Derniers Avis : Des Lendemains qui chantent - Page 2
Des Lendemains qui chantent
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expan
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3,0
Publiée le 29 octobre 2018
Ce film plaira forcément davantage aux 50-60 ans, ceux qui comme moi se souviennent de mai 81, puis des années Tapie, du chômage de masse qui s'incruste, etc... Ne pas s'attendre à un film léger, même si Pio Marmaï et Ramzy apportent de la fraicheur (à l'inverse de Gaspard Proust, dont le physique et le personnage sont un peu plombants...) : ce film rappelle beaucoup de choses, remue beaucoup de choses, mais les différents univers abordés (coulisses de la politique, business débridé, Manufrance qui ferme,...) le sont de façon très réaliste.
Soyons honnêtes : « Des lendemains qui chantent », c'est quand même un bon film de gauchos fait par des gauchos pour les gauchos. Une fois écrit cela, vous savez ce qu'il vous reste à faire si Laurent Wauquiez est votre idole et Donald Trump un grand Président des États-Unis. Une fois écrit cela, le résultat ne m'a vraiment pas déplu. C'est un peu court niveau mise en scène et reconstitution (même si ça passe à peu près), mais le propos, l'esprit, l'espoir puis la désillusion suite à l'accès au pouvoir de François Mitterrand : tout est décrit avec une relative justesse à travers des personnages relativement attachants et crédibles, interprétés sans génie mais avec un minimum de ferveur et d'émotion, notamment par Pio Marmaï, Ramzy Bédia et Gaspard Proust, sans oublier André Dussollier dans un joli second rôle. Une comédie dramatique sympa qui, au-delà des limites évoquées précédemment, a le problème de vouloir couvrir une page longue et importante française en seulement 90 minutes, ce qui est évidemment un peu court, certaines relations entre protagonistes n'étant qu'assez peu développées, tandis que la dimension politique aurait clairement mérité un format beaucoup plus long : une série de six épisodes, par exemple. Maintenant, on se contente de ce qu'on a : une certaine nostalgie quant à une époque que je n'ai malheureusement pas connu, une réflexion intéressante sur l'engagement et ce qu'est devenu (l'identité de) la gauche française au fil des décennies (la scène du « qui a voté quoi » se déroulant au soir du 21 avril 2002 est à ce titre criante de vérité), excusant en partie une forme assez passe-partout (si ce n'est l'idée de mélanger images d'archives et de fiction, pas trop mal) et un sujet qui aurait justifié une durée autrement plus importante. Inabouti, mais touchant.
Voilà un bon film qui nous plonge dans la sphère qui gravite autour des hommes politiques. Ne cherchez pas d'action, même pas la comédie, juste un film qui pourrait être vrai, et c'est cela qui fait son charme. Les acteurs jouent juste, le scénario laisse la part belle aux situations réelles qui viennent s'imbriquer dans la vie des protagonistes. Le temps passe sans que l'on s'en rende compte. Un bon moment de détente. A voir sans réserve
Bien pour les 20 ans passés entre 1981 et 2002 et vus sous l'angle de la politique où l'auteur montre comment la finance et la com prennent le pouvoir dans les années Mitterand. Une plus grande objectivité eu été bienvenue, elle aurait éviter de faire passer un message selon lequel seule la gauche serait respectable.
Comédie sur fond de politique, balayant les 20 ans de la Génération Mitterand. Le début est bon, on fait connaissance avec les 5 personnages principaux , pleins d'illusion et d'espoir, la nostalgie des années 80 mais on avance pas beaucoup et on s'ennuie un peu, malgré quelques images d'archive, peut être parce qu'on ne joue plus sur le côté nostalgie (en dehors du la finale de la coupe du monde de foot de 1998, on a pas forcément l'impression d'assister aux années 90, au niveau des décors, des vêtements, des objets du quotidien...).
Un film qui aurait aussi pu s’appeler « Génération Mitterand » et qui parle forcément au quadra que je suis grâce à l’utilisation dans le film d’images d’archives qui ont marqué les esprits en leur temps. Les rapports hiérarchiques et l’appropriation des idées des autres, dans le monde professionnel, sont très bien rendus. Par ailleurs, Ramzy Bedia campe parfaitement cet entrepreneur visionnaire du charme et de l’érotisme qui voit, avant tout le monde, les tendances de son époque. Le film est sympa mais aurait gagné à être soit plus court, soit plus étoffé au niveau du scénario. Pour finir, je souhaite une longue carrière à un acteur, motivé, pour faire son trou : Guillaume Clémencin.
