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annereporter94
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4,0
Publiée le 22 janvier 2014
Film magnifique parce qu'original, surtout venant d'Arabie Saoudite. C'est un peu la vie de tous les jours de ces habitants d'Arabie Saoudite qui, brusquement, se révèle à notre regard ébahi d'Occidentaux. Une révélation!
Si l’on n’apprend pas grand chose de neuf sur la condition féminine en Arabie Saoudite, on succombe au charme de cette petite fille rebelle qui refuse le conditionnement d’une éducation coranique étouffante. Ecrit tout en finesse, le film de Haifaa Al Mansour dénonce sans violence ni manifeste politique l’archaïsme de la société saoudienne. C’est finalement plus efficace et plus profond que tous les docu fictions en forme de brulot polémiste. Sans doute fallait-il cette discrétion et cette simplicité pour qu’une réalisatrice parvienne à tourner dans un pays où la méfiance à l’égard du cinéma se manifeste par l’absence de salles de projection. Rien que pour cette avancée on se doit de saluer ce film intelligent et sensible.
Une fable implacable contre l'apartheid sexiste et le conditionnement religieux rétrograde qui en sert de base. Actrices remarquables. Sobre, sans démonstration, ni dogmatisme manichéen, mais uniquement factuel. Et malgré tout empli d'émotion, d'humanité et d'espoir. Une grande leçon de cinéma, politique et social.
L'un des meilleurs films vus depuis longtemps. Pourtant, je traînais des pieds en m'attendant à une énorme louche de bons sentiments, mais il n'en est rien.
Grande première que ce film saoudien réalisé par une saoudienne, et une réussite certaine. L'histoire sympathique d'une petite fille qui aimerait s'acheter un beau vélo vert, ses déboires à l'école, un concours de récitation... sauf que la petite fille vit en Arabie Saoudite. Derrière l'histoire donc, un documentaire saisissant sur cette terre de laïcité et d'égalité entre les sexes. A voir ! 4.5/5
Le premier film à être tourné entièrement en Arabie Saoudite et par une femme !! Les bonnes nouvelles, c'est qu'il est aussi un film intéressant à regarder, avec des performances d'engagement, en particulier de la jeune actrice . Un film relativement léger, mais qui prendra soin de respecter la façon dont les Saoudiens vivent, une nécessité Il raconte l'histoire d'une jeune fille rebelle qui veut désespérément posséder un vélo. Il est doux, drôle. La représentation de Wadjda par la jeune actrice est remarquablement bonne. Quasi documentaire dans son réalisme. Le directeur fait un travail fantastique pour se déplacer le long de l'histoire en même temps montrant la discrimination / conditions que les femmes sont forcées d'endurer dans une culture conviviale pas très féminin. La représentation est en ai faite n est pas trop aigu, une clé pour faire le film . L'histoire est l'histoire, pas de rôle pour les femmes dans la société islamique. Cette dernière est une toile de fond et un sous terrain de sa propre destinée . 3.5/5
Au-delà du point de départ du film, c'est, encore une fois, de la condition féminine au Moyen-Orient qu'il est là question. Un film à l'apparente simplicité, qui aborde des thèmes universels. Il nous touche forcément. A voir et à faire voir autour de soi...
La curiosité. Au départ, l'annonce d'un film saoudien, le tout premier de l'histoire, qui plus est réalisée par une femme, ne peut qu'exciter cette envie de découverte qui caractérise l'homo cinephilus. On est prêt à excuser les éventuelles maladresses de scénario et la mise en scène approximative. Eh bien, nulle peine de céder à une quelconque indulgence, Wadjda est un très beau film, l'égal de certaines productions iraniennes, dont le récit, faussement simple et très subtil, nous plonge à l'intérieur de la société saoudienne et plus particulièrement du côté des femmes. A travers le quotidien de Wadjda, 12 ans, Haifaa Al-Mansour, qui a déjà mis en scène 3 courts-métrages et un documentaire, trace le portrait d'une jeune saoudienne d'aujourd'hui, vive, espiègle et rebelle, qui écoute du rock et rêve d'un vélo, comme un symbole d'émancipation. Ses relations avec sa mère, en passe d'être répudiée, ses difficultés à se conformer aux règles strictes de l'école et de la religion, sont montrées avec une sobriété exemplaire, dans une veine qu'on qualifiait autrefois de néo-réaliste. Le film est lumineux, élégant et ne cache rien de la réalité de la condition féminine dans le Royaume sans pour autant chausser de gros sabots. Les dernières images et le sourire de Wadjda représentent un espoir. Aussi ténu soit-il, il existe.
