Rosetta
Note moyenne
3,1
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154 critiques spectateurs

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Pierre E
Pierre E

239 abonnés 665 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juin 2009
Les Dardenne frappent avec une œuvre qui palpite ; elle bouleverse, elle est brute, elle est humaine, et l’humanité, n’est pas toujours belle à voir. Comme Rosetta qui se tord de douleur au ventre, le spectateur ressent une douleur qui vient de l'intérieur. La caméra au poing, les frères réalisateurs nous embarquent dans le quotidien de personnages qui touchent en plein cœur, dans un contexte alarmant de fracture sociale, pour un cinéma sans concession, et qui ne se prétend pas œuvre engagée. ROSETTA semblait une Palme d’Or toute désignée, une palme d’émotion, et la récompense de son interprète principale apparaît également comme méritée.
Akamaru

3 503 abonnés 4 339 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 24 avril 2013
Palme d'or à Cannes en 1999 et prix d'interprétation pour l'époustouflante Emilie Dequenne,"Rosetta" est ce que les frères Dardenne,toujours soucieux de cinéma-vérité,ont fait de plus humaniste et intransigeant,avec cette pointe de radicalité qui n'appartient qu'aux grandes œuvres. Leur caméra extrêmement mobile ne lâche pas une seule seconde le visage de Rosetta,adolescente rejetté par son alcoolique de mère,qui vit sommairement dans une caravane,qui se nourrit de poissons appâtés dans le lac du camping et qui pique une crise à chaque fois qu'elle doit quitter un stage. les Dardenne font passer le message du misérabilisme dans une Belgique francophone sinistrée par le biais d'un personnage très fort,duquel on se soucie immédiatement. Emilie Dequenne lui donne une vitalité presque funèbre. Elle semble s'agiter dans le vent,toujours en exclue de la société malgré ses efforts désespérées. Les plans-séquences puissants la concernant,elle et le vendeur de gaufres,se passent de commentaires tant ils sont éloquents. Rosetta cherche l'amour,la dignité et le respect. Trois notions qui ressemblent à un parcours du combattant chez les Dardenne,qui ne jugent cependant jamais.
ManoCornuta

359 abonnés 3 068 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 18 juillet 2015
Les sélections cannoises resteront toujours un mystère. En l'occurrence, une Palme d'Or pour ce film qui fait plus l'effet d'un mauvais documentaire de l'émission belge Striptease que d'un cinéma-vérité qu'il revendique haut et fort. En dépit de toute leur prétention artistique, les frères Dardenne enfilent les perles tout au long du scénario, nous peignant une misère sociale sans artifice mais tellement prévisible que c'en est agaçant. Rapidement, Rosetta devient un long pensum, quasi sans dialogues (les phrases font rarement plus de cinq mots), et nous donne le sentiment que rien n'existe en dehors d'Emilie Dequenne en très gros plan. La caméra donne le tournis et rien ne tient le spectateur en haleine, tellement tout est couru d'avance.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 28 janvier 2014
Les dardenne filment comme des manches je fais mieux avec mon smartphone sinon quelle misere purée y 'en a des milliers comme Rosetta , la réalisation est un peu poussive avec son coté naturel limite pour avoir la palme
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 27 novembre 2006
Rosetta ou l'apologie de la misère !!! Probablement le film le plus épouvantable que j'ai pu voir dans ma vie. Tout y est sali, les paysages, les gens, la vie, sous un prétexte parfaitement hypocrite qui consiste en réalité à faire du fric avec la mode des "films sociaux" (Télérama et les Cahiers ont dû se régaler). Il faut savoir que cette pauvre Rosetta, à laquelle le ciel n'aura rien épargné, est particulièrement idiote et incapable. Emilie Dequenne est toutefois impeccable mais la complaisance du propos m'a donné la nausée.
kermalec
kermalec

