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Adaptation d'un des plus grands romans de la littérature française, produit par les américains mais réalisé par une française, "Madame Bovary" montre la difficulté de faire un film adapté d'un classique. D'abord, le film a une belle photographie, de beaux décors et de magnifiques costumes, bref, le film est plastiquement beau. Ensuite, les acteurs se débrouillent bien, particulièrement Mia Wasikowska. Cependant, la réalisation est très classique, sans fulgurance, et le scénario n'a pas réussi à retranscrire l'atmosphère du livre. Bref, une adaptation pas mauvaise mais très oubliable.
J'ai beaucoup aimé ce film qui montre bien la frustration d'une jeune fille dans sa vie amoureuse au 19ème siècle où les choix de vie étaient limités. Mal mariée, elle devient la proie d'autres hommes et ne se rend pas compte qu'on utilise sa naïveté et ses désirs de femme. On reconnait la sensibilité féminine dans la réalisation et l'actrice choisie. Les autres acteurs sont à leur place. La reconstitution de l'époque semble exacte ; les paysages sont magnifiques à voir. Je pense que dans ce film, ce que Flaubert a voulu montrer dans son roman, est rendu avec justesse.
Le récit est condensé dans le temps et prend quelques libertés avec le roman original (...) mais l'esprit de Flaubert est là. (...) L'interprétation solide (Mia Wasikowska et surtout le troublant Ezra Miller, toujours parfait) donne corps à un ensemble parfois un peu sage, un peu convenu, mais émouvant et sensible.
LA SUITE :
LA SUITE :
Une adaptation du roman de Flaubert sans grand intérêt. Une réalisation longuette et monotone accentue l'effet. Dommage car le thème de l'ouvrage reste d'une grande modernité.
Il est des films dont on peut faire l'économie. Même lorsqu'ils proposent une énième version d'un des romans les plus célèbres de l'histoire littéraire. C'est le cas de cette Bovary qui, après des adaptations prestigieuses (Renoir, Minnelli, Chabrol) et un hommage plein de délicatesse et d'humour (Anne Fontaine), arrive sur nos écrans comme une invitée-surprise qui ne serait pas du goût de tout le monde. Flaubert, rappelons-le, a écrit l'un des textes les plus satiriques qui soient sur la société de son temps, l'un des plus drôles, l'un des plus vaches. Lire Flaubert implique un détachement permanent et c'est précisément ce recul qui conduit au plaisir suprême de la lecture de "Madame Bovary". Or dans le film de Sophie Barthes, l'ennui est au rendez-vous. On objectera bien sûr que l'antihéroïne de Flaubert est la première victime de l'ennui, de cet ennui qui provient d'une routine provinciale et d'une sensualité insatisfaite. Mais Flaubert se délecte en évoquant cet ennui, cette torpeur qui conduit à privilégier les rêves insensés au détriment de l'humble réalité. Et tout le monde en prend pour son grade. Emma est au centre d'un monde de bœufs et de veaux qui font pitié. Ici rien de tout cela. Le film donne dans un romantisme essoufflé qui laisse le spectateur indifférent au désarroi de la pauvre Emma. La satire est quasi inexistante et le rythme fait cruellement défaut. Reste une image impeccable du début à la fin : des tableaux parfaitement composés, baignés d'une lumière ornaise toute en dégradés, des intérieurs savamment travaillés et agencés avec une grande méticulosité, bref un joli travail de précision qu'il faut saluer comme il se doit. Et bien sûr n'oublions pas celle qui s'investit pleinement pour incarner une Bovary frêle, puis déterminée mais rapidement dépassée par ses ambitions, Mia Wasikowska, que nous avons tant appréciée dans des films comme "Restless" ou "Jane Eyre". Mia vouée à des rôles malheureux ? En tout cas, nous lui souhaitons de mettre son immense talent au service de films plus inspirés que cette adaptation du roman de Flaubert qui ne fera pas date.
Ambiance cafardeuse pour ce film qui a l'avantage de bien refléter l'état d'esprit de l'héroïne. Le jeu des acteurs est assez juste, mention spéciale à Rhys Ifans dans sa composition du rôle de Monsieur Lheureux. Mais bon, cette nouvelle adaptation n'était pas indispensable.
Après Jean Renoir, Vincente Minelli et Claude Chabrol, pourquoi diable être allé tourner une nouvelle adaptation du roman de Gustave Flaubert ?
