3049 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
451 critiques spectateurs
5
77 critiques
4
152 critiques
3
103 critiques
2
58 critiques
1
40 critiques
0
21 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Louis Morel
62 abonnés
850 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 30 janvier 2013
Un film originale, à la mise en scène sublime et soutenue par la jeune Quvenzhané Wallis absolument stupéfiante. Le scénario manque cependant légèrement de rythme.
Je pense être passé à côté de ce film. C'est bien réalisé, bien fait, il y a même un peu de poésie, le rapport à l'enfance qui se construit, les difficultés tout ça tout ça.. Mais ça n'a pas fonctionné sur moi. Je n'ai pas bien saisi toutes les métaphores non plus. Le père et la fille sont très attachants par contre. La caméra portée une bonne partie du film, ça aurait été vraiment pénible aussi. Pas un très bon moment malgré quelques qualités.
Caméra d'Or à Cannes, grand prix au festival de Sundance, recommandé par Obama lui-même, "Les bêtes du Sud sauvage" est précédé par une critique louangeuse. Son héroïne, une gamine de six ans, est même évoquée pour l'Oscar de la meilleur actrice. Il faut reconnaître que le film est original. Dans la Louisiane du Sud, à l'embouchure du Mississipi, la petite Hushpuppy vit avec son père en marge de la société. Avec une bande de marginaux, ils ont construit des cabanes sur pilotis pour se protéger du prochain ouragan (Katrina ?). Sentant sa fin venir, le père apprend à sa fille les rudiments de survie. Roman initiatique, conte fantastique, fable écolo, "Les bêtes du sud sauvage" mélange les genres. La mise en scène du new-yorkais Benh Zeitlin est furieusement tendance : caméra à l'épaule, plan serrés, images surexposées .... L'ensemble sent pourtant trop le procédé pour être honnête. Et la jeune actrice est trop horripilante pour susciter l'adhésion sans réserve.
Au secours! une caméra qui bouge sans cesse (mal de mer assuré) une complaisance à montrer la pauvreté sans message constructif pour aller avec, une fausse poésie à 2 franc 6 sous: bref film à fuir. Même si la jeune actrice est effectivement attachante
Visuellement exceptionnel , le film nous emporte dans les sommets du 7ème art , la mise en scène est organique et flamboyante . La petite est exceptionnelle . Un coup d'essai qui se transforme en coup de maître .
J'ai écouté une ITW de B. Zeitlin (France Inter). C'était amusant de voir comment il essayait de relativiser l'enthousiasme des questions qui lui étaient posées en recadrant le propos . À l'entendre, Les Bêtes du sud sauvage, c'est d'abord une idée composite : la petite Hushpuppy qui incarne la force de l'innocence, tous ces gens qui subsistent aux confins de la société comme des résistants d'un autre temps, le contraste entre les bayous et le complexe pétrochimique séparés par une digue. Et puis les choses se sont assemblées comme une cuisine simple. Probable que sa pudeur venait de son étonnement devant les interprétations sociétales clé en main qui lui étaient renvoyées, comme si, finalement, elles lui avaient échappé. Rien que cette façon de refuser de faire de la rétro-ingéniérie intellectuelle rend ce type sympathique. Et c'est vrai que son bestiaire du sud donne à voir ce qu'on a envie de voir : une possibilité de vivre heureux (et bien alcolo) hors du fatras des règles de la société industrielle. Ce "hors", c'est un endroit où l'Histoire aurait pris une autre tournure, sans qu'il y ait jamais eu un premier crétin dans sa caverne pour inventer le business , et des millénaires après les petites Hushpuppy continueraient de ne rêver que d'aujourd'hui et leur rêve ferait fondre la glace et libérerait les aurochs mangeurs de personnes-faibles-qui-ne-savent-plus-qui-elles-sont, sauf dans le bayou bien sûr où chacun sait pourquoi il est là. Je trouve ce film d'autant plus remarquable qu'il est américain. Qui aurait pu penser qu'au pays du fric roi, des agences de notation et des frigos de deux mètres de haut, la plongée dans une contre réalité misérable, promise à l'échec mais décapante, s'attirerait jusqu'aux louanges du président ? Au passage, une mention spéciale pour la critique de Télérama et sa "parade démagogique sur l'élan de solidarité entre pauvres", qui prouve, si besoin était, qu'il vaut mieux aller voir les films avant d'en parler.
