La Traversée de Paris
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wcfields
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8 abonnés 22 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juillet 2014
Bon, je vais pas me faire des amis, mais tant pis, je le dis. Bourvil joue ici son unique et éternel rôle ; comme toujours il m'énerve, et comme toujours je ne l'ai pas trouvé tellement drôle. Et d'une. D'une tout autre envergure, le monstre sacré Gabin, lui aussi, joue ici une partition qui lui est familière, certes, mais on connaît par ailleurs l'étendue de sa palette et de son talent. Rien à voir donc avec le précédent. Quant à de Funès, par bonheur il n'était pas encore devenu de Funès, et dans ce film il était encore tout à fait supportable car il jouait normalement, c'est à dire bien. - Pour ce qui est proprement du film, je me demande si dans sa diffusion de ce soir (sur TMC il est vrai), en plus de cette regrettable colorisation, il n'y a pas eu une grande coupe vers la fin, tellement l'enchaînement paraît bâclé entre la séquence de la kommandantur (qui finit en queue de poisson) et la scène finale à la gare ! Je mets deux étoiles surtout pour Gabin, mais aussi pour le duo Gabin-Bourvil qui fonctionne quand même bien.
ER  9395
ER 9395

112 abonnés 1 337 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2013
C'est toujours un immense plaisir de revoir ce film , le duo Bourvil/Jean Gabin est parfait , un Louis
de Funes hélas trop peu présent , un beau scénario pour une grande aventure .
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 11 octobre 2014
mouais, comédie assez sympathique, quelques bons gags et pleins de répliques cultes ("Salauds de pauvres !", etc...), et une durée de film très raisonnable (1h 20 pile)
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 mars 2023
Dans la famille "les classiques que l'on découvre sur le tard", je demande "La Traversée de Paris" ! Et oui, malgré son statut et ses multiples rediffusions, je n'avais jusque ici jamais eu l'occasion de voir cette comédie dramatique. C'est chose enfin réparée.
Pour ceux qui comme moi découvriraient le film, soyez prévenus. Il ne s'agit aucunement d'une farce gauloise, ou même d'une comédie légère et bon-vivant. "La Traversée de Paris" est surtout un portrait ultra-cynique et sans tabou de l'Occupation. A tel point qu'il secoua à sa sortie, le cinéma français ayant l'habitude de représenter une France résistante et noble.
Ainsi, si la mise en scène demeure sobre, voire basique, le scénario est excellent, à la fois drôle et sombre. L'Occupation apporte son lot de misères et de contraintes quotidiennes, qui ne feront qu'amplifier les défauts des individus et de la société. Lâcheté, opportunisme, injustices entres classes sociales, injustices entre statuts (chômeurs, travailleurs, oisifs). Le contenu est riche et incisif, et ne dresse pas un portrait glorieux des Parisiens !
Nos deux héros convoyant en pleine nuit un cochon découpé dans le Paris occupé seront d'ailleurs plus qu'ambigus. Initialement dépeints comme très peu recommandables, on s'attachera peu à peu à ces personnages finalement très humains, qui deviendront amis malgré tout.
A ce niveau, le film doit beaucoup à ses excellents interprètes, Jean Gabin et Bourvil, au sommet. Tandis que Louis de Funès (alors loin d'être une star) parvient à se faire une place à l'écran, malgré une poignée de scène et les monstres qu'il a en face.
Un beau film, toujours à propos.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 avril 2024
La décennie 1950 est d’or pour Jean Gabin qui tourne 33 films en dix ans, profitant à plein de son retour au tout premier plan après une immédiate Après-Guerre plutôt difficile. Cette longue liste est pour une large moitié constituée de films très importants et de cinq à sept chefs d’œuvre dont fait partie « La Traversée de Paris ». Son réalisateur, Claude Autant-Lara comme d’autres de la même génération aura eu bien des démêlés avec les tenants de la Nouvelle Vague qui par le biais des « Cahiers du cinéma » n’ont pas eu de mots assez durs pour qualifier, on devrait plutôt dire disqualifier ce qu’elle nommait péjorativement, « La qualité française » en référence à un cinéma de scénaristes devenu un peu rance à force de ne pas vouloir se renouveler. Claude Autant-Lara tout comme Pierre Bost, Jean Aurenche et bien sûr Jean Gabin furent les archétypes de cette qualification.
Les quatre hommes sont justement à l’affiche de ce film sur la Résistance qui défie le temps alors que les films de Jean-Luc Godard, Jean-Luc Rohmer et quelques autres sont restés confidentiels. Même François Truffaut sans aucun doute le plus classique et le plus talentueux d’entre eux est un peu tombé dans l’oubli. Il est donc utile de rappeler que Claude Autant-Lara fut un grand réalisateur dont le talent doit être réhabilité après la vision de films comme « Le mariage de Chiffon » (1941), « Douce » (1946), « Sylvie et le Fantôme » (1946), « Le Diable au Corps » (1947), « Occupe-toi d’Amélie » (1949), « L’Auberge Rouge » (1951), « Le Rouge et le Noir » (1953) « La Traversée de Paris » (1956) ou « En Cas de malheur » (1958). Une carrière se déroulant sur 46 ans et 38 films au cours de laquelle le réalisateur qui ne machait jamais ses mots a fait preuve tout à la fois d’éclectisme, de causticité, de poésie mais aussi d’une rare pugnacité pour construire comme il l’entendait une œuvre qui n'a pas toujours été bien comprise.