Sinon peut être pour le faire mieux connaitre outre-Atlantique où le film de Sophie Barthes est sorti depuis plus d'un an ? Des distributeurs audacieux ont finalement décidé de le diffuser en France où il n'intéressera personne : les amoureux de Flaubert y verront non sans motif un sous-produit de la culture hollywoodienne, les autres ne feront pas l'effort de s'y frotter.
Pourtant Sophie Barthes, jeune realisatrice française installée aux Etats Unis, fait honnêtement le job. Elle ne mégotte ni sur les décors ni sur les costumes. Elle est aidée par Mia Wasichowska qui incarne à la perfection les états d'âme d'Emma. Grâce à elles l'extraordinaire modernité du roman de Flaubert éclate. C'est déjà ça ...N
Sinon peut être pour le faire mieux connaitre outre-Atlantique où le film de Sophie Barthes est sorti depuis plus d'un an ? Des distributeurs audacieux ont finalement décidé de le diffuser en France où il n'intéressera personne : les amoureux de Flaubert y verront non sans motif un sous-produit de la culture hollywoodienne, les autres ne feront pas l'effort de s'y frotter.
Pourtant Sophie Barthes, jeune realisatrice française installée aux Etats Unis, fait honnêtement le job. Elle ne mégotte ni sur les décors ni sur les costumes. Elle est aidée par Mia Wasichowska qui incarne à la perfection les états d'âme d'Emma. Grâce à elles l'extraordinaire modernité du roman de Flaubert éclate. C'est déjà ça ...N
Hier je suis allé voir Madame Bovary, de Sophie Barthes, avec Mia Wasikowska dans le rôle éponyme.
Je ne découvre que maintenant que la réalisatrice est française et j'en demeure assez stupéfait. En effet, le film m'a paru plutôt pas bon, car il m'a semblé passer complètement à coté du personnage de Bovary. J'avais mis ça sur le compte de la vision américaine du romantisme à la française, mais ce n'est plus possible de penser ainsi si la réalisatrice est française.
Quand bien même, cette version de Bovary n'a de romantique que ses prétendants, personnages plutôt ratés dans l'ensemble, mais assez bien interprétés. Car les acteurs sont bons, particulièrement Rhys Ifans, mais c'est lécriture qui ne leur permet pas d'être complètement intéressants.
Mais le pire, c'est Bovary elle-même, qui est représenté surtout comme une femme cupide et inconsciente plutôt que romantique et inconsistante. L'introduction du personnage est faite en 3 plans pauvres en sens, puis ensuite on la suit, sans humeurs ni émotions dans une déchéance que l'on ne voit pas durant 90% du film. Puis d'un coup, comme il faut finir, spoiler: elle devient folle, se met à pleurer, veut de l'argent et se suicide.
Voilà.
Le film justifie le coté volage de l'héroïne en l'affublant d'un mari mou du genou. C'est un choix qui n'apporte pas grand chose : si madame Bovary va voir ailleurs malgré un bon mari, ça me semble plus intéressant, mais bon, qui a dit que Flaubert devait être suivi à la lettre ? Et le centre du film repose sur M. Lheureux, un commerçant manipulateur et machiavélique qui fait contracter de nombreuses dettes à Bovary, et c'est principalement ces dettes qui la pousseront à sa fin dans le film. Si vous n'aviez pas lu le livre, il faut savoir que les dettes sont bien présentes dans le livre, mais sont trèèèèèèès secondaires, en fait elles ajoutent une certaine "honte" au personnage de Bovary qui se rend compte de l'ampleur du mal qu'elle a fait à son mari. Chez Sophie Barthes, ça se résume à une courte scène chez un ancien amant marquis "donne moi 10000 francs" "non je les ai pas" "comment peux tu me faire ça ?" spoiler: puis elle se suicide
. Bon.
Si c'est une réinvention du mythe Bovary pourquoi pas, mais dans ce cas ce n'est pas très réussi ou assumé (peut etre aurait il fallu changer l'époque, le point de vue, je ne sais).
Reste que les décors et les costumes sont somptueux, c'est ce qui m'a tenu éveillé, qu'il y a Olivier Gourmet qui fait une apparition, et ce type est génial, et, je le répète, Rhys Ifans en requin homosexuel vendeur de breloques est fantastique.
Dernière remarque : la BO a été entendu 20 milliards de fois, dès qu'on veut une ambiance un peu intello-contemplative, on fout du piano nu pendant 2h. C'est une création originale qui me semblait pas originale du tout.