Le vélo symbole de liberté. Bien que le film ne réserve presque aucune surprise et bien que je n'ai pu m'empecher de penser par moment que la jeune héroine cumulait trop de poses rebelles, le résultat s'avère des plus convaincant. Sans doute par son aspect conte et par la finesse du ton employé. La société dépeinte semble plus apte à respecter la religion à la lettre qu'a l'esprit...La place des femmes est y honteusement bridée, c'est un véritable pamphlet sans l'ombre d'un discours ou d'un cri, plutot une douce ironie. Coté casting, la gamine joue très bien et les scènes avec son petit camarade sont pleines de naturels. Un film bien moins anodin qu'il pourrait paraitre.
Simple et Touchant! Interprétation très touchante en effet de la petite héroïne qui vous prend dès le début. L'histoire est on ne peut plus simple mais cela m'aura permis de découvrir un peu plus les conditions de vie de ce pays qui reste très pudique et protectionniste. La religion et ses "obligations" y sont traitées objectivement: la réalisatrice ne fait pas l'éloge de l'Islam et ne diabolise pas non plus et cela se ressent. On suit alors le film sans à priori, on prend et on se fait son idée tout seul. Un film que je conseillerai à tout le monde.
Haifaa Al Mansour a réussi une prouesse avec son film : dénoncer un système en place et tout un quotidien en contournant les clichés et en allant chercher dans un fait de vie banal, la possibilité de critique. J'ai été littéralement bluffé par les comédiens et notamment les enfants. Ils sont tout jeunes et pourtant si vrais... La mère est magnifique, aussi bien soumise et voilée avec son mari et dans son travail, que découverte, derrière ses murs. La réalisation est superbe et nous offre une très belle immersion dan le Ryad actuel.
Incroyable! Ce film est d'une incroyable audace. D'abord c'est le premier film de fiction saoudien. On a peine à y croire, mais les projections publiques sont interdites dans ce pays. Et qui plus est ce film est l'oeuvre d'une femme, Haifaa Al-Mansour, qui a appris à aimer le cinéma en visionnant des films dans sa famille. Le résultat est impeccable. Une petite fille de douze ans rêve d'avoir un vélo pour pouvoir faire la course avec son voisin et ami Abdallah. Mais acheter un vélo à une petite fille, c'est à coup sûr la livrer aux flammes de l'enfer, en tout cas l'exposer aux regards impurs des hommes. Du coup, la petite Wadjda va tout faire pour parvenir à ses fins. Oh! pas de coup d'éclat, pas de révolte contre l'oppression dont sont victimes les femmes en Arabie. Et c'est bien là que réside le génie de la scénariste et réalisatrice: tout s'obtient par la douceur et la ruse. Il serait inhumain de révéler la fin de cette histoire et surtout les voies et moyens utilisés pour obtenir ce que veut l'enfant. Contentons-nous de dire qu'une scène ne peut que retenir l'attention, celle du concours de récitation des sourates du Coran auquel participe notre jeune héroïne. Et là on entre dans le burlesque le plus fin et le plus efficace. C'est drôle, c'est hilarant par moments, on en redemande. Et l'on n'est pas prêt d'oublier la présence ironique de la jeune Waad Mohammed qui, malgré son allure de petite fille adorable, adresse un fameux pied de nez au pouvoir ultra-machiste en vigueur.
C’est bien écrit, c’est simple et beau. Les pays orientaux nous apprennent depuis une dizaine d’années que la simplicité peut dévoiler des films touchants et profonds. A travers la petite histoire de Wadjda, le monde arabe se modernise ici, à la vue d’une certaine autocritique de la condition féminine. Ainsi cette petite gamine de 12 ans arrive à porter en elle son destin de femme et à toucher l’ordre établi. Belle leçon d’humanité, de vie et de cinéma.
un film très bon tout en retenue, pudeur et qui montre à voir. pas voyeur et du coup démonstratif avec force. Évidemment la condition des femmes en Arabie Saoudite mais aussi la force d'une petite fille soutenue par sa mère. Très beau.