Conjuring : Les dossiers Warren
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anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 4 septembre 2013
ATTENTION 100% SPOILERS

"Conjuring" est tout simplement mauvais ! J'explique mon mécontentement : Tout d'abord, on se retrouve une fois de plus dans l'ambiance typique des films d'horreur du 21ème siècle, c'est à dire une famille paisible qui déménage dans une maison (bien évidemment assez glauque) où dont un/des meurtre(s) on(t) été commis autour (ou à l'intérieur) de cette maison. Bien évidemment, personne (ou presque) n'a entendu parler de ces étranges assassinats. Le problème de "Conjuring" est que ce n'est rien de plus qu'une succession de clichés pathétiques rencontrés dans tout les films d'horreurs sortis ces dix dernières années. Par clichés, je parle bien sûr de cette pendule qui s'arrête à 3:07 du matin chaque jours et que c'est à cette heure précise que les phénomènes paranormaux se manifestent, exactement comme dans "Amityville". Mais ce n'est pas tout, il y a aussi ce fameux personnage invisible, le démon, qui devient ami-ami avec le/la plus jeune de la famille et qui veut "faire partie de la famille" ou ce genre de c*nneries à la "Paranormal Activity 3" (et bien d'autres films), et j'en passe ! On en aurai pour des lignes et des lignes de critiques afin de citer tout les clichés de ce film. Mais je crois que le pire dans ce film, c'est le fait que James Wan pioche des idées utilisées dans ses propres films, et les replace dans "Conjuring". J'entend par-là la longue scène interminable où une équipe spécialisée en démon s'installe dans la maison des "possédés" et place un nombre incalculable de pièges afin de "prendre en flagrant délit" le démon pendant qu'il manipule la belle petite famille victime de possession, exactement comme dans Insidious (dernier film de James Wan avant Conjuring). C'est assez triste je trouve car les critiques, autant des spectateurs que de la presse, surnotent ce film et ainsi les fans de films d'horreurs vont se diriger vers cette pourriture du 7ème art qui, selon moi, ne mérite même pas d'être regarder illégalement. J'ai dépenser 7 euros pour un film qui ne mériterai même pas le statut de téléfilm. La seule scène appréciable de ce film est la scène de l'exorcisme, à la fin du film. Mais je ne parle même pas de l'happy end qui m'a fait sortir de mon siège et presque fait quitter la salle avant de voir le générique défilé. Voilà, j'en ai finis pour aujourd'hui. Je ne vous ai pas tout dit, il y encore d'autres choses qui m'ont déplus dans ce film. Mais à force d'écrire une critique pour un film qui n'en vaut pas la peine, ça me donne envie de pleurer. Alors ne regarder pas Conjuring, un film surexploité et surnoté qui ne mérite absolument pas votre attention.
fyrosand
fyrosand

132 abonnés 173 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 novembre 2013
Aaaaah ! Que ça fait du bien de voir enfin un excellent film d'horreur, qui s'inscrit dans la lignée de l'exorciste ou encore du bon vieux Amityville ! Un retour à l'ancienne, mené par l'excellent James Wan ( dont le fameux Insidious m' fait tremblé de plaisir ) qui a réussi à créé une oeuvre originale et qui a insufflé une personnalité à son film . Non seulement, Conjuring est vraiment bien réalisé et flanque de petites frayeurs ( accompagnés de quelques sursauts pas du tout déplaisants ), mais est en plus accompagné d'une musique stressante et viscérale absolument fantastique ! Seuls quelques moments ne m'ont pas totalement convaincus, mais à part ça, c'est le film d'horreur de l'année .
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 octobre 2013
Une maison hantée, des bruits étranges, des meubles qui volent, une famille terrorisée, le scénario n’apporte rien de bien nouveau. Sauf qu’il s’agit ici d’une histoire véridique (vraiment ?) qui s’est déroulée en 1971 dans l’état de Rhode Island aux USA. Le fait que le couple Warren ait bel et bien existé devait fournir une crédibilité à ce énième film du genre.
Hélas pas ! Les artifices surnaturels s’avèrent éculés et tutoient parfois le grand guignol.
Si un film d’horreur a comme objectif de faire trembler le spectateur, avouons que celui-ci n’y parvient pas. Marchant sur les traces, voire copiant, de nombreux films d’épouvante passés, l’impression de remake est permanente. L’Exorciste en son temps, pour ne citer que lui, était bien plus abouti. Et L’Exorciste vient de fêter ses quarante ans. La suite sur mon blog.
wesleybodin