Il est au moment où se monte le projet de « La Traversée de Paris » en pleine maturité artistique ce qui va lui permettre de braver tous les obstacles notamment liés à l’écriture du scénario et au casting pour livrer sans doute son film le plus abouti. En premier lieu, il convient de préciser qu’Autant-Lara a toujours fait montre d’un esprit de troupe l’amenant à travailler de manière quasi systématique avec la même équipe. Jean Aurenche et Pierre Bost pour l’écriture des scénarios, Max Douy pour les décors, Jacques Natteau à la photographie, René-Christian Forget au son, René Cloërec à la musique et Madeleine Gug au montage. La même équipe expérimentée et soudée pour gagner du temps, économiser de l’énergie et surtout accroître sa créativité artistique.
Depuis 1949, Lara songe à adapter la nouvelle de Marcel Aymé parue en 1947 dans le recueil Le vin de Paris. En association avec Aurenche et Bost, il en acquiert les droits dès 1949. La première approche du scénario butte sur la fin qu’Autant-Lara souhaite différente de celle écrite par Marcel Aymé. Pour le casting Lara souhaite engager Bourvil. Aymé s’y oppose le jugeant possiblement hors de son univers habituel plutôt teinté d’un comique franc et sans nuance dramatique. Autant-Lara tient bon. Pour le choix d’Yves Montand dans le rôle de Grandgil l’artiste peintre, il doit se heurter au refus catégorique d’Aurenche et du producteur. Différents noms circuleront pour les deux rôles comme Pierre Fresnay, François Périer, Bernard Blier ou Jean Richard. Jean Gabin un temps envisagé puis sorti du projet est finalement associé à Bourvil.
Tout ce temps perdu altère quelque peu l’enthousiasme du producteur Henry Deutschmeister qui croyant de moins en moins au succès de l’entreprise en diminue assez sensiblement le budget. Autant-Lara qui on l’a dit sait pouvoir compter sur son équipe s’en remet à la débrouillardise de Max Douy qui grâce à un agencement ingénieux de maquettes permet le tournage de toutes les scènes nocturnes dans Paris en studio. Le résultat est bluffant présentant pour la première fois l’épisode de l’Occupation sous son vrai jour. C'est-à-dire profondément humain et donc moins idyllique que la version plus ou moins officielle en marche depuis la Libération. Celle d’une France patriote qui si elle n’a pas résisté en masse, s’est globalement conduite de manière honorable, ne pliant pas excessivement l’échine sous le poids des bottes allemandes. Dans le même état d’esprit, les films produits jusqu’alors sont des films à la gloire de la France résistante avec comme film emblématique « La Bataille du Rail » de René Clément sorti sur les écrans dès 1946.
Autant-Lara en usant de l’humour pour adoucir son propos expose les choses comme elles se sont plus vraisemblablement passées, sans manichéisme et avec une réelle empathie pour la nature humaine qui est intrinsèquement duale spoiler: comme le montre très bien la jeune femme interprétée par Anouk Ferjac qui alors que les deux « contrebandiers » redoutent de se faire arrêter par une troupe allemande les entraîne sous le porche de son immeuble cossu les croyant résistants puis découvrant qu’ils ne sont en réalité que deux porteurs de valise se livrant au marché noir, se déclare tout de go intéressée par le jambon qu’ils transportent
. Ainsi va la vie, faite de toutes ses contradictions nous rappelle un Claude Autant-Lara les yeux grands ouverts. Pour vraiment aimer les gens il ne faut pas les idéaliser car alors la misanthropie guette.
Jean Gabin et Bourvil parfaits tous les deux expriment à travers leurs personnages la différence de perception de la réalité souvent induite par la classe sociale à laquelle chacun appartient. Marcel Martin (Bourvil) chauffeur de taxi au chômage possiblement candidat au STO le rappelle souvent à Grandgil, artiste peintre renommé qui sachant qu’il risque sans doute moins dans cette escapade nocturne peut s’encanailler à bon compte. Une différence de statut qui se prolonge bien sûr après la guerre comme l’indique assez clairement la fin qu’Autant-Lara se refusait d’inclure dans la version finale. Certaines répliques sont restées gravées dans les mémoires comme « Jambier rue de Poliveau ! » ou encore « Salaud de pauvres ! ».
Le film a naturellement été accueilli fraîchement par une certaine critique plus encline à ne retenir que le manquement des élites qui n'était déjà plus à prouver. Mais les spectateurs moins bégueules se sont reconnus dans ce portrait certes parfois un peu sévère mais au fond jamais vraiment méchant et sont allés en masse, voir le film (près de cinq millions de spectateurs dans toute la France). On saluera la prestation de Louis de Funès dont on sent poindre l’éclosion à venir même si elle se fera encore attendre et celle aussi de Georgette Anys et Jean Dunot, les deux bistrotiers infâmes subissant la rage irrépressible de Grandgil. De la qualité française comme celle-là, on aurait aimé en goûter plus souvent ces vingt dernières années. Enfin que dire de Gabin sinon qu’il est parfait dans un registre qu’on ne lui connaissait pas de prime abord, faisant une fois de plus ravaler leur salive à ceux qui ont passé leur temps à scander que le Gabin d’Après-Guerre ne valait plus un kopeck.
Starwealther
Starwealther

