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Bertie Quincampoix
142 abonnés
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4,0
Publiée le 4 décembre 2021
Parfois considéré comme le deuxième volet de la saga des zombies de Romero, après La nuit des morts-vivants (1968) sorti dix ans plus tôt, Zombie (Dawn of the dead dans sa version originale) a acquis le statut d’œuvre-culte. Cette œuvre punk, iconique et déjantée allait devenir la matrice des films de zombies pour les années à venir et une inépuisable source d’inspiration pour les metteurs en scène désireux de s’attaquer au genre. Et l’on comprend pourquoi. Critique acerbe de l’american way of life, Zombie est un mixe étonnant, détonnant et tout à fait jouissif de gore, de grand-guignolesque et de satire politique, qui prend pour cadre un énorme centre commercial, temple ultime de la consommation. Avec, dans sa version européenne montée par Dario Argento, la musique endiablée de Goblin, le groupe fétiche du cinéaste italien.
Des dialogues qui font mouche, une bande son d'enfer ,des acteurs au sommet et un scenario recherché et surprenant. Voilà la recette pour mettre ce film dans les meilleurs films des années 70.sic
Sympathique film mais n'étant pas à la hauteur de "la nuit des mort-vivants".
Comme le précédent la musique, les décors et les messages sont très bien ! Concernant le jeu d'acteur, il est même au dessus de son grand frère !!!
Mais des longueurs omniprésentes ( il aurait pu durée 30 minutes de moins) et une réalisation un peu trop classique fait que le film n'est pas un incontournable sans pour autant être une catastrophe.
George A. Romero aborde cette suite offerte à Night of the Living Dead comme un produit destiné à satisfaire les amateurs du premier film devenus entre-temps consommateurs ; raison pour laquelle il transforme sa masse de zombies en une foule de clients qu’un instinct de consommation, comprenons un goût pour les corps et les objets, pousse à retourner là où ils effectuaient jadis leurs emplettes. Ces monstres « vivent dans le souvenir de ce qu’ils aimaient », ils peuplent les centres commerciaux, s’amassent devant les galeries et se cognent aux vitres des devantures. Le gore prend des allures de cartoon, dû notamment à la couleur du sang et de la chair, aux chutes multiples et variées, aux accidents grotesques résultant des mouvements mécaniques.
Le long métrage s’empare aussitôt des zombies comme d’une métaphore d’un âge de ténèbres sur Terre issu de la culture de masse et du consumérisme galopant : s’il y a bien une « Apocalypse » qui se joue ici, elle reflète le châtiment d’un homme qui s’est perdu dans les vanités et dilapide son temps dans des occupations vaines et égoïstes. La survie qu’opposent les résistants aux monstres apparaît alors comme un mode de vie alternatif que le cinéaste regarde avec une distance critique, puisque ces personnages s’installent dans un centre commercial pour subvenir plus facilement à leurs besoins, conscients des contradictions qu’ils incarnent et de leur incapacité à s’y soustraire. L’être humain est à la fois aidé et desservi par sa raison, là où les zombies ont l’immense avantage de ne pas penser ; il interroge le monde dans lequel il vit et la naissance qu’il convient ou pas de donner à un bébé, croit en l’honnêteté de parasites qui souhaitent le duper pour prendre possession de ses richesses, doit composer avec des valeurs et des représentations de la virilité et de l’héroïsme peu opérantes dans l’urgence des situations rencontrées.
Derrière sa loufoquerie et la maestria de sa mise en scène, qui compose des séquences d’action époustouflantes, Dawn of the Dead a l’intelligence de montrer les morts-vivants comme une menace d’autant plus grande qu’elle endort l’esprit et nourrit un corps automatisé. Une parabole puissante de nos sociétés consuméristes.
Parfois, c'est la mort qui vous offre ce que la vie ne vous donne pas, pire encore, que cette dernière vous prend ...
Dawn of the Dead n'est que le second film que je découvre de Georges Romero. Un 31 Octobre, la date est anecdotique mais la petite symbolique à toutefois un peu de sens et tranche avec Night of the Living Dead vu en Juillet 2017. Le 16, pour être exact. Une première bien triste car c'est l'hommage rendu à cet artiste qui m'a " permis " d'enfin voir ce film. Autant l'écrire de suite, ce film est dans la veine du premier, un immense objet à la fois dérangent et macabre. Toute la force du long-métrage tiens de l'alliage du rendu et de la force du texte bien plus nuancé et complexe qu'il ne semble de prime abord ...
Encore une fois, je me retrouve à manqué de mots ... Je vais donc conclure sans rien n'y ajouter, allez le voir et vous comprendrez !
Un classique du film de zombie, très gore et jouissif. Un film à découvrir ou re-découvrir. La lâcheté de l'homme permet aux zombies de proliférer, message métaphorique du film.
