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Un visiteur
5,0
Publiée le 3 mars 2013
Un film en noir et blanc dont on oublie qu'il est aussi muet aux trois quarts mais avec un récit qui nous faire revivre une passion en Afrique avec une merveilleurs puissance dans la narration et une omniprésence des acteurs que l'absence de couleurs rend rencore plus forte.L'inverse du "progrès"" hollywoodien, on revient au vrai cinéma loin de la 3 D et du technicolor. Un cinéphile ne peut le rater.
La première partie du film est un peu difficile d' accès mème si la galerie de personnages et leurs situations est interessante (le personnage de Pilar qui,comme le souligne le réa' dans l' itw au Cahiers est très altruiste et se retrouve pourtant toute seule le soir du 31). La deuxième partie est captivante. On peut faire le lien avec le film eponyme de Murnau (cadre exotique, amour dissimulé) en effet mais il n' y a pas que cela comme influence (par exemple, Miguel Gomes evoque aussi le "Out of Africa"). Personnellement , le fait de mélanger la nostagie avec l'air d' une chanson ("Be my baby") me fait penser un petit peu à "Casablanca" . Ce couple dans une situation de changement radical dans le pays évoque aussi I Bergman et Bogart tombant amoureux dans Paris envahi ("Le monde s'écroule et nous tombons amoureux").
C'est un film en deux actes. Le premier à Lisbonne, à propos des derniers jours d'une vieille femme. Partie peu intéressante si ce n'est au début par le plaisir d'entendre la langue portugaise.
La deuxième partie revient sur cette femme, mais cette fois pendant sa jeunesse en Afrique, dans les colonies portugaises, près du Mont Tabou (nom imaginaire). On suit là quelques épisodes fondateurs de sa vie: sa grossesse, ses relations avec son amant. Tout ça en noir et blanc, sans dialogue mais avec voix off et bruits de fond. L'Afrique est filmé dans un style rétro, avec des caméras super 8 qui rendent la photographie magnifique. On se croirait dans un vieux livre de photos jauni. Un drame survient, les relations entre la femme enceinte, Aurora, et son amant se compliquent, et tout cela débouche sur une étincelle mettant le feu au pays sur fond de guerre coloniale. Ce contexte politique est simplement évoqué à la fin car le spectateur reste focalisé sur le premier plan - les quelques personnages principaux, la maison et ses jardins - où l'action est finalement peu riche. On aimerait aller plus loin, visiter les forêts, gravir les monts, se perdre dans une partie de chasse. Malheureusement, on n'est pas dans le cinéma d'aventure de Peter JAckson. Ici, on évoque, on prend le temps, on regarde, on pense, ... on s'emmerde.
J'ai oublié d'indiquer que les deux parties sont liées par le personnage d'Aurora et de son amant, qu'on voit en fin de vie, puis à l'époque de la jeunesse flamboyante. On peut faire le parallèle entre les personnages et le Portugal, aujourd'hui en crise.
Voilà, je crains que ces commentaires mi-figues mi-raisins me soient reprochés. On ne pourra pas m'en demander plus. Ce film, promu par France Inter, risque d'être loué au Masque et la Plume par Danielle Heymann et consorts. Mais je reste sur mon avis. Si vraiment, la pellicule est jolie et l'Afrique totalement exotique, avec ses savanes à perte de vue, au fond, au loin, il n'en demeure pas moins qu'on voit le temps passer. Ca manque de changement de rythme et d'émotions.
Belle histoire, en deux chapitres : le présent d'une vieille dame à Lisbonne et la narration de son passé filmé en noir et blanc. Le cinéaste s'est inspiré des films des années 50, les personnages sont beaux, touchant, denses, profonds, énigmatiques. De très belles images, le plaisir de la lenteur, le plaisir de regarder des visages, des expressions, des émotions, ... deux heures qui passent bien vite.
Insupportable... Manièré et prétentieux ce film a tout du fake... Plus proche d'un film de Hazanavicius que de Murnau... Ce serait drôle si les ayatollahs du bon goût n'étaient pas tombés dans le panneau...
Un film aussi ennuyeux que passionnant, purement et totalement fait de matières cinématographiques. La première partie ne provoque rien chez moi, c'est la deuxième à la forme surprenante qui amène un autre regard sur les protagonistes du début. C'est très beau, bluffant même, prétentieux également, mais ça vous agrippe pourtant dans un tourbillon comme une fleur qui s'ouvre perpétuellement. Un jeune cinéaste qui fuit les conventions et les fausses règles de l'écriture au cinéma, voilà un homme libre.
Un film en deux temps; une première partie très ennuyeuse... On s'endort. Et puis une deuxième partie qui traite d'une histoire somme toute banale d'une manière originale qui m'a beaucoup plu. Un peu un ovni ce film dont je suis sorti surpris et enthousiaste.
très beau film romantique , avec une première partie se passant à Lisbonne , entre trois personnes , et une seconde partie en Afrique au pied du mont tabou , muet , avec une voix off qui raconte l'histoire d'un aldultère entre l'héroîne et le narrateur qui était batteur dans un groupe de pop des années soixantes , très belle photos en noir et blanc , film sur la nostalgie .
Un bijoux qui fait du bien à cette année un peu fade. Un cinéma d'auteur qui peut se permettre une fantaisie jamais éloigné de la réalité. Le cinéma est d'abord un art de l'imaginaire. Gomes nous propose ici une fable sans tabou.
Ça fait bien quand on est critique de cinéma d'aimer ce genre de film, un peu intellectuel, joli à voir... Alors effectivement, ce film est très esthétique, très belle photographie en noir et blanc, une incroyable utilisation du son et de la musique, qui éveille un même peu nos sens (en deuxième partie). Mais tout ça pourquoi? pour un scénario des plus nunuches, l'adultère. Du coup, on regrette d'avoir eu à subir une si longue et soporifique première partie, qui ne donne d'ailleurs pas de suite. Vraiment dommage donc, ce film avait un potentiel énorme dans sa construction et son ambiance, mais le fond est vraiment vide...