107 abonnés 1 319 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 février 2022
Un film doté d’un casting 3 étoiles avec des stars de l’époque, rien que Gabin, De Funès et Bourvil! Les meilleurs du comique sont réunis dans le même film, de quoi avoir envie de visionner cette « Traversée de Paris ». Seulement j’ai trouvé ce long métrage quelque peu pénibles par moments, les hurlements sont parfois fort énervants. Une scène m’a tout de même particulièrement fait rire dans la cave ou Bourvil doit jouer de l’accordéon pour étouffer le bruit d’un porc que De Funès est en train d’égorger dans une cave. Un film culte sympathique mais sans plus.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2015
Jean Gabin, Bourvil, Louis De Funès. Rien que pour ce trio d'acteurs réuni, "La Traversée de Paris" vaut le détour. Mais pas seulement pour eux. En effet, Claude Autant-Lara signe ici un film tout à fait réussi, dépeignant le Paris de l'Occupation allemande avec son marché noir et ses divers personnages, troubles, filous, lâches, sournois. Se déroulant en une nuit, le film voit Marcel Martin (Bourvil, se fondant à merveille dans le rôle) s'adjoindre les services de l'antipathique Grandgil (Jean Gabin, excellent dans un rôle qui lui va à ravir) afin de transporter un cochon découpé en morceaux dans des valises pour le revendre au marché noir. Reposant sur la relation mouvementée entre les deux personnages, le film vaut essentiellement pour la qualité de la mise en scène et pour ses dialogues, parfaitement irrésistibles, dépeignant avec force une époque bien particulière.
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 mars 2015
Ce que j'aime ce film ! De très grandes scènes, à commencer par la négociation entre Jean Gabin et Louis de Funès sous la pseudo-direction de Bourvil. Puis, les dialogues de Jean Aurenche et Pierre Bost qui fusent dans la bouche de Jean Gabin, lors de l'entrée dans le bistrot avec les valises pleines de bidoches. D'un terrible effet ! Je ne m'en lasse pas, ni du début ni du reste entre les compères Bourvil et Gabin en pleine occupation et en plein couvre-feu. Magnifique !
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 janvier 2012
Un des grands classiques du patrimoine cinématographique français dont on ne retient souvent que la fameuse scène de la cave au son de "Jambier, 45 rue Pauliveau". Pourtant, l'intérêt de "La Traversée de Paris" ne se limite pas à cette seule séquence. Tout d'abord, le film dresse un portrait subtil et pas forcément flatteur de la France de l'Occupation. Outre, les rondes de nuits des patrouilles allemandes et le couvre-feu, c'est toute l'ambigüité des Parisiens, contraints à la résignation par la force des choses mais qui se complaisent dans une certaine inertie face à l'occupant, que se plait à décrire Claude Autan-Laura. Le film propose ainsi un éventail assez représentatif de la population de l'époque, allant de la bourgeoise aux rêves de résistance au cafetier qui exploite une juive en passant par le policier trop zélé et l'ancien soldat traumatisé. A ce titre, les dialogues sont merveilleusement bien écrits et frappent par leur justesse (la négociation dans la cave avec Jambier, le monologue de Grandgil ponctué par l'énorme "Salauds de pauvres"...). Mais que serait le film sans l'extraordinaire interprétation avec des 2nds rôles parfaits (Louis de Funès en boucher, Jeanette Batti en épouse, Jean Dunot et Georgette Dany en détestables cafetiers...) et surtout un époustouflant duo vedette composé d'un Bourvil rare dans un rôle de magouilleur pathétique et d'un Jean Gabin monstrueux de charisme mais moins renfermé qu'à son habitude (il faut le voir déclarer son amitié à Martin tout le long du film). Une composition aussi précieuse qu'exceptionnelle, les 2 acteurs s'étant par la suite un peu cantonnés au même type de rôle (le gentil dadais pour Bourvil, le dur au coeur tendre pour Gabin). On pourra toujours reprocher au film un final un peu longuet qui vient attenter à la nouvelle de Marcel Aymé dont il est tiré (plus sombre et politique) mais c'est bien insuffisant pour priver "La Traversée de Paris" de son statut de chef d'oeuvre du 7e art.
Alex'cine
Alex'cine

