5077 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
359 critiques spectateurs
5
24 critiques
4
117 critiques
3
112 critiques
2
59 critiques
1
26 critiques
0
21 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
0,5
Publiée le 15 décembre 2013
l'idee du nauvragé est sympa. la survie dans des conditions difficiles. mais qu'est ce qu'on s'ennuie!! pas de dialogues (au moins au debut du film). c'etait lent.
Une pure merveille du cinéma indépendant américain. Très sobre, très propre, très chic, les plans restent intègres à l'image qu'ils souhaitent faire passer: chaque instant de notre vie est la conséquence de décisions prises un moment avant. Robert Redford créer une métaphore de sa longue vie cinématographique, et ce, de façon magistrale. quand à la scène finale, à elle seul n'a d'égale que la beauté du film. Elle est bouleversante et très subjective pour chacun des spectateurs. Voilà de quoi prouver que le cinéma indépendant outre atlantique n'a pas disparu !
"La mer commence à s'agiter. Robert Redford soupire, signe de sa consternation. Une tempête se prépare : la nuit ne va pas être de tout repos." C'est en créant son propre scénario que le réalisateur à eu l'idée de donner à Robert Redford le principal (et unique) rôle de son film. On aperçoit dès le début l'aura de l'acteur, incroyable de sincérité, qui prolonge l'écran et le crève même. Le spectateur se demande : "pourquoi ce vieil homme se retrouve dans ce bateau, à braver vents et tempêtes"? On comprend avec admiration son envie de solitude, et ce, peu importe les risques encourues. Mémorable, qu'est le jeu d'acteur. C'est alors que le spectateur est prit à partie par la scène finale, bouleversante. J.C. Chandor peut être fier : il à réussi un raz-de-marée de sentiments, qui fait plonger le spectateur sans jamais lui faire boire la tasse. Voici le chef-d’œuvre de l'année!
Un film assez oppressant qui se joue sans aucun dialogue et un seul personnage ! On se met dans la peau de ce matin aguerri et on voit à quel point l'instinct de survie de la race humaine est grande. Un film assez réussi !!!
L'exploit du film tient dans le fait qu'il arrive à maintenir l'attention du spectateur sans que robert redford n'ait à prononcer la moindre phrase pendant toute la durée du film (excepté pendant le flash forward introductif). Le seul et unique personnage du film possède un flegme à toute épreuve. La malchance s'abat sur lui plus d'une fois, la panique se serait emparé du plus flegmatiques des britanniques, mais il reste empli d'une sereinité presque religieuse face à la mort, s'approchant peu à peu. Donc, ici, pas de tension, pas de stress pour le spectateur, qui vit ce voyage en solitaire comme une meditation sur la mort.
Robert Redford tout simplement époustouflant dans un rôle qui lui convient a merveille. Pas mal de longueurs mais les nombreuses scènes de détresses sont très intenses et subtiles.
Attention, cet avis contient des spoilers tels que : spoiler: ce n'est pas la comédie de l'année
On peut y voir un film de survie sur un type dans un bateau. On peut aussi envisager une œuvre métaquatique en eaux sombres sur les outrages du temps qui passe : face aux épreuves, on a fait du mieux qu'on a pu, on a avancé dans l'adversité sans se décourager, toujours on s'est relevé, à chaque fois un peu plus épuisé. On a bien quelques regrets, des trucs dont on aurait dû se préoccuper. Mais le temps a passé ; il arrache nos certitudes et nous dépouille inlassablement de ce que l'on croyait acquis. Malgré l'indifférence du monde, l'impuissance, la solitude, les deuils, l'infirmité et la maladie, on a lutté de toutes nos forces pour extraire jusqu'aux dernières gouttes de vie. Au moins, le grand Robert au crépuscule de sa carrière pourra se retourner et dire « j'ai vécu ». En ferez-vous autant ?
Moralité : la vieillesse est un naufrage, Châteaubriand.