Loin d être le chef d œuvre comme beaucoup de critique aime le dire les bêtes du sud sauvages reste néanmoins un bon film à voir pour ses messages universelles humanistes et l émotion qui caractérise ce film. Une belle hymne à la vie à la nature au travers de cette enfant et de sa relation avec son père un homme écorché maladroit mais débordant d amour pour sa fille voulant lui inculquer la difficulté de la vie. Ici commence une belle ballade un odyssée fantastique plein d émotion une comédie qui tourne au tragique mais qui devient une leçon de vie. Les deux acteurs le père et la fille sont sublimes touchants dans leur relations et ils arrivent à sublimer le monde de misère dans lequel ils vivent. Les points négatifs seront un scénario qui manque de richesse narrative et un côté un petit peu brouillon sur la longueur
Eh bien ! Le moins que l'on puisse dire, c'est que l'on en voit pas tous les jours des films tel que « Les Bêtes du sud sauvage »! J'ai d'ailleurs été pris d'emblée dans l'ambiance si singulière de l' œuvre, le travail absolument prodigieux de Benh Zeitlin sur l'image et le son permettant de se projeter comme jamais dans cet univers parfois insolite, presque champêtre et laissant la part belle à l'imagination. D'ailleurs, si le réalisateur inquiète quelque peu au départ en filmant presque constamment à hauteur d'enfant cette drôle d'épopée, cette manie lui passe vite et le résultat est souvent un régal, débordant de vie, d'énergie et de solidarité, le tout soutenu par l'interprétation absolument prodigieuse d'une jeune surdouée dénommée Quvenzhané Wallis, apportant une dimension phénoménale à un personnage ne manquant déjà pas d'intérêt. Seulement, si « Les Bêtes du sud sauvage » est un film remarquable à de nombreux égards, il pèche parfois durement concernant le scénario. Celui-ci a beau déborder d'idées, rappelant même parfois le « Fitzcarraldo » de Werner Herzog, le message exprimé par Zeitlin est souvent flou, pour ne pas dire douteux. Tous ces gens ont beau être vraiment attachants, les montrer refuser bec et ongles la civilisation au point de pratiquement agresser ceux venus les aider a quelque chose d'assez gênant. Certes le cinéaste ne dit pas ouvertement qu'ils ont raison, mais la manière dont ces différentes scènes sont amenées, portées qui plus est par des réactions parfois délirantes m'a quelque peu fait sortir du film, à l'image d'un dernier tiers globalement moins convaincant. Néanmoins, et bien que cette curieuse vision du monde moderne m'aie empêché d'adhérer totalement, ne serait-ce que pour son incroyable travail visuel et sonore, sans oublier ce qui est peut-être l'actrice de l'année, ce premier long-métrage, quitte à légèrement décevoir scénaristiquement, vaut vraiment le coup d'œil.
Le point de vue d'un new-yorkais pseudo-intello, encensé bien évidemment par la critique, sur le Bayou, où tout est forcément totalement sale, totalement brutal et totalement violent, aucune nuance mais par contre beaucoup de condescendance dans le regard puisque forcément en conséquence tous les habitants du Bayou sont tous de gros beaufs alcooliques, et qui n'a même pas le mérite d'avoir son style à soi puisqu'il a tout pompé à Terrence Malick, et malheureusement pas le Terrence Malick brillant des "Moissons du ciel" ou de "La Ligne rouge" mais celui agaçant de "The Tree of Life" avec ses caméras constamment et inutilement en mouvement. A cela peut s'ajouter un vague discours de fond écologiste bien moralisateur et une trame narrative quasi-inexistante tout comme le sont les personnages. Quant au jeu de Quvenzhané Wallis, il est bon mais je ne l'ai pas trouvé particulièrement transcendant...enfin pas de quoi en faire la plus jeune nominée aux Oscars. Bref prétentieux, condescendant, sans le moindre style original, aucune émotion évidemment ; tout ce qui faut pour un film ennuyeux...
Dès les premières images, on est happé par l’atmosphère du film. Les bêtes du sud sauvage est une fable poétique. Et pourtant le sujet est noir. Le film ne laisse pas indifférent. On traverse toutes sortes d’émotions et la petite fille nous arrache quelques larmes. Et en même temps, une claque au système américain…
La jeune Quvenzhané Wallis est magnifique, naturelle, émouvante, incroyable. Premier rôle pour cette toute jeune actrice, et on attend le prochain ! Dwight Henry, premier rôle également, joue le père, un homme intransigeant qui veut faire de sa fille une personne forte
Un film « ovni » qui a eu un succès mondial hautement mérité , A voir