1 255 abonnés 3 864 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 août 2013
Après le tragiquement drôle Evil Dead, le nullissime Texas Chainsaw et le moyen Mama ; 2013 n’est pas une grande année pour le cinéma d’horreur. Mais nous ne sommes qu’en août, est-ce que la fin de l’année va nous terrifier ? C’est fort possible. Avant la sortie du nouveau REC, voici Conjuring : Les dossiers Warren. De quoi faire pipi au lit ? Oui !
Empereur Palpoutine
Empereur Palpoutine

115 abonnés 194 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 octobre 2016
Sorti tout droit d'un scénario à la X-Files, The Conjuring reprend l'histoire vraie des époux Warren, enquêteurs paranormaux qui sont sur la piste de leur plus grosse affaire : une maison supposée hantée par un poltergeist.
The conjuring est un film de reconstitution historique particulièrement bien ficelé.
Il existe deux catégories de film d'horreur : ceux ou le sang gicle à souhait (le gore) si bien que ça en devient risible, ceux d'atmosphère bien flippante, qui font que l'on est obligé de rallumer les lumières de son home-cinema au risque de faire une crise cardiaque à chaque instant. The conjuring fait partie de ceux là. Le jeux d'acteur est excellent, les plans sont superbement bien filmé à la Hitchcock . La reconstitution des années 70' donne une qualité graphique aussi indéniable qu'inquiétante.
Le duo Patrick Wilson, - aussi classe qu'un David Duchony de l'époque - et Vera Farmiga (soeur d'une certaine Taissa Farmiga) crève l'écran, il n'est pas sans rappeler Mulder et Scully. Lili Taylor livre une grande performance d'actrice.
Tout compte fait, The Conjuring remplit parfaitement son rôle, celle d'un film d'épouvante horreur à ne pas regarder un dimanche soir avant d'aller se coucher... Au risque de prévoir un bon Disney après.
MC4815162342

449 abonnés 1 489 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 octobre 2013
James Wan est loin d’être une brelle question épouvante, il l'avait prouvé avec Saw et Insidious mais tenait quand même à nous le rappeler avec Conjuring, un film à première vue copié sur Insidious mais dans une autre année mais finalement absolument pas, l'ambiance du film est tout simplement jouissive et glauque, la musique stridente que j'adore tant n'aide pas à se calmer, je n'ai ni sursauté ni crié mais je dois avouer que le soir dans le noir je faisais pas le fier non plus, j'ai pas peur du film, j'ai plus peur d’être dans le noir pendant le film^^ sinon niveau réalisation et mise en scène bah c'est nickel, les acteurs sont géniaux, le scénario tiré de fait réel est surement pas mal romancé mais qui sait peut être que tout est vrai......... BOU..... non ça n'a pas marché, bon tant pis, bref un superbe film qui confirme que Wan ne devrait pas quitter l’épouvante pour aller jouer au voiture.
Glumdops
Glumdops

15 abonnés 195 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 11 novembre 2013
La peur au cinéma est toujours en de très bonnes mains avec James Wan. Le jeune cinéaste continue de s’amuser à nous effrayer avec une efficacité indéniable et un vrai respect des codes du genre.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 25 août 2013
Avant d'aller le voir, ce film me rendait dubitatif. Après son visionnage ce film est une tuerie !!!
Un mot pour le décrire : Excellent

Je ne sais pas si c'est un gage de qualité mais ce film dure 2h env, contrairement à d'autres films vue récemment, il n'y a eu aucun temps mort, je ne me suis même pas ennuyer une seule seconde, c'est en général plutôt bon signe !!

Franchement ce qui ont adorer "les autres" devrait aimer ce film !!! Ce film ne tombe dans le gore, tout est dans le paranormal.