"La lutte des classes est terminée camarades, et nous l'avons perdue". Cette sentence cruelle mais réaliste prononcée par Dussolier dans ce film résume tout l'état d'esprit du PS de Mitterrand et de Jospin ("mon projet n'est pas socialiste..."). Bien entendu, avec de si hautes ambitions - retracer 20 ans de renoncements de la gauche au pouvoir - ces Lendemains n'échappent pas toujours à la caricature, mais qu'importe, il faut bien avouer que la retranscription est particulièrement réussie, dans sa première partie surtout, très brillante, très enlevée, très drôle et très amère. On y voit apparaitre pas mal de figures têtes-à-claques symbole de la France médiacrate et politique des années 80 et 90, et c'est aussi réjouissant que désespérant. Casting aux petits oignons (avec un i...) qui porte bien l'ensemble du projet. Ce film illustre très bien, finalement, le véritable casse-tête de la gauche dans un pays démocratique : comme elle n'ose pas faire la révolution, elle se retrouve quasi obligée d'appliquer une politique de droite dans un monde où le capitalisme a complètement triomphé idéologiquement et culturellement...Dernier exemple en date : Syriza en Grèce...
Dans le principe, ce film signé Nicolas Castro rappelle un peu Le nom des gens à savoir une comédie évoquant la classe politique et en l’occurrence ici la Gauche socialiste. Au-delà des évolutions politiques, Des lendemains qui chantent nous permet surtout de suivre une bande de potes d’enfance sur 20 ans. Des parcours croisés où se mêlent amour, désillusions, succès et au cœur desquels on se sent un peu comme des étrangers. Il faut bien avouer que ces personnages nous laissent totalement indifférents et que surtout l’humour semble être aux abonnés absents. C'est plus l'ennui et le désenchantement qui prédominent ici.
Un film original qui traite des deux décennies 1981-2002 sous l'aspect politique et social, en faisant évoluer une belle galerie de personnages. Le scénario est bien écrit, trouve un bon équilibre entre les grands événements politiques et sociaux qui ont jalonné cette période et l'intime centré sur l'évolution des relations entre les personnages. Les comédiens sont tous très justes et les relations père – fils ainsi qu'entre les deux frères apparaissent très authentiques et touchantes. Les seconds rôles sont bien exploités avec notamment un Ramzy Bédia qui est très drôle. De plus, c'est un film qui assume pleinement son côté militant. On est toutefois très loin de la propagande puisque c'est une véritable auto-critique sévère mais sincère des différents échecs de la gauche et des responsables de la situation présente. L'influence négative de la communication politique est bien évidemment au programme mais le scénario ne s'arrête pas là et pointe aussi tout le système médiatique, aussi bien télévisuel que presse écrite. Il y a une nostalgie qui traverse le film et un certain désenchantement qui n'est pas écrasant mais sincère et touchant. Le personnage d'André Dussolier est très réussi et ses scènes avec Sam Karmann sont vraiment étonnantes avec un côté décalé et en même temps très profond. Pio Marmai porte une grande partie du film sur ses épaules puisque c'est son personnage qui sert de fil rouge. Il se révèle vraiment épatant dans ce personnage épris d'idéaux et qui les assument jusqu'à l'errance et la déchéance. Si l'ensemble est donc réussi, j'émettrai quelques réserves pour la dernière partie qui se concentre un peu plus sur les faits que sur leur réel impact sur les personnages ( notamment le soir du 21 avril 2002 qui est le point d'orgue du film et qui clôt celui-ci d'une manière un peu abrupte). Quoi qu'il en soit, cela fait du bien de voir un film personnel et qui sans sombrer dans la pédagogie à outrance, balaie les points clés des décennies 80 et 90 tout en restant proche de ses personnages. Touchant et sincère.
Un film moyen dans l'ensemble. Un peu d'humour mais trop peu, un scénario intéressant mais qui manque de rythme rendent le film potable mais qui ne reste pas dans les mémoires malgré ses acteurs plutôt intéressants.
Les illusions perdues (ou toujours vivaces) de la génération Mitterrand, voilà une bonne idée de film. Le réalisateur n'oublie pas l'aspect militant, ce qui peut en rebuter plus d'un. Mais le trio de personnages se révèle très attachant, grâce à des acteurs au top.
Film pas inintéressant surtout dans le contexte actuel. On ne s'ennuie pas. Certains passages sont même très drôles. Certaines manipulations des images sont osées dont "l'interview de BHL". A recommander pour ceux qui ont envie de voir du cinéma intéressant.
Film intergénérationnel, à fort accent politique, sous fond de rendez-vous amoureux manqué. Je pitch un film à moral. Et, dans les temps qui court, une morale qui passe mieux que d'autre. Le film aurai gagné à se concentrer que sur la désillusion élective ou l'excès d'ambition. Mais les deux en même temps brouillent les pistes. Toujours, la bonne note est au crédit de Pïo Marmaï.
Le scénario manque de liant, on s'attache très peu aux personnages, on se perd dans leurs histoires pas très intéressantes et pseudo intellectuelles. Le seul à s'en sortir est Gaspard Proust qui fait du bon Gaspard Proust! Le reste fut une perte de temps en écoutant des gens se lamenter sur un sujet sans intérêt.