(1957). La différence avec "Faux coupable" c'est que l' enchaînement de preuves se déroule dans une innocence machiavélique où le personnage ne peut plus échapper . A la différence d'Hitchcock où les personnages principaux sont aspirés dans un vortex sans issue , le protagoniste de "Police python 357" accumule les pistes contre lui dans un entassement de "preuves" tout aussi accablantes les unes des autres ( un peu à l'image des barres HLM présentes tout au long du film .) Par ailleurs, on retrouve l'ambiance chère au premier film de "l'inspecteur Harry ", oppressante et surnaturelle. Avec nos yeux de cinéphile du 21ème siècle , on y découvre un Yves Montand à mi-chemin entre Jef Costello aka "Le samourai" de Melville et Alex Murphy aka "Robocop". C'est en cela que la perception ,de la part de Corneau , du personnage Ferrot fascine. Le personnage passe par différentes étapes , ce qui le place à différents statuts . Pour conclure , Corneau réalise un bon film qui restera dans les mémoires mais qui ne dépassera pas l'aura de " Série noire " ou " Tous les matins du monde" .