Je le recommande vivement
Cyril Mémès
Cyril Mémès

35 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 août 2013
Après avoir sévi avec Insidious (2011) où il jonglait avec les références de façon plus ou moins heureuse, James Wan revient au film d’horreur avec Conjuring : les dossiers Warren. Cette fois-ci, il oublie la distance ironique pour nous plonger dans une histoire de maison hantée classique. En fan du genre, il exécute une partition sans fausse note, un peu sage mais bien terrifiante.

Dans les années 1970, à Harrisville, Roger et Carolyn Perron croient commencer une vie paisible dans une grande ferme achetée pour un prix modique. Mais la quiétude familiale est rapidement perturbée. Les cinq filles du couple sont bouleversées par d’étranges phénomènes nocturnes, alors que leur mère est couverte d’hématomes dont elle ne peut expliquer la source. L’absence temporaire de Roger, chauffeur routier, ne fait qu’amplifier le trouble de la maison et décide Carolyn à rencontrer les démonologues Ed et Lorraine Warren. Ensemble, ils vont découvrir l’ampleur d’un cas d’infestation démoniaque sans pareille.

Avec Conjuring : les dossiers Warren, James Wan joue la carte du premier degré et nous force à croire d’emblée au déchaînement de forces maléfiques, grâce à une longue séquence d’ouverture, très efficace, présentant des cas paranormaux traités par les Warren. Le montage parallèle entre les activités des démonologues et les premiers pas des Perron dans leur maison vient verrouiller la position du spectateur, happé dans une aventure surnaturelle où il ne connaîtra ni repos ni échappatoire. En plaçant son récit « inspiré d’une histoire vraie » dans les années 1970, James Wan peut s’autoriser tous les lieux communs du genre sans donner l’impression de clichés usés. Ainsi, Conjuring constitue un envoûtant voyage dans le genre par le respect de tous les principes narratifs, stylistiques et esthétiques du film de maison hantée. Les vieux trucs (claquements de porte, ombres fugitives, placards mystérieux, horloge capricieuse…) surprennent par leur usage calibré et crispent peu à peu les plus avertis. L’utilisation du hors-champ alimente la mécanique de la peur, tout comme la bande son où chaque bruit devient suspect. La musique de Joseph Bishara donne le tempo d’une tension indéfectible, alors que les décors et accessoires (poupée, boîte à musique) sont traités avec grand soin pour transpirer l’angoisse. Pas une minute de répit n’est permise dans ce film, où la tension monte avec une précision démoniaque dans la gestion du rythme, suivant trois étapes canoniques : infestation (le démon invisible bouleverse des petites choses du quotidien), oppression (la présence devient agressive et ruine les nuits et les jours de la famille), possession (le démon investit un corps féminin pour déchaîner sa rage).

Avec son esthétique vintage, Conjuring : les dossiers Warren ne se contente pas de jouer les madeleines de Proust pour amateurs de films d’exorcisme. Ce sous-genre du film d’horreur est investi en profondeur pour en explorer le potentiel discursif. Le film de maison hantée parle avant tout de la famille et interroge la place de chacun dans cette entité. Ici, comme dans les classiques du genre (L’Exorciste, Poltergeist), la famille est mise en crise par les présences démoniaques dans l’espace (normalement) protecteur du foyer. Mais Conjuring en propose une vision très radicale. Les personnages féminins sont exposés à la violence des esprits frappeurs, quand les deux pères (Warren et Perron) sont réduits à l’impuissance face aux démons qui hantent les filles et leurs femmes. Ed Warren (le pâlot Patrick Wilson) est désarmé face aux pouvoirs de medium de son épouse (une Vera Farmiga lunaire). Roger Perron (Ron Livingston) ne peut que regarder avec effroi le mal fait à ses filles, puis la transformation monstrueuse de son épouse Carolyn (l’impressionnante Lili Taylor). Mais les personnages masculins acceptent leur statut ingrat, ce qui en fait des êtres éminemment dramatiques. Sans aucun pouvoir, ils regardent l’horreur en face. En confrontant Roger à une épouse déformée par la possession démoniaque, Conjuring exploite à fond la dimension psychanalytique du genre, qui interroge « l’inquiétante étrangeté » du couple en tant qu’addition de deux altérités, de deux entités changeantes. Les Perron et les Warren viennent aussi incarner deux modèles familiaux opposés, mais sont pourtant construits comme les deux faces d’une même pièce, quand la fille Warren est visitée par l’esprit frappeur à des kilomètres de la maison hantée. Cette exploration des liens familiaux, noyau discursif du genre, est portée par une mise en scène au cordeau, où l’espace de la maison (avec ses chausses-trapes, armoires sans fond, réseau de couloirs secrets) devient un personnage maléfique en lui-même.