Je ne découvre que maintenant que la réalisatrice est française et j'en demeure assez stupéfait. En effet, le film m'a paru plutôt pas bon, car il m'a semblé passer complètement à coté du personnage de Bovary. J'avais mis ça sur le compte de la vision américaine du romantisme à la française, mais ce n'est plus possible de penser ainsi si la réalisatrice est française.
Quand bien même, cette version de Bovary n'a de romantique que ses prétendants, personnages plutôt ratés dans l'ensemble, mais assez bien interprétés. Car les acteurs sont bons, particulièrement Rhys Ifans, mais c'est lécriture qui ne leur permet pas d'être complètement intéressants.
Mais le pire, c'est Bovary elle-même, qui est représenté surtout comme une femme cupide et inconsciente plutôt que romantique et inconsistante. L'introduction du personnage est faite en 3 plans pauvres en sens, puis ensuite on la suit, sans humeurs ni émotions dans une déchéance que l'on ne voit pas durant 90% du film. Puis d'un coup, comme il faut finir, spoiler: elle devient folle, se met à pleurer, veut de l'argent et se suicide.
Voilà.
Le film justifie le coté volage de l'héroïne en l'affublant d'un mari mou du genou. C'est un choix qui n'apporte pas grand chose : si madame Bovary va voir ailleurs malgré un bon mari, ça me semble plus intéressant, mais bon, qui a dit que Flaubert devait être suivi à la lettre ? Et le centre du film repose sur M. Lheureux, un commerçant manipulateur et machiavélique qui fait contracter de nombreuses dettes à Bovary, et c'est principalement ces dettes qui la pousseront à sa fin dans le film. Si vous n'aviez pas lu le livre, il faut savoir que les dettes sont bien présentes dans le livre, mais sont trèèèèèèès secondaires, en fait elles ajoutent une certaine "honte" au personnage de Bovary qui se rend compte de l'ampleur du mal qu'elle a fait à son mari. Chez Sophie Barthes, ça se résume à une courte scène chez un ancien amant marquis "donne moi 10000 francs" "non je les ai pas" "comment peux tu me faire ça ?" spoiler: puis elle se suicide
. Bon.
Si c'est une réinvention du mythe Bovary pourquoi pas, mais dans ce cas ce n'est pas très réussi ou assumé (peut etre aurait il fallu changer l'époque, le point de vue, je ne sais).
Reste que les décors et les costumes sont somptueux, c'est ce qui m'a tenu éveillé, qu'il y a Olivier Gourmet qui fait une apparition, et ce type est génial, et, je le répète, Rhys Ifans en requin homosexuel vendeur de breloques est fantastique.
Dernière remarque : la BO a été entendu 20 milliards de fois, dès qu'on veut une ambiance un peu intello-contemplative, on fout du piano nu pendant 2h. C'est une création originale qui me semblait pas originale du tout.
Malgré la simplification de son intrigue, cette nouvelle adaptation de Madame Bovary convainc grâce à la performance de Mia Wasikowska, mais aussi par ses cadres respectueux de l’univers de Flaubert.
Critique dans son intégralité sur le lien:
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Une nouvelle adaptation cinématographique d'un des grands classique de la littérature qui ne déroge
pas à la règle ; quelques "oublis" pour simplifier l’intrigue mais l'ensemble reste de qualité grâce à l'interprétation de Mia Wasikowska ainsi que le reste du casting et surtout la reconstitution historique (costumes et décors ) est éblouissante .
pas à la règle ; quelques "oublis" pour simplifier l’intrigue mais l'ensemble reste de qualité grâce à l'interprétation de Mia Wasikowska ainsi que le reste du casting et surtout la reconstitution historique (costumes et décors ) est éblouissante .
