Ce film est brillant, alternant différentes émotions avec autant de bonheur et de justesse à chaque fois. John Malkovich semble vraiment s'éclater. Quant à Catherine Keener son charme éclipse même celui de Cameron Diaz, ce qui n'est pas une mince affaire
Bien peu aisé que de parler dun tel film, probablement lun des plus étranges (et ce nest pas péjoratif) mais aussi inventif de ces dernières années. Il faut reconnaître en effet que lidée de base de cette histoire est géniale. Il fallait la trouver, une porte qui permet dentrer dans lacteur Malkovich cest quand même très fort. Dautres idées sont également très bonnes et très drôles comme létage 7 ½ une autre trouvaille. Les acteurs sont dans lensemble bons, Cameron Diaz se montre la moins convaincue mais ils sont de toute manière éclipsés par le numéro dacteur incroyable de Malkovich époustouflant (surtout dans le passage ou il est une marionnette). On regrette tout de même que le film sessouffle par son excès de loufoquerie mais il était complexe de saventurer de la sorte sans tomber dans le trop plein de folie. Voici donc un film novateur sur la schizophrénie quil convient de voir, mais qui rebutera sans aucun doute les plus conformistes dentre nous!!
Ah ça ! Les films pensés par Charlie Kaufman, c’est totalement barré ! Et tant mieux ! Personnellement je me laisse facilement prendre par cet univers totalement décalé et par ce regard neuf apporté par le film. J’avoue avoir eu du mal à suivre le trip jusqu’au bout, mais le principe proposé offre quand même des pistes de réflexion assez vertigineuses. Belle démarche.
Dans la peau de John Malkovich est un film absurde et farfelu puisque il ne sagit pas dun film sur John Malkovich mais sur les conséquences dêtre lui-même lorsquon peut entrer dans son esprit en passant par un tunnel. Le passage qui peut être effectué par nimporte quel individu permet de voir à travers les yeux de lacteur tout en gardant sa propre conscience. Le film en articulant autour de ce principe crée entre autre la thématique de la quête du désir impossible Mais le mieux est daller voir le film pour découvrir les nombreux rebondissements et loriginalité de lhistoire. Et si le principe du scénario ne vous convainc pas, vous pouvez le regarder pour le jeu des acteurs car Cameron Diaz est difficilement reconnaissable et John Makovich qui joue une marionnette est sensationnel. Original et inventif.
Un film complètement barré et original que je revois pour la troisième fois avec un immense plaisir. Pour ceux qui ne connaissent pas, attention, c'est un OVNI cinématographique. Moi j'adore!!! Et vous...???
Un marionnettiste de génie, au talent non reconnu et prisonnier d'un mariage maussade, tombe fou amoureux d'une collègue infecte. Alors qu'il ne parvient pas à séduire cette dernière, il découvre par hasard un passage qui mène tout droit au corps de John Malkovich... Partant de ce postulat tordu, Spike Jonze et son scénariste Charlie Kaufman nous livrent un film des plus déjantés, qui parvient à jongler avec des idées délirantes, pourtant enchaînées par une logique imparable. Le tout mis en scène de manière très inventive (dont quelques séquences d'anthologie !), et offrant des dialogues délicieusement absurdes. John Cusack et Cameron Diaz, habitués à jouer les sex symbols dans les années 90/2000, sont ici admirablement enlaidis pour paraître tout à fait anodins physiquement. Ce qui met en valeur leur jeux... et sert le propos du film, fable (entre autres) sur la réussite, la réputation, et le lien entre talent et célébrité. Face à eux, John Malkovich s'est visiblement beaucoup amusé à interpréter son propre (faux) rôle. L'acteur fait preuve d'une énorme louche d'auto-dérision, qu'il s'agisse de sa prétendue aura de célébrité, ou de son statut de comédien. Catherine Keener, habituée du circuit indépendant US, est quand à elle excellente en femme froide et qui attire étonnement toutes les convoitises. Audacieux, original, maîtrisé, et surtout très drôle : "Being John Malkovich" fait partie des immanquable des années 90... voir de l'année 1999, qui fut généreuse en bons crus cinématographiques !
"Dans la peau de John Malkovich" se veut original et force est de constater qu'il l'est. Les idées d'une autre galaxie de Kaufman sont merveilleusement mises en boîte par S.Jonze et les acteurs sont bons mais les points positifs s'arrêtent là.
Car très vite, on se surprend à s'enmerder ferme devant un scénario des plus abracadabrantesque. En fait, pour être honnête, je pense que soit on accroche et qu'on se laisse prendre au jeu de cette immense et absurde mascarade, soit on décroche (allo?! désolé...) comme ce fut mon cas. Et c'est avec grande peine que je me suis efforcé de regarder le film jusqu'au bout pour un résultat que je juge très faiblard.
Finalement, l'inventivité débordante de Kaufman ne conquiert pas toujours le spectateur que je suis. Autant il m'avait enchanté avec son dernier opus: "Eternal sunshine of the spotless mind" autant ce film me laisse en proie à une amère déception.
Enorme!! Ce film est absolument génial : l'idée de départ est complètement barrée, les acteurs sont vraiments excellents, même si on a du mal à les reconnaître!! John Cusack et Cameron Diaz sont arrangés à une sauce qui ne donne même pas envie de leur faire la bise, l'histoire du 7ème étage et demi est poilante.. Bien sur, il n'est pas vraiment à la portée de tout le monde, mais quand même, il faut le voir, c'est indescriptible!!
Incompréhensible, et pourtant génial. Le scénario cherche à nous destabiliser, il y arrive. La distribution inégale veut nous surprendre, elle y arrive. Peut-être qu'avec le recul, on trouve le film moins formidable, mais certaines scènes sont irrésistibles.
Tout a déjà été dit sur le couple Kaufman-Spike Jonze et leur imagination débordante. Je découperai volontiers ce film en 4 parties inégales dans leur durée, leur structuration et les techniques utilisées. 1) l'intro qui nous présente le marionnettiste. Une partie somme toute classique, et un peu longue mais qui a le mérite de nous amener à l'interrogation
Un film-délire-halluciné, une vision du monde à travers les yeux d'un autre, un sujet voyeuriste, effleurant le thème féministe (le "vagin", dixit Cameron Diaz, qui est le seul moyen pour les personnages de toucher à l'extase, et de devenir enfin un homme) et une incroyable sensation de confort, finalement, dans la peau de John Malkovitch. On y réserverait bien une chambre, tiens.