Conjuring : les dossiers Warren met l’entité familiale en pièces pour mieux la reconstituer dans un dénouement attendu, où l’image du père et de ses filles sur le perron apparaît superflue. La fin ouverte nous laisse sur une impression en demi-teinte en offrant la possibilité facile d’une suite. Mais elle n’étonne pas dans un film un peu scolaire, où l’on joue avec déférence la partition du genre. Film d’horreur classique, Conjuring : les dossiers Warren s’avère être malgré tout un exercice de style diablement réussi. James Wan prouve sa capacité à investir un champ cinématographique très codifié avec précision et efficacité. Il lui reste désormais à trouver sa singularité pour ajouter réellement sa pierre à l’édifice du genre. Mais ce n’est pas encore avec Insidious 2 (2 octobre 2013) et Fast and Furious 7 (prévu pour l’été 2014) qu’il aura le temps de se pencher sur la question…
Outburst
Outburst

146 abonnés 517 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 août 2013
Il fût un temps ou le simple nom de James Wan suffisait amplement à me faire frémir d’avance juste avant d’aller voir un de ses nouveaux films. Le monsieur est quand même celui qui a fourni le matériau d’origine, et le seul et unique chef d’oeuvre de la saga Saw, qui réinventait totalement le thriller, de manière efficace. Puis en 2010, il y a eu un drame. Ce drame, c’est l’effroyable navet qui porte le nom d’Insidious qui a ridiculisé tout le talent du monsieur, le décrédibilisant complètement! Cette année le revoilà sur nos écrans, présentant Conjuring: Les Dossiers Warren, qui s’inspire de faits réels. James Wan a-t-il retenu les leçons de son échec? Ce visionnage de Conjuring: Les Dossiers Warren confirme un fait: découvrir un film en salles, sans en connaître l’histoire et sans en avoir vu la bande-annonce peut s’avérer absolument jouissif. James Wan vient de laver son nom de la purge Insidious, à qui il a malheureusement donné suite, mais bon on ne crachera pas dessus avant de l’avoir vue, en offrant cette fois-ci un véritable film d’épouvante, redoutablement efficace. Pour faire court, Wan magnifie tous les codes du genre, pour les resservir à sa sauce, et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il a mis du cœur à l’ouvrage pour nous montrer à quel point il connait le genre, et sait utiliser toutes les possibilités de celui-ci quand il est inspiré. Conjuring est de loin le film le plus terrifiant de l’année, et s’impose pour l’instant comme le meilleur film du genre de la portée de 2013. Non content de vous offrir l’opportunité de découvrir un peu plus intimement le fond de votre siège confortable, et ses accoudoirs qui vous permettent de ne pas briser les os du bras de votre partenaire/voisin après quelques hurlements incontrôlables, Conjuring offre aussi un des meilleurs scénarios qu’on ait pu voir dans le genre horrifique. Un mélange parfait et saisissant d’horreur, de thriller et de drame, pour un traitement original de l’histoire en deux points de vue distincts, qui permet de donner aux quatre personnages principaux plus de consistance et de présence à l’écran. Le tout est d’ailleurs merveilleusement écrit, évitant dans ses diverses situations horrifiques tous les clichés possibles, ou en les utilisant de manière judicieuse et réfléchie afin que les effets de peur ne soient pas prévisibles et perdent de leur efficacité. Ainsi, on se surprend à sursauter et à crier devant de simples jump scares, à frémir devant le moindre bruit inquiétant (le travail sur le son étant tout simplement extraordinaire), et à être pris de sueurs froides devant le réalisme qu’apporte la mise en scène de James Wan, et qui démontre à quel point le concept des found footage est foireux et ne s’avère être qu’un parti pris de réalisateurs fainéants, en faisant une nouvelle démonstration de son talent pour les plans-séquences, et qui prend le parti de filmer en grande partie caméra à l’épaule, ce qui donne une aisance de mouvement à celle-ci, et permettant une immersion instantanée dès la première séquence, qui donne le ton et l’ambiance 70′s du film par le biais d’une esthétique sublime et soignée. Côté casting, il est bon de voir que Patrick Wilson s’est racheté une crédibilité avec ce rôle d’Ed Warren. Parce qu’après avoir campé le Hibou dans le merveilleux Watchmen de Snyder, le voir se ridiculiser lui aussi avec la niaiserie de son personnage dans Insidious, le film roi des abysses de la médiocrité, était une chose bien triste qu’il ne serait pas regrettable d’effacer de nos mémoires. Il fait la paire avec Vera Farmiga, très touchante dans son double rôle de médium et de mère de famille. Quant aux deux autres protagonistes, si Ron Livington est un peu transparent, on retiendra la performance étonnante, et effrayante, de Lili Taylor. D’ailleurs, il est intéressant de remarquer que chaque détail est pris en compte, puisque au fur et à mesure que l’histoire avance, les couleurs vives que porte le personnage de Taylor deviennent de plus en plus ternes. Comme dis plus tôt, c’est du niveau du détail, mais ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres! Tout ce beau monde, y compris les quatre jeunes filles qui jouent les filles Perron, offre donc un casting tout ce qu’il y a de plus convaincant. En conclusion: Conjuring: Les Dossiers Warren marque donc le retour du très grand James Wan, qui propose ici son deuxième chef d’oeuvre, que l’on peut déjà inscrire au panthéon des meilleurs films d’horreurs. Avec son scénario intelligent, qui reprend les codes du genre pour les utiliser de la meilleure façon qui soit (on y trouve la meilleure séquence d’exorcisme qui est jamais été faite depuis L’Exorciste), et en utilisant judicieusement les clichés à son avantage, le film offre une heure cinquante de terreur absolue. Ambiance oppressante et angoissante, esthétique léchée, mise en scène habille, et références par-ci par-là, Conjuring relève le niveau du genre horrifique à un point auquel on était plus habitué à le voir. Incontournable!
tony-76