En 2012, Margin Call était l'une des bonnes surprises de l'année. Après un premier film réussi, succès critique et public, nommé à l'Oscar du scénario, il est souvent difficile de confirmer. Mais J.C. Chandor s'en sort plus que bien et le fait aisément avec ce All is lost tout aussi surprenant qu'il est différent. Le challenge était de taille (et perdu d'avance ?) : un homme seul sur un bateau (mal de mer assuré pour moi), pas de dialogue, un Robert Redford plus très frais...l'ennui pointait à l'horizon bien avant que le film ne commence. Tout le talent du metteur en scène a été de nous...
"All is lost" filmé avec le seul Robert Redford sur son bateau en perdition n'a pas suscité chez moi beaucoup d'enthousiasme, pas plus qu'un minimum d'intérêt ! La faute à un grand manque d'émotion et donc de ressenti par le spectateur que je suis, assez à l'écart de cette histoire... En effet, Robert Redford ne semble pas impliqué plus que cela par ce qui lui arrive alors que misères sur misères s'acharnent sur son sort et que les éléments se déchaînent autour de lui ! On aimerait le voir tour à tour, rageur, hargneux, hurlant, désespéré au lieu de cette impassibilité quasi perpétuelle ! Le rythme mou et très lent ajouté à cela, fait de cet apparent cauchemar une suite de catastrophes qui deviennent finalement presque exagérées et pénibles ! Même si c'est un parti-pris du réalisateur, aucune information ne nous est donnée sur le temps qui s'écoule alors qu'un journal, des écrits avec une voix off aurait pu permettre de se repérer et ainsi d'accrocher afin de se sentir concerné un minimum... De plus, de nombreuses incohérences gênantes viennent perturber cette survie en mer, telles que Redford devenu sec en un clin d'œil dans son canot de secours alors qu'il vient de quitter son bateau, trempé comme une soupe... Tout comme le bateau avec ses banquettes impeccables alors que juste avant elles se trouvaient sous l'eau ! Il s'agit peut-être de détails, mais ceci étonne quand même dans la construction logique et solide de l'ensemble... Une grosse déception avec un peu la même l'impression que pour "Gravity" (meilleur quand même), tout en se demandant ce que ces films, où on se doute à l'avance de la fin, peuvent bien nous apporter... En tous cas, c'est sûr, de quoi être dégoûté des bateaux pendant un moment !
Bravo Robert pour cette épopée en enfer ! La mise en scène est bien huilée, la trame logique et cohérente, sans tout le superflus qui aurait pu plomber le tout. Chaque action du personnage s'enchaine logiquement, avec une volonté implacable de s'adapter à chaque situation nouvelle, avec ce qu'il a, ce qu'il peut et ce qu'il sait. Mais la nature est forte, très forte...
Film qui repose sur aucun dialogue et un seul personnage. Wahou bravo les gars !! Et ça marche. une tension omniprésente tout le long du film, une ambiance à la Abbas Kiarostami...
Un film plutôt atypique, loin des schémas habituels de construction d'un scénario "classique". En effet rien n'est fait pour qu'on puisse s'identifier au héros ou pour le faire exister en dehors de cette histoire (pas de flash back, de photo de famille ni même de nom pour cet unique personnage). On a donc la sensation de se retrouver devant un conte, un récit initiatique tout en métaphore... La caméra, quasiment toujours à hauteur du personnage, rend l'ensemble assez angoissant et claustrophobique. Et si on s'ennuie pas, on reste cependant toujours un peu en marge, sans vraiment s'impliquer dans le récit et souffrir pour ce marin mystérieux qui devra mener le combat d'une vie. Original et un peu déconcertant donc, mais appréciable. A voir.
Une chose m'a dérangé, le final que j'ai jugé bien trop rapide et irréaliste. Dommage car l'ensemble du film, porté par une remarquable mise en scène et la prestation sublime de Robert Redford, est terriblement beau et émotionnellement fort.