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Un visiteur
2,5
Publiée le 22 août 2017
Un film crépusculaire que l'on pourrait qualifier de noir fluo. Il y a de très bonnes idées, Orléans en hiver, la "tanière" de Montand, la musique autre et des plans de caméra osés. Mais la mise en place du trio amoureux est longue et frise le ridicule par moments, et comme dans de nombreux films français le ton est blafard et le son parfois à la limite de l'inaudible.
police python 357 est un de mes films preferés. Vu et revu à la television depuis ma tres jeune adolescence ce film m'a marqué. Les dernieres scenes du films sont bluffantes, j'avais du mal à me dire que c'etait un film francais ! Dur, action, noir.
un chef d'oeuvre, avec de magnifiques images et des personnages tres "vrais". pas de tres vilain mechant, pas de super flics.
Dans ma DVDtheque depuis des années, et tjrs autant de plaisir à le revoir.
Un film qui s'avère être une surprise dans l'évocation d'une situation. Ici, aucun trait de la situation ou du personnage n'est présenté de façon dialoguée . Ainsi , tout est montré et suggéré . Nous pourrions citer la scène spoiler: finale où tout se passe dans l'échange de regards entre Mathieu Carrière et Yves Montand .
On reconnaît les influences de Corneau dans l'élaboration de son œuvre qui passe de Fritz Lang à Dirty Harry. Hitchcock prend une part importante dans l'influence où nous pourrions reconnaître "Frenzy"(1972) , "Psychose" (1960) et surtout "le Faux coupable"(1957). La différence avec "Faux coupable" c'est que l' enchaînement de preuves se déroule dans une innocence machiavélique où le personnage ne peut plus échapper . A la différence d'Hitchcock où les personnages principaux sont aspirés dans un vortex sans issue , le protagoniste de "Police python 357" accumule les pistes contre lui dans un entassement de "preuves" tout aussi accablantes les unes des autres ( un peu à l'image des barres HLM présentes tout au long du film .) Par ailleurs, on retrouve l'ambiance chère au premier film de "l'inspecteur Harry ", oppressante et surnaturelle. Avec nos yeux de cinéphile du 21ème siècle , on y découvre un Yves Montand à mi-chemin entre Jef Costello aka "Le samourai" de Melville et Alex Murphy aka "Robocop". C'est en cela que la perception ,de la part de Corneau , du personnage Ferrot fascine. Le personnage passe par différentes étapes , ce qui le place à différents statuts . Pour conclure , Corneau réalise un bon film qui restera dans les mémoires mais qui ne dépassera pas l'aura de " Série noire " ou " Tous les matins du monde" .
L'introduction, avec sa musique onirique et la préparation méticuleuse du fameux revolver Colt Python 375, nous laisse croire qu'Alain Corneau signe là un décalque de "Magnum Force". Pas du tout ! En vérité "Police Python 357" est un polar inspiré d'un livre de Kenneth Fearing... qui sera adapté par ailleurs, entre autres en 1987 dans "No Way Out" avec Kevin Costner. D'où la trame similaire entre les deux oeuvres. A savoir, un flic solide, solitaire, et ténébreux, tombe sous le charme d'une mystérieuse photographe. Alors qu'ils sortent ensemble, il comprend qu'elle a un autre amant, très discret. Les choses vont mal tourner, et notre héros va devoir mener une enquête où tous les indices pointent... vers lui-même ! Il y a une certaine lenteur dans l'intrigue, qui pourra rebuter le spectateur moderne. Ainsi que certains rebondissements qui semblent sortir de nulle part. Dont la fusillade finale totalement gratuite, qui paradoxalement semble héritée des polars musclés américains et autres poliziotteschi italiens de l'époque. Mais elle s'avère très efficace à l'écran. A noter d'ailleurs que ce final m'a évoqué... l'introduction de "Predator 2". Alain Corneau aurait-il influencé Hollywood ? Toutefois, le concept du flic qui doit éviter de se traquer lui-même (!) marche bien. Et l'ambiance sombre fonctionne, tant dans les images précises et l'univers urbain tristounet, que dans la déchéance des personnages. Je comprends tout à fait les comparaisons qui ont été faites avec Jean-Pierre Melville. Au passage le film se déroule à Orléans (ville d'origine d'Alain Corneau), ce qui change agréablement des sempiternels polars parisiens. Pour porter l'ensemble, c'est un Yves Montand plutôt physique qui incarne le policier taciturne. Face à lui, François Périer dans un rôle trouble, et Simon Signoret malheureusement sous-employée.