1 152 abonnés 1 410 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2016
Réalisé par le cinéaste de Furious 7, Conjuring : Les dossiers Warren est un film d'horreur relatant de faits réels qui serait arrivée aux chasseurs de fantôme Ed et Lorraine Warren dans les années 1970. La réalisation soignée tire avantage d'une reconstitution d'époque crédible et d'une photographie expressive cela évoque un cinéma indépendant des années 70. Un film qui éclate son cadre narratif pour raconter deux histoires en parallèle, spoiler: celles de la famille Perron et des démonologues Ed et Lorraine Warren.
Ça renforce les liens avec les personnages puisqu'on ne sait pas expressément ce qui va se passer à chaque nouveau revirement... Le réalisateur James Wan utilise quelques techniques d'épouvante pour faire sursauter le spectateur à savoir spoiler: une musique omniprésente, des lieux sombres, des portes qui s'ouvrent toutes seules...
Conjuring est composé de deux parties : la première est forte intéressante car elle met en place les deux histoires et la seconde est plus convenue mais décrit spoiler: plusieurs esprits.
Wan réussit à nous mettre à l'intérieur du récit, à la recherche d'indices comme le sont aussi les personnages. Patrick Wilson est crédible, tout en subtilité. De même pour Vera Farmiga, aussi Lily Taylor, Ron Livingston et toute leur petite famille, composée de leurs cinq filles. La production évite de tomber dans le gore extrême ! C'est bien mieux, faire monter la tension de bout en bout est un bel atout que J. Wan sait faire. Et, on a le droit à spoiler: une scène d'exorcisme assez captivante.
Au final, The Conjuring est un film frissonnant et parvient à étonner et à déstabiliser à plusieurs reprises. Vite Conjuring 2 !!!
PowerKing - Les Chroniques du Cinéphile

