Un film lent (même les médecins hospitaliers prennent leur temps et ne sont pas débordés !) qui ne suscite toutefois pas l'ennui. Il dénonce les dérives liberticides de l'Allemagne de l'Est. Il n'est pas aisé d'être joyeux et amoureux dans ce contexte, on comprend la froideur extrême qui se dégage de la très jolie actrice principale et son dessein de fuite. La fin coup de poing est aussi belle qu'inattendue mais me paraît trop peu crédible...
Film aussi réussi que "La vie des autres".Passionnant thriller. La mécanique de suspicion imposéee par la Stasi à ce médecin, joué de façon magistrale par l'actrice principale, tantôt rayonnante d'amour tantôt éteinte et désabusée nous tient en haleine.Très bonne reconstitution historique de cette époque, de plus les paysages de la campagne sont magnifiques.
Voici sans doute le plus beau film sur l'ex-RDA que l'on ait vu depuis La vie des autres (auquel on pense beaucoup). Le réalisateur Christian Petzold a su merveilleusement rendre compte de l'ambiance qu'il devait régner à cette époque dans ce pays. On sens la terrible chape de plomb sur la population, et ce mélange de résignation et de désir de liberté. Le tout dans une infinie mélancolie et un désarroi que rend parfaitement le film. J'ai aussi, dans un autre genre, beaucoup pensé à la série Le prisonnier et son numéro 6. Un autre village irréel d'où on ne peut jamais s'échapper et ou le moindre des gestes est observé. Outre une mise en scène magnifique, minimaliste mais très maitrisée, le scénario mélange habilement le propos politique et une histoire romantique que l'on ne s'attend pas vraiment à voir là... La suite sur : http://lecinedefred2.over-blog.fr/article-barbara-104747733.html
Dans les sorties d'avant Cannes, où les distributeurs ont tendance à se débarrasser de leurs nanars, "Barbara" est une excellente surprise. Auréolé d'un ours d'argent du meilleur réalisateur à Berlin, l'histoire de ce chirurgien-pédiatre en Allemagne de l'Est au début des années quatre-vingts est un thriller sentimentalo/politique bourré d'émotion qui vous embarque dès les premières images pour ne jamais vous lâcher. Barbara, magnifiquement interprété par Nina Hoss qui illumine l'écran, se retrouve dans une petite clinique de province parce que soupçonnée de vouloir passer à l'Ouest. Malgré son air buté, son perfectionnisme, sa froideur envers ses collègues, elle émeut tout de suite le spectateur à la fois par son mystère et par la terrible tristesse qui se dégage d'elle. Très vite on comprend qu'elle prépare quelque chose. Mais dans un régime où tout le monde peut dénoncer tout le monde, où chaque geste est épié, Barbara avance sans rien montrer ni donner, sauf à ses jeunes patients encore plus victimes qu'elle. Mais le chef de la clinique, André, d'abord intrigué par cette femme, puis séduit, va lui manifester son intérêt. Avec son allure placide et rassurante, il va tenter des approches maladroites mais peut être sincères. Sur ce canevas somme toute classique, Christian Petzold, grâce à une mise en scène précise et millimétrée, décrit sans aucune lourdeur le poids de la dictature, nous la faisant sentir dans le moindre détail. Sans que jamais ne soit prononcé le mot "Stasi", chaque détail, chaque geste, chaque déplacement de l'héroïne nous la fait sentir tapie derrière un fourré, une fenêtre, un regard. Comme Barbara, toujours aux aguets, le spectateur scrute l'écran, plus tendu et oppressé que dans n'importe quel thriller. Cette tension dure tout le temps du film, sans relâche, portée par des images de l'Allemagne de l'Est comme on en a rarement vu au cinéma. Ici pas de grisaille, de tristesse, c'est l'été, les cheveux blonds de Barbara sont éclairés par un soleil radieux. Même si l'appartement et l'hôpital sont sinistres, la nature ne ressent pas le poids de la dictature et apparaît ici comme un espoir. La fin sur le blog http://sansconnivence.blogspot.fr/2012/05/barbara-de-christian-petzold.html
S’il n’a certes pas complètement oblitéré la mélancolie d’une époque révolue, Christian Petzold, réalisateur phare de la nouvelle école de Berlin, a d’abord souhaité monter son film autour de la contagion par un pouvoir policier et autoritaire du sentiment amoureux. Comment la beauté, l’amour et la liberté sont galvaudés et empoisonnés par l’atmosphère délétère et de méfiance généralisée qui règne alors. Le réalisateur de Jerichow ne voulait pas non plus montrer une nation opprimée, ni alourdir l’ensemble de symboles inutiles et par trop signifiants. Nous sommes davantage dans les non-dits, la signification des gestes ébauchés (un sourire, un regard plus appuyé, un frôlement). Malgré le bel été baigné de splendides couleurs – la photo de Barbara est particulièrement soignée – l’ambiance glaciale est palpable : raide et froide, Barbara se tient constamment sur ses gardes, ne se livre pas et accomplit sa tâche au sein de la clinique comme une automate. Son existence est rythmée par la répétition : rendez-vous clandestins avec Jörg, visites d’inspection de l’agent Klaus Schütz, travail à l’hôpital. Sans scène violente, ni éclats de voix ou atteintes physiques, Christian Petzold réussit néanmoins à restituer une époque gangrénée par le doute et le soupçon s’insinuant au cœur des rapports entre des êtres qui les transforment en duels. Entre politique et amour, Christian Petzold conserve un équilibre fragile, construisant une œuvre singulière, quasiment en mode mineur, au travers du portrait de deux personnages concentrant en eux toute la complexité d’une époque de coercition et de compression mentale.
Les oeuvres allemandes diffusées jusque dans nos contrées sont quasiment toujours dignes d'intérêts. Ici, le réalisateur, inspiré, nous plonge dans la société malade de l'ancienne DDR. Le timing, les plans et les acteurs sont d'à propos, la vie quotidienne des allemands de l'est en devient passionnant. A l'instar de "la vie des autres", la froideur des relations humaines est contrastée par la grandeur d'âme des personnages dévoilée surtout lors des 10 dernières minutes. Touchant et réussi.
Quelle réussite. Ambiance glaciale, menaçante et oppressante. Décors et rares dialogues à l’unisson. Un vrai et réel suspense. La mise en scène rigoureuse et intelligente est implacable et nous tient en haleine de bout en bout. Nina Hoss, est stupéfiante, bouleversante. L’ensemble des acteurs est tout aussi convaincant. Christian Petzold signe avec Barbara un film d’une force incroyable, sans aucun artifice et d’une extrême efficacité. La fin est particulièrement réussie. http://cinealain.over-blog.com/article-barbara-104886184.html
Film sobre avec un grand intérêt sur son contexte historique, "Barbara" est une fresque réussie de la dictature communiste très pesante sur cette médecin envoyée en province. Le caractère des personnages est bien mis en scène laissant découvrir une complexité maitrisée dans un style propre mais sans éclat.
Barbara est un drame sur l'époque deux Allemagnes. Ce film montre la pression et l'oppression qui est faite sur une personne pendant la dure période de l'Allemagne coupée en deux.