Un surprenant polar de la part d’Alain Corneau, très noir et au scénario assez machiavélique. On y retrouve un casting de grandes figures du cinéma français, tous au diapason, englués dans une intrigue que l’on prend plaisir à suivre. En revanche, que de scènes superflues, le rythme est saccadé au possible jusqu’au climax du métrage, cette fusillade qui sort absolument de nul part ! Elle est certes marquante, violente et efficace mais il y a dû avoir un souci au montage, ce n’est pas possible autrement. En somme, ce Police Python 357 s’apprécie à sa juste valeur, néanmoins il accuse vraiment le poids des âges et aurait pu être bien plus percutant.
Ce film de 1976 avec Yves Montant, François Perrier et Simone Signoret a été un succès cinématographique à son époque seulement il a bien mal vieilli. Il raconte une histoire policière très spéciale, bien imaginée sur le papier mais absolument pas crédible. C'est là que l'on se rend compte que les exigences du spectateur d'aujourd'hui ne sont pas celles du spectateur d'il y a cinquante ans. Si l'inventivité est une chose appréciable, il y a nécessité de conserver le sens de la réalité. Or ici, c'est vraiment ce que l'on appelle du « cinéma » dans le sens péjoratif, à savoir inventé de toutes pièces sans se préoccuper d'une quelconque ressemblance avec une possible réalité. Tout est extrême. La première demi-heure s'étire sans guère d'intérêt avec un personnage féminin irréel et mal joué. La suite est plus animée sauf qu'elle verse dans le n'importe quoi par moment. La fin est le bouquet, tellement invraisemblable que cela en devient presque comique. Il y a vingt ans, ce qui pouvait apparaître comme bien imaginé, aujourd'hui ne passe plus du tout. Impossible de donner plus de deux étoiles dans une notation comparative avec les films de notre époque.
Trois ans après la mort de Melville, Corneau reprend le flambeau et poursuit la route. Sous le masque du polar, il filme une lente dissolution : celle d'un Ferrot dépourvu de psychologie, réduit à une succession de gestes, l'arme démontée, les balles coulées à la main, le verre de lait. Tout est déjà contenu dans ce plan où il croise, dans une vitrine, son propre portrait agrandi, colt tendu, figé en idole de la virilité. Il n'existe qu'à travers son arme, et l'irruption de Sylvia vient dérégler cette mécanique. Ferrot ne s'ouvre jamais ; il se fissure, jusqu'au vitriol, geste d'un homme qui détruit son propre visage pour cesser d'être reconnaissable.
L'idée de départ est brillante, Corneau l'emprunte à Kenneth Fearing. L'enquêteur lancé sur la piste est aussi le suspect idéal, tandis que son supérieur, véritable meurtrier, lui confie l'enquête. Deux hommes sabotent ainsi la même investigation pour des raisons opposées, et le hasard qui les réunit dans le lit de la même femme paraît un peu forcé. Corneau retourne fouiller les recoins sordides de l'Orléans de son enfance, dans un film gris qui refuse toute beauté par principe. Sa mise en scène, rigoureuse et presque immobile, fait de la lenteur une tension, tandis que l'hommage à Melville se révèle plus retors qu'il n'y paraît : c'est François Périer, le commissaire qui traquait Delon dans Le Samouraï, qui hérite ici du feutre rajusté devant le miroir. Cette grammaire austère accueille pourtant quelques éclats : un meurtre en contre-plongée, un vitriolage baigné d'une lumière gothique et les chœurs atonaux de Delerue, qui énoncent la thèse du film avant les images. L'ensemble demeure pourtant un peu mou et inabouti.
Yves Montand surprend en abandonnant tout ce qui faisait sa présence : ni charme, ni séduction, seulement un corps pesant et un regard éteint. Plus le film avance, moins il semble jouer. François Périer livre la prestation la plus glaçante, non celle d'un monstre, mais d'un lâche ordinaire. Un autre axe structure le film : d'un côté, deux solitudes, un policier sans attaches et une jeune Italienne entretenue comme un bel oiseau derrière ses barreaux ; de l'autre, un clan de notables dominé par une héritière qui possède jusqu'à son mari commissaire. Thérèse laisse Ferrot sombrer sans un frisson et, lorsqu'elle cède enfin, ce n'est pas pour parler, mais pour disparaître. La bourgeoisie ne rend jamais de comptes, elle laisse des cadavres répondre à sa place.