406 abonnés 1 372 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 28 décembre 2013
Jamais le suspens et l'angoisse n'auront atteints une telle apogée. Un rythme effréné, dévorant de sueurs froides et un scénario remanié du classique à la perfection. Dans la lignée de Amityville, Evil Dead ou encore Jusqu'en Enfer, Conjuring relève du prodige en terme de qualité de réalisation et d'esthétisme. A savourer seul dans une ambiance tamisée et vous vivrai l'un des instants le plus terrifiant de votre vie, et je plaisante à peine. Très certainement l'un des plus grands chef d’œuvre du cinéma horrifique, angoisse. 5/5
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 6 octobre 2013
Drôle d'objet que ce film qui tient la clé de votre imaginaire mais jamais ne vous saisit vraiment. Car Conjuring n'est pas aussi terrifiant que les critiques l'affirment : même seul dans une salle obscure, vous ne vous pisseriez pas dessus. Bon, si les conditions sont réunies, vous demanderez peut-être à vos deux amis de vous accompagner aux toilettes [N. d. a. : vu, non vécu]. Quelque chose cloche donc : il s'agit d'abord de montrer que le problème n'est pas d'ordre représentatif.

Le réalisateur sait où l'homme se sent le plus en sécurité : dans la casa bachelardienne. Cette maison-là est un "espace de réconfort et d'intimité", une "zone de protection majeure", "un instrument à affronter le cosmos" (1). C'est la maison onirique, l'éternelle forteresse intérieure bâtie par l'enfant : "[lui demander] de dessiner la maison, c'est lui demander de révéler le rêve le plus profond où il veut abriter son bonheur ; s'il est heureux, il saura trouver la maison close et protégée, la maison solide et profondément enracinée." (2) Cette maison-là, James Wan y fait entrer le mal : en même temps qu'il la possède, il possède son habitant. Quoi de plus terrifiant ? Certes, il n'invente rien : bien des films ont exploité cette représentation ; l'un, tout récent, vient à l'esprit : Mama. Mais c'est avec un certain talent que le réalisateur de Conjuring transforme le péril extérieur -à la maison comme à l'homme- en un péril intérieur, qu'il explore l'inconscient au travers de vieilles superstitions. La poupée Annabelle, la boîte à musique, la variante de cache-cache sont autant de vecteurs mémoriels, de portes permettant l'accès à la casa. L'armoire, où normalement "vit un centre d'ordre qui protège toute la maison contre un désordre sans borne" (1), devient un objet d'effroi, de même que le coin où l'homme se réfugie d'ordinaire : il abrite désormais le mal auquel rien ne résiste. Il est en la maison, qui veut tuer l'enfant ; il est en la mère, qui veut tuer l'enfant : c'est qu'aucun crime n'est plus odieux que le filicide. Et après tout, "Je dis ma Mère. Et c'est à vous que je pense, ô Maison !" écrivait Milosz dans son poème "Insomnie". Le réalisateur sait donc comment vous effrayer, mais n'y parvient pas pour autant : il s'agit maintenant de montrer que le problème tient au ton et au propos de l'œuvre.

Conjuring compte quelques incohérences, mais pèche surtout par trop d'invraisemblances : ses personnages surmontent chaque épreuve avec une facilité déconcertante. Certes, il est normal qu'ils aillent au danger et ne clivent pas -au sens psychanalytique du terme. Passe donc qu'ils enchaînent sans trop d'hésitation les descentes dans la plus sombre des caves -quand bien même, dit Bachelard, la cave est "l'être obscur de la maison, l'être qui participe aux puissances souterraines", le lieu où la rationalisation "n'est jamais définitive" (1). Au passage, Roger y découvre la chaudière : c'est à se demander comment les Perron comptaient faire pour se chauffer. Mais voilà : leur aplomb suscite le rire, non la peur. Vous vous réveillez avec des ecchymoses de cinq centimètres de diamètre alors que votre mari ne vous bat pas ? Rassurez-vous, au mieux c'est une carence en fer, au pire le sida. La version américaine de Sadako vous saute dessus ? Laissez-vous pécho par l'assistant d'un couple de démonologues et allez manger une glace en famille, vous vous sentirez mieux. Votre théorie des courants d'air est invalidée par l'apparition du fantôme d'une domestique qui s'est ouvert les veines ? Vous êtes flic, demandez-vous d'abord ce que vous fichez là et appelez du renfort : dix snipers et deux hélicos devraient suffire. Vous faites une chute de plusieurs mètres en vous mangeant des planches, vous retrouvez sous la maison et voyez la Laitière vomir ses mousses au chocolat sur un petit garçon ? Vous délirez complètement, médium. Votre maman tente de vous faire la peau à coups de ciseaux ? Allons, vous savez qu'elle vous aime...

