Heureusement qu'il ne dure pas longtemps...entre les accents belges et africains très prononcés, un acteur tête à claque au coté de Poelvoorde, et une mise en scène qui manque d'intérêt ; on ne serait pas loin de s'ennuyer, voire d'abandonner. Poelvoorde déçoit dans ses choix ces derniers temps ! Une affiche comique qui ne colle pas une seule seconde à ce film dramatique, bon nombre de spectateurs ont dû être déçus.
Déception bien que j ai assisté a l avant première avec l équipe du film et les amis africains j ai noté un manque d implication de Benoit P. A l avant première et dans le film.... Toutes les caricatures d africain sont présentes dans ce film et le langage quelquefois incompréhensible c est dommage. Pour reprendre un avis précédent il ne dure qu 1h20 soit il manque quelque chose soit c est raté....
Le colon fait pâle figure Tout le film est construit sur l'ambiguïté de cette figure paternelle assumée au-delà du business mais qui, jusqu'au final ouvert, ne saura pas démêler les complexités induites par des codes culturels différents. C'est ainsi que la cruauté du colon reste aussi tragique pour lui que pour ses poulains.
Un film sur les dérives du football complétement raté, pas par rapport à l'histoire mais plutôt au jeu des deux acteurs! Un sujet très intéressant complétement bâclé...
Benoît Mariage signe une comédie grinçante, légère, bien écrite et portée par un Poelvoorde convaincant. Cependant, le manque d'originalité du scénario et l'histoire filmée façon docu/fiction donnent une impression de déjà-vu. Divertissant.
L'horreur. Désespérant malgré un sujet éventuellement intéressant, un agent peu scrupuleux recherche des joueurs de foot africains. Malheureusement on s'éloigne très vite du sujet, les rapports extra-conjugaux d'un autre agent recruteur, le côté macho de Poevloorde avec les femmes africaines et l'humour. Quand il apprends que sa compagne africaine est enceinte il déclare: ce n'est peut-être pas de moi je ne suis pas le premier à visité la grotte, la honte où quand son correspondant européen lui demande s'il a bien trempé sa saucisse en Afrique, pendez le dialoguiste merci. Et je ne vous parle pas de la fin ridicule quand le prodige footballeur meurt dans un accident de voiture minable, à mort le scénariste. Pour terminé Poelvoorde passe pour un héros, alors qu'il est antipathique tout le long et il récupère sa femme africaine qu'il a mis enceinte. Voilà un film qui est un échec cinématographique et s'est mérité.
Le réalisateur signe un film où on reconnait son style issu de l'émission "Strip Tease" dans laquelle il a débuté et dont on a déjà pu voir la marque avec notamment el très bon "Les Convoyeurs attendent".
Encore un très beau film pour Poelvoorde, plein de vérités dures et de sentiments humains. Une image simple et franche d'une partie des jeunes africains qui essayent de s'en sortir par le sport. Une belle photographie et une histoire touchante, je m'attendais à bien pire.
Sortie en même temps que les crocodiles du Botswanga (comédie sur le foot Africain), ce film est finalement assez éloigné. Il flirte entre la comédie et le drame. Benoit Poelvoorde est un bon acteur et il est encore excellent dans ce film.
Quand on connait un petit peu le monde du football professionnel d’aujourd’hui, on sait que « Les rayures du zèbre » est un film cruellement réaliste. Le personnage, incarné parfaitement par Benoît Pooelvoerde, est un personnage complexe, à la fois sérieusement antipathique quand il se promène en Côte d’Ivoire avec ces certitudes d’européen condescendant et grossier, et à la fois émouvant dans la relation qu’il noue avec son jeune joueur au fil du temps. C’est un vrai rôle à la mesure du talent de son interprète, complexe, très en retenue par moment, mais excessif aussi. En fait, on voudrait le détester parce qu’il incarne toute la mauvaise conscience des blancs vis-à-vis de l’Afrique, mais on n’y arrive pas et plus le film avance, plus on se sent touché par ce type qui camoufle ses sentiments sous une grande gueule de façade. La première moitié du film se déroule en Côte d’Ivoire et la peinture de l’Afrique qui y est fait est sans concession. Si le « néo colonialisme » de José est pénible, la société africaine elle-même est éclairée d’une lumière crue. Le jeune joueur talentueux recruté par José, incarné par l’acteur Marc Zinga, est un jeune qui parle peu et son regard est difficile à décrypter : on ne sait jamais ce qu’il pense ou ce qu’il ressent, il n’a jamais l’air heureux de ce qui lui arrive. Est-ce parce que le déracinement et la séparation d’avec son jeune frère est silencieusement insupportable ? On peut le supposer au vu de la seule scène où il est heureux et loquace, et c’est une scène qui sera ironiquement (et tragiquement) clef. Quant au monde du football professionnel, que ce soit côté joueur avec cet autre joueur africain bling-bling qui rate le bus parce qu’il est en boite de nuit, où côté dirigeants où on jette des joueurs sans leur donner leur vraies chance, il en prend lui aussi méchamment pour son grade. L’obsession de l’argent, les agents qui filoutent les jeunes joueurs naïfs, le racisme qui affleure dans certaines réflexions, le peu de cas que l’on fait des joueurs et de leur santé, toute la panoplie des travers du football moderne s’étalent devant nos yeux navrés. Mais… Il y a un sujet que le film de Mariage n’évoque pas et c’est très dommage, c’est le sort des ces jeunes africains qu’on fait venir plein d’espoir de Ligue des Champions en Europe, et qui échouent devant la concurrence, et qui se retrouvent largués dans les sociétés européennes, parfois sans papiers, et qui finissent à faire des petits boulots merdiques loin de chez eux, de leurs et de leur illusions. Le jeune Yaya, dans le film, réussira là où tant d’autres échouent, mais qu’en est-il de tous les autres ? Le film ne l’évoque pas, dommage… Au final, si ce film assez court (1h20) laisse plutôt une bonne impression, c’est surtout grâce à Pooelvoerde et à un scénario très crédible, parfois même carrément cynique. Alors on excuse du coup une réalisation assez académique et quelques facilités de scénario comme l’histoire d’amour navrante de Koen, recruteur belge pathétique.