Une nouvelle adaptation d'un chef d'oeuvre de la littérature française - ici, par une jeune quadra hexagonale, mais vivant depuis plus de 15 ans aux E-U, et dont c'est le 2e "long" seulement, Sophie Barthes.... En co-écriture avec un auteur pour le cinéma "indé" américain, Felipe Marino (la fin de trentaine). La distribution est anglo-saxonne (au sens large, Américains et l'actrice australienne du rôle-titre compris), à un Olivier Gourmet près (2 minutes, en père d'Emma), coproduction belge obligeait sans doute. Tout ce petit monde parle anglais donc, ce qui n'aide pas à chercher quelque pertinence au film. On passera sur la version expurgée du scénario (où est passée la petite Berthe, par exemple ?), voire remaniée (le premier amant d'Emma devient le marquis d'Andervilliers, quand c'est Rodolphe Boulanger, un autre châtelain, qui tient la partie chez Flaubert - et n'est même pas silhouetté ici ; la scène du bal devient une chasse à courre....). Mais il n'y a aucune étude psychologique, aucun souffle romantique, aucune vraie dimension tragique....Les spectateurs de cette xième version cinématographique ne sont nullement en mesure d'apprécier ce qu'est le "bovarysme", passant de plan en plan, comme s'ils feuilletaient un beau livre d'images. Seuls points forts en effet : le superbe travail des costumiers et décorateur (tous français, apparemment), et la photo, très réussie (par Andrij Parekh, le compagnon de la réalisatrice, un Américain d'origine ukraino-indienne). Une étoile, pour ces atouts techniques. Mia Wasikowska, si elle rappelle physiquement la Isabelle Huppert de 1991 (version Chabrol), ne réussit jamais à atteindre le niveau de jeu de cette dernière, en "Emma". Découvrez plutôt le travail de SB (là original à souhait) dans son premier long métrage, "Âmes en stock" (2009), avec l'excellent Giamatti (distribué dans ce plat "Madame Bovary" en apothicaire Homais)....
Film multinational plutôt appliqué à parler d un sujet plutôt français...allez comprendre pourquoi ce mélange hétéroclite ...mariage du raffinement du tournage un peu à l anglaise et de la littérature française. Au final une réalisation assez longue mais pas tant que cela... qui je l espère donne un image assez correcte de ce que fut le roman de Flaubert ..car les critiques ne s'accordent pas sur ce point. L'anglais y est parfait, les images belles et reposantes nous transportant dans cet univers normand dans une campagne triste et coincée... ou tout semble possible pour l’héroïne qui ne demande qu' à s’émanciper à tout point de vue.
On ne compte plus les adaptations cinématographiques du roman de Gustave Flaubert, passé entre les mains de Vincente Minnelli ou encore de Claude Chabrol mais Sophie Barthes s'y attaque malgré tout, offrant à Mia Wasikowska le rôle titre. Si l'actrice se trouve ici très bien face à une flopée de solides seconds rôles, le fait est que sans toute l'essence du roman, la Emma Bovary qu'elle interprète se révèle vite être une insupportable petite pimbêche, s'endettant pour des prétextes frivoles et prenant ses amants tellement à cœur qu'elle finit par les faire fuir. Autour d'elle, personnage complexe mais relativement stupide, tous les hommes apparaissent sous un jour peu reluisant et en cela, le film retranscrit bien une bonne partie de l'esprit du roman et s'avère être une belle reconstitution de cette époque, tournée dans de beaux décors. Mais cette histoire manque tout de même de saveur pour être totalement appréciée, malgré la beauté de certaines scènes et la psychologie de ses personnages.
Il est vrai qu'il est dur d'adapter un livre où il ne se passe rien. Néanmoins je n'ai pas compris certains choix. L'adaptation a été faite très librement, l'histoire du livre a été assez modifiée. Du coup Emma se retrouve dans les bras du marquis. Ce n'est pas une critique mais cela amène à des scènes plutôt creuses et vides d'intérêt. Pourquoi la scène du bal a été changée par une chasse à cour? Le bal avec une bonne réalisation, un bon rythme et de bonnes idées aurait pu apporter de l'intérêt au film, car je me suis beaucoup ennuyé, comme devant le livre. Certains choix de casting ne sont pas très judicieux: comme celui qui joue le marquis, celui-ci fait beaucoup trop play-boy. Par ailleurs, certains acteurs ne sont pas très bons, comme celui qui joue Charles par exemple. La réalisation et la mise en scène ne sont pas très travaillées, ce qui rend le film encore plus fastidieux. La bande originale est également peu recherchée, elle se répète et n'est pas très bien utilisée.
Quelle idée a eue Sophie Barthes, réalisatrice française d'aller recruter un casting américain - pas mauvais - mais pourquoi ? Pas d'acteurs en France ? Mia Wasikowska est assez précise et certes intéressante, mais j'aurais bien vu bon nombre de candidates....Cette nouvelle adaptation met l'accent sur l'ennui, la perte de ses ambitions, les bides en amour, et plus de tristesse que de belles et jolies choses - Forcément le film devient lui aussi pénible, lent et offre qu'un intérêt assez limité. (D'ailleurs pas mal de personnes ont quitté la salle pour preuve).. C'est bien dommage, car la matière, aussi bien que la photographie, sont des atouts appréciables....Très déçu de n'avoir pas retrouvé "ma" Madame Bovary telle qu' admirablement dégagée de l'oeuvre de Flaubert si connue... Dommage !! **
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