Quant à Ed Warren, personnage tout droit sorti de Scooby-Doo ou de Ghostbusters, vrai touriste, il est attachant et drôle : "Being possessed is like stepping in chewing-gum; it sticks with you". Eh, il faut bien vous faire oublier que Conjuring fait du prosélytisme sur le dos de ce type ! La prégnance du discours religieux est d'ailleurs telle qu'elle laisse penser à une commande de l'Église catholique : vous l'aurez compris, si vous n'êtes pas baptisé, on dira que c'est le vent. En tout cas, James Wan exploite sans honte une figure classique de l'hystérie : celle de la sorcière.

Le film est donc de bonne facture, mais un peu transgenre : plus drôle qu'effrayant. La réalisation est honorable, la scène d'exorcisme remarquable et le discours contestable. Pensez à faire un tour au sous-sol en rentrant chez vous, dans le noir bien sûr.

1) Gaston Bachelard, La Poétique de l'espace, PUF.
(2) De Van Gogh et Seurat aux dessins d'enfants, Guide catalogue illustré d'une exposition au Musée pédagogique (1949), commenté par le Dr. Françoise Minkowska, article de Mme Balif, p.137.

Si la critique vous a plus, n'hésitez pas à faire un tour sur mon site !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 24 août 2013
Le film agrippe l'attention du spectateur petit à petit avec des prémisses calmes. Puis la tension monte et l'angoisse se ressent de plus en plus. On est parfois tenté de s'évader en pensant que ce n'est qu'un film pour ne plus avoir peur mais ces petites pauses ne durent jamais bien longtemps tant le film est prenant.
J'en suis même arrivé à vouloir que le film s'arrête le plus vite possible tant il est flippant et retourne l'estomac durant la dernière heure.
Plus angoissant que le concours de première année de médecine ou qu'un départ d'une course mondiale d'aviron, je vous conseil CONJURING :)
Caine78

7 756 abonnés 7 399 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 novembre 2013
Je l'avoue : mon petit (gros) faible pour Vera Farmiga a beaucoup pesé dans ma décision d'aller voir « Conjuring : les dossiers Warren ». Et j'avais quelque part raison tant la sublime blonde est l'atout majeur du projet, bien secondée par une Lili Taylor très inspirée, beaucoup plus qu'un casting masculin honnête mais sans grande présence. Pour le reste, sans être très subtil, il faut reconnaître que James Wan connaît son boulot et le fait correctement, notamment dans la première partie. Car oui, on frissonne à plusieurs reprises tandis que l'inquiétant décor s'avère bien exploité, donnant à l'entreprise une certaine efficacité. Reste que lorsque vous avez vu « L'Exorciste », vous avez l'impression d'avoir vu 98% des films de possession, et celui-ci n'échappe pas à la règle. Cela a beau être bien fait, j'ai été à plusieurs reprises sidéré par le recyclage entrepris par le réalisateur, ne cherchant jamais vraiment à renouveler un genre qui en a vu d'autres. C'est même dans un quasi-grand n'importe quoi que le film se termine, à base de « l'amour de votre famille peut vous sauver du démon » et autres conneries bien-pensantes, même l'ami James perdant alors son sens de l'effet. Bref, sans être calamiteux et même de bonne facture par moments, le tout porté par deux actrices formidables, rien de bien marquant dans cet énième « horror movie » regardable, mais anecdotique.
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