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Patjob
45 abonnés
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4,0
Publiée le 28 juillet 2024
Avec ce film, l’éclectique Jim Jarmusch livre un mélange, ou plutôt une rencontre entre trois univers : une mysticité orientale (en l’occurrence celle des samouraïs), la musique (et l’esprit) rap / hip hop, et les codes du film noir traditionnel (en lorgnant tant sur les films de mafia que sur le Samouraï de Melville). C’est truffé de bonnes idées, de références, de clins d’œil, en alternant moments dramatiques et humoristiques (les échanges avec l’ami vendeur de glaces). Tout cela donne un film jouissif, riche et constamment prenant.
Une oeuvre méditative et ludique à la fois,où le génie symbolique de Jim Jarmusch s'exprime à sa juste valeur."Ghost Dog:la voie d'un samouraï" représente presque une expérience sensorielle,à écouter sur une BO hétéroclite composée par RZA,leader des Wu Tang.Forest Whitaker joue un tueur à gages au sens de l'honneur très développé,puisqu'il suit chacun des préceptes du "Hakagure",écrit d'un samouraï du XVIIIème.Le film est ainsi parsemé de réflexions orientales sur le code moral et une attitude digne à adopter.Fasciné,le Ghost Dog sait manier le sabre,ne réplique que si on le cherche,et vit caché sur le toit d'un immeuble au milieu des pigeons.Oiseaux symboles de liberté et d'intégrité,comme un samouraï...Jarmusch témoigne aussi de la multi-culturalité avec un créole glacier voulant parler le Français,un Black fan de culture nippone et des Italo-américains bas du front.La guerre des gangs montrée de façon picaresque et détournée(voir les cartoons annonciateurs des évènements à venir).Plutôt le choc entre 2 races.Très intéressant à décrypter,"Ghost Dog"n'en est pas moins d'une langueur rébarbative,et se montre chiche en rebondissements,sauf la fulgurance des tirs de pistolet automatique.Il fonctionne un peu en vase clos.En entrant dans son univers atypique,on accède à un sens caché.Ambivalent.
Ca commence lentement. Les dialogues sont excellents, Forest Whitaker est présent comme il faut et la symbolique du film ne prend pas le pas sur le récit classique mais passionnant.
Et d'un coup, tout va plus vite, tout est plus fou, mais totalement maîtrisé et au service du superbe récit de samouraï que Jarmusch nous sert sur un plateau avec d'excellents acteurs trop rares comme Forest Whitaker, John Tormey, Victor Argo, Isaach De Bankole et Camille Winbush (les deux derniers formant un duo excellent et hilarant, et font partie des meilleurs scènes du film). Le bain de sang annoncé est présent mais est filmé de façon si parfaite qu'on est vraiment captivé dans la recherche de "justice" de Ghost Dog.
Film charnière pour les fans de rap (surtout du Wu-Tang Clan), avec l'apparition de RZA crédité en Samouraï en Camouflage et qui aura mal choisi ses films suivants, film parfait pour les amateurs de films de mafia, expérimental, tantôt tragique, tantôt comique, toujours symbolique mais jamais pompeux. Juste parfait.
Un film très spécial : on en ressort très calme, très zen... Quelques trouvailles intéressantes spoiler: comme ce "dialogue" incroyable entre le ghost dog américain et le vendeur de glaces français où la scène de "l'agression" du vieillard dans la ruelle. Une fin toute aussi surprenante que le reste du film. Des répliques (rares, comme pour tout samouraï) qui font mouche et une interprétation remarquable de Forest Whitaker. Le "Léon" de Besson avait sa plante, le "Ghost Dog" de Jarmusch a ses pigeons : les tueurs à gages sont décidément des grands sentimentaux ! Un film à voir ...mais pas forcément au cinéma : décors sommaires et action minimaliste peuvent très bien s'apprécier confortablement assis chez soi. Personnellement, je l'ai vu dans une salle de Cinéma puis chez moi puis à une séance de Cinéma en plein air et toujours avec le même plaisir. Ce film est intemporel et ne vieillit pas comme les grands crus.
Un de mes films préférés. Réussir ce brassage ethnique du tueur à gage noir au culte samourai et travaillant pour la mafia italienne, est tout bonnement exceptionnel. De plus, chacun des personnage est travaillé en profondeur et réussi à apporter sa touche de culture personnel. REMARQUABLE.
La pâte Jarmusch toujours originale avec un vrai sens de la mise en scène et des acteurs qui sont toujours à plein régime. L'histoire est ici fort atypique (un peu inspirée du film de Melville) tout comme son personnage aux codes samouraïs ne laissant aucun temps mort avec en prime une bonne bande son.
Les films de Jim Jarmush sont originaux et remplis de surprises. Ici, Forrest Whitaker incarne un tueur qui s'efforce de suivre la voie du samouraï, aime les pigeons et la musique de RZA. Singulier !
Ce film à l'humour froid et au ton décalé s'avère fort réussi. Alors qu'il tourne en dérision tout un pan de la mythologie cinématographique (à travers une vision extrêmement nihiliste), "Ghost Dog" affiche une sérénité étonnante.
Tout aussi hilarant que pathétique mais aussi éminemment comtemplatif, ce film de J. Jarmusch est à (re)découvrir d'urgence !
Pour moi ce film est un mystère. Une grande partie des gens ainsi que les magazines cinés idolâtre ce film. moi je trouve ce film minable, l'histoire est loin d'être originale. Le perso principale parlons en un gros ricain qui écoute du rap et se prend pour un samouraï quoi de plus ridicule ! A oui il vit sur un toi avec des pigeons et ouvre des voitures avec un petit boitier magique... Quel talent Enfin bref si quelqu'un pouvait m'expliquer le n°ième degrés de ce "film" je lui serait reconnaissant . A surtout ne pas regarder en s'attendant à un chef d'oeuvre du cinéma...
