Quant l’antique rencontre le fantastique et même l’horreur, quand Universal voulait et entamait, avant l’échec complet, lancer son univers connecter rival de Marvel en adaptant les plus grandes œuvres du fantastique et de l’horreur littéraire.
A la fois donc reboot, énième version jusqu’à même être une réelle réadaptation d’horreur du film de momie, ce récit marque en tout premier lieu pour son atmosphère de thriller, de tension constante et saut dans le temps ou plus seulement l’Egypte antique est mise à l’honneur. Les chevaliers des croisades s’invitent à la fête et nous remémorent les quêtes de trésors antiques avant de sa perdre légèrement en route. Un récit prenant aussi le mal parti de mentionner le mal à plusieurs reprises, comme si l’objectif était de teaser la suite avant même qu’il nous parvienne. Du coup, entre volonté de motiver les actes chevaleresques mais de l’autre, persister sur une dynastie royale mettant un therme définitif au règne d’une princesse, ou sorcière, l’un ne va plus vraiment avec l’autre. Techniquement donc, le numérique prend une place conséquente, fini l’époque ou ces monstres poussiéreux étaient un temps représentés par de parfaits acteurs costumés et d’une presque belle qualité. Fini aussi le temps ou les momies étaient ringardisées de bruits buccaux peu ragoutants et d’une attitude zombiesque banale. Le numérique prend le dynamisme à bras le corps et le sombre côté qualité photo entraînent une virée dans l’au-delà horrifique. C’est là le premier ou plutôt, unique point très fort, parvenir à faire peur et effrayer le spectateur avec des créatures jusqu’ici ringardes. Côté cast, Universal voulu se lancer avec 3 stars et pas des moindres, l’habituer des aventures et des actions impossible Tom Cruise, aventurier pilleur de tombe et accessoirement petit rigolo romanesque. De l’autre, l’ex Maximus & vengeur des pauvres Russel Crowe en scientifique, mi-homme mi- « bête » en devenir et surtout, responsable de cette curieuse organisation dont on ne sait réellement que trop peu. Enfin, la sculpturale, caractérielle et aventurière Annabelle Wallis, d’abord bonne camarade avant de retournée sa jolie veste. Puis la sauvage et ensorcelante Sofia Boutella (premier grand rôle d’écran) dont les actions furent assez royales. Un cast star pour lancer la machine, ça n’aura pas suffi, mais avec net recul, n’aurait-il pas été génial de voir tenter cette folle saga lorsque l’on voit aujourd’hui le résultat des autres ? Un récit certes basique mais à l’ambiance dark tellement bonne et dépoussiérante. Un final pas assez long oui mais dynamique comme il se devait et un avènement qui pouvait une fois de plus annoncer la suite
, un regret mais qui ne peu être dû qu’à la volonté des studios d’en vouloir trop avec des choix pas toujours très bien définis. Toujours est-il que cette dernière version connue reste une des plus efficace niveau horreur, là où les précédentes se contentaient d’être des aventures familiales. La « Dark univers n’à peu être pas dit son dernier mot, sûrement pas indépendamment d’une saga mais en connexion permanente (justement), réservons nous quelques prudences.