29 abonnés 494 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 avril 2013
Film culte ! Néanmoins il n'en reste pas non plus parfait ! Il comporte effectivement des scènes cultes ( celle du cochon, celle où nos 3 monstres du cinéma français se retrouvent dans la même pièce etc...) mais le film accumule quelques longueurs. Mais il aborde un thème très peu abordé ou très peu rapporté durant la guerre où tout un marché noir c'était mis en place, afin de combler le manque crée par la rapt de la nourriture par les allemands. Il restera quand même un des films cultes français !
rogerwaters
rogerwaters

168 abonnés 1 089 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 janvier 2019
Triomphe mérité du cinéma français, ce film met pourtant à plusieurs reprises mal à l’aise par l’ambiguïté de son discours et son aspect purement misanthrope. Il dénonce en tout cas avec force une situation scandaleuse et ose se mettre à dos une partie de l’opinion à une époque où le souvenir de la guerre est encore très présent. Autant-Lara et ses scénaristes ont osé s’emparer d’un sujet sensible. Ils offrent au passage à Jean Gabin un rôle d’anthologie et son duo avec Bourvil fonctionne à merveille. Quant aux dialogues très écrits, ils sont un pur délice. A voir et revoir sans jamais sans lasser.
pietro bucca
pietro bucca

90 abonnés 1 343 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 juin 2013
Une part plus importante aurait été accordé a De Funes et sur que le film aurait été plus poilant.... Divertissant.
guifed
guifed

75 abonnés 286 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 22 juillet 2014
La traversée de Paris, le cinéma français à son apogée? Je ne sais pas. Ce que je sais, c'est que l'ensemble m'a déçu. Si Jean Gabin (FANTASTIQUE) et Bourvil (hilarant), sans oublier De Funès(brillant), sont clairement à ranger dans la catégorie des grands acteurs, des plus grands mêmes; si le scénario et surtout le pitch de départ (sous l'occupation allemande, deux inconnus ont pour mission de traverser Paris pour livrer des kilos de porc à des clients juifs) rajoutent de l'originalité et du charme; on ne peut que déplorer la piètre et insipide mise en scène, les décors de studio trop évidents, les seconds rôles très faibles, des musiques agaçantes au possible. En somme, un film qui vaut surtout pour ces messieurs Gabin, Bourvil et De Funès. Là peut-être se situe le mythe de l'âge d'or du cinéma français.
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 avril 2015
Voir le tandem Bourvil-Gabin ne pouvait qu'attirer les foules, surtout avec une apparition de De Funès en prime ! Mais l'idée de jouer avec la grande star bourrue rendait très inquiètes nos deux stars du rire : l'inquiétude de Bourvil quand il voit rugir Jean Gabin le nom du commerçant qui se livre à du marché noir n'était peut-être pas due qu'au scénario.A la réalisation, Claude Autant-Lara qui a tourné à partir d'une oeuvre de Marcel Aymé se doutait-il que cette aventure allait devenir un film culte alors que l'histoire a réussi à attirer près de cinq millions de spectateurs ! Alors même que des raisons de budget serré avaient obligé à tourner en noir et blanc. Ayant vu cette version, et la version colorisée, je dirai que cette dernière nuit plutôt à l'ambiance du film : la couleur a été mal faite. Voir par exemple celle des inscriptions de service sur les voitures SNCF à la fin, qui apparaissent blanches alors qu'elles auraient dû être jaunes ! Et puis le noir et blanc ajoutait au tragique de cette période d'occupation, au noir du marché du même nom, à l'angoisse de se faire prendre lors d'une rafle...Mais ce n'est qu'un film de guerre de plus et qui a pris un coup de vieux. Intéressera-t-il encore autant nos petits enfants que nous-mêmes ? A voir pour l'Histoire et le talent des comédiens.
willycopresto
Louis-Auxile M.
Louis-Auxile M.

33 abonnés 369 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2008
Film archi-désuet, mais jolie réussite d’une parenthèse de calme nocturne dans un Paris plongé en plein désarroi de l’occupation, vécue par deux personnages sincères, hors-la-loi et palabrant sur leurs idées -la philosophie du peuple, la plus concrète et objective qui soit- durant une nuit, véritable veillée d’armes de la résistance. Emouvant et instructif. Bravo.
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