Le remake américain de José Giovanni ne surfe pas dans la même catégorie que son modèle. Les comédiens excellent et on a beaucoup de plaisir à retrouver Forest Whitaker en particulier. Bien que le thème est toujours porteur en 2014, le film pèche plusieurs fois : une réalisation lourde et statique, signature des films de Bouchareb, une intrigue convenue, sans réelle surprise et une fin bâclée facilement elliptique. Cela manque de peps. Pas certain qu'il était utile de rafraîchir cette histoire.
Très bonne histoire sur la dure reconversion d'un ancien prisonnier. Le charisme de F. Whitaker, qui a le rôle principal est énorme. A la maison, nous avons adorés. ----Juin 2015----
Remake assez libre, "à l'Américaine", mais de production et de réalisation française, de "Deux homes dans la ville", de José Giovanni (Jean Gabin et Alain Delon, 1973) que j'avais vu et bien aimé à l'époque. Ce film-ci ne pousse pas l'histoire aussi loin que le modèle original, mais les mêmes ingrédients sont bien présents et la démonstration est claire : difficile, sinon impossible pour un ex-taulard de se réinsérer, après avoir purgé une bonne partie de sa peine, lorsqu'on le pousse à la faute en l'humiliant et/ou en le provoquant. Le film de Giovanni était de plus un réquisitoire fort contre la peine de mort, qui n'est pas évoquée ici (le Nouveau Mexique, cadre du film, l'a abolie en 2009). Bonne prestation des acteurs malgré une lenteur un peu lassante qui étire la projection à près de 2 heures... De plus, l'aspect "conversion à l'Islam" du héros est passablement hors sujet, à moins qu'elle ne marque, d'ailleurs de manière assez maladroite, un désir " radical" de changement de vie... Globalement, l'ensemble manque singulièrement de nerf et d'énergie malgré la densité du sujet abordé.
Un film touchant, porté par un brillant Forest Whitaker. Le scénario est bien fichu.quelque petit momeent d'ennuie mais globalement c'est un bon film à voir.
Excellent film et très prenant! Bouchareb réussi un joli coup avec cette production américaine et il peut dire merci à Forest Whitaker qui porte le film sur ses épaules, même si les rôles secondaires ne sont pas à côté de la plaque, Brenda Blethyn en particulier. Harvey Keitel en flic rancunier qui ne donne aucune chance à Whitaker de s'en sortir malgré toute sa bonne volonté, est très bien dans son rôle comme d'habitude. L'ambiance du Nouveau-Mexique colle parfaitement au ton du film, la mise en scène est très réussie et le scénario, passionnant alors ne passez pas à côté de ce film, il vaut vraiment le coup!
"La voie de l'ennemi" ou "quand la rédemtion devient impossible". Superbe scenario transposé autour de Santa Fe (Sainte Foi) au Nouveau Mexique, cela ne s'invente pas, donc presque au beau milieu de l'un des plus grand désert américain. Casting parfait avec une mention spéciale à Brenda Blethyn, dure mais avide de donner une nouvelle chance, ange gardien dans le film. Le scenario fait aussi la part belle aux démons, à ceux qui veulent imposer la justice des hommes ou l'intérêt personnel. Rachid Bouchareb a un réel talent de conteur et la trame narrative maintient l'intérêt du film du début à la fin, malgré un rythme assez lent.
Un excellent film sur le thème du pardon servi par d'excellents comédiens et une mise en scène vraiment bien (à part deux faux raccords). Un vrai sujet que celui de la rédemption possible ou non. J'en suis encore tout bouleversé.
Du bon, du moins bon. D'abord, c'est très bien joué. Paysages et décors sont réussis. L'histoire est plutôt classique avec un scénario sans gros rebondissements. Le film est un peu lent et long à mon gout. Pas mal sans plus.
"La voie de l'ennemi" devrait plutôt s'appeler "la voie de l'ennui"... Vraiment très plat, absolument aucun rythme, un film de genre contemplatif du début jusqu'à la fin avec un scénario bien trop léger! De plus la fin n'est pas claire et laisse un goût d'inachevé. Forest withaker à beau essayer de faire au mieux, seul les paysages somptueux souvent le film du naufrage complet...
Dans ce film, il est question de la place religion dans la redemption d’un homme incarcéré pour crime, c’est pas mal, le dénouement se regarde, pas besoin d’explications.
Histoire très émouvante d'une rédemption théoriquement possible mais constamment entravée par des éléments extérieurs hostiles, La Voie de l'ennemi est porté par des acteurs formidables et une réalisation aussi zen que sûr d'elle. Le seul gros regret, que les décors naturels n'aient pas été mieux mis en valeur et intégrés à la trame, même si Rachid Bouchareb n'a pas négligé cet angle. Ah, je vois que certains sont gênés par le prosélytisme (d'ailleurs discret) du réalisateur pour sa religion, qui n'est pas le christianisme...Je n'aime pas non plus particulièrement quand les films font l'article des opiums du peuple, mais la liberté de parole s'applique à tout le monde, qu'on s'appelle Bouchareb ou Cheyenne Carron non ?
A voir pour les magnifiques paysages du Nouveau Mexique, la prestation de Forest Whitaker et des seconds rôles. Un peu dramatique sur la fin car tous les gentils se retrouvent dans une impasse et les méchants restent des méchants..
Pour son premier film en anglais, Rachid Bouchareb décide de poser sa camera au Nouveau Mexique. Bien que la production soit entièrement française... L'histoire de ce détenu en conditionnel, martelé par ses anciens démons, est assez convaincante. On se laisse rapidement prendre au jeu même si certains raccourcis scénaristiques déstabilisent le fil conducteur. Les sujets comme la rédemption et la religion sont abordés d'une manière différente et ça fait du bien. La réalisation est impeccable, aucune fausse note. Les images sont stylisées et propres pour bien mettre en avant le Nouveau Mexique. Rien à redire, juste parfait. Le rythme est très bon, on ne s'ennuie pas. Forest Whitaker, Harvey Keitel et Brenda Blethyn sont géniaux. Ils tiennent le film du début à la fin. On peut dire que c'est un bon film. Il manque juste un peu plus de crédibilité dans le scénario pour faire un excellent film.
Rien de bien original : un ex prisonnier noir qui tente de se réintégrer dans la vie active avec les difficultés que posent à la fois son casier judiciaire et sa couleur de peau...