George Romero fait partie de ces réalisateurs des 60-70's à l'origine du genre 'horreur/gore'. 10 ans après son cultissime "La Nuit des Morts-Vivants" (1968), il renoue avec le succès grâce à "Zombie". Dans ce film, la dérision totale est le mot d'ordre. Romero utilise des zombies errant dans un centre commercial pour dénoncer la société de consommation. Les morts-vivants y viennent car ça leur rappelle, avec un relent de conscience, leur ancienne vie... à errer dans les centres commerciaux. Les personnages principaux, hormis Peter (Ken Foree), n'ont rien de charismatique. Mais ils ont la patate et c'est l'essentiel. Leur shoot 'em up (puis celui du gang des pillards) bien gore est jubilatoire. De même, certains passages censés être dramatiques font plus rigoler qu'autre chose tellement ils jouent comme des pieds. Les maquillages et effets spéciaux (au choix, sauce tomate ou tarte) dégouiinent sur des figurants parfois morts... de rire. Il y a aussi les nombreuses incohérences. Stephen (David Emge) réussissant à apprendre à piloter un hélicoptère à Frannie (Gaylen Ross) en quelques heures, c'est formidable. C'est de la série B bien fauchée de la fin des 70's, faut pas s'attendre à y voir de grands acteurs, un scénario 'chiadé' ou une réalisation de génie. Tout est à prendre au second degré. A noter aussi une B.O bordélico-psychédélique qui ne pouvait mieux se marier à l'ensemble. En dépit de son âge et de ses défauts, "Zombie" fait partie des films cultes du genre.
Une oeuvre qui a sans doute mal vieillie. Le scénario est plat, aucun rebondissement. Les personnages quant à eux sont transparents. Et une bande son sans intérêt. Les maquillages certes réussis ne sauvent en rien le film. À oublier.
Des morts-vivants ont envahi le pays et se nourrissent de ses habitants. Un groupe de survivants se réfugie dans un centre-commercial abandonné.
C'est une réalisation de George A. Romero. Elle est perçue comme le deuxième film de la saga des zombies, dix ans après LA NUIT DES MORTS-VIVANTS. Celle-ci est composée de six films non relié à part les deux derniers.
Ce film d'horreur est considéré comme un classique du genre dans la continuité de son prédécesseur. Pour l'époque, son côté sanglant à beaucoup fait parler, jusqu'à le faire censurer en France.
Pour ma part, bien que généralement n'étant pas fan du style zombie, je l'ai trouvé super. De nos jours, il faut dire qu'on a l'habitude de voir des copiés collé et je m'ennuie rapidement. Cependant, George A. Romero arrive à dégager quelque chose de particulier. Sa saga étant pionnière pour mettre en avant ces mangeurs de chair humaine.
J'ai particulièrement apprécié l'aspect visuel. Déjà car je savoure le gore, et en la matière on est loin. Il ne faut pas être sensible car les têtes vont exploser et le cannibalisme est de mise. Ensuite, par le kitsch que cela donne 40 ans après. Le maquillage ou le jeu des zombies m'a en partie amusé.
Ce n'est pas pour autant que l'horrifique n'est pas ultra présent. Bien entendu avec le sanglant mais surtout l'ambiance souvent oppressante. La bande originale donne une impression de KO et de tension lors des différentes attaques.
Je dois tout de même reprocher un scénario un peu facile. En effet, aucune explication sur le pourquoi du comment n'est donnée, et c'est un peu dommage.
Pour autant, on peut noter que ce film fait une critique sociale percutante. L'image du centre commercial et du comportement des survivants est un reflet intéressant de notre société moderne individualiste et consumériste
Les personnages quand à eux vont se distinguer car il ne tombent pas forcément dans la carricature. Alors certes, on aura les deux soldats bravent qui portent le groupe, mais leur comportement est un peu nuancé pour montrer les effets d'une apocalypse. De plus, j'ai apprécié que le personnage féminin ne soit pas seulement une blonde désespérer mais arrive à se prendre en main. Je n'en attendais pas tant d'une réalisation des années 80.
Le jeu des acteurs n'est pas contre pas génial et rentre tranquillement dans la catégorie acteur sans carrière.
Ce film est un classique et je comprends pourquoi.
un chef-d'œuvre des années 70 qui, après La Nuit des Morts-vivants quelques années auparavant du même réalisateur, a posé les jalons pour tous les films de zombies qui ont suivi. L'ambiance fin du monde est incroyable, la musique donne du rythme (dans le montage européen de Dario Argento, grâce au groupe italien Goblin) et les effets spéciaux, sans images de synthèse svp (c'était encore la belle époque des maquettes et du maquillage), sont très réussis (merci à l'artiste Tom Savini!).
Le film de référence sur le thème ! . Une réalisation incroyable et inoubliable pour l epoque et même encore aujourd'hui. Un chef d'oeuvre de l epouvante. Il y a des scènes d anthologies reprises dans beaucoup de films actuels. La critique que dénonce Romero est toujours valable et d actualité de nos jours
Bon film de zombies. Assez classique et vieux mais sympa dans ce centre commercial. Scénario pas mal. Du bon spectacle et l'on ne s'ennuie pas. Critique sur Allociné : Difficile de le trouver dans Allociné avec le titre français (qui n'est pas dans Allociné) ou avec le titre anglais (car la 2ème partie du titre est entre parenthèses), comme souvent lorsqu'il y a une deuxième partie de titre !!! A un caractère différent près, Allociné ne le trouve pas !!!
5 étoiles car Dawn of the Dead est un jalon du film "Gore". Romero nous offre ici une critique assassine de la société de consommation décérébrée dans laquelle nous vivons. Au premier visionnage j'ai souffert des effets spéciaux qui ont pour certains mal vieilli, ensuite je me suis plongé dans cette amitié qui lie ce quatuor et j'y ai trouvé un vrai plaisir. Les zombies pas si débiles que ça leurs donneront du fil à retordre. Un plaisir de retrouver Tom Savini faire le pitre dans cet opus ! Plus je redécouvre ces classiques, plus je trouve que le cinéma des années 70 80 est bluffant de variété et de créativité.