Au premier coup d’oeil, on à l’impression d’avoir à faire à un réalisateur différent. Car à la vue de sa filmographie complète, Ghost Dog (1999) ne ressemble en rien comparé à ce que Jim Jarmusch avait l’habitude de réaliser. Mais passée la première demie-heure du film, l’absurde apparaît enfin ! Des fous rires se font entendre ici et là, cette fois-ci, c’est la bonne, on reconnaît bien là, la touche de Jarmusch. Avec son scénario farfelu, celle d’un samouraï black vivant dans une cabane perchée sur le toit d'un immeuble abandonné, entouré de pigeons et ayant pour seul ami, un vendeur de glace parlant français (tous deux ne parlant pas la même langue, ils ne se comprennent jamais mais réussissent à établir une réelle amitié entre eux). Et pour finir dans l’absurde le plus total, Ghost Dog, qui est un tueur à gages, travaille pour une famille mafieuse des plus lamentables. Jarmusch a eu la très bonne idée de conserver les références propres au film de samouraï, ses codes et ses clichés. Nombre de fois où l’on aura pu rire lorsque Forest Whitaker rengaine son arme à feu comme si cela avait été un sabre. On ne compte plus les fous rires où l’on voit cette pauvre famille mafieuse s’abrutir devant les dessins animés d’Itchy & Scratchy. Niveau casting, Isaach de Bankolé est à mourir de rire, à la fois attendrissant et si naïf face à un Forest Whitaker impressionnant (comme toujours) et sans oublier bien sur, le terrible et glacial Henry Silva, qui même sans dire un mot, nous laisse sans voix ! A noter aussi, l’excellente B.O qui n’est cette fois-ci pas composée par Tom Waits, comme en avait souvent l’habitude Jarmusch. Cette fois-ci, c’est au tour de RZA et le résultat est tout à fait acceptable, en espérant qu’ils aient l’occasion de collaborer à nouveau ensemble ! Décidemment, même en changeant de registre, quoi qu’il puisse se passer, Jim Jarmusch arrive toujours à nous surprendre et à nous séduire !
La musique du film est signée de RZA, rappeur leader du groupe Wu-Tang Clan. Ca donne une B.O. rap plus mélancolique et doux éloigné du gangsta souvent usité dans les polars, tandis qu'on sourit devant un des parrains fan de rap et qui pousse même la chansonnette ce qui crée un moment plutôt incongru. Un décalage qui va constamment habité le scénario. Ainsi le récit mêle deux univers qui n'ont, a priori, rien à voir, mafia italienne et philosophie des samouraïs. Deux univers qui sont symbolisés pourtant par deux autres films, Jarmush faisant alors un clin d'oeil fort d'abord à "Rashomon" (1950) et le bien nommé "Le Samouraï" (1967). Le film est découpé par des extraits du Hagakure, qui dessine la voie du samouraï que veut suivre Ghost Dog, qui ajoute une dimension poético- philosophique au film. Le récit est aussi entrecoupé par le lien entre Ghost Dog et son meilleur ami français (excellent de Bankolé) qui offrent des dialogues de sourds savoureux. Entre les références, le melting-pot des genres et les doutes, Jarmush signe un grand film, singulier, qui ne manque ni d'efficacité dans sa violence, ni d'onirisme dans ses émotions. A voir. Site : Selenie.fr
Le cinéma, c'est comme la cuisine : les bons ingrédients ne font pas forcément les meilleurs plats. Exemple. Jarmusch est un réalisateur solide, RZA arrive à installer une bande son à tendance rap / trip hop assez plaisante, Whitaker est plein d'humanité, le contraste philosophie asiatique / clan mafieux décrépit / culture black pourrait être (d)étonnant, les scènes d'action sont bien tournées, il y a dans le film ces petites pincées de poésie qui pourraient le faire s'envoler (les pigeons, le bateau sur le toit, le Français du marchand de glace) : voilà, tout y est, mais la sauce ne prend pas, à cause notamment de quelques longueurs, quelques lourdeurs. Mystère de la tambouille cinématographique. D'autres critiques sur mon blog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
Il me restait en souvenir de ce film l'idée que c'était le film le plus grand public de Jarmusch. Effectivement, c'est le plus facile d'accès mais c'est aussi celui qui synthétise tout ce qu'il a fait dans sa carrière. Il y a donc la présentation du personnage telle que dans "Permanent vacation", des cadrages en voiture reprenant ceux de "Stranger than Paradise", une ambiance et un rythme rappelant ceux de "Mystery Train" et la phrase gimmick de "Dead Man" (en tout cas voilà pour ce que j'ai relevé). Comme d'habitude, le rythme est assez lent, la musique qui illustre le film est une réussite, les acteurs sont parfaits, les détails burlesques sont nombreux et savoureux (sans parler des dialogues V.O entre F. Whitaker et I. De Bankolé, un monument) ou encore de l'incrustation de citations samouraï. Un film riche qui mérite plusieurs visions, violent, drôle et aussi désespéré avec peut être un peu trop de scènes de nuit où notre héros parcourt la ville en voiture mais cela rajoute à l'ambiance contemplative. D'autres critiques sur
Ghost dog, la voie du samourai est un très bon film de Jim Jarmusch. Pour commencer, le scénario est recherché, travaillé et parfaitement bien ficelé. Le film laisse le temps au scénario de se développer et les rythme est parfait. La mise en scène du réalisateur est irréprochable et les acteurs comme Forest Whitaker, John Tormey ou encore Cliff Gorman sont convaincants dans leurs rôles. A noter que Forest Whitaker joue un rôle important dans la réussite de ce long-métrage. Bref, c’est à découvrir…