10 abonnés 71 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 mai 2015
Un film remarquable, mêlant rage, simplicité, force, espoir, désespoir, colère, silences et cris : un témoignage brut qui embarque le spectateur sur ces montagnes russes de sentiments, dans cette course folle pour la vie. Jamais encore un réalisateur m'avait tant emmené dans la tête d'un personnage de la première à la dernière seconde de son film, aussi dur soit-il.
Brillant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 31 janvier 2013
Une daube infecte filmée avec les pieds! En l'occurrence, caméra sur l'épaule, à 30 cm du visage ( Pas très joli) d'une actrice qui se fait virer de ses jobs pour des raisons obscures et qui passe son temps à rentrer par le bus, traverser la route, enfiler ses bottes et retrouver sa mère alcoolo dans sa caravane ! Palmes d'Or pour çà???? De qui cette bande de pseudos-intellos se moque t'elle? Ne cherchez aucun message dans cet excrément cinématographique! Ce film est comme une toile blanche que l'auteur aurait appelé "Plénitude amnésique" pour susciter chez le bobo nanti, le besoin de composer une ode bourrée de superlatifs, le soir, seul, devant son miroir! Et puis pourquoi toujours filmer la Belgique et le Nord de la France dans ce qu'il y a de plus triste, de gris, de laid, de sordide et de crasseux? N'allez pas le voir, ne l'achetez pas, ne le regardez pas à la télé, fuyez cette "chose"!!
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 777 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 mai 2013
Rosetta est une jeune femme (18 ans à peine) qui part au front tous les matins : son champ de bataille, trouver un emploi. Vivre passe par l’emploi, donc elle en trouve un, le perd, en retrouve un autre, puis on lui le prend, puis elle le reprend, puis elle le vole… Et çà nous déstabilise en profondeur ; elle qui a un sens de l’honnêteté rivé au corps. On ne la croit pas capable de traitrise. Son credo, enfin qui par besoin de survie va sauter, est « Tu ne voleras point », « Tu ne mendieras point pour vivre ». A côté de çà, Rosetta vit dans une caravane avec sa mère alcoolique qui se prostitue occasionnellement pour payer sa boisson. Rosetta voudrait une vie normale, mais dans un contexte familial, culturel et social atomisé ; c’est un défi de taille. Pour s’en convaincre, en s’endormant on la voie même ânonner cette volonté comme un sermon : poignant.
Palme d’or à Cannes en 1999 et prix d’interprétation pour la toujours phénoménale Emilie Dequenne ; les frères Dardenne poursuivent avec ce film intransigeant, radical et d’un humanisme brutal leur exploration sans concession et sans pathos d’un corps social en lambeaux. Caméra à l’épaule durant 90’, préparez vous à suivre durant 1h30 un corps à corps haletant avec une guerrière des temps modernes. Emilie Dequenne ne peut être qu’exceptionnel. La caméra est littéralement collé à elle tout au long du film, elle est de tous les plans. Toujours dans son dos, le spectateur la piste au point d’en être gavé mais surtout de la comprendre : on vit par procuration comme perché sur son épaule sa vie délabrée avec guère d’issue. C’est là une radicalité artistique qui vaudra la Palme aux Dardenne. Et puis, il y a une vivacité déconcertante dans le cadre. Accrochez vous bien ; les 10 premières minutes font l’effet d’un uppercut. Dans ce marathon de la misère, Emilie Dequenne semble être dans une improvisation complète alors que pour obtenir cette impression de vérité tout est joué à merveille et soigneusement écrit.
La puissance du film tient aussi au fait qu’il ne cherche pas expliquer au spectateur, à faire compatir l’observateur, à générer une empathie facile pour l’héroïne ; un bloc de granit pur qui pourra effrayer certains. Et puis à l’absence d’explication répond une quasi absence de dialogue ; rien n’est fait pour facilité la tâche du spectateur, très bien. Terrible aussi, la première fois qu’est prononcé son prénom, c’est par elle-même au bout de près de 45’ de film. « Rosetta » ne sera prononcée par un tiers qu’au bout d’une heure de film. Dire qu’elle a peu d’intérêt pour son environnement : une anonyme urbaine. Et la première fois qu’on entend son prénom c’est par elle-même dans la nuit pour s’aider à s’endormir dans une sorte de prière glaçante : « « Tu t'appelles Rosetta... Je m'appelle Rosetta... Tu as une vie normale... J'ai une vie normale... Tu ne tomberas pas dans le trou... Je ne tomberai pas dans le trou... Bonne nuit... Bonne nuit... »
Voir absolument ce film qui a l’intelligence de laisser le spectateur tirer lui-même les conclusions.
Ykarpathakis157

6 192 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 17 octobre 2020
Si j'avais su que ce film avait été tourné dans le style exaspérant je ne l'aurais jamais regardé. Néanmoins j'ai pris une dramamine pour le mal de mer et je l'ai essayé. J'ai duré très, très, très longtemps quarante minutes avant d'abandonner. Je sais que souvent dans la vie les choses ne se passent pas comme dans un conte de fées ou avec optimisme. Mais finalement absolument rien ne se passe dans Rosetta. Ce film est juste ennuyeux et prétentieux et c'est juste une perte de temps. Un film récompensé a Cannes vraiment du n'importe quoi...
gimliamideselfes

3 433 abonnés 4 013 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2009
Ce que j'aime chez les frères dardenne c'est le réalisme, les personnages humains, à la fois fragile et ayant de la personnalité. Si je trouve Rosetta en dessous de l'enfant (magnifique), Rosetta reste une oeuvre maîtrisée, des acteurs justes et touchant (sinon ça nuirait au réalisme), poignant et enivrant.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 27 mars 2022
Palme d'or au festival de Cannes en 1999, ce long-métrage de Jean-Pierre et Luc Dardenne appartient clairement à la catégorie des films d’auteur dont le caractère austère peut rebuter le spectateur. Dépouillé de tout artifice, sans aucune structure scénaristique et tourné caméra à l’épaule, ce film brosse le portrait d’une jeune femme dont la merde est collée à ses bottes. Alors totalement inconnue, Emilie Dequenne interprète cette personne miséreuse et misérable qui se bat pour survivre. Si le concept de l’anti-héros possède un intérêt, ici les réalisateurs poussent la notion tellement loin que l’on éprouve aucune empathie pour leur personnage principal. Bref, une œuvre sombre et ennuyeuse.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mai 2023
Un film dur campé par une ED formidable de résignation et de fragilité en même temps.
Où se situe l'envie de vivre après le désir de survivre?
Aucune place au plaisir. Rien ne se fera sans sa force intérieure. Mais jusqu'où pourra-t-elle tenir? Le film n'y répond pas mais c'est à nous de trouver la réponse.
Nicolas N.
Nicolas N.