Le problème du film repose peut-être et avant tout dans la manière qu'il a à se vendre. Ce n'est pas une comédie, malgré Poelvoorde, malgré le titre, malgré l'affiche. Si vous ne connaissez pas Benoit Mariage, c'est l'auteur de tragi-comédies finalement très mélancoliques comme "Les convoyeurs attendent".
Une fois passé cet écueil, je dois dire que j'ai bien aimé ce film, qui est le fruit d'un travail très documenté et de la collaboration d'avec un recruteur, dont toutes les anecdotes du film sont véridiques.
C'est un portrait très drôle et très tragique des relations Afrique/Europe, des projections fantasmées de chaque continent dans l'autre. Le football n'est finalement qu'un prétexte, un alibi. Le plus bel et le plus couru de tous les fantasmes de tous ces gamins africains. J'ai parfois eu peur que le film ne soit qu'un alignement d'anecdotes véridiques, à travers lesquelles se dessineraient lentement la nature des relations entre les continents. Mais Mariage parvient à reprendre la barre et à offrir un film que j'ai trouvé émouvant et drôle, tenu, malgré tout.
Les rayures du zèbre surprend. Immédiatement, on se dit que Benoit Mariage délaisse le côté caustique et social de ses comédies pour faire un film purement drôle. Pourtant, il n'en est rien et rapidement on retrouve ce qui fait le cinéma de ce réalisateur. Encore une fois, Benoit Poelvoorde est impeccable dans ce rôle de dénicheur de nouveaux talents footballistique un brin colonisateur. Complexe, à la fois drôle et détestable, désabusé et caustique, il mène ce film plein de surprises déconcertantes dans son déroulement vers une fin qui nous laisse perdu avec notre ressenti. Sans véritable conclusion, on reste donc avec notre propre analyse, à repassé dans notre tête les multiples messages disséminés dans le film. Le sport, l'humain, l'espoir, la réussite, la pauvreté, l'Europe, l'Afrique... Les rayures du zèbre traite de tout cela avec justesse. Un bon film.
Sous le prétexte du football et des façons de recruter des joueurs en Afrique pour l'Europe, Benoît Mariage réalise une comédie parfois tendre et parfois cynique sur les relations entre les pays du Nord et ceux du Sud et sur les préjugés de chacun à propos de ces pays. Les procédés de recrutement, l'attente des jeunes recrutés, les regrets de ceux qui ne le sont pas, la pression qui règne sur les agents qui doivent concilier business et relations humaines, ce qu'en pensent les clubs européens, rien ne nous est épargné. Masqué en comédie, "Les rayures du zèbre" nous montre un monde impitoyable où les Noirs rêvent de la belle vie en Europe pour que ceux qui y aillent ne soient pas heureux, traités comme de la simple marchandise par les clubs. Toujours en osmose avec son réalisateur pour leur quatrième collaboration, Benoît Poelvoorde prête à merveille ses traits à José, agent sur le déclin qui veut prouver qu'il est toujours dans la course. Une belle réussite pleine de subtilité.
Très loin du registre qu’il affectionne et qui lui a valu une reconnaissance internationale, Benoît Poelvoorde s’illustre au drame de la plus belle des manières, le cœur sur la main. Après Cowboy (2005), l’acteur belge retrouve Benoît Mariage et le fait voyager au cœur d’une Afrique bercée par l’illusion qu’un futur professionnel du football puisse se cacher dans chaque petit village familial. Au delà de sa vocation informative, Les Rayures du zèbre est surtout d’une justesse assez incroyable. Le réalisateur (également scénariste et dialoguiste) empreinte un chemin épineux sans jamais se fourvoyer et rend compte d’une réalité dépassant parfois l’image qu’il est possible de s’en faire. Marc Zinga, très juste dans sa manière d’aborder son personnage, est touchant et impressionnant de crédibilité, lui qui n’a pourtant pas beaucoup de films à son actif. Si quelques protagonistes ne sont pas traités à leur juste valeur, cela n’empêche pas à cette surprise franco/belge de trouver son public. Et pour les plus septiques, pas besoin d’être un passionné du ballon rond pour y prendre son pied.