54 abonnés 960 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2025
3/5

Les frères Dardenne livrent avec Rosetta un film brut, sans fard, qui suit le combat acharné d’une jeune femme pour s’extraire de la précarité. Émilie Dequenne incarne avec une intensité rare ce personnage en quête d’un avenir meilleur, faisant de chaque scène un moment de tension presque viscérale. La caméra portée, collée à son héroïne, accentue l’urgence de sa survie, mais cette approche hyperréaliste peut aussi fatiguer le spectateur. Si le film frappe par sa sincérité et son minimalisme, il laisse parfois une impression de dureté excessive, rendant l’expérience éprouvante. Un film marquant, mais qui peut diviser par son austérité.

Hommage à Émilie Dequenne

Émilie Dequenne s’est révélée au monde avec Rosetta, décrochant à seulement 18 ans le prix d’interprétation féminine à Cannes. Son talent, à la fois instinctif et profond, lui a permis de briller dans des rôles exigeants, où la justesse de son jeu transperçait l’écran. Au fil des ans, elle a su évoluer avec élégance, entre drames sociaux et personnages intenses, imposant son regard lumineux et sa présence magnétique. Sa disparition est une immense perte pour le cinéma francophone, mais son héritage artistique continuera d’inspirer les générations à venir.
reymi586

558 abonnés 2 444 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 août 2010
Les frères Dardenne n'ont fait aucune concession, ont filmé sec, brut, et pourtant pas naturaliste, ils ont suivi la rage comme en l'épousant, caméra souvent à l'épaule. un peu ennuyeux parfois mais une Emilie Dequenne qui donne tout ce qu'elle a.
James Betaman
James Betaman

72 abonnés 238 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 28 janvier 2017
La première fois que j’avais vu un film des frères Dardenne, c’était le Gamin à Vélo, j’étais en cinquième… je m’étais ennuyé comme rarement je l’avais fait.
Je suis longtemps resté fâché avec les Dardenne, j’étais sans doute pas assez mature pour être bien réceptif à leur cinéma.
Je ne suis pas encore mature pour ce genre de film.
Je m’étais bien préparé, je savais que ça allait être un drame social, je savais que ça allait être larmoyant, triste, que ça allait pas aller très loin dans l’action…
Mais vraiment, les Dardenne, ils m’aident pas.
Rosetta, comme beaucoup des films Dardenne, montrent des gens en détresse, des gens de mauvaises classe sociale qui vont tenter de s’en sortir. C’est quelque chose d’intéressent, c’est quelque chose avec lequel on peut faire quelque chose de vraiment bien.
Et les Dardenne en font quelque chose de vraiment bien.
De nombreux plans se répètent pour montrer la monotonie du personnage, la caméra à l’épaule avec des plans qui bougent dans tous les sens nous donne vraiment le sentiment de suivre en direct l’intrigue. On est vraiment témoin de l’enfer quotidien des personnages.
Mais les plans qui bougent trop, ça facilite pas du tout la compréhension, souvent je me demande ce qui vient de se passer. Un mal pour un bien… mais, aïe.
Et puis, le personnage est vraiment… détestable. Je veux bien croire qu’il s’agit là d’un personnage en détresse qui n’a plus d’attache et qui a besoin de faire des fois des choses déguillasses pour s’en sortir. Mais quand tu vois que le mal qu’elle fait, c’est finalement pour dire « bah finalement, je veux pas de ce boulot »… j’ai vraiment envie de la baffer.
Et j’avais oublié avec le temps, mais je remarque que c’est une habitude chez les Dardenne, y a pas de fin. Alors, je viens bien croire, qu’à un moment il faut s’arrêter, qu’on ne peut raconter toute la vie d’un personnage. Mais on arrête pas un film comme ça. C’était le même problème avec le Gamin à Vélo, la fin est placée là, sans que l’on sache pourquoi, et je n’y trouve aucun sens, aucun message, aucun objectif. Une amie m’a fait cette remarque à la fin : « on a l’impression que les réalisateurs en ont eu marre et qu’ils ont bâclé la fin ». Et quand j’y repense, ça me donne vraiment cette sensation.
Donc, le cinéma Dardenne, c’est des fins bizarrement placées, des personnages tête à claque. Ça peut avoir du sens, je veux bien croire que des gens peuvent aimer et y trouver un charme, mais moi, ça ne m’attire vraiment pas du tout. C’est vraiment trop larmoyant.
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